Ce qui ressemble aujourd’hui à un sabotage de l’école – suppressions de classes, réduction des effectifs enseignants et appauvrissement de la condition enseignante – ne suffit pas à caractériser la mutation historique de l’école. La fabrique de « l’employabilité » est le principe et l’objectif de la normalisation de l’école, de son organisation et de sa pédagogie. L’école devient un système hiérarchisé d’entreprises productrices de « capital humain » au service de « l’économie de la connaissance ».
Alors que les crises s’aggravent et que les politiques publiques empirent, cette année 2012 sera une année décisive pour le mouvement social. Attac entend y jouer pleinement son rôle de fédérateur et de creuset des idées et des pratiques alternatives, comme cela a été fait avec succès lors de la conférence internationale "Leur dette, notre démocratie" du 15 janvier. L’audit citoyen de la dette publique, le Forum Alternatif Mondial de l’Eau en mars à Marseille, les élections du printemps, la conférence sur le développement durable « Rio +20 » en juin, autant d’échéances décisives où notre voix doit porter, nos exigences être entendues.
Attac n’a d’autres ressources que les cotisations de ses adhérents. Donnez-vous, donnons-nous les moyens de peser.
Aucun pays ne peut se développer ou même rester un pays avancé sans base productive. C’est pour l’avoir ignoré que certains pays s’enfoncent aujourd’hui dans le chaos et que d’autres, dont la France, risquent d’être entraînés sur la pente du déclin. Les pertes d’emploi et la disparition de pans entiers de l’industrie ne concernent pas seulement certains secteurs ou certains bassins d’emploi. Elles ont des effets dévastateurs sur l’économie dans son ensemble, hypothéquant son avenir et celui des générations futures. Ce faisant, elles mettent en péril la démocratie.
« Parmi les prochaines crises mondiales, à coup sûr, il y aura la crise de l’eau. Car l’eau est rare. Sa pénurie, engendre des milliers de morts chaque année. Sous peu, elle provoquera probablement des tensions, voire des conflits. Mais elle génère, aussi d’énormes profits, lorsqu’elle devient monopole d’intérêts privés. L’eau peut-elle rester la marchandise qu’elle est devenue ? Mieux répartie, suivant des règles de service public, elle doit redevenir un bien public, disponible partout et pour tous. L’eau doit être écologique. Préserver la ressource en eau est indispensable pour ne pas sacrifier sur l’autel du profit à court terme les besoins des générations futures. L’eau doit être sociale. Car la solidarité impose de garantir, à tous, l’accès à une eau de qualité. À bas prix. L’eau doit être démocratique. Les usagers, c’est-à-dire nous tous, supportent, par leur facture d’eau, le financement du service, mais ils n’ont leur mot à dire sur rien. Informer et rendre les comptes publics doivent constituer des obligations pour ce nouveau service public de l’eau qu’il s’agit d’inventer. «
L’Association Attac et la Fondation Copernic ont lancé, le 26 Octobre 2011 un « Appel citoyen pour un audit citoyen de la dette publique », www.audit-citoyen.org.
Plus que jamais nous devons démystifier le discours dominant ressassé sans relâche pour « remettre à l’endroit ce qui fonctionne à l’envers ».
Sommés de nous endetter à tous les coins de rue pour acheter ce que nos salaires ou pensions ne nous permettent plus d’acquérir, nous voici culpabilisés du matin au soir en raison de « La Dette Publique » . C’est en son nom que de nouveaux dieux : Agences de notation, marchés financiers ( à rassurer comme des enfants !), Institutions internationales , ( à grands renfort de sommets d’urgence), saturent l’espace médiatique pour imposer par la sidération des mesures injustes, inefficaces voire criminelles... pour le plus grand nombre. Bref, cette nouvelle religion nous renvoie loin de l’émancipation (pléonasme !), elle affirme que le Jeûne baptisé : « Austérité » serait le seul remède adapté à la situation ! Oui mais voilà, pendant que les peuples devraient accepter de perdre salaires, congés, retraites, soins, écoles et universités, terres et océans, une poignée d’humains seraient fondés à s’accaparer la planète entière ! Le Mardi 28 février, Attac-Tarn vous invite à une soirée de dé-pollution intellectuelle autour du thème de « l’arnaque du siècle : La Dette. »
Les Economistes atterrés, qui comptent près de 2000 membres en France, s’opposent au diktat néo-libéral de la logique économique actuelle. Ils éclairent le débat public sur la possibilité et la nécessité d’autres politiques. En octobre 2010 ils ont publié leur Manifeste qui a rencontré un grand succès international.