En finir avec l’Europe ? C’est au mieux équivoque et au pire c’est criminel. 

mercredi 18 décembre 2013

Le philosophe Étienne Balibar ne mâche pas ses mots. Il ne se reconnaît pas dans ce mot d’ordre – «  En finir avec l’Europe  » – qui donne son titre à un ouvrage récent dirigé par l’économiste Cédric Durand [1].

Trop risqué à ses yeux. Dans la crise absolue que connaît l’Union, «  le nationalisme est galopant aussi bien en haut qu’en bas de l’édifice social  », explique-t-il. Toute propension langagière anti-européenne risque donc, selon lui, de conforter les discours de l’extrême droite : «  C’est un danger trop grave pour que l’équivoque soit soutenable.  » Le danger ? Pour Cédric Durand, il tient justement au cadre européen actuel qui constitue la matrice de toutes les dérives. «  La crise n’est pas seulement celle du capitalisme en général, c’est une crise européenne  », affirme-t-il. Pour lui, les racines en sont lointaines. Elles remonteraient aux fondations de l’Union qui, dans son ADN, serait néolibérale et non-démocratique. Deux tendances fondatrices qui sont en train de se radicaliser, selon Cédric Durand. Résultat, l’Europe s’est transformée en un système totalement corseté : «  En s’appuyant sur les traités, la Commission, le Conseil européen et la Banque centrale européenne impulsent une radicalisation de l’agenda néolibéral et tiennent à bonne distance les peuples européens des processus de décision....Suite document joint


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