Après l’université d’été 2007 à Toulouse, "Attac voit la vie en rose "

vendredi 14 septembre 2007

A Toulouse passionnante université, d’excellente qualité au niveau des interventions et des projets, parfaitement organisée par Attac Toulouse dans une atmosphère à la fois détendue, chaleureuse et enthousiaste.

Vous trouverez ci-dessous :
- le communiqué d’Attac-France
- L’article de Libération à qui le titre de cet article fait référence
- La revue de presse en ligne par Attac-France
- Le lien concernant l’université d’été et les premiers supports d’interventions, photos et videos déja publiés sur le site d’Attac France
- Plus particulièrement le lien de la vidéo de cloture de l’université d’été rappelant nos fondamentaux et nos axes d’action pour l’année à venir

- Communiqué d’Attac France du 25 août

Avec plus de 700 participants, la 8ème Université d’Attac atteste de la
vitalité de l’association. Dans les salles, la qualité des interventions
et des débats confirme le dynamisme de l’altermondialisme et la volonté
de porter des propositions concrètes pour un autre monde. Partout, les
militants échangent les expériences, et débattent des actions à mener.

Dans l’affrontement, plus nécessaire que jamais, avec une droite
décomplexée et un néolibéralisme toujours à l’offensive en Europe et
dans le monde, Attac occupera sa place dans l’ensemble du mouvement
social. Studieuse, militante et festive, cette université souligne la
responsabilité particulière de l’association dans ces luttes.

Dès la rentrée, Attac lancera des campagnes fortes autour de trois axes :
- l’urgence écologique liée à la question sociale ;
- la solidarité face aux inégalités ;
- l’autre Europe que nous voulons, écologique, solidaire et démocratique.

- Article de Libération mardi 28 août 2007 :
Après la crise, les militants d’Attac voient l’avenir en rose
Réunis à Toulouse, les antilibéraux tournent la page des divisions Par GILBERT LAVAL

La coprésidente d’Attac-France, Aurélie Trouvé, reçoit sous les arbres du patio de l’université de Toulouse-le-Mirail. Elle sourit, il fait doux, « tout va bien », dit-elle. Quelques-uns des 800 participants à l’université d’été de son mouvement sortent tranquillement de l’atelier où se discute le « Revenu maximum garanti ». « La paix est revenue et, avec elle, le dynamisme militant », insiste-t-elle.

Petit malin. Des deux ans de crise traversés par l’association, ne restent que quelques soucis financiers et une plainte en cours pour fraude dans les urnes qui n’émeut plus personne. Les propos définitifs de l’ex-président fondateur Bernard Cassen, parti fâché d’Attac, qui annonce que « l’altermondialisme, c’est terminé », sont même affichés comme pour rire à l’entrée de l’université. Un petit malin les a barrés d’un « Bernard m’a tuer » résolument moqueur. « C’est justement parce que Bernard Cassen n’est pas là que le climat est au beau fixe, analyse Jean, militant montpelliérain. L’ancienne direction voulait mettre ce laboratoire d’idées qu’est Attac au seul service de la gauche de gouvernement et n’acceptait surtout pas d’être contrariée ».

Aujourd’hui, Bénédicte, militante paloise et membre du conseil national d’Attac, peut promener ses options révolutionnaires et croiser Pierre, l’informaticien réformiste de Nanterre, sans déclencher de pugilat. Ils peuvent prendre le métro ensemble et discuter. Attac aurait retrouvé les vertus du débat en toute tolérance. C’est Aurélie Trouvé qui résume la situation : « ce lendemain de présidentielle, nous nous retrouvons avec une droite décomplexée au pouvoir, un PS qui tire vers le centre et une gauche antilibérale émiettée. Il y a un espace pour une relance d’Attac avec un recentrage sur des valeurs de gauche. Il nous revient de faire vivre l’antilibéralisme et de faire en sorte que la société civile finisse par imposer ces idées au monde politique » . Cette vérité était déjà vraie l’an dernier, reconnaît-elle.

Mais les enjeux de la présidentielle auraient brouillé le message, selon elle, car il n’est pas simple pour une organisation qui se place hors du champ électoral et souvent composée de militants politiques ou syndicaux, de faire de la politique en pleine élection... « Les élections nous ont rendus illisibles, inaudibles, estime Eric, militant économiste breton. Nous retrouvons aujourd’hui l’attention du public ». Marie, étudiante, venue « en curieuse », se félicite de l’atmosphère « absolument pas sectaire » de l’université. « Attac a perdu sa direction et 10 000 de ses militants dans cette crise, calcule Aurélie Trouvé. Nous espérons bien être au moins 15 000 adhérents dès le mois de décembre. » Trois thèmes seront mis en avant pour remobiliser les troupes : l’exigence d’un référendum sur le nouveau traité européen qui se dessine, la dénonciation dès le 29 septembre de la prochaine franchise médicale au nom de la solidarité contre les inégalités, l’ur gence écologique liée à l’impératif social.

Hoquets. Sous les arbres du patio, le représentant d’Attac-Hollande, Martin Van Beurden, disserte sagement sur les hoquets d’Attac-France : les Pays-Bas ou l’Allemagne sont traversés aussi par les mêmes désaccords entre pragmatiques et radicaux, mais les militants trouveraient toujours selon lui le compromis qui sauve. « Peut-être, s’amuse-t-il, la France a-t-elle une histoire et une culture politique un brin plus explosive... »

Pourtant, les antilibéraux ne sont pas rancuniers. L’altermondialiste José Bové, qui a participé à leur émiettement par sa candidature, a été accueilli dimanche avec une belle ferveur. Quant au trotskiste Olivier Besancenot, qui a pris sa part dans le brouillage du message du mouvement antilibéral, sa proposition d’une refondation de la gauche radicale à la gauche du Parti socialiste est accueillie par Christine, enseignante à Muret, d’un « pourquoi pas ? »

- Revue de presse en ligne sur le site d’Attac France

- Premiers supports d’interventions, photos et videos déja publiés sur le site d’Attac France

- Vidéo de clôture de l’université d’été avec Susan George, Aurélie Trouvé et Jean-Marie Harribeyqui servira de support à la rentré d’Attac Pays d’Aix au Ligourès le 20 septembre