|
Nom, prénom :
Adresse :
à
M. le Président Directeur Général
de
la Société Générale
Compte n° :
………………………….
Objet :
la Société Générale et l’argent sale
Le .…/…./ 200.
Monsieur le Président,
Dans votre courrier du , vous répondiez à
mes préoccupations concernant l'implication de ma banque dans le
blanchiment de l'argent sale. Je vous en remercie. Néanmoins, si vous
affirmez prendre les mesures qui s'imposent du fait des nouvelles
conventions internationales anti-blanchiment, vous ne répondez pas à
la question sur vos implantations dans les paradis fiscaux.
Or, je m'aperçois que la Société
Générale est une des banques françaises qui y sont les plus
présentes : vous avez de nombreuses succursales et filiales _ telle
Asset Management ou SG Private Banking _ se trouvant dans au moins dix
de ces localisations peu recommandables comme Chypre, les Emirats
Arabes Unis, Jersey, Guernesey, le Liban, Labuan (Malaisie), le
Luxembourg, Monaco, Panama, Singapour, Philippines et autres.
J'aimerais vraiment comprendre comment le
fait d'attirer une certaine clientèle " haut de gamme "
dans ces lieux spécialement conçus pour la mettre à l'abri des lois
et de la fiscalité de son pays ne contribuerait pas, même
indirectement, à toutes les formes du blanchiment et à l'évasion
fiscale.
Concernant les dispositions préventives
que vous dites avoir mises en oeuvre, je ne suis absolument pas
rassuré quand il s'agit d'opérations
impliquant des paradis fiscaux et autres territoires non coopératifs
(liste du GAFI). En effet l'actualité me
montre malheureusement que les contrôles sont insuffisants voire
impossibles à réaliser : la mise en examen de M. Daniel Bouton et
d'autres responsables de banques en est une illustration. Elle
confirme de plus le fait qu'il n'est pas sain que le secteur bancaire
(la banque ou l'organisme de contrôle bancaire) exerce seul les
contrôles, sans droit de regard extérieur.
En tant que client(e) et citoyen(ne), je ne
peux en tout cas accepter une situation où ma banque contribue à
l'existence d'un monde sans loi que je réprouve au plus au point ; je
ne manquerai pas d'en tirer toutes les conséquences.
Veuillez recevoir, M. le Président,
l'expression de mes sentiments respectueux et civiques,
|