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Nom, prénom :
Adresse :
à M. le
Président Directeur Général
du Crédit
Industriel et Commercial
Compte n° :
………………………….
Objet : le CIC et l'argent sale
Le .…/…./ 200.
Monsieur le Président,
Dans votre courrier du , vous répondez à
mes préoccupations concernant l'implication de ma banque dans le
blanchiment de l'argent sale et je vous en remercie. Néanmoins, si
vous affirmez prendre les mesures de vigilance et de contrôle, je ne
suis pas pour autant rassuré(e).
En effet, comment le CIC peut-il garantir
la transparence, vis à vis des administrations judiciaires et
fiscales notamment, des opérations réalisées par ces filiales
(PASCHE, CIAL, …) et succursales situées dans une bonne dizaine de
paradis fiscaux ou financiers notoires que vous appelez pudiquement " zones
sensibles " _Egypte, Hong Kong, Indonésie, Liban,
Labuan, Luxembourg, Monaco, Singapour, Suisse, Uruguay _ alors que la
règle en vigueur y est justement par définition le secret bancaire,
garantie recherchée par les fraudeurs, les corrompus et les
criminels.
Quant à l'appréciation que vous pourriez
faire vous-même du caractère douteux d'opérations, vous comprendrez
que le caractère subjectif et non vérifiable d'un auto-contrôle de
vos établissements ne réponde pas à mes exigences de transparence.
J'aimerais vraiment comprendre comment le
fait d'attirer une certaine clientèle " haut de gamme "
dans ces lieux spécialement conçus pour la mettre à l'abri des lois
et de la fiscalité de son pays ne contribuerait pas, même
indirectement, à toutes les formes du blanchiment et de l'évasion
fiscale ; où est donc l'éthique que vous prétendez respecter ?
En tant que client(e) et citoyen(ne), je ne
peux en tout cas accepter une situation où ma banque contribue à
l'existence d'un monde sans loi que je réprouve au plus au point ; je
ne manquerai pas d'en tirer toutes les conséquences.
Veuillez recevoir, M. le Président,
l'expression de mes sentiments respectueux,
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