400 personnes pour la rencontre-débat avec Susan George et Maxime Combes

vendredi 6 novembre 2015

Qu’est-ce qui peut bien faire affluer un soir dans un même lieu des étudiants, des jeunes salariés et des adultes de tous âges ? La réponse : " Traités de libre-échange... nos vies et le climat sont-ils à vendre ? », une rencontre-débat avec Susan George et Maxime Combes.
Mardi 3 novembre, le grand amphi de la fac Saint Charles de Marseille, était plein pour cette soirée organisée à l’initiative des Collectifs stop Tafta des Bouches du Rhône (Marseille/la Ciotat, Aix/Salon/Gardanne, Martigues Ouest Etang de Berre, Arles). Une preuve d’un intérêt grandissant pour ces questions.
Il faut dire aussi que l’affiche était belle : à la tribune Susan George présidente d’honneur d’Attac France, grande spécialiste des questions de libre-échange, auteure de nombreux ouvrages sur les méfaits des transnationales. À ses côtés le marseillais Maxime Combes économiste, membre d’Attac, très engagé sur les enjeux environnementaux

. Et auteur lui aussi de plusieurs ouvrages, dont le dernier (Octobre 2015) sur « Sortons de l’âge des fossiles » (Seuil). Une tribune à l’image de la salle : deux intervenants de deux générations différentes mais mobilisés autour des mêmes questions.

TAFTA ou climat, la cop 21 devra choisir
La réunion a commencé par un exposé de Susan George, émaillé d’humour et d’exemples précis, sur les mécanismes et les dangers de TAFTA (le grand marché transatlantique de libre échange et d’investissement) : danger pour la démocratie, danger face aux multinationales qui dictent leur volonté, danger pour les protections sociales, environnementales, danger pour l’agriculture et les PME.
Maxime Combes a montré l’incompatibilité entre les traités de libre-échange et les objectifs affichés de la COP 21 (conférence mondiale sur le climat) qui se tiendra à Paris en décembre). Les vingt COP précédentes n’ont en aucune manière freiné les émissions de CO2 et « la machine à réchauffer la Planète. » Pour l’économiste, « Nous n’attendons rien de cette 21ème COP. Malgré les effets d’annonce, les engagements pris par les différents États sont insuffisants et conduisent à une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. » Pour lui, « il faut que les citoyens prennent les affaires en main. » Et de citer de nombreuses initiatives un peu partout dans le monde. « Il faut imposer notre volonté de sortir de ce système libéral qui est la cause de ces dégradations environnementales dont les plus pauvres subissent déjà les conséquences/ » Il parle de « crime climatique. »
A la tribune aussi deux courtes interventions plus locales. D’abord, le jeune Benjamin Kaufmann a exposé en quoi consistaient les collectifs stop Tafta (composition, actions ...) et Anne Marie Alary, au nom des collectifs climat, a parlé des différentes mobilisations dans les Bouches du Rhône appelant en particulier à participer le 29 Novembre à Marseille à la marche pour le climat.
La réunion s’est terminée par un échange nourri entre la salle et les intervenants. Chacun a pu repartir avec en tête des actions concrètes à mener, des rendez-vous locaux pour différentes manifestations et une très solide documentation.

Photos sont disponibles sur http://www.guyliegeois.fr/Photos/index.php?/category/197


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