LÉGISLATIVES 2002 

 

ATTAC est née en  juin 1998, du constat suivant : les décideurs politiques, sous l’influence de plus en plus forte et opaque des lobby économiques, prennent des mesures qui correspondent de moins en moins aux besoins des populations.

ATTAC a donc   pour objectif de « promouvoir et mener des actions de tous ordre en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique et culturelle dans l’ensemble du monde. » (extraits des statuts d’ ATTAC ).

 ATTAC Bastia développe localement cet objectif en organisant l’accès à l’information au plus grand nombre (projections de films suivies de débats, stands sur la place St Nicolas à l’occasion d’événements internationaux tels que la réunion du G8, du parlement européen etc…) et en intervenant dans la vie politique pour plus de démocratie et de participation des citoyens.

Ainsi, il nous paraît important d’interpeller, au moment de la campagne, nos futurs représentants à l’assemblée nationale pour connaître leur position sur des problématiques cruciales sur lesquelles le gouvernement issu de ces élections aura à légiférer (privatisation, droits sociaux, services publics, politiques sécuritaires, processus de Matignon, fonds de pension, sécurité alimentaire,  etc…)

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 Bilan de notre action de participation aux élections législatives 

 

Comme la plupart des autres groupes locaux, ATTAC Bastia avait décidé de soumettre un questionnaire aux candidats aux élections législatives de la 1ère circonscription de la haute Corse. Sept questions ont été élaborées autour des thèmes suivants : la démocratie participative, la construction européenne, la taxe Tobin, les licenciements de convenance boursière, les services publics, la retraite, l'eau, les OGM et la protection de la mer et du littoral.

Il nous a fallu attendre le 21 mai (date de clôture des candidatures) pour envoyer ce questionnaire. La préfecture ayant refusé de nous délivrer les adresses et numéros de téléphone des permanences, nous nous sommes lancé dans un travail de recherche fastidieux mais qui a permis d'envoyer à chaque candidat un exemplaire de notre prose. Certains nous ayant indiqué par téléphone qu'il ne l'avait pas reçu, nous sommes allé leur remettre en mains propres. 

Toutes ces péripéties montrent que le travail qu'il reste à faire pour que la démocratie participative existe réellement, sera long et difficile. Ce type de démarche citoyenne est inhabituelle et l'information transite plus souvent du " haut vers le bas " que le contraire. Même en période d'enjeu important comme une campagne électorale, certains candidats se prêtent difficilement à ce type d'exercice, comme le montre le tableau récapitulatif suivant :

 

  Pas de réponse Réponse sous Forme de lettre

Accepte de participer  à des réunions

Accepte de participer à une action anti OGM

BAGGIONI x      
STEFANI - PCF   x    
VENDASI   x    
CHIARELLI     x pas de reponse
ZUCCARELLI - MRG     x x
PIERI     x x
GIOVANNI - UPC     x x

VIULLAMIER – I Verdi corsi

    x x

RAMELET – A Manca Naziunale

    x x
GANDOLFI – UMP x      
VALERY - PS x      
PAOLI - CPNT x      
JOSUE - LO x      
FN x      
MNR x      

A partir des réponses que nous avons obtenues des pistes de travail se dessinent. Nous savons sur quels courants politiques s'appuyer pour initier une action auprès de la Collectivité Territoriale de Corse en vue d'interdire la culture d'OGM sur l'île. Le candidat finalement élu ayant accepté le principe de rendre compte régulièrement à ses administrés de son action au sein de l'assemblée nationale, nous pouvons organiser et conforter ce lien entre le monde politique et la société civile.