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"Sachez, Monsieur le Président, que nous ne laisserons plus nous voler notre vie..." : Annie Ernaux dans l’émission de France Inter "Lettres d’interieur" du lundi 30 mars 2020 par Augustin Trapenard (Autres...)

lundi 30 mars 2020

L’émission est à réécouter sur France Inter ICI

Annie Ernaux est écrivain. Elle vit à Cergy, en région parisienne. Son oeuvre oscille entre l’autobiographie et la sociologie, l’intime et le collectif. Dans cette lettre adressée à Emmanuel Macron, elle interroge la rhétorique martiale du Président.
"Cergy, le 30 mars 2020
Monsieur le Président,

« Je vous fais une lettre/ Que vous lirez peut-être/ Si vous avez le temps ». À vous qui êtes féru de littérature, cette entrée en matière évoque sans doute quelque chose. C’est le début de la chanson de Boris Vian Le déserteur, écrite en 1954, entre la guerre d’Indochine et celle d’Algérie. Aujourd’hui, quoique vous le proclamiez, nous ne sommes pas en guerre, l’ennemi ici n’est pas humain, pas notre semblable, il n’a ni pensée ni volonté de nuire, ignore les frontières et les différences sociales, se reproduit à l’aveugle en sautant d’un individu à un autre. Les armes, puisque vous tenez à ce lexique guerrier, ce sont les lits d’hôpital, les respirateurs, les masques et les tests, c’est le nombre de médecins, de scientifiques, de soignants...



Ne revenons pas à la « normalité » ! par Maximes Combes dans POLITIS 25 mars 2020 (Ecologie et société)

dimanche 29 mars 2020

La comparaison entre la crise du Covid-19 et la situation écologique trouve vite ses limites. Réfléchissons plutôt à la fragilité de nos systèmes.

Pour nombre de militant·es du climat, les réponses apportées par les pouvoirs publics à la terrible crise sanitaire déclenchée par la propagation du Covid-19 génèrent cette interrogation ? : « ?Pourquoi ce qui paraissait inimaginable pour lutter contre les dérèglements climatiques, comme écouter les scientifiques ou trouver beaucoup d’argent, devient d’un coup possible face au Covid-19 ??? »...



L’alimentation en circuits courts permet de s’approvisionner avec moins de risque de contagion par Sophie Chapelle 26 mars 2020 dans BASTA ! (Travail, Retraite)

samedi 28 mars 2020

Face à la décision du gouvernement d’interdire les marchés, des producteurs et des consommateurs s’organisent pour faire vivre les circuits courts. Une carte met en relation les producteurs et les magasins à proximité. Des dispositions sont prises pour assurer les distributions dans les meilleures conditions.

Interdiction des marchés, couverts ou non. L’annonce d’Édouard Philippe le 23 mars représente une catastrophe sociale et économique pour bon nombre de productrices et producteurs agricoles.



En 2018, on pouvait fabriquer 200 millions de masques par an en France /27 mars 2020 / par Lorène Lavocat (Reporterre) (Travail, Retraite)

samedi 28 mars 2020

Il y a moins de deux ans, il existait en France une usine capable de fabriquer 200 millions de masques par an, soit près de 20 millions par mois, grâce à des machines pouvant produire chacune 4.000 masques à l’heure. Pourquoi cette usine, située à Plaintel, dans les Côtes-d’Armor, a-t-elle fermé fin 2018 ? Jeudi 26 mars, l’Union syndicale Solidaires du département a publié un communiqué dénonçant un « scandale d’État », et réclamant une remise en route du site industriel.



Dominique Méda : "La crise du Covid-19 nous oblige à réevaluer l’utilité sociale des métiers" dans Pour L’Eco, ça clash, débat des économistes par Maxime Hanssen (Travail, Retraite)

mardi 24 mars 2020

A l’avant, une armée de soignants se battant contre le coronavirus, les mêmes qui depuis des semaines hurlaient à l’appauvrissement de l’hôpital public. A l’arrière, des millions de confinés, forcés d’interroger l’utilité d’un quotidien temporairement empêché. Cette guerre sanitaire sans précédent affiche l’absurdité d’une hiérarchie sociale des métiers à repenser, estime Dominique Méda. Travailler, mais pour construire quelle société ? Celle qui saura faire face aux multiples fronts, pandémique aujourd’hui, climatique demain ? Des mesures de rupture ont été promises une fois la sécurité sanitaire retrouvée. « Chiche », répond la sociologue du travail.
Pour l’Eco. La crise sanitaire du Covid-19 semble redonner un statut à ceraines professions essentielles à notre vie de démocratie et de société : personnels soignants, agriculteurs… La pandémie peut-elle conduire à réinterroger la valeur travail ?

Dominique Méda. Cette crise va nous donner l’occasion d’une double réflexion : sur le rôle social du travail, d’une part, et sur l’importance relative accordée aux différents métiers, d’autre part. Concernant le travail, le confinement va confirmer, comme l’ont fait de nombreux sociologues (1), le caractère très structurant de son rôle dans notre vie.



« Les connards qui nous gouvernent » par Frédéric Lordon, 19 mars 2020 Le Monde diplomatique (Autres...)

dimanche 22 mars 2020 par Jocelyne

Bien sûr ça n’est pas moi qui le dis — ça non. C’est Claude Askolovitch. Plus exactement, Claude Askolovitch rapporte les propos d’un « ami pneumologue ». En même temps, on sent qu’il les endosse un peu. Ça n’est pas exactement lui qui le dit mais un peu comme si quand même. En tout cas, tous les papiers de la respectabilité sont dûment tamponnés : un journaliste de France Inter et d’Arte, on pourra difficilement plus en règle. Et donc tout d’un coup, sans crier gare, le voilà qui parle, ou laisse parler, de nos gouvernants comme de « connards »



« Relocaliser n’est plus une option mais une condition de survie de nos systèmes économiques et sociaux » Tribune dans Le Monde (Ecologie et société)

dimanche 22 mars 2020

Pour les économistes Maxime Combes, Geneviève Azam, Thomas Coutrot et le sociologue Christophe Aguiton, « l’histoire n’est pas écrite » et il existe encore des moyens pour faire basculer la mondialisation du côté de la réduction des inégalités, expliquent-ils, dans une tribune au « Monde ».

Tribune
En moins de deux mois, la pandémie due au coronavirus rebat déjà les cartes de la globalisation économique. L’allongement continu des chaînes d’approvisionnement et de la division internationale du travail depuis plus de trente ans, ainsi que leur fonctionnement à flux tendus, sont désormais perçues comme des sources de danger difficilement supportables et justifiables.



« Rester confiné chez soi, sur son canapé, n’a strictement rien à voir avec une période de guerre » par Maxime Combes 18 mars 2020 dans Basta (Autres...)

mercredi 18 mars 2020

Les mots ont un sens. « La pandémie à laquelle nous sommes confrontés exigent des mesures plutôt opposées à un temps de guerre » explique l’économiste et chroniqueur de Basta ! Maxime Combes dans cette tribune.

Non, nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en pandémie

« Nous sommes en guerre ». A six reprises, lors de son allocution, Emmanuel Macron a utilisé la même expression, en essayant de prendre un ton martial. L’anaphore voulait marquer les esprits et provoquer un effet de sidération. Avec deux objectifs sous-jacents. L’un sanitaire : s’assurer que les mesures de confinement – mot non prononcé par le président de la République – soient désormais appliquées. L’autre politique : tenter d’instaurer une forme d’union nationale derrière le chef de l’Etat. Le tout également pour faire oublier les mesures contradictoires et les hésitations coupables de ces derniers jours.

Pourtant les mots ont un sens. Et c’est non, mille fois non : nous ne sommes pas en guerre. Nous sommes en pandémie. C’est suffisant, et totalement différent.



Face au coronavirus, les femmes davantage en première ligne que les hommes par Rachel Knaebel 16 mars 2020 dans BASTA ! (Autres...)

mardi 17 mars 2020 par Jocelyne

La revue médicale The Lancet appelle les gouvernements à prendre en compte les conséquences particulières du coronavirus sur les femmes.

Les hommes auraient plus de risques que les femmes de mourir du Covid-19, selon les données encore parcellaires à disposition [1]. Mais ce sont les femmes qui sont en première ligne pour affronter l’épidémie. Elles composent l’essentiel des personnels soignants, au contact direct des malades, et courent donc davantage le risque d’être infectées.



Un monde instable et imprévisible à l’heure du coronavirus mercredi 11 mars 2020, par Christophe Aguiton (Autres...)

lundi 16 mars 2020

Jamais, depuis 1945, le monde n’avait connu une situation aussi chaotique et instable dans un enchevêtrement de crises aussi diverses que majeures : climat et environnement, migrations, guerres et tensions géopolitiques, montée des autoritarismes, ralentissement du commerce mondial, soulèvements populaires sur tous les continents, endettements et marchés financiers hors contrôle, et enfin la crise sanitaire du coronavirus...
Si ces crises sont interdépendantes – comment penser les questions migratoires sans penser au climat, aux conflits et aux guerres – il nous faut choisir un angle et, aujourd’hui, l’épidémie du coronavirus est un bon indicateur des fragilités de la situation internationale et des tendances potentielles qu’elle révèle.



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