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Nom, prénom :
Adresse :
à M. le Directeur des services financiers de la
Poste
Compte n° : ………………………….
Objet : la Poste, le blanchiment et les paradis fiscaux
Le .…/…./ 200.
Monsieur le Directeur,
Dans votre courrier du
, vous répondez à
mes préoccupations concernant l'implication de la Poste dans le
blanchiment de l'argent sale. Je vous en remercie. Néanmoins, si vous
affirmez avoir mis en place dans vos services des procédures de
contrôle, je ne suis pas vraiment rassuré(e) pour autant.
En effet, comment la Poste peut-elle
garantir, mieux que ne le font les établissements bancaires, la
surveillance des opérations effectuées de ou avec les places de
Monaco ou Andorre ? Celles-ci ne sont pas référencées dans la liste
des pays et territoires non coopératifs du GAFI et ne font donc pas
l'objet d'une surveillance renforcée obligatoire. D'ailleurs le
dispositif de détection et de déclaration d'opérations douteuses
repose essentiellement sur l'appréciation forcément subjective
que vous en faites et sur les renseignements dont vous pouvez disposer
dans ces lieux baignés par le secret bancaire et permettant des
structures juridiques opaques. Enfin, si des contrôles
complémentaires ont été mis en place par vos services, quels
sont-ils et qui vérifie de façon indépendante leur bon
fonctionnement ? Pour ces raisons, il me parait problématique de
conserver des agences dans des endroits où personne ne peut vraiment
contrôler l'origine de l'argent, ni les activités des clients.
De plus ces territoires ont été
épinglés récemment par l'OCDE comme faisant partie des 7 paradis
fiscaux les moins coopératifs dans l'échange de renseignements
financiers : l'opacité est donc très forte. Ce qui signifie aussi
que la Poste, service public, contribue probablement de façon
indirecte à l'évasion fiscale.
J'aurais souhaité également une réponse
à la question sur les banques correspondantes qui peuvent s'avérer
peu fiables, comme l'atteste l'affaire du Sentier.
En conclusion, il me semble que l'éthique
d'un établissement financier, surtout public, devrait le conduire à
sortir du marché de l'évasion fiscale et des circuits financiers
douteux. En tant que client(e) et citoyen(ne), je ne
peux en tout cas accepter une situation où ma banque contribue à
l'existence d'un monde sans loi que je réprouve au plus au point. Je
réfléchis donc aux conséquences que je dois en tirer.
Veuillez recevoir, M. le Directeur,
l'expression de mes sentiments respectueux,
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