CAC 10 juillet

Comment le populisme mène à la violence d’État

mercredi 10 juillet 2002

Que se passe t-il quand la majorité des citoyens délaisse le terrain de la politique ?
Les multinationales imposent la "loi du marché" à nos élus. La démocratie n’est plus qu’un simulacre, le populisme s’impose.

Que se passe t-il quand la majorité des citoyens délaisse le terrain de la politique ?

Les multinationales imposent la "loi du marché" à nos élus. La démocratie n’est plus qu’un simulacre, le populisme s’impose.

Comment le populisme mène à la violence d’État
Projection du film "Bella Ciao" réalisé à Gênes en juillet 2001 par Marco Giusti et Roberto Torelli

Après Millau, Seattle, Porto Alegre, les partisans d’une autre mondialisation s’étaient donné rendez-vous à Gênes à l’occasion d’un sommet du G8, réunissant les chefs d’État des huit pays les plus puissants de la planète. Venus de toute l’Europe et parfois de plus loin, ils sont des dizaines de milliers à avoir répondu à l’invitation du Forum Social de Gênes, organisateur des principales manifestations qui se sont déroulées dans la ville italienne en juillet 2001.

Dans la plus pure tradition du cinéma direct, Marco Giusti et Roberto Torelli ne font aucun commentaire sur les images qu’ils ont sélectionnées parmi des centaines d’heures de rushes tournées par plusieurs cameramen. L’image fait sens. Pendant près de deux heures, nous y voyons comment la police et les carabiniers italiens se sont comportés face à des manifestants pacifistes dans leur immense majorité. L’accumulation des exactions des "forces de l’ordre" prouve de manière éclatante et incontestable qu’il ne s’agit pas de "bavures" policières, mais d’une volonté délibérée de faire dégénérer les manifestations et de criminaliser ceux et celles qui y participent. Les images de ceux que l’on a baptisé les "black blocs" qui, contrairement aux manifestants non-violents, peuvent détruire une partie du centre ville pendant plusieurs heures sans être inquiétés par la police confirment ce diagnostic. Le point d’orgue de cette répression - premier acte majeur du tout nouveau Gouvernement Ber-lusconi où se côtoient des ministres affairistes, post-fascistes et xénophobes - qui provoqua la mort d’un manifestant des centaines de blessés et des milliers d’interpellations, fut l’intervention brutale d’agents en uniforme dans le Centre des médias du Forum social de Gênes en pleine nuit.


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 2359 / 504276

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Attac dernières  Suivre la vie du site Les rendez-vous d’Attac   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.6 + AHUNTSIC

Creative Commons License