Chroniques de l’œil de la chéchia n°3

samedi 28 mars 2015

par Hervé Youcef (Attac La Goulette)

jeudi 26 mars 2015, par Hervé Thomas.

Gaz de Schiste Oui Oui Oui Gaz de Schiste Non Non Non : Attac complice du parti de la France ?

Orage toute la nuit, ô rage de retrouver le stand ce matin à 8h00 au milieu d’un lac.

Rage certes mais de désespoir point grâce aux balais empruntés aux femmes chargées de l’entretien du site.

Rage aussi et jeu d’essayer de redonner le plus vite possible au site son aspect déjà presque habituel en ce 2e jour sur El Manar.

À huit heures quarante cinq, tout était fin prêt pour recevoir nos visiteurs potentiels que l’inclémence des cieux semblait avoir refroidis, étant donné la fréquentation maigrelette en ce début de matinée par rapport à l’affluence d’hier.

Et puis tout à coup, après avoir manifesté bruyamment à proximité du stand en entonnant force chants patriotiques, une délégation algérienne de près d’une soixantaine de personnes avec drapeaux, casquettes, mégaphones et autres accessoires viennent nous interpeller de façon plutôt vindicative à propos de notre appel au boycott des gaz de schiste en Algérie. Il apparaît évident qu’il s’agit d’une opération financée par le gouvernement algérien en réponse aux mouvements en cours en Algérie mais cela devrait nous amener à travailler notre argumentation à ce sujet par rapport à certaines critiques qu’il faut entendre et qui ont leur pertinence : on en reparlera au retour mais sans doute devrions nous aussi mener notre propre campagne auprès de la presse francophone algérienne par le biais d’interviews et d’articles (El Watan – Le Matin – Liberté – Le Quotidien d’Oran). À ce sujet, l’atelier du matin qui défendait l’exploitation des gaz de schistes et l’immense stand des étudiants algériens complètement vide à l’exception de chaises occupées par d’étranges étudiants en costume et pardessus sombre ayant plutôt l’âge moyen de l’adhérent d’Attac que celui d’aller en fac, valaient à eux seuls leur pesant de dattes.

À l’opposé, de nombreux algériens sans casquettes, sans drapeaux et sans chants patriotiques viennent nous exprimer leur approbation et leur soutien de cette campagne, nous dire combien cette lutte ne concerne pas seulement la population d’In Salah mais celle de tous les Algériens, combien pour certains d’entre eux la création d’Attac Algérie serait, je n’ose le dire mais je le dis quand même, « une bénédiction ».

Autre aventure de cette matinée, le refus d’une proposition par le représentant d’un éditeur, de la mise en vente dans l’enceinte du stand d’Attac de deux ouvrages de Michel Collon l’un dénommé « Je suis ou je ne suis pas Charlie ? » et l’autre « Djihad made in USA ». Un refus difficile car le bonhomme s’était déjà installé le plus naturellement du monde, difficile aussi car ce n’est pas aisé de dire non, mais un refus motivé par l’ambiguïté à la fois des jaquettes de livres que nous ne connaissions pas et aussi par certaines fréquentations et/ou appui du même Michel Collon. Après de longs pourparlers, les choses ont repris leur cours et la pluie s’est remise à tomber violemment.

Demain sera un autre jour et pendant que les fèves fraîches que j’ai trouvées hier au marché cuisent doucement en tfina accompagnées d’orge à la vapeur et au cumin, Tonton Hervé Youcef vous livre la recette de ce que j’ai concocté hier soir et qui est chez nous le repas des veilles de fête : le mesfouf.

Mesfouf

Pour 4 personnes, il faut : 500 grammes de semoule fine - 250 grammes de raisins secs – 1 kg de petits pois frais - Huile d’olive - sel.

On commence par verser les raisins sec dans un bol d’eau tiède et on laisse gonfler.

Faire bouillir une marmite d’eau.

Verser le couscous dans un grand plat et saupoudrer d’une pincée de sel, arroser d’une cuillère à soupe d’huile d’olive et rouler entre les mains afin d’en imprégner le couscous.

Asperger le couscous d’eau et en utilisant des gestes légers mélanger entre les mains. Déposer dans le haut du couscoussier (je soude bien les bords avec du papier aluminium pour éviter que la vapeur s’échappe).

Dès que la vapeur commence à s’échapper du couscous laisser cuire 15 minutes, verser le couscous dans une grand plat tajine (ne pas confondre avec le tajine marocain, là il s’agit d’un plat ovale en terre cuite ou en olivier dans lequel on roule le couscous), séparer les graines du couscous tout en versant de l’eau tiède salée à l’aide de vos mains, laisser reposer quelques minutes et remettre dans le haut du couscoussier.

Refaire cuire le couscous à la vapeur 3 fois, et à la 3e je rajoute au fond du couscoussier les raisins secs et les petits pois.

Verser dans un grand plat, ajouter de l’huile d’olive et mélanger à l’aide d’une cuillère en bois.

Servir chaud accompagné de l’ben (lait fermenté) et éventuellement de dattes.


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Sans lendemain

Percutant et superbement réalisé, ce film d’animation questionne notre mode d’exploitation des énergies fossiles et des ressources naturelles, ses conséquences au niveau planétaire et l’impasse où nous mène notre modèle de croissance.