La lutte contre la dictature de la dette se poursuit en Tunisie : Raid-ATTAC-CADTM organise une formation intensive suivie d’une manifestation pour son abolition.

samedi 3 septembre 2011

Grace à sa révolution, le peuple tunisien s’offre une opportunité historique pour être l’acteur direct d’une nouvelle Tunisie : souveraine, démocratique, sociale et respectueuse de la nature. Mais, le chemin qui y mène est semé d’embûches. La dette représente l’un des handicaps majeurs que la révolution en cours devra surmonter.

C’est pourquoi l’association RAID, membre des réseaux internationaux CADTM et ATTAC, mène une campagne nationale et internationale pour l’abolition de la dette illégitime de la Tunisie. Sur le plan local, plusieurs actions ont été menées ; ce qui a permis la sensibilisation d’un public assez large, l’extension de la mobilisation et l’adoption des mots d’ordres de suspension du paiement et audit de la dette par plusieurs syndicats, associations et partis politiques.

Cette campagne a également eu des répercussions au niveau international : un collectif citoyen français sur la dette tunisienne s’est formé en France et 96 parlementaires européens ont à ce jour signé l’appel exigeant la suspension immédiate du remboursement de cette dette, en attendant les résultats d’un audit. Cet audit de la dette devra notamment déterminer la part illégitime, celle qui n’a pas pas profité au peuple tunisien et qui doit donc être annulée sans condition.

A présent, une nouvelle étape est sur le point d’être franchie avec l’ouverture demain à Tunis (El Taller, 32 av. D’Afrique, Menzah 5) d’un stage de formation intensive de deux jours (2-3 septembre) sur la dette et la mondialisation capitaliste. Cette formation, qui est prévue pour une cinquantaine de jeunes militant-e-s, sera assurée par des militant-e-s de RAID, d’ATTAC-CADTM Maroc, du CADTM Belgique et par Aurélie Trouvé, co- présidente d’ATTAC France. Ce stage sera l’occasion de souligner la solidarité entre les peuples du Sud et du Nord, victimes des mêmes politiques néo-libérales.

Vu l’importance de l’éducation citoyenne comme vecteur du changement politique radical, ce stage baptisé "Thomas Sankara 1", en hommage au président burkinabé qui avait appelé au non-remboursement de la dette avant d’être assassiné en 1987, se veut le premier d’une longue série.

RAID, qui est une association d’éducation populaire tournée vers l’action, organisera aussi à Tunis, le dimanche 4 septembre, une manifestation qui devra se diriger vers la Banque centrale de Tunisie pour exiger le non remboursement de la deuxième tranche du service de la dette de 2011.

Le gouvernement actuel n’a aucune légitimité pour décider la poursuite du paiement du service de la dette. Les classes populaires ont déjà exprimé directement, à travers la révolution, leur refus du système de la dette et des calamités sociales qu’il engendre. La révolution exige l’abolition de la dette.

Contacts :

Fathi Chamkhi :
0021 655 522 378
Fathi CHAMKHI


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