les syndicats et les partis de gauche Européens soutiennent-ils la constitution ?
Les partisans socialistes du oui :
« La quasi totalité des syndicats européens regroupés au sein de la CES (confédération européenne des syndicats) soutiennent le traité »
« Ce texte est aujourd’hui approuvé par l’ensemble des partis socialistes et sociaux démocrates européens, par le Parti des socialistes européens (PSE) et l’Internationale socialiste. Il a également reçu le soutien de la Confédération européenne des syndicats (CES) qui rassemble, notamment, toutes les centrales syndicales françaises. »
L’UMP :
« C’est la raison pour laquelle la Confédération européenne des syndicats soutient la Constitution à une écrasante majorité, de même que tous les partis socialistes européens – à la seule exception du petit parti socialiste maltais. »
Ce ne sont que quelques dirigeants de la CES qui ont soutenu le traité. Ils ont d’ailleurs participé à sa rédaction.
Mais aujourd’hui ce texte est condamné par la CGT, par FO, par la FSU, par l’UNEF, par Solidaires etc.….
Il en va de même dans d’autres pays européens. Ceux qui sont de plus en plus isolés, ce sont les libéraux et les socio libéraux qui sont désavoués dans tous les scrutins… sans parler de l’abstention
Citons, par exemple, les jeunes socialistes européens ils sont très clairs :
Il est temps pour les jeunes socialistes européens de se battre pour construire dans les faits et non seulement dans les paroles, « l’Europe des citoyens, pas celles des profits »*. Contrairement à un traité, l’objectif d’une Constitution (ou d’un traité constitutionnel) n’est pas d’être modifiée tous les deux ans. Ce projet de Constitution, s’il est voté tel quel, va geler pour de nombreuses années, notre combat pour une Europe sociale et démocratique. La partie III de cette Constitution traite du contenu des politiques communes, et la règle de l’unanimité la rend très difficile à modifier par la suite, même par une éventuelle future majorité de gauche dans l’Union. C’est pourquoi nous devons analyser le contenu de cette Constitution en détail.
Il y a de nombreuses parties dans
cette Constitution qui sont en contradiction avec notre vision d’une
Europe sociale et démocratique. Ainsi, nous dénonçons
les efforts fait par le gouvernement britannique pour affaiblir le
statut de la charte des droits fondamentaux, qui se retrouve
aujourd’hui vidée de sa force contraignante. Le pacte de
stabilité et de croissance, qui a pourtant échoué
à apporter à la fois la stabilité et la
croissance aux pays d’Europe, est réaffirmé dans
cette Constitution. La Politique Agricole Commune aussi. La
concurrence libre et non faussée reste la règle
première de l’Union, et les Services Publics ne sont pas
exclus de son champ. Ce traité renforce encore la logique
libérale de l’Europe et les pouvoirs de la majorité
actuelle de droite pour aller plus loin dans sa politique de
privatisation, de dérégulation et d’attaque de
nos Etats Providences. Parce que nous sommes opposés aux
surenchères militaristes, nous ne pouvons pas non plus
accepter l’obligation faite aux pays membres d’augmenter
leurs capacités militaires.
C’est pourquoi nous disons NON à
cette Constitution. Nous appelons à la rédaction d’une
autre Constitution. Combattre ce traité constitutionnel est
pour nous un moyen de reformer en profondeur l’Union
Européenne. Nous avons l’espoir de construire, tous
ensemble, un avenir meilleur, qui commence par la garantie de la paix
sur tout le continent. Mais la paix nécessite la prospérité,
la justice sociale et l’égalité. L’Histoire
nous l’a prouvé à de nombreuses reprises. Nous
n’accepterons désormais plus cette Europe construite par
et pour les libéraux.
Rejoignez-nous pour construire une
Europe véritablement sociale et démocratique, avec une
autre Constitution. »
Premiers
signataires :
David Lebon (Président, MJS France), Veit Dieterich (Président, Jeunes Socialistes Allemands – Die Falken), Ludwig Dvorak (Présidente, Jeunes Socialistes Autrichiens SJOE), Andrea Brunner (Présidente, Etudiants Socialistes Autrichiens, VSSTO), Gilles Doutrelepont (Président, MJS Belge), Adrian Zandberg (Président, Jeunes Socialistes Polonais FMUP), Matthew Mac Gregor (President, Centre for Social Europe, Grande-Bretagne)
Tomé
Andrade (Secrétaire International, MJS Belge – membre du
bureau d’ECOSY), Francisco Andre (Secrétaire
International, Juventude Socialista Portugal – membre du bureau
d’ECOSY), Colin Barker (Trésorier des Jeunes
Travaillistes de Londres, Royaume-Uni), Rémi Bazillier
(Secrétaire International, MJS France – membre du bureau
d’ECOSY), Bartosz Begowski (Coordinateur étudiant,
membre du Bureau International des Jeunes Sociaux-démocrates
polonais, FMS), Graham Copp (Responsable de recherche, Centre for
Social Europe – Royaume Uni), Muna Duzdar (Vice-Présidente
de l’Internationale des Jeunes Socialistes, IUSY), Torsten
Engelade (Vice-Président Jeunes Socialistes Européens,
ECOSY), Peter Gustavsson (Editeur du journal Socialistiskt forum,
Suède), Kati Hellwagner (Coordinatrice féministe,
Jeunes Socialistes Autrichiens, SJOE et membre du bureau d’ECOSY),
Tobias Orischnig (Secrétaire International, Etudiants
Socialistes Autrichiens, VSSTO – membre du bureau d’ECOSY),
Sabine Schatz (Secrétaire Général, Jeunes
Socialistes Autrichiens, SJOE), Robert Strayhammer (Secrétaire
Général, Jeunes Socialistes Autrichiens, SJOE), Mattias
Vepsä (Bureau National SSU, Suède)
Nous préférons construire l’avenir avec cette jeunesse européenne plutôt qu’avec quelques dirigeants syndicaux, pour qui le monde du travail se réduit au couloir des institutions européennes.