« Stop Covid » : une application de pistage du virus respectueuse des libertés est-elle possible ? par Rachel Knaebel 16 avril 2020 dans BASTA !

samedi 18 avril 2020

Le gouvernement français annonce développer une application qui tracerait les contaminations au coronavirus. Son utilisation serait volontaire et son code transparent, assurent les autorités. Pourtant les activistes des libertés numériques s’inquiètent : de tels outils pourraient contribuer à une surveillance généralisée de la population.

Le gouvernement prépare une application de traçage des contaminations au virus du Covid-19. L’application s’appellerait « Stop Covid ». Son objectif, « limiter la diffusion du virus en identifiant des chaînes de transmission », explique Cédric O, secrétaire d’État chargé du Numérique [1]. De telles applications sont déjà en place en Corée du Sud, à Singapour, à Taïwan, en Israël… Elles n’ont pas toutes la même fonction.

En Israël, les autorités utilisent les données de localisation des téléphones portables pour identifier les malades potentiels. En Corée du Sud, les personnes en quarantaine doivent installer une application qui permet de vérifier qu’elles respectent bien leur isolement. À Singapour, une application peut être installée pour identifier les personnes qui ont pu être contaminées. En Pologne, une application sert à vérifier le respect de la quarantaine stricte pour les personnes revenant de l’étranger. Celle-ci utilise la géolocalisation et la reconnaissance faciale : il faut envoyer une photo de soi-même depuis son smartphone pour prouver qu’on est bien chez soi. Les multinationales du numérique Apple et Google ont annoncé le 10 avril travailler ensemble à développer une application de tracking des contaminations, qui serait proposée aux États.

Deux modèles d’applications coexistent, qui ont des buts différents. « Deux logiques sont en œuvre », précise l’Observatoire des libertés et du numérique, qui regroupe notamment la Ligue des droits de l’Homme, la Quadrature du net, le Syndicat de la magistrature. Certaines applications ont pour but de « géolocaliser les populations et vérifier qu’elles respectent le confinement », d’autres de « signaler aux personnes qu’elles ont pu être en contact avec des malades du Covid-19 ». Le deuxième type peut sembler de prime abord moins invasif pour la vie privée.

Peut-on faire confiance aux promesses du gouvernement concernant la « transparence » ?

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