Assez de manœuvres, il y va de la vie d’Attac ! Réponse à Jean-Pierre Beauvais, Bernard Cassen et Jacques Nikonoff

par Jean Tosti et Jean-Marie Harribey suivi du texte de Jacques Nikonoff et celui de J-P Beauvais et B. Cassen
jeudi 7 septembre 2006

Le même jour, le 5 septembre 2006, Jacques Nikonoff d’un côté et Bernard Cassen et Jean-Pierre Beauvais de l’autre, ont proposé à Attac de se faire hara-kiri pour éviter d’avoir à affronter une dure réalité : leur incapacité à maîtriser la situation après la découverte d’une fraude électorale.

Il serait facile de relever les contre-vérités flagrantes contenues dans leurs communiqués : notamment J. Nikonoff n’a jamais proposé sa démission et celle du Bureau puisqu’elle lui a été imposée ; B. Cassen et J.P. Beauvais déplorent que le CA se soit opposé en 2005 au débat contradictoire pour préparer l’AG de La Roche sur Foron, alors que le texte d’orientation a été adopté le 15 octobre 2005 par 19 voix pour, 9 abstentions et 0 contre, donc avec leur assentiment au moins tacite (http://france.attac.org/a5809). Le leitmotiv sur l’appel aux adhérents pour résoudre la crise est un rideau de fumée pour dissimuler le fait que la réponse apportée clairement par les adhérents le 17 juin a été violentée, détournée et saccagée par une manipulation digne des pires pratiques politiques traditionnelles. On ne peut à la fois vouloir « rendre la souveraineté aux adhérents » (titre du texte de Bernard Cassen et Jean-Pierre Beauvais) et passer sous silence le fait qu’elle vient d’être bafouée.

Leurs deux communiqués, bien que faisant des propositions différentes, présentent de grandes similitudes. Désavoués par le vote, celui-là incontestable et incontesté, approuvant à 65% la liste constituée par le collège des fondateurs, Jacques Nikonoff, Bernard Cassen et Jean-Pierre Beauvais tentent une nouvelle manœuvre pour en finir une bonne fois pour toutes avec eux. Répétant à l’envi que leurs opposants fuient le débat politique, ils font semblant de ne pas voir que, depuis des mois et des mois, le dévoilement de leur entreprise est accompli : jamais nous n’accepterons que le projet, que nous avions élaboré en 1998, de construire une association d’éducation populaire rassemblant en son sein de nombreuses composantes du mouvement social et citoyen contre le néo-libéralisme, soit anéanti au profit d’une logique visant à faire d’Attac une organisation politique traditionnelle.

Jacques Nikonoff et Bernard Cassen, après avoir refusé d’appliquer la décision de l’AG de La Roche sur Foron d’évoluer vers plus de collégialité par le biais d’une co-présidence, veulent-ils maintenant franchir une étape supplémentaire en remettant en selle leur proposition, pourtant déjà écartée, d’éliminer les fondateurs du paysage d’Attac ? Cette question n’est pas anodine, car elle détermine la nature d’Attac et la conception de l’altermondialisme. Ou bien on pense, comme Jacques Nikonoff et Bernard Cassen, que la bataille contre le néo-libéralisme peut être le fait d’une association coupée des autres mouvements sociaux et citoyens. Ou bien on pense que nous sommes engagés dans une lutte de longue haleine qui mettra en scène tous les acteurs victimes des politiques néo-libérales. Dans cette seconde hypothèse, qui est la nôtre, notre responsabilité pour construire rassemblements et convergences est immense, et, dans ce cadre, Attac a un rôle clé à jouer.

Notre responsabilité n’est d’ailleurs pas que politique. Elle est aussi morale. Nous ne pouvons pas prétendre incarner un espoir de transformation de la société vers plus de justice, de solidarité et de démocratie, en tolérant en notre sein des entorses à ces valeurs de la taille d’une fraude électorale. Que cela soit compris définitivement par les apprentis sorciers du « feu sur le quartier général ». Jacques Nikonoff veut vider Attac d’une grande partie de ses forces vives. Non seulement, il veut se débarrasser des fondateurs, mais aussi des principaux animateurs du Conseil scientifique. Il est évidemment normal et sain d’avoir une rotation des mandats dans toutes les instances d’Attac ; il est par contre absurde et suicidaire de proposer une purge générale dans l’association ou une politique qui s’apparente à « après moi le déluge ».

Bernard Cassen et Jean-Pierre Beauvais occultent l’origine profonde de la crise, qui n’est pas née de l’opposition entre fondateurs et actifs, imaginée pour trouver un bouc émissaire commode, mais qui est due à la lente dérive des pratiques de gestion de l’association dès lors que le noyau directionnel s’est trouvé régulièrement mis en minorité devant le CA. Pendant longtemps, il a réussi à camoufler sa position minoritaire en se ralliant in extremis aux décisions du CA et aux choix des comités locaux (ainsi, au moment de l’affaire des 100% alter, et lors de la campagne unitaire contre le TCE). Aujourd’hui, il lui faut jeter le masque.

Le débat sur la place des fondateurs est tout à fait légitime et renvoie à la nature de notre association. Ce sera aux adhérents de trancher lors des prochaines élections en se prononçant sur la liste que présentera le collège des fondateurs. Ce débat ne doit pas être court-circuité par la proposition de suicide collectif faite par Jean-Pierre Beauvais, Bernard Cassen et Jacques Nikonoff. Mais, surtout, une telle proposition ne doit pas occulter la proposition de Susan George, Pierre Khalfa et Gus Massiah de se retirer du futur CA en même temps que Bernard Cassen, Michèle Dessenne et Jacques Nikonoff. En fin de compte, ces derniers y sont-ils, ou non, favorables ? Sont-ils d’accord pour « que ceux qui ont occupé des postes de responsabilité majeure dans le CA précédent, et qui ont, admettons-le, du mal dans l’immédiat à travailler ensemble, ne fassent pas partie de la direction future » ? Sont-ils d’accord pour donner « au CA qui sera issu des futures élections une chance de renouveler en profondeur la direction d’Attac » ? Sont-ils d’accord pour accepter que les questions de personnes soient dépassées de concert pour qu’Attac vive ? Il est urgent d’arrêter de finasser. Il y va de la vie d’Attac et de sa raison d’être.

Jean Tosti et Jean-Marie Harribey


Communiqué de Jacques Nikonoff

Electrochoc : RETRAIT DE TOUS LES DIRIGEANTS D’ATTAC

L’heure n’est plus aux demi-mesures mais aux ruptures. C’est la condition pour sauver Attac et lui donner de nouvelles forces propulsives. Tout le monde sait que les relations entre les personnes, au sein des instances dirigeantes de notre association, ont toujours été difficiles, et même qu’elles se dégradent depuis plusieurs années. Elles ont probablement atteint un point de non retour depuis la dernière élection interne de juin 2006, d’autant que les médias ont été invités et ont pris parti.

Pour les uns, une fraude « avérée » a été commise lors des dernières élections du Conseil d’administration d’Attac, bénéficiant à la majorité, la désignant ainsi comme le coupable naturel. Pour les autres, une campagne sur le thème de la fraude a été déclenchée par les minoritaires afin de discréditer la direction de l’association, provoquer de nouvelles élections, et obtenir une victoire facile en faisant de la fraude le sujet central de la campagne électorale. Le débat sur les deux conceptions de l’avenir d’Attac, qui sont désormais reconnues, son indépendance politique et organisationnelle, serait ainsi occulté.

Nous connaîtrons peut-être la vérité dans quelques jours, en tout cas avant la fin du mois de septembre, lorsque la commission d’enquête rendra ses conclusions. Cependant, sommes-nous vraiment persuadés que cette vérité apparaîtra dans toute sa lumière, et qu’il sera possible de dire, avec la plus absolue certitude, que tel ou telle a fraudé, ou au contraire que tel ou telle a organisé une campagne sur la fraude afin de discréditer la majorité et prendre sa place ? Nous n’en savons rien pour l’instant, et chacun conservera son intime conviction. Ce sera la continuation de la guerre de tranchée. L’enlisement et la méfiance. La paralysie qui précède la mort.

Aucune perspective visible ne permet aujourd’hui de discerner une quelconque issue positive qui permettrait de surmonter les difficultés. Certes, de nouvelles élections auront lieu au mois de décembre. En bout de course, ce sont bien les adhérents qui tiennent entre leurs mains l’avenir d’Attac. Mais que se passera-t-il si les adhérents ne parviennent pas à donner de majorité nette au Conseil d’administration de l’association, pour lui assurer la cohérence et la stabilité nécessaires, comme ce fut le cas lors de l’élection du 17 juin dernier ?

J’affirme que les instances dirigeantes de l’association - Conseil d’administration, Collège des fondateurs, Conseil scientifique - ont une responsabilité particulière. C’est en leur sein que sont nées toutes les crises qui ont secoué Attac pendant que les adhérents et les Comités locaux, tout en assurant la vie de l’association, assistaient impuissants à ce qui apparaissait comme une guerre des chefs. Ces dirigeants - tous - doivent donc se retirer et permettre la promotion d’une nouvelle génération de dirigeants qui seule pourra nous redonner vigueur et espoir.

C’est le signe que j’ai voulu manifester en proposant, lors du Conseil d’administration du 25 août, que le Bureau et la présidence remettent leur mandat au Conseil d’administration. Cette proposition, qui a été votée à l’unanimité, avait pour vocation de déclancher une dynamique salvatrice parmi les membres fondateurs, ceux du Conseil d’administration, et ceux du Conseil scientifique. Tous les acteurs des affrontements de ces dernières années doivent se retirer. Tous.

Le Collège des fondateurs se réunit mercredi 6 septembre. Ceux de ses membres qui ont été élus au Conseil d’administration (18) doivent annoncer qu’ils se retirent immédiatement du CA. En effet, le rôle des fondateurs, particulièrement celui des organisations fondatrices, n’est pas de se mêler de la gestion au jour le jour de l’association. Il est au contraire de proposer les grandes orientations de l’association et de contribuer à faire d’Attac le lieu de convergence des forces sociales les plus diverses afin de renforcer la résistance aux politiques néolibérales. Libéré des problèmes d’organisation, le Collège des fondateurs pourrait alors donner le meilleur de lui-même.

Le Conseil d’administration se réunit le samedi 9 septembre. Tous les élus qui ont exercé plusieurs mandats, comme c’est mon cas, doivent annoncer, collectivement et unanimement, qu’ils ne présenteront pas leur candidature lors des élections de décembre. Seuls les nouveaux élus du 17 juin et d’autres militants issus des Comités locaux seraient candidats, sur des bases politiques claires permettant aux adhérents de fonder un choix réel.

Le Conseil scientifique se réunit le vendredi 15 septembre. Ses principaux animateurs, qui ont participé de longue date aux affrontements internes et qui sont en place depuis plus de 5 ans, doivent également annoncer leur retrait. De nouveaux animateurs et de nouveaux talents, dans une diversité retrouvée, pourraient alors relancer notre travail intellectuel.

Au total, chacun doit avoir la préoccupation de l’intérêt supérieur d’Attac. Les ego, les orgueils, les calculs et les perspectives de carrière sont incompatibles avec l’éthique militante exigeante qui est la notre. Tous ceux qui ont exercé des responsabilités dans l’association pourront continuer à servir notre cause, mais à une autre place. Aucune rente ne doit demeurer, personne ne peut plus s’accrocher à son fauteuil. Telles sont les conditions, à l’image du 29 mai 2005, pour qu’Attac remporte de nouvelles victoires et participe activement, à sa place, à la bataille qui se prépare au printemps 2007. Comme le disait Aragon à son époque : « Feu sur le quartier général ! ».

Jacques Nikonoff, le 5 septembre 2006


Déclaration de Bernard Cassen et Jean-Pierre Beauvais
LA MEILLEURE MANIÈRE DE SORTIR DE LA CRISE D’ATTAC
Rendre la souveraineté aux adhérents

La déclaration de Susan George, Pierre Khalfa et Gus Massiah du 5 septembre mérite d’être saluée pour toutes les raisons qu’elle rappelle de sauvegarder et de renforcer Attac. Mais les solutions qu’elle préconise (le retrait simultané de 6 personnes du Conseil d’administration), alors qu’elle reconnaît, dans le même temps, que « la crise d’Attac ne se résume pas, pour l’essentiel, à une question de personnes », apparaissent très timorées par rapport aux enjeux, même si elles s’inscrivent dans une démarche constructive. Ce sont des mesures autrement plus radicales qu’il convient d’adopter pour traiter des causes profondes de la crise d’Attac, et pas seulement de certains de ses symptômes les plus visibles dans la mesure où ils sont personnalisés. Tel est l’objet du présent appel.

Bien au-delà et bien en amont des polémiques nées des accusations de manipulations électorales - il convient ici de rappeler notre attachement à ce que les travaux de la commission d’enquête puissent permettre la manifestation de toute la vérité - la crise actuelle d’Attac tient en effet largement au fait que les questions de sa nature et de son identité n’ont jamais pu être abordées de front devant l’ensemble des adhérents en raison des dysfonctionnements des instances statutaires de l’association.

C’est ainsi, entre autres graves anomalies, que le CA précédent a refusé de permettre aux adhérents de choisir entre des propositions différentes par l’ouverture de « fenêtres » dans le document d’orientation de 2005, conduisant de ce fait à un unanimisme de façade ; que, en huit ans d’existence, et à l’exception d’une réunion de travail en 2002, le Collège des fondateurs, s’est seulement intéressé aux enjeux de pouvoir dans Attac et n’a nullement joué son rôle statutaire (article 11) : « Proposer au Conseil d’administration les grandes orientations et lignes d’action de l’association » ; et que la direction du Conseil scientifique (instance dont les membres sont nommés et non pas élus) l’a fait sortir de son rôle - « proposer au Conseil d’administration les axes de recherche de l’association » - pour se muer en plateforme d’opposition à l’ancienne direction de l’association.

Ces dérèglements, dont les adhérents ont graduellement pris conscience, n’ont heureusement pas paralysé l’association pendant la campagne conduisant à la victoire du « non »au traité constitutionnel, mais ils se sont aggravés dès le lendemain du 29 mai. Ils ont pris une tournure critique après l’Assemblée générale de juin dernier, et plus encore après la publication du rapport Passet.

Dans la perspective des nouvelles élections au Conseil d’administration, convoquées début décembre, et dans la mesure où les instances statutaires ont pour une bonne part affiché leurs carences, il est impératif qu’Attac puisse repartir du bon pied en donnant aux adhérents un signal sans équivoque que c’est désormais entre leurs mains, par l’accès aux responsabilités d’une nouvelle génération militante, et pas seulement par le retrait de 6 personnes, que repose l’avenir de l’association.

Attac doit être libre et responsable pour déterminer l’évolution de son histoire. C’est pourquoi le débat, jusqu’ici interdit de fait dans l’association, sur le « positionnement » et sur l’indépendance d’Attac par rapport à toutes les organisations, en premier lieu celles qui en sont membres dites « fondatrices », doit pouvoir se dérouler en toute transparence à partir de documents d’orientation si possible exempts de langue de bois.

La question posée est en effet très simple : Attac doit-elle être dirigée par les élus de ses adhérents pour, comme dans toute autre organisation, développer son projet associatif propre ; en l’occurrence le combat sans concessions et sans tabous contre le néolibéralisme. Ce qui implique de pouvoir s’affranchir des limites imposées par les positions préalables et les préoccupations stratégiques des organisations fondatrices. Ou bien doit-elle être, pour l’essentiel, dirigée par de « grands électeurs », c’est-à-dire des organisations pratiquement auto-désignées au Conseil d’administration en raison de leur poids. Des organisations qui sont à la fois dehors et dedans, qui ont chacune leur histoire, leurs contraintes et surtout leurs missions spécifiques, parmi lesquelles le combat idéologique et politique contre le néolibéralisme n’est pas nécessairement la première des priorités, comme on a notamment pu le constater lors de la campagne du référendum ?

Les organisations et personnalités membres du Collège des

fondateurs peuvent jouer un rôle décisif pour aider Attac à surmonter la situation grave dans laquelle elle se trouve actuellement. Et cela de deux façons, qui s’inscrivent dans le prolongement de la prise de position des Amis de la Terre du 9 août dernier :

- en remplissant enfin la mission que lui attribuent les statuts : celle de travailler à l’élaboration d’analyses et de positions communes à soumettre au Conseil d’administration, ce qui implique beaucoup de débats et d’échanges entre elles, compte tenu de leur diversité.

- en laissant aux seuls élus des membres actifs représentants des adhérents, le soin de la piloter en occupant tous les postes de responsabilité.

« Le Monde diplomatique », qui a été à l’origine de la création d’Attac, et « Politis », qui s’y est immédiatement associé, se doivent de donner l’exemple. Nous informons donc le Collège des fondateurs que, en tant que représentants de leurs sociétés éditrices respectives et en accord avec nos structures de mandatement, nous ne plein siègerons plus au Conseil d’administration d’Attac à partir de décembre 2006, dès la proclamation des résultats des élections des membres actifs. Cette décision est définitive : à l’avenir, ni « Le Monde diplomatique » ni « Politis », en tant que personnes morales, ne seront candidats à quelque élection que ce soit à Attac.

Il ne s’agit évidemment pas d’un désengagement de l’association : nous continuerons de participer aux travaux de ses commissions et groupes de travail, et ferons de notre mieux pour apporter notre contribution aux débats et aux productions du Conseil scientifique, dès lors qu’il n’outrepassera pas ses attributions statutaires. Ce qui devrait amener sa direction actuelle, la même depuis cinq ans ( et dont plusieurs de ses membres les plus en vue sont désormais également membres du Conseil d’administration) à réfléchir à son renouvellement ou a y être conviée par ce même Conseil. Surtout, nous serons heureux, avec les autres organisations et personnalités membres du Collège des fondateurs, de travailler à l’élaboration de positions communes à soumettre à un Conseil d’administration, composé des seuls élus des membres actifs.

Nous invitons toutes ces organisations et personnalités à débattre de cette démarche et à la rejoindre.
Nous proposerons par ailleurs que la prochaine réforme des statuts formalise cette nouvelle configuration : aucune implication des membres fondateurs dans la direction et la gestion quotidienne de l’association ; forte implication dans l’élaboration des propositions d’orientation et d’action soumises au Conseil d’administration.
Dans cette hypothèse, le Collège, dont la composition est pratiquement figée depuis huit ans, pourrait accueillir sans conflits de nouveaux membres représentatifs de la mouvance altermondialiste et de l’évolution des luttes dans la dernière période puisqu’il serait déconnecté de tout enjeu de pouvoir au sein d’Attac.

Sur le plan technique, ce retrait ne soulève aucun problème. De deux choses l’une en effet :

- si l’élection de décembre prochain a seulement lieu pour les membres actifs, les 18 élus du Collège au Conseil d’administration restent en place, mais ils n’y siègent plus jusqu’aux élections consécutives à la prochaine réforme des statuts qui entérinent leur non participation à la direction d’Attac. Ce qui ne les empêche pas, s’ils le souhaitent, d’assister aux réunions du Conseil sans prendre part aux votes.

- Si l’élection de décembre prochain a lieu à la fois pour les membres actifs et les membres fondateurs, ces derniers ne présentent aucun candidat.

Nous sommes convaincus que si cette initiative est reprise par tous les membres du Collège des fondateurs, elle sera très favorablement reçue par l’immense majorité des adhérents et créera les conditions du sursaut que tous espèrent. En conclusion de son rapport, René Passet lance un appel à « l’abnégation de tous ». Nous espérons que tous les membres du Collège des fondateurs y répondront positivement.

Jean-Pierre Beauvais et Bernard Cassen

PS : Au moment de boucler ce texte, nous avons pris connaissance sur les listes électroniques de la déclaration de Jacques Nikonoff. Certains des propositions qu’il avance font déjà partie de notre corpus commun de référence (sans pour autant faire l’objet de conditionnalités) et se retrouvent donc dans le présent appel. D’autres peuvent permettre de lancer un débat


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