UNIVERSITÉ D’ÉTÉ D’ATTAC Finance folle, Europe embourbée, climat détraqué : que faire ? PAR THOMAS COUTROT 21 JUILLET 2015 dans BASTA

mardi 4 août 2015

Du 25 au 28 août à Marseille, l’Université d’été d’Attac, dont Basta ! est partenaire, servira de tremplin pour la rentrée des mouvements sociaux. Une rentrée qui promet d’être agitée, entre la crise grecque, le krach chinois et les mobilisations en vue de la conférence sur le climat de décembre prochain. Les crises économique, financière, écologique et démocratique sont plus que jamais interconnectées : à Marseille, les acteurs en pointe des luttes vont travailler ensemble à les surmonter. « Soit les citoyens s’insurgeront et reprendront le contrôle de la machine économique. Ou bien les options autoritaires et répressives s’imposeront pour faire accepter l’inacceptable », explique Thomas Coutrot, porte-parole d’Attac.

« Vous avez aimé la crise financière de 2008 ? Vous allez adorer la prochaine. » Comme le dit Jean Gadrey, du conseil scientifique d’Attac, il n’y a guère de doute que le monde ne se dirige à grands pas vers un nouvel effondrement financier. Quand se produira-t-il ? Quel en sera le déclencheur ? La Grèce ? La Chine ? La Russie ? Wall Street ? Les gaz de schiste américains ? Ou encore une cause moins prévisible ?
Personne n’en sait rien, bien évidemment, ni quand précisément.

Mais c’est peut-être en Chine que la situation est la plus explosive. Depuis 2007, la dette totale (incluant celle des institutions financières) a quadruplé, pour atteindre 282 % du PIB. Cette explosion de la dette a alimenté une gigantesque bulle immobilière, puis une bulle à la bourse de Shanghai. Ces deux bulles sont en train d’exploser, avec des conséquences imprévisibles sur l’économie du pays qui tire la croissance mondiale depuis 20 ans.

Les États-Unis sont aussi sur un volcan : Wall Street bat tous ses records historiques, dépassant de 30% le niveau atteint en 2007, au sommet de la bulle précédente. La dette privée américaine a repris elle aussi son envol. Et au plan global, le marché des produits financiers dérivés, le plus spéculatif, s’élève désormais à près de 700 000 milliards de dollars, soit dix fois le PIB mondial. Le “shadow banking”, cette finance de l’ombre qui échappe à la régulation, continue à se développer à grande vitesse.

Après le prochain krach, les actionnaires privés réussiront-ils de nouveau à faire payer le sauvetage de leurs banques par les contribuables ? On sait que l’explosion des dettes publiques en Europe et aux USA provient de la récession de 2009-2010 et du coût du sauvetage des banques. On sait aussi que « l’aide à la Grèce » est allée pour 90% aux banques grecques et surtout européennes qui avaient prêté de façon irresponsable durant les années 2000.

60 milliards d’euros par mois pour les banques privées !

Et tandis que les pays de la zone euro sabrent dans les dépenses publiques, que la Grèce agonise et que les pays riches sont incapables de trouver 100 milliards d’euros pour financer le Fonds vert pour le climat, la Banque centrale européenne, elle, arrose les banques privées d’un jet continu de liquidités (60 milliards d’euros par mois !). Quant à l’austérité imposée à la Grèce, loin de « sauver l’euro », elle rend son éclatement encore plus inéluctable à moyen terme.

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