Santé sociale

L’idéologie libérale précarise toutes les populations : quelles solutions apporter ?

jeudi 4 novembre 2004

Suite à nos rencontres avec AC ! Pays d’Aix ou notre intégration dans le Ced’Aix, il s’agit de faire le point sur notre engagement sur la question sociale : Attac Pays d’Aix est présent sur le logement social, la lutte contre la précarisation et l’exclusion.

Notre réunion mensuelle d’octobre 2004 portait sur le revenu garanti, qui renvoie directement à la question fondamentale de la répartition des richesses sur la planète. La présence de militants d’Agir contre le Chômage, membres fondateurs de ATTAC, était l’occasion de renforcer nos liens avec les mouvements de précaires. Du coup, cette réunion interroge directement notre implication concrète auprès des plus démunis. Certes l’accusation d’intellectualisme n’est pas neuve : notre réunion, marquée par la convergence des vues, montre combien cette critique est infondée. Pour autant, nous restons persuadés que l’accès à une information alternative, l’éducation populaire est une démarche essentielle pour lutter contre l’idéologie économique dominante. Les savoirs politiques, rendus accessibles par tous grâce à notre action, nous permettent aussi d’élargir notre réflexion sur nos moyens d’action. Il est apparu, à la dernière réunion des Comités Locaux, que nous avions peu de réponses à apporter face aux licenciements massifs. Il y a donc là un enjeu majeur qui renvoie à la situation concrète de toutes les populations : du chercheur au RMiste, dans les services publics, dans les entreprises, cadres ou ouvriers, GRH ou militant syndical, tous les actifs sont soumis au risque de licenciement économique. Face au patronat diffus dans l’actionnariat et à l’empire du capital, il est essentiel que la multitude altermondialiste indique des portes de sorties, en puisant dans ses propres ressources. A Aix, nous répondons parfaitement à ce exigences, il me semble, en nous intégrant activement dans le collectif Ced’Aix (Collectif contre l’Exclusion en Pays d’Aix). Aux côtés d’associations comme AC !, la CLCV, l’ASTI ou Germain Nouveau, nous montrons que la misère n’est pas un concept possible, mais bien une réalité produite par les conséquences de politiques libérales. Ainsi, nous contribuons par des analyses qui nous sont propres à la lutte contre la précarisation. Contrairement à ce qu’affirment divers groupes peu scrupuleux, la pauvreté n’est pas ni le résultat de l’immigration, ni celui d’une nature humaine désagrégée. Nos choix politiques et sociaux concernant l’emploi, le logement ou la répartition des richesses provoquent directement ici le bien-être et l’opulence, là l’exclusion, le chômage et la perte de la santé. Lutter contre le libéralisme n’est donc pas faire d’une idée générale le bouc-émissaire de tous nos problèmes sociaux. C’est plutôt remettre à sa place la politique, qui est l’affaire de chacun dans ses questionnements les plus concrets et les plus vitaux.


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