La monnaie au service de la société : Note pour Attac de Jean-Marie Harribey, EstherJeffers, DominiquePlihonMembres du Conseil scientifique d’Attac

lundi 4 mai 2020

Résumé
L’objectif de cette note est de montrer le rôle stratégique de la politique monétaire et de la création monétaire par la banque centrale face à la crise du capitalisme mondialisé, dont la pandémie du coronavirus est une conséquence et une manifestation tragiques. La monnaie n’est pas uniquement un instrument économique destiné à favoriser les échanges, c’est aussi et surtout une institution sociale, au service de la société. La politique monétaire doit donc être mobilisée pour que la création monétaire contribue au financement des services publics et de la transition sociale et écologique. Cette conception de la monnaie qui est présentée dans cette note, et qui était considérée comme inacceptable avant la crise, prend tout son sens aujourd’hui...

... C’est elle qui légitime le financement monétaire des dépenses publiques par la banque centrale, pour en finir avec l’endettement toujours croissant des États sur les marchés financiers. La qualité de prêteur en dernier ressort de la banque centrale doit s’appliquer à l’État et aux collectivités publiques, et pas seulement aux banques ordinaires. Cette note propose une analyse critique des propositions récentes qui vont dans le sens d’un financement monétaire des dépenses publiques, mais ne vont pas au bout de la logique de rupture avec la domination des marchés financiers, et de la priorité à donner aux objectifs sociaux et écologiques. Elle présente les voies d’une politique monétaire alternative, et les moyens de reprendre le contrôle de la dette publique dans l’intérêt général, et non celui de prédateurs financiers, tels que BlackRock.

Introduction

Le monde entier est submergé depuis deux mois par la pandémie du coronavirus nomméCovid-19. La première réaction des gouvernements et de la plupart des économistes médiatisés fut de dire qu’il s’agissait d’une crise extérieure au système économique mondial,« exogène », assuraient-ils. Au contraire, tout indique que l’évolution du capitalisme depuisun demi-siècle a favorisé l’éclosion de nouveaux virus et leur diffusion très rapide surl’ensemble de la terre. Plusieurs faits sont aujourd’hui avérés.Premièrement, les barrières entre les espèces animales et l’espèce humaine se sont affaiblies considérablement. En cause, la transformation de notre rapport au monde du vivant qu’a imposée la logique de la marchandisation : la déforestation et l’urbanisation ont détruit leshabitats naturels de la faune sauvage, l’agriculture et l’élevage industriels ont fait des sols etde l’eau des dépôts de déchets et entraîné des pertes de biodiversité qui atteignent des seuilsdont certains sont irrémédiables. Il s’ensuit que les trois quarts des maladies dites émergentessont transmises par les animaux, appelées zoonoses. Toutes les études scientifiques dont nous disposons vérifient que les virus Marburg, Ebola, VIH, Hendra, Sras, Mers-Cov ont sauté les barrières naturelles au cours des dernières décennies.

SUITE
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La monnaie au service de la société

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