Histoire d’une idéologie politique. par François Denord* aux éditions Démopolis

vendredi 14 décembre 2007

Avant de parler du livre lui-même, une petite présentation de Démopolis s’impose. En effet, de concentrations en concentrations,de rachats en rachats, des pans de plus en plus larges de l’édition française sont passés et continuent de passer sous le contrôle de grands groupes industriels et particulièrement sous celui de Lagardère via Hachette.

Un livre pour Attac : « Néo-libéralisme Version française »

Dans ce contexte, la fondation, en octobre 2006, d’un maison indépendante, Démopolis, qui vise la publication chaque année d’une vingtaine d’essais et de documents et qui s’inscrit délibérément dans une attitude critique des discours dominants, ne peut être accueillie qu’avec intérêt et même sympathie ou admiration.

Les deux premiers ouvrages sortis en librairie le 4 octobre étaient « Cobayes humains. Le grand secret de l’industrie pharmaceutique », de Sonia Shah et « Irak, retrait immédiat », d’Anthony Arnove.
Sonia Shah, accompagnée de Laurence Klejman des éditions
Démopolis est venue présenter son livre lors de la réunion d’Attac pays d’Aix au Ligourès, le 18 octobre dernier, et Anthony Arnove, accompagné de Laurence Klejman et Laurent Hebenstreit des éditions Démopolis est venu à Aix et Marseille, le 26 octobre pour une rencontre à l’IEP d’Aix, à l’invitation du cercle Jean Jaurès, et à Marseille pour un débat à la médiathèque Mille Bâbords.

Le livre de François Denord « Néo-libéralisme Version française » est l’histoire d’une idéologie politique en France.

Depuis le milieu des années 1980, le « néo-libéralisme » passe pour avoir changé le monde. La seule évocation du terme fait surgir les figures de Margaret Thatcher et de Ronald Reagan, accompagnées d’un cortège de politiques publiques et de slogans : privatisation, déréglementation, extension de la « concurrence libre et non
faussée » à tous les domaines. Pourtant, le néo-libéralisme ne vient pas tout droit de Grande-Bretagne ou des États-Unis. Il n’est pas sorti armé de toutes pièces de la globalisation financière. Son histoire s’enracine, en France, dans le bouillonnement intellectuel et
politique de l’entre deux-guerres. Des économistes, des patrons et des hauts fonctionnaires jettent alors les bases d’un libéralisme nouveau qui se veut une troisième voie entre un « laissez faire » jugé moribond et une planification économique supposée faire le lit du
socialisme. Ils ont imaginé un art de gouverner plutôt qu’une utopie.

L’État néo-libéral devra développer une politique active de
l’économie destinée à préserver la concurrence et, simultanément, freiner la tendance « naturelle » de l’État à étendre son contrôle sur la sphère productive.

Cet essai est le premier à proposer une généalogie sociohistorique du néo-libéralisme français en s’appuyant sur des documents d’archives inédits. Il ne retrace pas seulement l’histoire des ramifications françaises d’un mouvement international. En suivant le cheminement du néo-libéralisme des années 1930 aux années 1980, il met en évidence un ensemble de transformations qui affectent l’État, les concepts économiques et les modes d’action publique.Cet essai permet de comprendre comment le néo-libéralisme s’est progressivement métamorphosé en une solution politique.

*« Néo-libéralisme Version française » sort donc en librairie
le 8 novembre avec un bandeau un brin humoristique :
« Les idées neuves de SARKOSY »
*François Denord est docteur en sociologie et chargé de recherche
au CNRS

Jean Fourny


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