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Nom, prénom :
Adresse :
à M. le
Président Directeur Général
du Crédit du
Nord
Compte n° :
………………………….
Objet : le Crédit du Nord et l'argent sale
Le .…/…./ 200.
Monsieur le Président,
Dans votre courrier du ......... , vous
répondez à mes préoccupations concernant l'implication de ma banque
dans le blanchiment de l'argent sale et je vous en remercie.
Néanmoins, vous affirmez prendre les mesures de surveillance et de
déclaration ; je ne peux que m'en réjouir, mais je suis loin d'être
rassuré(e).
En effet, comment le Crédit du Nord
peut-il garantir la transparence, vis à vis des administrations
judiciaires et fiscales notamment, des opérations réalisées par sa
filiale à Monaco, alors que la règle en vigueur y est par
définition le secret bancaire que les fraudeurs, les corrompus et les
criminels viennent justement rechercher, et que vous déclarez
respecter à la lettre. Quant au devoir de non-ingérence dans les
affaires de vos clients, n'est-il pas discutable dans la mesure où
vous êtes les seuls, étant donnée la difficulté
quasi-insurmontable de mener des enquêtes judiciaires, à pouvoir
détecter des actes de criminalité financière.
En tout cas, je me pose des questions sur
la liberté, qui parait grande en l'absence de contrôle indépendant,
avec laquelle vous appréciez le caractère "anormal" ou
"inexpliqué" d'opérations et à former des soupçons,
Votre souci de non-ingérence et de satisfaction votre clientèle
n'est-il pas en conflit avec une démarche systématique de contrôles
préventifs ? Autrement dit, le caractère subjectif et non
vérifiable d'un auto-contrôle exercé par vos établissements dans
un contexte commercial ne répond pas à mes exigences de
transparence.
J'aimerais vraiment comprendre comment le
fait d'attirer une certaine clientèle " haut de gamme "
dans ces lieux spécialement conçus pour la mettre à l'abri des lois
et de la fiscalité de son pays ne contribuerait pas, même
indirectement, à toutes les formes de criminalité financière et à
l'évasion fiscale.
En tant que client(e) et citoyen(ne), je ne
peux en tout cas accepter une situation où ma banque contribue à
l'existence d'un monde sans loi que je réprouve au plus au point ; je
ne manquerai pas d'en tirer toutes les conséquences.
Veuillez recevoir, M. le Président,
l'expression de mes sentiments respectueux et civiques,
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