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Nom, prénom :
Adresse :
à M. le Président Directeur Général du Crédit
Mutuel
Compte n° : ………………………….
Objet : le Crédit Mutuel et l'argent sale
Le .…/…./ 200.
Monsieur le Président,
Dans votre courrier du ............. , vous répondez à mes
préoccupations concernant l'implication de ma banque dans le
blanchiment de l'argent sale et je vous remercie pour vos
explications. Néanmoins, si vous affirmez prendre les mesures qui
s'imposent du fait des nouvelles conventions internationales
anti-blanchiment _ qui constituent sans aucun doute un progrès _ vous
ne répondez pas vraiment à la question sur les implantations de
votre groupe bancaire dans les paradis fiscaux.
Or le Crédit Mutuel, en tant que groupe, serait présent, si mes
renseignements sont exacts, à Monaco, en Suisse et
au Luxembourg ; et,
par l'intermédiaire du groupe CIC qu'il contrôle, dans une dizaine
d'autres paradis fiscaux notoires.
J'aimerais vraiment comprendre comment le fait d'attirer une
certaine clientèle " haut de gamme " dans ces lieux
spécialement conçus pour la mettre à l'abri des lois et de la
fiscalité de son pays ne contribuerait pas, même indirectement, au
blanchiment et à l'évasion fiscale généralisée. Ceci me parait
particulièrement en contradiction avec l'image de banque mutualiste
que le Crédit Mutuel se donne, qui sous-entendait pour moi une
approche différente de la finance.
Quelles que soient les dispositions préventives que vous ayez
mises en oeuvre, comment le groupe des Crédits Mutuels pourrait
rendre ces filiales "bien placées" transparentes aux
enquêtes administratives, en contradiction avec le principe du secret
bancaire qui y prévaut et pour lequel les clients sont venus vous
trouver ? Je ne suis absolument pas
rassuré quand il s'agit d'opérations
impliquant des paradis fiscaux et autres territoires non coopératifs
(liste noire du GAFI). En effet l'actualité me
montre malheureusement que les contrôles sont insuffisants voire
impossibles à réaliser compte tenu des moyens mis en oeuvre : la mise en examen de M. Daniel Bouton et
d'autres responsables de banques dans le cadre de l'affaire dite du
Sentier en est une illustration. Elle
confirme de plus le fait qu'il n'est pas sain que le secteur bancaire
(la banque ou l'organisme de contrôle bancaire) exerce seul les
contrôles, sans droit de regard extérieur.
En tant que client(e) et citoyen(ne), je ne peux en tout cas
accepter une situation où ma banque ou le groupe auquel elle
appartient contribue à l'existence d'un monde sans loi que je
réprouve au plus au point ; je ne manquerai pas d'en tirer toutes les
conséquences.
Veuillez recevoir, M. le Président, l'expression de mes sentiments
respectueux et civiques,
Le crédit Mutuel à Monaco (cliquez pour agrandir) :
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