« Passées les bornes... il n’y a plus de limites ! » Uni-e-s contre une immigration jetable

Dire qu’on veut gouverner « sans tabou », c’est assumer de passer les bornes. Et dès lors...?
mardi 17 août 2010

C’est un leitmotiv de ceux qui sont actuellement au pouvoir, du président de la République
aux membres du gouvernement en passant par les parlementaires UMP : il faut, disent-ils,
dépasser les clivages droite/gauche, traiter les problèmes « sans idéologie ».
« Nous poser les questions sans tabou », a martelé Nicolas Sarkozy dans son discours
de Grenoble du 30 juillet dernier, discours qui sans doute fera date, comme fait date le
discours de Dakar de juillet 2007 du même N. Sarkozy sur « l’homme africain » qui ne
serait « pas assez entré dans l’Histoire »...
Car derrière le « sans tabou », comment ne pas voir que c’est un projet idéologique
cohérent qui s’élabore à la faveur de « la Crise » ? Un projet qui divise en instaurant de la
méfiance de tous envers tous, et sape ainsi les principes mêmes de la vie en société.

Tous, dès lors, nous sommes concernés. Après les jeunes « tous des racailles », les
immigrés « tous des délinquants », les délinquants « tous des multirécidivistes », les
Roms « tous des fraudeurs du fisc », qui sera le prochain visé ?

Les procédés mis en oeuvre

• détourner l’attention d’un contexte difficile

Cet été 2010, alors que le gouvernement est en mauvaise posture (crise économique et
sociale, révélations sur des abus commis par plusieurs ministres et enquête en cours sur
le rôle de l’un d’eux dans le financement du parti qui l’a porté au pouvoir, annonce de
réformes impopulaires et rentrée qui risque d’être « chaude »), il tente de détourner
l’attention en revenant sur ses thèmes favoris : la sécurité, toujours associée au
« problème » de l’immigration.

Alors qu’il se montre impuissant à apporter des débuts de solution aux problèmes effectifs
qui se posent aux Français, sauf à se payer de mots en prétendant « moraliser le
capitalisme », le pouvoir se saisit de chaque fait divers, jouant sur l’émotion, pour
annoncer des mesures (nouvelles lois, nouveaux objectifs, nouveaux crédits...) concernant
tel ou tel problème supposé mettre gravement en péril la société toute entière.
Il le fait bien sûr en niant vouloir faire des réformes « de droite » ; non, « c’est une
question de bon sens », affirme régulièrement Sarkozy.

Au nom du bon sens et du pragmatisme, on recourt à un grand classique de la diversion :
la déclaration de guerre.

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17 août 2010
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