Libérer la monnaie !

BREVE POSTEE LE 1er février 2007

Depuis 250 ans, la monnaie non payante, sans intérêts, a été et demeure une réalité en Amérique et en Europe

Venant d’Amérique, Benjamin Franklin, en 1750, s’étonnait de voir une foule de chômeurs et de mendiants dans les rues de Londres. Il décrivait ainsi les colonies d’Amérique : « Impossible de trouver de population plus heureuse et plus prospère sur toute la surface du globe…Dans les colonies, nous émettons notre propre papier-monnaie, nous l’appelons Colo Script, et nous en émettons assez pour faire passer facilement tous les produits des producteurs aux consommateurs… nous contrôlons notre pouvoir d’achat et nous n’avons aucun intérêt à payer à personne. »

Sous la pression des banquiers anglais, le Parlement anglais interdit cette pratique, obligeant les colons à utiliser une monnaie à intérêts, en quantité insuffisante. La circulation monétaire dans les colonies se trouva ainsi diminuée de moitié en un an, « à tel point que les rues des colonies étaient remplies de chômeurs. » dit Franklin.

Et à propos de la décision de Lincoln d’émettre une monnaie sans intérêts, Lord Goschen, porte-parole des Financiers, écrivit dans le London Times :

« Si cette malveillante politique financière provenant de la République nord-américaine devait s’installer pour de bon, alors, ce gouvernement fournira sa propre monnaie sans frais. Il s’acquittera de ses dettes et sera sans aucune dette. Il aura tout l’argent nécessaire pour mener son commerce. Il deviendra prospère à un niveau sans précédent dans toute l’histoire de la civilisation. Ce gouvernement doit être détruit, ou il détruira toute monarchie sur ce globe. » La monarchie des contrôleurs du crédit..

Finalement, le 23 décembre 1913, le Congrès américain votait la loi de la Réserve Fédérale, qui enlevait au Congrès lui-même le pouvoir de créer l’argent. Les banquiers privés avaient gagné la partie. Un membre du Congrès, Charles A. Lindbergh déclara : « Cette loi établit le plus gigantesque trust sur terre. Lorsque le Président Wilson signera ce projet de loi, le gouvernement invisible du Pouvoir Monétaire sera légalisé... le pire crime législatif de tous les temps est perpétré par cette loi sur la banque et le numéraire. »

Salmon P. Chase, Secrétaire du Trésor sous Lincoln, déclara publiquement, peu après le passage de la loi :

« Ma contribution au passage de la loi des Banques Nationales fut la plus grande erreur financière de ma vie. Cette loi a établi un monopole qui affecte chaque intérêt du pays. Cette loi doit être révoquée, mais avant que cela puisse être accompli, le peuple devra se ranger d’un côté, et les banques de l’autre, dans une lutte telle que nous n’avons jamais vue dans ce pays. »

L’’industriel Henry Ford :

« Si la population comprenait le système bancaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin. »

Et Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis :

« Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés qu’une armée debout. Celui qui contrôle l’argent de la nation contrôle la nation. »

En 1933, à Wôrgl, en Autriche, une ville de 4 300 habitants, la municipalité éradiqua le chômage en 11 mois par l’émission d’une monnaie franche. Les employeurs embauchèrent à tour de bras, le niveau de vie de chacun s’améliora, et les finances publiques se redressèrent, un pont en ciment armé porte encore l’inscription : « Construit avec de l’argent libre ». En France, en 1956, à Lignières-en-Berri, cette même monnaie franche redressa en un an une ville ruinée par l’exode rural. Chaque fois, la justice, saisie par les banques, y mit un coup d’arrêt.

Aujourd’hui, en France, en Grande-Bretagne, en Allemagne, et ailleurs en Europe, des quartiers, des villes, des régions, utilisent de la monnaie sans intérêts. A Ithaca, aux USA, des particuliers, des commerçants, des médecins, des dentistes, des garagistes, des restaurants etc…organisés en un vaste réseau, utilisent une monnaie non payante pour un montant annuel de 2 millions de dollars. Dans une vingtaine de villes américaines et canadiennes des réseaux analogues se développent. En Argentine, des millions de personnes peuvent vivre grâce à cette monnaie.

Les opinions publiques doivent se faire entendre pour que les Etats reprennent le contrôle de la création et de la circulation d’une monnaie sans intérêts.

PUBLIER/COMMENT ?
Accueil
Rubriques
Actions
Calendrier
Copinages
Documents
Groupes
Informations
Campagnes
Non au TCE
Adhésion
Bulletin
Sites Attac
www.attac.org
france.attac.org
www.attac.info
Groupes
 
DiSec SARL - Sécurité Informatique des PME en Alsace
Réalisé avec des logiciels libres GNU/GPL : SPIP (PHP et MySQL), Emacs, The GIMP | Hébergement : RAS