OGM

COMMENT DEVENIR "BT-TESTEUR"

CHERCHONS LES CHAMPS D’OGM PENDANT LES VACANCES
dimanche 23 juillet 2006

Malgré une opposition massive des citoyens français, les promoteurs des plantes transgéniques tentent d’imposer leur technologie sans véritable débat démocratique.
Cette stratégie est concrètement mise en œuvre de deux façons : en important (notamment pour l’alimentation animale) des produits génétiquement modifiés, et en disséminant des plantes transgéniques (qu’on appellera PGM, pour « plantes génétiquement modifiées ») dans les campagnes.

Le succès de la démarche « Détectives OGM », lancée par Greenpeace (http://www.greenpeace.org/france/detectivesOGM/), a permis de freiner l’introduction des OGM dans la chaîne alimentaire et d’appeler à la vigilance des consommateurs.

Mais à présent, le risque de voir les PGM (produits génétiquement modifiés) contaminer les exploitations agricoles françaises et l’absence scandaleuse d’encadrement de ces cultures par l’Etat nécessitent une forte mobilisation sur le terrain.

Greenpeace vient d’ailleurs d’adjoindre à « Détectives OGM » un volet « Détectives des champs », qui s’appuie sur la recherche d’informations au niveau local.

Dans le prolongement de ce type de démarches, nous vous proposons une campagne de test, afin de tracer avec certitude les plantes transgéniques jusque dans les fermes. Cette campagne peut être menée efficacement à l’aide de « kits bandelette » qui réagissent en présence des principales constructions génétiques qu’il est possible de rencontrer en France.

La dissémination des PGM en France

Sur le plan administratif, il existe deux catégories de PGM susceptibles d’être implantées en milieu non confiné.

 ? Les « essais en plein champ », tout d’abord, qui sont soumis à autorisation du Ministère en charge de l’agriculture.
Il s’agit de variétés non commercialisables, qui sont testées en conditions réelles, sous l’alibi très contestable de la recherche scientifique. Souvent, ces « essais » ont pour but de satisfaire à des exigences d’homologation en vue d’une commercialisation ultérieure.

 ? Les cultures commerciales de variétés transgéniques.
Depuis 1998, quinze variétés de maïs génétiquement modifié sont inscrites au catalogue officiel des semences, et donc utilisables par les agriculteurs. Aucune déclaration n’est actuellement rendue obligatoire en cas de mise en culture, ce qui empêche de connaître simplement les sites de dissémination. Même si les coopératives françaises se refusent encore à distribuer ces semences et à collecter les productions transgéniques, des agriculteurs peuvent s’approvisionner et écouler leur récolte en Espagne, où la filière les accepte. Par ailleurs, il est possible de s’approvisionner directement auprès des firmes puis d’écouler ce maïs dans certains circuits d’alimentation animale, sans passer par des organismes stockeurs. C’est ainsi que 500 à 1000 hectares de ces variétés ont pu être exploitées en 2005, et que 5000 hectares sont annoncés pour l’année 2006.

Pourquoi rechercher les OGM dans les fermes ?

Le principal objectif de cette campagne est de repérer les implantations de cultures et d’essais OGM, afin de dénoncer la logique du passage en force. Ceci est d’autant plus important que le projet de loi française destiné à encadrer la dissémination des OGM ne prévoit pas de registre public de déclaration des parcelles génétiquement modifiées.

En démontrant que les militants entendent pister les PGM jusque dans les fermes, il s’agit également d’amener les agriculteurs hésitants quant à l’utilisation de ces PGM à entendre les arguments des opposants. Il est essentiel de rappeler à cette occasion que le maïs français est vendu actuellement 25 à 35% plus cher que le cours mondial du fait qu’il n’est pas génétiquement modifié.

Il est également possible, avec les outils proposés, de repérer des contaminations en testant les semences avant mise en culture, ainsi que les récoltes. Les agriculteurs qui cherchent à se protéger des PGM pourraient ainsi faire valoir leurs droits et attaquer les responsables en cas de préjudice.

Quelles PGM rechercher ?

 ? La liste des essais en plein champ, qui comprend les communes d’implantation et les surfaces ensemencées, est communiquée sur le site interministériel dédié aux OGM : http://www.ogm.gouv.fr/experimentations/essais_implantes/essais_implantes.htm
ATTENTION : ce site n’a pas été mis à jour depuis l’année dernière ; mais les essais annoncés sont toujours en cours ; par contre, toujours rien dans notre région PACA : cette action est donc pour ceux qui partent en vacances !

Si les tests proposés ne permettent pas de détecter l’ensemble des variétés disséminées, ils fonctionnent pour la grande majorité, et notamment pour le maïs insecticide (Bt) et tolérant l’herbicide Round-Up (Round-Up Ready).

 ? Les variétés autorisées pour la commercialisation sont les suivantes :
Événement Mon 810
- Bolsa Pioneer Hi-Bred International Inc
- DK 513 Dekalb Genetics Corporation
- Elgina Pioneer Hi-Bred International Inc
- Lévina Pioneer Hi-Bred International Inc
- Novelis Coop de Pau SCA
- Olimpica Pioneer Hi-Bred International Inc

Evénement BT 176
- Benji Syngenta Seeds SAS
- César CB Syngenta Seeds SAS
- Furio CB Syngenta Seeds SAS
- Garonna Syngenta Seeds SAS
- Navares Syngenta Seeds SAS
- Occitan CB Syngenta Seeds SAS
- Odyssée Syngenta Seeds SAS
- Pactol CB Syngenta Seeds SAS
- Seven Syngenta Seeds SAS

Il s’agit uniquement de variétés de maïs. Il est donc inutile, pour les cultures autorisées, de s’intéresser à d’autres plantes telles que le colza, sauf à vouloir détecter des contaminations via les semences. Les kits proposés pour mener la campagne de test permettent de détecter chacune de ces variétés.

Comment procéder ?
En premier lieu, les Bt-testeurs devront mener un travail de recherche préparatoire. Il s’agit d’identifier d’une part les maïsiculteurs susceptibles de cultiver des PGM, et, d’autre part, de recenser des agriculteurs refusant les OGM qui soient volontaires pour tester leurs semences ou leur production.

Lorsqu’ils existent sur le territoire concerné, il est important de se rapprocher des groupes locaux de Greenpeace, dont les coordonnées sont disponibles sur http://www.greenpeace.org/france/

Une fois ce travail fait, il faut ensuite effectuer les prélèvements. Dans le premier cas, ceci implique de s’introduire dans le champ de l’agriculteur et de prélever quelques échantillons de feuilles. Précisons que si cette opération n’est pas légale sur le plan du strict respect de la propriété privée, elle n’engendre aucune dégradation sur les cultures.

Si la démarche générale des Bt-Testeurs peut être médiatisée (conférence de presse, communiqués, etc.), les prélèvements ont tout intérêt à être réalisés discrètement. Les agriculteurs ont en effet le droit, comme tout un chacun, à la présomption d’innocence. En cas de découverte de parcelles OGM, par contre, il est fortement conseillé de communiquer le plus largement possible.

Les kits de détection, appelés « flashkits bandelettes », se commandent auprès de la société BIOFORDS, via leur site Internet : http://www.biofords.com/diagnosticOGM.php
Les tests « simples », qui sont les moins coûteux, conviendront à la recherche des cultures autorisées et des principaux essais en plein champ.

Ils sont disponibles aux tarifs suivants :
Quantité de kits commandée Tarif unitaire (€) TOTAL (€)
50 5,00 250,00
250 4,50 1 125,00
1 000 4,00 4 000,00

Compte tenu du coup, il est conseillé de grouper les commandes : contactez nous : groupe « environnement » : Anne-Marie QUETGLAS 04 42 27 97 94/06 74 74 49 63
L’utilisation du kit est très facile. Chaque kit contient :
• des bandelettes Flashkits dans 1 tube plastique
• des pipettes plastique
• des microtubes
• de la poudre du tampon d’extraction SEB4

De l’eau distillée est également nécessaire, mais non fournie. Les Bt-Testeurs devront l’acheter dans le commerce.
La procédure d’analyse à respecter est la suivante :
1. Les « flashkits bandelettes » proposés détectent la présence d’une plante OGM (ou plus) dans un échantillon de 1000 plantes. Il est préconisé de prélever des « confettis » sur 20 à 30 feuilles dans le milieu d’une parcelle. Les « confettis » seront découpés, à l’aide d’une perforeuse manuelle de bureau, sur toute la surface de la feuille, nervure comprise.

2. Mettre les « confettis » dans un petit récipient rigide afin de pouvoir les broyer. Un petit bocal de verre convient. Ajouter quelques gouttes du liquide fourni (tampon d’extraction) et broyer les végétaux à l’aide d’un instrument contendant (pilon, manche de petite cuillère) afin d’extraire le maximum de jus de feuille. Verser le reste du tampon d’extraction dilué et secouer vigoureusement, au minimum pendant 30 secondes (un peu plus, si possible), pour obtenir un mélange homogène.

3. Laisser reposer la solution au moins 2 minutes. A l’aide d’une pipette jetable prélever 0,5 mL de liquide en surface (liquide clair) et le déposer dans un microtube. Placer la bandelette dans le tube. Attendre au moins 10 à 15 minutes et lire le résultat.

Quels sont les « risques juridiques » ?

Le fait de se promener sur le terrain d’autrui n’est pas une infraction pénale en soi. Par contre, la dégradation volontaire peut être sanctionnée. En cas de dommage « léger », une contravention de 5ème classe est prévue par l’article R635-1 du Code Pénal. Attention donc à ne rien abîmer si vous ne souhaitez pas courir ce risque !
Dans l’absolu, le Bt-Testeur est également passible de vol. Il devra donc conserver précieusement les prélèvements après analyse afin de pouvoir les restituer si besoin...

La commission OGM dispose d’un réseau juridique qui pourra conseiller les Bt-testeurs. N’hésitez pas à nous solliciter pour plus de précisions.

Que faire en cas de découverte ?

Les kits permettent de détecter la présence d’OGM dans un échantillon, mais n’en indiquent pas le taux. Il est donc nécessaire, en cas de réaction positive, de procéder à une analyse plus fine en laboratoire (test PCR). Pour ce faire, le plus simple est de contacter directement la commission OGM Attac. Ce retour d’information nous permettra également de suivre l’avancement de la campagne et d’en tirer les enseignements nécessaires.

En fonction du type de découverte (culture autorisée d’OGM, contamination dans des semences ou des récoltes non OGM), il est bien évidemment possible de médiatiser l’événement, mais également d’étudier les perspectives d’action en justice. Ces initiatives sont à décider au cas par cas, en s’appuyant sur le contexte local.

Pour en savoir plus

Contactez le groupe « environnement » (Anne-Marie QUETGLAS : 04 42 27 97 94/06 74 74 49 63) ou la commission OGM d’Attac :

 ? En écrivant à Attac France :
attacfr@attac.org
 ? Ou en écrivant directement aux animateurs de la campagne :
testogm@attac.org


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