Colloque : Mémorial de l’Outre-mer ou Historial du colonialisme ?- Faculté St Charles à Marseille (amphi Chimie)

samedi 21 octobre 2006

PROGRAMME

9h30 : accueil et présentation

10h : Où en est la société française face à son histoire coloniale ?

Présentation : Nous souhaitons traiter dans ce premier débat de l’état de la recherche historique, universitaire ou autre, mais également de sa diffusion, de sa vulgarisation, et finalement aborder la question : « Où en est la société française face à son histoire coloniale ? ».

Questions : Le directeur du Mémorial nous a affirmé que la classification « secret-défense » ne constituait plus un obstacle à la recherche historique. Qu’en est-il ? A quels obstacles peuvent se heurter les historiens ? Quelles sont les évolutions en ce domaine ? Quelle part l’histoire du colonialisme occupe-t-elle au regard des autres champs de la recherche historique ? Cette histoire est-elle vulgarisée ? Quels sont les modalités et les acteurs de sa vulgarisation ? Quels sont les obstacles rencontrés ? Qu’en est-il des programmes et des manuels scolaires ? Entre mythes et réalité, où en sommes nous ?

Intervenants : Jean-Luc Einaudi, Benjamin Stora.

14h : Un colonialisme ou des colonisations ?

Présentation : Le directeur du Mémorial de l’Outre-mer récuse l’idée d’un « système » ou d’une « logique » colonial(e). Il faut selon lui aller contre les idées reçues : il y aurait des formes et des motivations diverses, un phénomène traversé de contradictions dont on doit montrer « les points positifs » comme « les aspects négatifs ». Il affirme enfin que l’historien n’a pas à porter de jugement de valeur. Qu’en est-il de chacun de ces points ?

Questions : Y a-t-il un système colonial ou des colonisations diverses, voire contradictoires ? Quelles en sont les réelles motivations ? Peut-on parler de points positifs et négatifs ? Le colonialisme est-il dissociable du racisme ? Y a-t-il une ou des idéologie(s) coloniale(s) ? Quelle relation entre démarche historienne, jugement de valeur, qualification juridique ? Peut-on parler de totalitarisme(s) au sujet du phénomène colonial ?

Intervenants : Olivier Le Cour Grandmaison, Christian Bruschi, Daniel Um Nyobe.

16h30 : Dans le "pré-carré" français après 1960 : indépendance, impérialisme, néo-colonialisme, mondialisation : quelles articulations ?

Présentation : Le Mémorial prétend traiter de la question coloniale jusqu’à nos jours. Interrogé sur le système de la « Françafrique » (réseaux mis en place par Foccart, installation de dictatures, éliminations d’opposants, coups d’Etat, interventions militaires, perpétuation du pillage, massacres, complicité de génocide au Rwanda, etc), le directeur du Mémorial ne nie aucun des faits mais considère qu’ils relèvent davantage de la problématique « impérialisme » que « colonialisme », ce qui justifie selon lui qu’ils ne soient pas traités dans le Mémorial.

Questions : Quelle est la réalité des « indépendances » des années 60 ? Quelles sont les évolutions jusqu’à nos jours ? Quelle(s) qualification(s) pour définir les relations entre la France et ses anciennes colonies ? Peut-on faire l’étude des indépendances sans faire celle des mécanismes officieux qui en limitent ou en annulent la portée officielle ? Quelles évolutions des relations monopolistiques néo-coloniales dans le cadre de la mondialisation libérale ?

Intervenants : Odile Biyidi, Lounis Aggoun, Nicolas Bancel, Damien Millet

Présentation des intervenants :

Jean-Luc EINAUDI est journaliste et il a publié notamment plusieurs ouvrages sur la guerre d’Algérie, dont La bataille de Paris, 17 octobre 1961, Seuil, 1991.

Benjamin STORA est historien, professeur d’Université, spécialiste de la guerre d’Algérie. Il a notamment publié La Guerre d’Algérie, Laffont, 2004 et La gangrène et l’oubli, L’amémoire de la guerre d’Algérie, La Découverte 2005.

Olivier LE COUR GRANDMAISON enseigne les sciences politiques et la philosophie politique à l’Université. Il est l’auteur de Coloniser. Exterminer, Fayard 2005.

Christian BRUSCHI est avocat, historien du droit et a publié de nombreux articles sur le droit colonial.

Daniel UM NYOBE est le fils de Ruben Um Nyobe, pionnier de l’indépendance du Cameroun, assassiné le 13 septembre 1958 au maquis.

Odile BIYIDI est présidente de l’association Survie. Elle a publié avec Mongo Béti la revue Peuples noirs, peuples africains et est co-auteur de Négrophobie, Les Arènes, 2005.

Lounis AGGOUN est journaliste et co-auteur de La Françalgérie, crimes et mensonges d’Etats, La Découverte, 2004.

Nicolas BANCEL est historien, maître de conférences à l’Université de Paris XI Orsay, et co-auteur de La Fracture coloniale, La Découverte, 2005 et Zoos humains, id. 2004.

Damien MILLET est président du CADTM-France et auteur notamment de L’Afrique sans dettes, Syllepse, 2005.


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Colloque contre le colonialisme

4 octobre 2006
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