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Nom, prénom :

Adresse :

 

                                                                                    à M. le Président Directeur Général de

la Banque Nationale de Paris

Compte n° : ………………………….

 

Objet : la BNP et l’argent sale

 

                                                                                                            Le .…/…./ 2001

 

 

Monsieur le Président,

Dans votre courrier du , vous répondiez à mes préoccupations concernant l'implication de ma banque dans le blanchiment de l'argent sale, et je vous en remercie. Cependant, si vous affirmez mettre en place des dispositifs conformes aux nouvelles conventions anti-blanchiment, vous ne répondez pas à ma question concernant les paradis fiscaux.

Or, je m'aperçois que la BNP est la banque française implantée dans le plus grand nombre de paradis fiscaux, dont les si peu recommandables Bahamas, Bahrein, Chypre, Costa Rica, Egypte, Emirats Arabes Unis, Hong Kong, Ile Maurice, Iles Cayman, Indonésie, Irlande, Jersey, Labuan(Malaisie), Liban, Lichtenstein, Luxembourg, Monaco, Panama, Philippines, Russie, Singapour, Suisse, Uruguay, Wallis et Futuna.

J'aimerais vraiment comprendre comment le fait d'attirer une clientèle " haut de gamme " dans ces lieux spécialement conçus pour la mettre à l'abri des lois de leur pays ne contribuerait pas à toutes les formes de blanchiment de l'argent sale et à une évasion fiscale massive.

Concernant les dispositions préventives que vous mettez en œuvre : le sont-elles dans toutes les unités de votre groupe, et en particulier dans les paradis fiscaux ? Ne s'agit-il pas en fait d'un auto-contrôle du secteur bancaire, sans droit de regard extérieur ? Ou bien y avez-vous effectivement aboli le secret bancaire, vous rendant ainsi perméable aux enquêtes administratives et refusant à vos clients les avantages pour lesquels ils étaient venus vous y trouver ?

Le bénéfice que vous tirez de cette clientèle est-il vraiment si important que vous preniez le risque d'être reconnu complice de la criminalité financière ?

En tant que client(e) et citoyen(ne), je ne peux en tout cas accepter cette situation et saurai en tirer les conséquences.

Veuillez recevoir, M. le Président, l'expression de mes sentiments respectueux et civiques,

 

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