Avec les Grecs : contre l’austérité, pour la démocratie !

mercredi 8 juillet 2015, par Attac Rennes

Dans ce contexte critique, la solidarité avec le peuple grec doit plus que jamais s’exprimer ! Mais il ne s’agit pas seulement de solidarité : en écrasant la Grèce, les créanciers veulent effacer de la carte européenne la possibilité même d’une alternative aux politiques néolibérales autoritaires, tant au plan économique que migratoire.

Le Parlement grec a mis en place une commission d’audit pour faire la vérité sur la dette publique. Cette commission a rendu compte de ses travaux scientifiques les 17 et 18 juin derniers :
1/ la crise de 2009 n’était pas une crise des finances publiques mais une crise des finances privées
– et, au premier rang, celle des banques grecques endettées auprès des banques françaises et allemandes qui ont spéculé sur les taux d’intérêt grecs ;
2/ les « plans d’aide » n’ont pas profité aux finances publiques grecques mais à ces mêmes banques françaises et allemandes ;
3/ le premier plan d’aide a consisté en la transformation des dettes privées en dettes publiques et les prêts bilatéraux ont surtout fait gagner des centaines de millions d’euros aux 14 États prêteurs ;
4/ le second plan d’aide a surtout permis le désengagement des créanciers privés qui se sont défaussés sur les institutions européennes ;
5/ selon la commission d’audit et Attac Autriche, à peine 10 % de ces deux plans d’aide ont alimenté les finances publiques grecques – dont ses dépenses militaires ;
6/ la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international savaient que ces endettements supplémentaires allaient précipiter l’économie et la population grecques dans le chaos ;
7/ le droit a été constamment bafoué depuis 2009 – qu’il s’agisse du droit grec, européen ou international ;
8/ au regard de la jurisprudence du droit international – et ce n’est pas là un jugement moral –, l’ensemble de la dette publique grecque a un caractère illégitime, odieux et illégal ;

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