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Modes d'actions
Attac participe aux
manifestations altermondialistes dans le monde, dont
celles visant à interpeller les grandes puissances
lors des réunions internationales (G8, OMC, FMI,
Davos...).
Pour diffuser ses idées, Attac
cherche à être visible sur la scène
publique et médiatique en utilisant des moyens de
communications non-violents : conférences,
articles, manifestations diverses, campagnes de
communication, projections de films documentaires. Deux
slogans illustrent les thèses d'Attac : « Le
monde n'est pas une marchandise » et « D'autres
mondes sont possibles ».
Attac publie des livres de
vulgarisation présentant ses thèses sur les
conséquences d'une économie jugée
néo-libérale.
Depuis sa création,
l'organisation interne d'Attac repose grandement sur
internet (listes de diffusions, site internet).
Réunion du
bureau.
Celui-ci se réunira tous
les lundis après-midi. Une réunion par mois
sera :faite par téléconférence, afin
de réduire les frais de déplacements,
l'objectif étant de passer à deux par mois
au prochain trimestre.
Implication et responsabilité
particulières d'élus du CA :
- CNCL, relations comités
locaux et CA : Wilfried Maurin (aiouto@yahoo.fr),
:Raphaël Pradeau (raphaelpradeau@gmail.com),
José Etchegaray
(etchegarayj@club-internet.fr).
- Relations Conseil Scientifique/CA :
Jacques Cossart (jacques.cossart@wanadoo.fr).
- Relations Collège des
Fondateurs/CA : Julien Lusson
(julien@reseau-ipam.org).
- Relations avec les Attac d'Europe :
Aurélie Trouvé
(aurelietrouve@yahoo.fr).
- Lignes d'attac : Jean-Marie Harribey
(harribey@u-bordeaux4.fr).
- Site : Wilfried Maurin
(aiouto@yahoo.fr) et Maël Theulière
(mael.theuliere@mac.com).
- Lettre électronique Grain de
sable : Julien Lusson
(julien@reseau-ipam.org).
- Commissions thématiques :
Christelle Baunez (christelle.baunez@univ-provence.fr),
Frédéric Viale
(frederic.viale@free.fr).
Mise en place de nouveaux chantiers de
réflexion :
Trois groupes de travail seront tout
de suite mis en place. Animés par des élus
du CA, ils devront associer des adhérents des
diverses composantes d'Attac, afin de faire avancer la
réflexion et les actions sur des sujets qui nous
:semblent essentiels dans la relance de l'association
:
- le groupe « communication
» travaillera sur les outils de communication
d'Attac (Lignes d'Attac, lettre d'information type Grain
de Sable, liste Informons, site,.) Liste
électronique de travail : communication@attac.org.
Animation : Verveine Angeli, Maël Theulière,
Jean Tosti. Gestionnaire :
mael.theuliere@mac.com
- le groupe « Moyens de
débattre » travaillera sur la gestion des
désaccords et la maîtrise des débats,
entre autres dans l'utilisation des listes. Liste
électronique de travail :
moyens-de-debattre@attac.org. Animation : Jean-Michel
Coulomb, Marc Delepouve. Gestionnaire :
jm.coulomb@voila.fr
- le groupe « mutualisation
» travaillera sur l'articulation et la mutualisation
des activités et des expériences des
différentes composantes d'Attac, notamment les
comités locaux, et élaborera des outils
à cet effet. Liste électronique de travail
: mutualisation@attac.org. Animation : Geneviève
Coiffard-Grosdoy, Wilfried Maurin. Gestionnaire :
coiffard-grosdoy@easyconnect.fr
SEPT PRINCIPES DE LA
DESOBEISSANCE CIVILE
La désobéissance
civile est la violation délibérée,
spécifique, de la loi, au nom d'un principe social
essentiel. Elle devient non seulement justifiable mais
nécessaire quand un droit humain fondamental est
menacé et quand les moyens légaux pour
faire respecter ce droit sont inadaptés. Il peut
prendre la forme de violation d'une loi injuste, de
protestation contre une situation injuste ou
d'application symbolique d'une loi ou d'une situation
souhaitable. Qu'elle soit reconnue comme légale,
au nom d'un droit constitutionnel ou international, ou
non, son but est toujours de combler la brèche qui
sépare la loi de la justice, dans un processus
infini de développement de la
démocratie.
Il ne faut reconnaître aucune
valeur sociale à l'obéissance absolue comme
à la désobéissance absolue à
la loi. Prôner l'obéissance à des
mauvaises lois, comme façon d'inculquer une
certaine servilité abstrait à «
l'ordre légal » ne peut qu'encourager les
tendances déjà très répandues
des citoyens de se courber devant le pouvoir de
l'autorité, de refuser tout affrontement avec
l'ordre établi. Exalter l'ordre légal comme
quelque chose d'absolu est la marque du totalitarisme, et
il est possible de créer une atmosphère
totalitaire dans une société qui
possède nombre des attributs de la
démocratie. Revendiquer le droit des citoyens
à désobéir à des lois
injustes et le devoir de désobéir à
des lois dangereuses, c'est la véritable essence
de la démocratie, qui accepte que le gouvernement
et ses lois ne sont pas sacrés mais qu'ils ne sont
que des instruments, au service de certaines fins : la
vie, la liberté, le bonheur. Les instruments sont
accessoires ; pas les fins.
La désobéissance civile
peut demander la violation de lois qui ne sont pas
injustes par elles-mêmes, pour protester à
propos d'une question que l'on estime très
importante. Dans tous les cas, l'importance de la loi
transgressée doit être mesurée en
relation à l'importance de la question. Une
règle du code de la route, transgressée
temporairement, n'est pas aussi importante que la vie
d'un enfant renversé par une auto ; l'occupation
de bureaux publics l'est moins que l'homicide de civils
au cours d'une guerre ; l'occupation illégale d'un
bâtiment est moins injuste que le racisme à
l'école. Non seulement des lois
déterminées, mais aussi des situations
personnelles peuvent être insupportables et la
transgression de lois normalement acceptables peut agir
comme mode de revendication.
Si un acte déterminé de
désobéissance civile est un acte de
revendication moralement justifiable, il s'ensuit que
l'emprisonnement de ceux qui l'ont commis est injuste et
devrait être opposé et contesté
jusqu'au bout. Celui qui revendique doit refuser la
condamnation autant qu'il refusait de respecter la
règle transgressée. Il peut exister des cas
où les personnes impliquées dans une
revendication peuvent décider d'aller en prison
comme moyen de continuer leur acte de protestation, pour
rappeler à leurs concitoyens l'injustice qu'elles
subissent, ce qui ne veut pas dire que l'emprisonnement
fait nécessairement partie d'une règle
gouvernant la désobéissance civile.
L'important est que l'esprit de la revendication soit
conservé dans tous les cas, que l'on aille en
prison ou non. Accepter la prison comme acte de
pénitence en accédant aux «
règles » signifie retomber abruptement dans
le même esprit de servilité, et minimiser la
gravité de la revendication.
Ceux qui s'engagent dans la voie de la
désobéissance civile devraient choisir des
tactiques aussi peu violentes que possible, en accord
avec l'efficacité de la revendication et
l'importance du sujet. Le degré de désordre
provoqué doit être raisonnablement en
rapport avec l'importance de la question traitée.
La distinction entre tort infligé aux personnes et
tort infligé aux biens doit être
primordiale. Les tactiques appliquées aux biens
peuvent comprendre (toujours : en considérant
l'efficacité et l'importance de la question) : la
dévalorisation (comme dans le cas des boycotts),
la dégradation, l'occupation temporaire et
l'appropriation permanente. Dans tous les cas, la force
impliquée dans tout acte de
désobéissance civile devrait agir
clairement et spécifiquement sur l'objet de la
revendication.
Le degré de désordre
dans la désobéissance civile ne devrait pas
être mesuré en rapport à une fausse
« paix » supposée exister dans l'ordre
établi, mais face au vrai désordre et
à la violence qui font parties de la vie courante,
qui se manifestent ouvertement au plan international dans
des guerres, mais qui se cachent aussi localement
derrière le masque de « l'ordre »
occultant l'injustice de la société
actuelle.
Lorsque nous
réfléchissons sur la
désobéissance civile, nous ne devons jamais
oublier que nos intérêts sont
différents de ceux de l'état et que nous ne
devons jamais laisser les agents de l'état nous
persuader du contraire. L'état veut le pouvoir,
l'influence, la richesse, comme des fins en
elles-mêmes. Les individus recherche la
santé, la paix, l'activité
créatrice, l'amour. L'état, grâce au
pouvoir et aux richesses qu'il détient, ne manque
pas de porte-paroles pour défendre ses
intérêts. Cela signifie que les citoyens
doivent comprendre la nécessité de penser
et d'agir par eux-mêmes ou en accord avec d'autres
membres de la collectivité.
Howard Zinn
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idées dAttac ? Adhérez en ligne !
Pour adhérer, vous pouvez
maintenant vous rendre sur http://www.adhesion.attac.org
ou alors vous pouvez imprimer le
bulletin et le retourner à ladresse
indiquée. Le comité local le plus proche de
chez vous prendra contact avec vous dès que
lenregistrement de votre cotisation aura
été effectué. http://www.france.attac.org/a849
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