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LGV : une inauguration présidentielle est programmée le 28 février à Villognon. Mais devons nous nous enthousiasmer ?

mardi 28 février 2017

Quel sera l’effet immédiat de l’ouverture de la ligne le 2 juillet 2017 ?

  • Pour l’usager : une augmentation du prix des billets pour rejoindre Bordeaux ou Paris
  • Pour la SNCF : chaque TGV qui circulera sur cette ligne creusera un peu plus le déficit de la SNCF, plombant sa capacité à investir et entretenir le réseau existant 

Pourquoi ? Mais tout simplement parce que VINCI nous roule à grande vitesse !

Depuis 2010 Attac 16 dénonce le choix du PPP ( partenariat public privé) pour construire et exploiter la ligne.
Qui est l’heureux concessionnaire : LISEA société menée par VINCI.
Quel est l’intérêt de ce PPP ? Permettre à LISEA/VINCI de capter toutes les recettes d’exploitation de la ligne Tours-Bordeaux ( oui, toutes : 100 %) en apportant moins d’un tiers du financement des travaux. Qui paie les deux tiers restants ? L’État, les Collectivités locales et SNCF Réseau ( ex RFF) ! En résumé, la SNCF paye 26% des travaux nécessaires à la réalisation de la ligne mais verse des péages à LISEA pour chaque train qu’elle fait circuler sur cette ligne. Et quels péages ! : exorbitants, à peu près le double du niveau actuel. Peu étonnant dès lors que la SNCF cherche, pour équilibrer son budget, à réduire les dessertes et veuille éviter les trains à moitié pleins ! Nos élus croient avoir remporté « la guerre du rail » en obtenant un meilleur niveau de dessertes que ce que préconisait la mission Auroux. Mais qui comblera le trou de la SNCF ?
Cependant réjouissons nous : les actionnaires de LISEA, après quelques craintes, devraient pouvoir obtenir le taux de rémunération escompté pour leurs apports : 14 % comme dans toute concession car il faut bien rémunérer le risque pris par les investisseurs ! Fort heureusement pour nous, les usagers, LISEA n’a en fait fourni que très peu de « fonds propres » ( 772 millions) : ses apports c’est surtout des emprunts bancaires qui coûtent tout de même moins cher que la dette d’actionnaires !

Et nos élus restent silencieux sur le futur prix des billets  

Nos élus ne semblent guère pressés d’aborder ce sujet. Lorsqu’ils sont interrogés ils évoquent les silences de la SNCF. Jérôme Lambert qui, à notre demande, a interrogé la SNCF, a reçu le 21 juin 2016, une réponse de la Directrice Générale Voyages SNCF. Extraits : « Nous proposons et promouvons la meilleure offre possible .. pour que le TGV reste un grand succès populaire, accessible à tous. Pour atteindre cet objectif, SNCF continuera de proposer davantage de petits prix et des offres « low cost ». Dans le rapport qualité/prix du TGV, on augmente toujours la qualité plus vite que le prix »
Les offres « low cost » du service public... voilà bien un gage de modernité !


le CA d’ATTAC 16