Un film : "Pas assez de volume ! (Notes sur l’OMC)" de Vincent Glenn

par la coopérative Co-errances
vendredi 21 mai 2004

"O.M.C. trois lettres pour nommer une institution internationale dont le mandat officiel est d’arbitrer le commerce mondial. En deux chapitres, sous forme d’enquête menée par un profane, le film dresse le portrait polémique d’une instance de pouvoir dont le champ d’influence n’a cessé de s’étendre depuis sa création en 1995, et qui, depuis la bataille de Seattle en 1999, est âprement contestée.

La coopérative Co-errances présente dès le 21 avril le film de Vincent Glenn "Pas assez de volume ! (Notes sur l’OMC)"... Faites circuler l’information, occupez les cinémas... Organisez des projections, des débats... Annoncez-le sur vos sites... Co-errances n’arivera pas pas seule à prouver qu’il est possible de résister aux censures par l’économique...

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EN SALLES DES LE 21 AVRIL

Synopsis

"Pas assez de volume ! (notes sur l’OMC)"
un film en deux chapitres de Vincent Glenn (2 x 1h10, 2004)

1er chapitre : l’OMC

A la rencontre autant de ceux qui contestent le pouvoir et la mission de l’OMC, que de certains de ces responsables, le premier chapitre du film tente d’apporter quelques réponses aux questions suivantes : pourquoi, par qui et pour quels intérêts cette institution internationale a-t-elle été mise en place ?

2nd chapitre : l’AGCS

Le narrateur resserre son enquête pour interroger ce qui se cache derrière le sigle mystérieux d’AGCS : l’Accord Général sur le Commerce des Services, l’un des accords fondateurs de l’OMC. Pourquoi les négociations menées au nom de l’Union Européenne dans le cadre de l’AGCS sont-elles marquées par le secret ? L’AGCS est-il un accord qui, comme certains l’affirment, achèvera la captation par des groupes privés, exclusivement déterminée par les impératifs de profit, de secteurs aussi essentiels à la vie que l’eau, la santé, l’éducation, la culture ?

Le narrateur traverse, tout au long de son enquête, plusieurs mondes sur une même planète, et se livre à des détours à travers la musique, la photographie, le rêve ou le cauchemar, détours qui nous rappellent que le sens de la vie est irréductible à tout enfermement dans le champ de l’économie."

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Avec les propos de :

Mike Moore, directeur général de l’OMC (1995-2002) / Supachai Panitchpàki, directeur général de l’OMC (2002-2005) / Paul-Henri Ravier, sous-directeur général de l’OMC (1999-2002) / Pascal Lamy, commissaire européen pour le commerce extérieur / Gérard Payen, directeur général de Suez / Joseph Stiglitz prix Nobel d’économie, vice-président chargé de la politique du développement à la Banque mondiale / José Bové, syndicaliste, porte parole de la confédération paysanne / Agnès Bertrand, directrice de l’Institut de Relocalisation de l’Economie / Susan George, vice présidente d’ATTAC René Passet, économiste / Jean-Marie Harribey, économiste / Aminata Traoré, ancienne ministre de la culture du Mali / Raoul Marc Jennar, chercheur auprès d’Oxfam Solidarité (Belgique) et de l’URFIG / Harlem Désir, député européen / Sous-commandant Marcos, poète / Ray Lema, musicien / Ricardo Petrella président de l’Association pour un Contrat Mondial de l’Eau (ACME) / Francis Wurtz, député européen / Pierre Nakoulima philosophe, président d’ATTAC Burkina Faso / Manu Chao musicien

Avec les musiques :

Yacouba Moumouni (Niger), Manu Chao et Radio Bemba (France, Espagne), Djiguiya (Burkina Faso), la Compagnie Lubat avec Mamar Kassey (France), Taraf de Haïdouks (Roumanie), Mamar Kassey (Niger), Gaspard du groupe Zafrica Brasil (en improvisation à l’AG 45), Wessan & Samir Joubran (Inde, Palestine), Amol Khanapurkar (Inde) et le Pas Assez de Volume Orchestra (enregistré à la Muse en circuit)...

Avec les photos de : Tendance Floue.

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Dès le 21 avril :

A Paris à l’Espace Saint-Michel (séances tous les jours) 7 place Saint-Michel Paris 5ème ? débats tous les jeudi et mardi après la séance de 19h...

A Nantes au Concorde (séances tous les jours) 79 boulevard de l’égalité 44000 Nantes...

A Draguignan à l’Eldorado (séances tous les jours) place René Cassin, 83300 Draguignan...

A Bruxelles à l’Arenberg, Galerie de la Reine, 1000 Bruxelles, le 21 avril en soirée projection suivi d’un débat avec Raoul-Marc Jennar (Oxfam Solidarité)...

Et au mois de mai :

A Bordeaux (Utopia), Clermont-Ferrand (Rio), Vileneuve d’Ascq (Kino Ciné) , La Rochelle (festival Bougez la place), Cannes (pendant le festival, programmation visions sociales), Montpellier (Diagonale), Lorient...

Toutes les dates sont à retrouver sur le site

Les autres sites : www.nuitsatypiques.org www.urfig.org www.agirici.org

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Un mot de la coopérative :

La sortie en salles, le 21 avril 2004, du film Pas assez de volume ! (Notes sur l’OMC), s’inscrit dans la continuité des premières expériences menées par co-errances pour donner à voir, à entendre la vitalité d’oeuvres, de pensées, réfractaires à toute normalisation.

La sortie du documentaire Pas assez de volume ! (Notes sur l’OMC), nous donne l’occasion de relayer des campagnes en cours qui alertent des dangers que fait peser le fameux AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services) sur la privatisation de secteurs essentiels à la vie. Dans ce sens, co-errances a développé des liens avec Agir Ici pour relayer la campagne pour réformer les Institutions Financières Internationales, avec l’URFIG pour relayer la campagne pour les Zones Hors-AGCS. Ces associations accompagneront le film en participant aux nombreux débats prévus, et organiseront pour leurs réseaux des projections publiques. Bref, si la sortie du film peut contribuer à noircir la carte des Zones Hors-AGCS nous aurons gagné en partie notre pari.

Co-errances fait le choix de ne travailler qu’avec des salles indépendantes qui garantissent encore l’accès à des œuvres qui autrement ne bénéficieraient pas d’espace de diffusion. Quant au choix de sortir le film en salles en format vidéo, il nous permet de rester dans la cohérence de la logique économique de sa production, c’est-à-dire une logique légère.

Ce film sortira, évidemment, sans la débauche de moyens marketing qui accompagnent les blockbusters et autres grosses affiches, et sans l’appui des grands médias. Seul le public peut nous aider à porter ce film, lui seul peut lever les censures économiques des industries de l’opinon. Donc, rendez-vous dans les salles, pour débattre de l’OMC en particulier, et de l’esprit du capitalisme en général...

co-errances

fiche technique :

« Pas assez de volume ! (Notes sur l’OMC) »

Chapitre 1 l’OMC (70 mn) - Chapitre 2 L’AGCS (70mn)

Année : 2004

Format : vidéo (DV Cam, Betacam SP, DVDR)

Durée : 2 x 70mn

Réalisation : Vincent Glenn Image : Diane Baratier, Thierry Bordes, Xavier-Marie Bonnot, Basile Carré, Bernard Doray, Richard Forestier, Vincent Glenn, Denis Gravouil, Éric Guéret, Michael Haedener, Jean-Yves Legrand, Hugues Poulain, Christian Pfohl , Sabine Raymond - Prises de sons : Mustafa Delleci, Étienne Dreuilhe, Jérome Harlay, Fabrice Naud, Frédéric Pfohl, Denys Piningre - Montage : Annick Hurst, Stéphane Elmadjian - Montage son : Pierre Boscheron - Mixage : Fabrice Naud et Pierre Boscheron - Direction de production : Katya Laraison, Patrick Lavaud, Éric Lebel, Christian Pfohl.

Une co-production les Nuits Atypiques de Langon, FilmO, Lardux films, Callysta Productions, Cityzen TV avec la participation du CNC et du Conseil régional d’Aquitaine.

Distribution : co-errances (Emilie Breugghe) - emilie@co-errances.org

Presse : co-errances (Samantha Lavergnolle) - presse@co-errances.org

45 rue d’Aubervilliers, 75018 Paris

tel. + 33 (0)1 40 05 05 97/ + 33 (0)1 40 05 04 24

fax + 33 (0)1 40 36 68 29

www.co-errances.org


Dans Politis : « Pas assez de volume ! » : un documentaire sur la folle mécanique de l’OMC
Aline Chambras

Le cinéaste Vincent Glenn a décidé d’enquêter en profondeur sur l’Organisation mondiale du commerce. Il en sort un film percutant et ludique, « Pas assez de volume ! ».

La première image du documentaire de Vincent Glenn, Pas assez de volume ! (Notes sur l’OMC), retentit aussi fort que la musique qui l’accompagne : Bernard Lubat, le troubadour gascon, free jazzman, musicien essayiste, occupe l’écran de ses créations acoustiques. Le rythme est donné : on abordera la mystérieuse Organisation mondiale du commerce (OMC) avec swing. Peut-être parce que ces trois lettres donnent envie de les scander, comme dans le morceau de rap de Lyor, du Collectif 129 H, qui martèle le générique. « L’Odeur Manque de Cash [...] et l’on s’Offusque des Mots en se Cachant... Derrière des sigles. » OMC : trois lettres pour une institution internationale dont le champ d’influence n’a cessé de s’étendre depuis sa création, en 1995, et qui essuie des attaques répétées depuis la bataille de Seattle, en 1999. Vincent Glenn nous dit comment et pourquoi.

Le film se présente comme une enquête ­ ou plutôt une quête ­ menée par le réalisateur. En candide, façon Michael Moore dans Roger et moi, Vincent Glenn décide de s’attaquer à l’opacité de l’organisation, dont le mandat officiel est d’arbitrer le commerce mondial. Le point de départ de sa réflexion s’ancre dans le festival des Nuits atypiques de Langon, où il croise artistes et penseurs, dont Bernard Lubat. Au cours des débats, le sigle OMC revient sans cesse : « Je me suis rendu compte que mes connaissances sur le pouvoir et la mission de l’OMC restaient rudimentaires. J’ai donc décidé de m’attaquer à ce mot. » Première étape : rencontrer Mike Moore, le directeur général de l’institution de 1995 à 2002, dont la pugnacité à défendre son organisation comme s’il s’agissait d’une association à but humanitaire prête à rire. Mais l’OMC, c’est tout sauf drôle. Le cynisme de Mike Moore, mis en relief par un cadrage serré sur sa bouche pincée, se déverse sans retenue. Vincent Glenn laisse dériver son interlocuteur avec délectation. La rencontre avec Pascal Lamy, négociateur de l’Union européenne auprès de l’OMC, est un autre moment fort du documentaire, qui révèle une partie des objectifs poursuivis par l’organisation. Déclarant que « l’ouverture économique est une bonne chose, même pour ceux qui perdent leur emploi à cause de cette ouverture », Pascal Lamy a droit à un retour sur séquence. Image à l’appui, le spectateur peut s’assurer qu’il a bien entendu ! Tous les moments clés sont ainsi soulignés, dans un démontage précis de la folle mécanique de l’OMC.

Fort de ces premiers contacts, notre candide se tourne vers les détracteurs de l’organisation. Il croise ainsi Agnès Bertrand, auteure de l’OMC, le pouvoir invisible, Raoul Marc Jennar, chercheur à l’Urfig (Unité de recherche, de formation et d’information sur la globalisation), José Bové et d’autres, qui tous mettent l’accent sur les visées ultralibérales et le manque de démocratie de cette instance. Mêlant des entretiens pédagogiques, des images de la vie quotidienne et des scènes surréalistes de cauchemars altermondialistes, au cours desquels le narrateur se met en scène, pris au piège d’une « société du gavage, de la surinformation », Vincent Glenn ne se prive d’aucun détour. Il veut que l’on sente combien le processus de déchiffrage auquel il se livre est susceptible de « faire péter les plombs. » Peu à peu, il dresse un portrait polémique d’une OMC déshumanisante et inquiétante, au service des puissants.

Lire la suite dans Politis n° 798


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