Nom,
prénom :
Adresse :
à
M. le Président Directeur Général
du Crédit Agricole
Compte
n° : ………………………….
Objet :
le Crédit Agricole et l’argent sale
Le .…/…./ 200.
Monsieur le Président,
Dans votre courrier du , vous
répondiez à mes préoccupations concernant l'implication de ma
banque dans le blanchiment de l'argent sale, et je vous en remercie.
Néanmoins je regrette que vous ne répondiez pas à ma
question sur la présence du Crédit Agricole dans les paradis fiscaux.
Or, je
m'aperçois que le Crédit Agricole, en tant que groupe bancaire
international, est une des banques françaises les mieux implantées
dans ces zones de non-droit : plus de 27 succursales ou filiales dans
plusieurs paradis fiscaux, dont les si peu recommandables Bahrein,
Egypte, Emirats Arabes Unis, Gibraltar, Labuan, Philippines, Hong Kong,
Indonésie, Monaco,
Liban, Luxembourg, Singapour, Suisse... ; et sous les noms de " Crédit Agricole Indosuez
", " Banque Française de l'Orient ", " Crédit
Foncier de Monaco ", " IWICS ", etc.… !
J'aimerais vraiment comprendre
comment le fait d'attirer une clientèle " haut de gamme "
dans ces lieux spécialement conçus pour la mettre à l'abri des lois
et de la fiscalité de son pays d'origine ne contribuerait pas à toutes les formes de blanchiment
et à une évasion fiscale massive. Il est pourtant bien établi que
les paradis fiscaux sont la clef de voûte de la délinquance
financière !
Concernant les dispositions
préventives que vous mettez en œuvre : le sont-elles dans toutes les
unités de votre groupe, et en particulier dans les paradis fiscaux et
autres pays non coopératifs référencés sur la liste noire du GAFI
(PTNC), en contradiction avec le secret bancaire local ? Les
procédures de détection d'irrégularité sont-elles vraiment
efficaces lorsque des opérations bancaires concernent ces places
financières douteuses ? La récente affaire du Sentier conduisant à la mise en
examen de responsables de banques françaises a bien montré au
contraire l'insuffisance des procédures, la difficulté technique
liée au nombre d'opérations et un flou évident dans les
recommandations des autorités de contrôle. Ceci montre aussi qu'il n'est pas sain que le secteur
bancaire (la banque ou l'organisme de contrôle bancaire) exerce seul
les contrôles, sans droit de regard extérieur. Je ne suis donc pas
du tout rassuré par vos explications.
En tant que client(e) et
citoyen(ne), je ne peux en tout cas accepter une
situation où ma banque contribue à l'existence d'un monde sans loi
que je réprouve au plus au point, et
saurai en tirer toutes les conséquences.
Veuillez recevoir, M. le
Président, l'expression de mes sentiments respectueux et civiques,