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Crise et dépenses d’armement : que peut faire l’Europe ?

mardi 3 janvier 2012 par attac32

Crise et dépenses d’armement : que peut faire l’Europe ?
Jean-Claude Bauduret.
Université d’été des ATTACs d’Europe
Fribourg. Le 12/08/11
Quelques éléments de comparaison.
Sur le plan des finances
Il faudrait consacrer 240 milliards de $ par an pour réduire seulement de moitié l’extrême pauvreté dans le monde
Les estimations concernant le produit d’une taxe mondiale de 0,1% sur les transactions financière serait, selon Schulmeister de 917 milliards. Elle diminuerait fortement les années suivantes .
Les dépenses mondiales d’armement en 2009 s’élevaient à 1560 milliards de dollars.
Selon la Commission Européenne une taxe identique au niveau de l’Union rapporterait 54 milliards d’euros
Les dépenses de l’Union Européenne en matière d’armement s’élèvent à 230 milliards d’ € :
Sur les risquesLa dissémination nucléaire rend l’hypothèse d’un conflit atomique tout à fait envisageable. Il y a neuf puissances nucléaires, 6 autres Etats sont soupçonnés de vouloir le devenir , et 29 autres en ont la capacité technique.
Nous nous battons à juste titre contre le réchauffement climatique qui aurait, dans le siècle, des conséquences catastrophiques. Mais c’est en quelques jours que, sur la décision d’un seul homme, un hiver nucléaire aurait des conséquences encore bien pire.

Les dépenses d’armement, facteur aggravant et instrument d’approfondissement de la crise.
Un milliard et demi d’individus survivent avec moins de 1,25 dollar par jour, mais on consacre 220 dollars par an et par habitant de la planète à la fabrication et à l’utilisation d’engins de destruction et de mort.
Les mouvements pacifistes ont maintes fois dénoncé cette absurdité du monde dans lequel nous vivons. ATTAC participe aux initiatives de ces derniers. Mais l’apport d’ATTAC ne peut-il pas aller plus loin, en apportant sa contribution spécifique sur cette question ? En effet, si la militarisation n’est pas la cause fondamentale de la crise sociale, économique et écologique mondiale elle est néanmoins un facteur aggravant de celle-ci et aussi un instrument de son approfondissement.
Elle est un facteur aggravant en ce sens que le poids des dépenses d’armement, dépenses parasites est loin d’être négligeable dans l’économie. Pour de nombreux pays elles sont du même ordre de grandeur que le déficit budgétaire de l’Etat .Ces déficits accumulés ont pesé lourd dans la crise de la dette publique. En 2009 ces dépenses se montaient à près de 1,8% du produit intérieur brut de l’Union Européenne et à 4,7% de celui des USA .
La situation est très diverse suivant les pays de ‘Union Européenne. Le poids est énorme pour la Grèce – 4%- mais il est aussi très élevé –entre 2,7 et 2,2% du PIB pour le Royaume uni, la France, la Lettonie, la Bulgaries, l’Estonie et Chypre. L’hostilité multi séculaire entre la Turquie et la Grèce coûte cher à cette dernière et à Chypre.
Accélérer les négociations sur des accords de désarmement aurait permis d’alléger ces déficits sans porter atteinte à la sécurité des Etats.
C’est exactement le contraire qui s’est produit :
Les dépenses mondiales d’armement ont continué d’augmenter : + 4% en 2008, + 6% en 2009, + 1,3% en 2010.

La volonté politique à l’inverse de l’intérêt des peuples.
Les négociations sur le désarmement nucléaire et le désarmement tout court se heurtent à l’hostilité de 4 des 5 puissances nucléaires membres du Conseil de Sécurité de l’ONU : les USA, la France, la Grande Bretagne et la Russie, bien que les dépenses d’armement constituent un véritable fardeau économique.
Si ces 4 puissances sont parmi les 5 premiers exportateurs mondiaux d’armes, si les complexes militaro-industriels agissent évidemment pour toujours plus de production et plus d’exportations en vertu de la loi du profit maximum, si les Etats voient d’un bon œil l’amélioration de leur balance commerciale ce ne sont cependant pas des considérations économiques à court terme qui les poussent à produire, consommer et vendre toujours plus d’armes. Objectivement leur intérêt économique serait de désarmer. C’est donc ailleurs qu’il faut chercher les raisons de la poursuite de cette politique.

La mission principale de la « Défense » n’est plus l’intégrité du territoire.
Normalement, après l’effondrement du camp soviétique, l’OTAN, pacte de défense, aurait dû disparaitre après la dissolution du pacte de Varsovie (1991). Non seulement il n’en a rien été mais il s’est au contraire renforcé de dix anciens membres du pacte de Varsovie. Fait significatif, ceux-ci ont adhéré à l’OTAN avant leur intégration dans l’Union Européenne .

Sous l’impulsion de l’OTAN la plupart des armées des pays adhérents d’Europe ont été profondément restructurées sur le modèle britannique :
• Professionnalisation au lieu de conscription.
• Réduction des effectifs.
• Création et développement des « forces de projection » capables d’intervenir rapidement en n’importe quel point du globe.
De fait la mission principale des armée européennes est de moins en moins la défense de l’intégrité du territoire et de plus en plus, sous couvert de protection des ressortissants à l’étranger, de missions humanitaire ou de maintien de la paix, des interventions dans des pays étrangers.
La force des idées pacifistes en Allemagne freine cette transformation, néanmoins des troupes allemandes sont présentes dans une dizaine de pays étranger, au total environ 13 000 hommes.
Cette transformation des armées est en cohérence avec la nouvelle doctrine de l’OTAN : tout pays membre est agressé si une de ses sources d’approvisionnement essentielles est compromise. L’OTAN est devenu ainsi le bras armée des puissances occidentales et en particuliers des USA pour continuer à piller les ressources naturelles de la planète.

Continuer librement le pillage des ressources de la planète.
L’exemple de l’Irak est édifiant. Outre les profits réalisés pendant le conflit par les marchands d’armes comme Lockheed, Boeing, outre la surfacturation du pétrole qu’Halliburton vendait aux troupes américaine et qui fit scandale, les entreprises américaines, françaises, allemandes, canadiennes se disputent le marché de la reconstruction. Estimé à 200 milliards de $ pendant la guerre, on l’estime aujourd’hui à 600 milliards.
Mais, outre ces « effets d’aubaine » le fait le plus significatif fut récemment révélé par le journal « The Independent » : avant même la décision d’intervention des troupes britanniques la ministre du commerce extérieure s’était entretenu avec les majors du pétrole Shell, BP, British Gas qui craignaient d’être évincé par les pétroliers américains ou le français Total. Selon le compte-rendu de cet entretien celle-ci avait convenu « qu’il serait difficile de justifier que les entreprises britanniques soient perdantes en Irak alors que le Royaume-Uni a lui-même manifesté un soutien remarquable au gouvernement américain pendant la crise. ». De son côté le le Foreign office notait alors : « Nous sommes déterminés à décrocher une juste part du gâteau pour les entreprises britanniques dans l’Irak de l’après-Saddam. » En 2003 Shell, BP et Tony Blair avaient vigoureusement démenti les bruits qui courraient alors et dont on a la preuve aujourd’hui, 8 ans après. Tony Blair alléguait alors la présence d’armes de destruction massive que l’on n’a lamais trouvé. Le champ pétrolier de Rumaila exploité en commun par BP et le chinois CNPC, rapporterait actuellement plus de 450 millions d’€ de profit annuel).
La rationalité économique de la production d’armements et de l’entretien d’une armée se situe là : poursuivre « librement » le pillage des ressources naturelles. C’est en ce sens qu’elle elle est un instrument de l’approfondissement de la crise. C’est un des éléments du cercle vicieux néolibéral. Les profits tirés des industries d’armement sont accessoires, ce qui compte c’est l’ensemble des profits que toutes les entreprises peuvent tirer du fait de cette domination militaire et de la pression qu’elle permet d’exercer.

Une logique sans issue.
La mondialisation a façonnée des sociétés profondément inégalitaires. L’essaimage de ce modèle a abouti à la création de zones d’opulence dans un océan de misère concernant les pays du tiers-monde d’une part et des poches de pauvreté et d’exclusion qui s’étendent dans les pays développés. Ce mélange est créateur de tensions sociales extrêmes.
Les murs et les gardes en armes, qu’il s’agisse des luxueuses villa dans les pays pauvres ou des frontières fermées par les accords de Schengen et gardées par Frontex , la directive européenne de la honte , ne résoudront rien, pas plus que le développement de la surveillance, dangereuses pour la démocratie, dans les pays occidentaux.
Ce mélange d’opulence et de détresse est facteur de révoltes et de désespoir. C’est un mélange explosif et le feu prend vite aux poudres comme en attestent les émeutes de la faim au printemps 2008 dans 17 pays du Sud, mais aussi les révoltes des banlieues dans toutes les villes de France en 2005, et à Villier le Bel en 2007, la révolte de la jeunesse grecque en décembre 2008. C’est un terreau fertile où les intégristes religieux peuvent recruter des hommes prêts à tout y compris au sacrifice murement réfléchi de leur propre vie.
Mais l’enfermement, l’exclusion, les expulsions et la mise à l’index sont des voies sans issues et ne constituent que des protections illusoires. Depuis le début de 2011, parti de Tunisie s’est développé un mouvement pacifique, porteur d’avenir, qui dépasse la simple révolte, pour cibler la dictature, les banques et la corruption et rechercher des voies vers la démocratie.

Pour une logique économique du désarmement.
Il faut en effet inverser cette logique néolibérale qui conduit l’espèce humaine à sa perte à plus ou moins brève échéance. Les 1560 milliards de dollars qui sont consacrés à la destruction de vies et de biens matériels doivent être utilisés pour l’aide aux populations les plus démunies, pour un développement économique écologique, contre le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources naturelles et la pollution.
On ne peut pas se contenter de dire, comme on le fait souvent, qu’avec les crédits accordés pour tel sou marin ou tel missile on pourrait construire x écoles et y hôpitaux. Si tout le monde ou presque est pour la paix, les résistances au désarmement ne résultent pas que du lobbying du complexe militaro industriel et des grands trusts. Il s’appuie aussi sur des réalités matérielles. Toutes ses activités sont réalisées par des hommes qui en vivent, qui ont une qualification, qui ont des droits comme tout travailleurs. Leur reconversion professionnelle pose des problèmes auxquels il faut répondre. Faute d’y avoir réfléchi avant, les bons sentiments pacifistes sont vite annihilés par les nécessités immédiates. La défense de l’emploi, la nécessité de maintenir un tissu économique dans des villes qui quelquefois ne vivent que par la présence d’une garnison l’emportent toujours, aussi bien auprès des syndicats que des élus locaux.

Union Européenne : une situation diversifiée.
Plus la proportion de militaites dans la population active est faible moins l’économie aura de mal à réemployer les militaires dans d’autres activités. La Grèce (3,6%), Chypre (2,5%) et la Belgique (2,1%) devront sans doute faire un effort de reconversion plus important que les autres pays de l’UE et notamment des 16 dont la population militaire représente moins de 1% de leur population active. Les effectifs « paramilitaires ». Il s’agit de forces quelquefois comptées dans les effectifs militaires mais qui exercent en fait des fonctions de police et doivent, à ce titre être maintenues dans le cadre stricte de la protection des citoyens excluant toute activité de surveillance et de répression des citoyens et des mouvements sociaux.
Deux pays se distinguent en ce qui concerne l’importance de leurs industries d’rmement : la France et l’Allemagne puis viennent, loin derrière la Suède qui exporte 7 fois plus qu’elle n’importe, la Slovaquie et les Pays Bas 4 fois, l’Italie, le Royaume uni et l’Espagne 2 fois.
Une fois de plus la Grèce occupe une position singulière : 4e importateur mondiale d’armements, après la Chine, l’Inde et la Corée du sud, sa production est marginale. Elle n’aurait donc pas de problème de reconversion de son industrie d’armement, mais dans la situation actuelle c’est un grave inconvénient puisque ses dépenses d’armement représentent plus de la moitié de son déficit budgétaire. Dans les négociations sur la crise de l’€ l’Allemagne est le principal pourfendeur de la Grèce. Mais l’Allemagne a une part de responsabilité dans la situation de la Grèce : les deux rivaux, la Turquie et la Grèce sont les deux premiers clients des industries d’armement allemandes. Ils absorbent, à part à peu près égale, le ¼ des exportations allemandes d’armes. L’Allemagne est leur premier fournisseur. Les importations en provenance d’Allemagne représentent 1/3 des importations grecques et 46% des importations turques.
Si la Turquie devait entrer dans l’Union Européenne le préalable du règlement du problème chypriote et d’un pacte gréco-turc de non agression et de désarmement devrait être posé. Si elle voulait vraiment aider la Grèce l’UE pourrait dès maintenant intervenir dans ce sens.

Désarmement mondial : des étapes sont nécessaires.Il faut d’abord souligner que le processus de désarmement sera un processus lent donnant donc le temps d’une reconversion plus facile.
La première étape doit être l’arrêt de toutes les recherches militaires c’est-à-dire l’arrêt de la course à la modernisation des armements. Elle peut-être immédiate, il suffit de le décider. La plupart du temps ces recherches sont « duales », à la fois militaires et civiles. Il s’agit donc simplement de réorienter la partie militaire vers le civil et de donner à cete dernière par là-même plus de moyens, notamment dans le domaine médical, mais aussi dans d’autres domaines : énergies renouvelables, nouveaux matériaux pour des économies d’énergie, meilleure prévision des catastrophes dites « naturelles », etc….
La deuxième étape consiste à démarrer l’abolition des armes nucléaires. Même s’il ne fallait que 10 ans pour aboutir à leur éradication, les constructeurs de celles-ci ne seraient pas au chômage : ce sont eux les mieux placés pour les démonter et les neutraliser et ils pourraient aussi trouver un vaste champ d’activité dans le démontage des Centrales nucléaires.
Sans attendre la fin de cette deuxième étape la 3e devrait porter sur les armes conventionnelles et démarrer sur la dissolution des « forces de projection ». Le surcoût lié à l’entretien des troupes françaises en pays étrangers était de 875 millions d’€ en 2008 et avoisine sans doute le milliard actuellement, sur un budget défense de l’ordre de30 milliards.
Enfin il ne faut pas perdre de vue que l’armée a des missions de protection civile qu’il convient de maintenir et même renforcer et que, si le « noyau dur » est constitué par les hommes en armes, il y a bien d’autres services qui gravitent autour et qui ont des activités tout à fait similaires à des activités civiles.
Les industries d’armement devront aussi faire face à une reconversion très importante.

Le cas de la France
Quoiqu’il en soit il est clair que l’inscription de l’Union Européenne dans un processus de désarmement mondial nécessite un examen cas par cas, pays par pays. Ceci n’est évidemment pas possible dans le cadre de cet atelier. Je vais donc me limiter à un pays qui a à la fois une industrie d’armement forte et une armée conséquente et que je connais bien : la France. Mon étude porte sur la situation de la France en 2005. Celle-ci a évolué depuis, mais la démarche reste la même.

Dans le domaine militaire il y avait en France, en 2005, 454 mille personnes employées, dont 357 milles militaires et 97 000 civils.
Parmi elles, 100 000 gendarmes qui pourraient être placés sous une autre tutelle que celle du ministère de la défense et poursuivre leur mission de protection des citoyens, à l’exclusion de tout aspect répressif ou de surveillance vis-à-vis des mouvements syndicaux, citoyens ou politiques.
Les 22 000 hommes du Génie pourraient constituer la base d’une force d’intervention rapide contre les catastrophes naturelles, sous la tutelle du ministère de l’environnement, ou sous la responsabilité d’une autorité européenne prévue à cet effet. Certains moyens en hommes et en matériel des « forces de projection » (80 000 hommes pour la France) pourraient lui être adjoints. On sait que ces catastrophes sont de plus fréquentes et de plus en plus violentes.
Les 13 000 hommes et femmes du Service de Santé des Armées pourraient également poursuivre leurs activités, ou dans le civil, ou au ministère de la Santé.
Il resterait donc environ 300 000 homes à reconvertir.
Dans le cadre de la restructuration de l’armée l’objectif fixé par le gouvernement français est de diminuer les effectifs de 54 000 d’ici à 2014.
L’armée française recrute annuellement 20 000 hommes, mais les départs sont en augmentation constante et avoisinaient 35 000 en 2009 (départs en retraite, normaux ou anticipés, mais aussi, pour plus de 10 000 volontaires, non renouvellement de leur premiers contrats de 5 ans. Ils ont, en général, moins de 30 ans. Les hommes du rang, engagés jeunes, quittent l’armée avec 4 ans d’ancienneté en moyenne. Ils constituent un gisement de main d’œuvre pour des métiers nouveaux, insuffisamment développés et auxquels ils pourraient être formés avant leur départ de l’armée, avec un effort de formation bien plus important et plus efficace que le dispositif actuel.

Les industries d’armement.
La plupart de ces industries sont « duales », avec une production civile et une production militaire . Elles sont également de moins en moins nationales et de plus en plus privées. Là encore c’est le Royaume Uni qui a ouvert la voie au néolibéralisme dans les années 80. Néanmoins l’Etat français garde encore un certain nombre d’actions dans celles-ci.
Les branches industrielles d’armement occupaient 100 000 emplois en 2005 . L’effort de reconversion à faire est comparable à celui qui a été fait entre 1980 et 1990 pour la sidérurgie française. On peut raisonnablement penser que, dans un premier temps, ceux qui fabriquent ces armes sont les mieux placées pour les détruire et que le caractère dual de la plupart des entreprises rendra les reconversions plus faciles.

Quels emplois nouveaux pour une reconversion réussie, écologique et sociale ?

Nous n’avons pas le choix : ou bien les activités suivantes seront développées ou bien l’espèce humaine sera l’artisan de sa propre extinction, que ce soit par un holocauste nucléaire ou par l’épuisement des ressources, la pollution et le réchauffement climatique. On fait d’une pierre deux coups en reconvertissant ceux qui augmentent le premier risque à lutter contre les seconds.
Le bâtiment représente, en France, le premier poste de dépenses énergétiques (40%)et 25% des émissions de gaz à effet de serre . Pour respecter le facteur 4 du protocole de Kyoto repris en France dans le Grenelle de l’Environnement il faudrait annuellement 300 000 constructions neuves « BBC » (Bâtiment Basse Consommation ») et 500 000 rénovations avec une attention spéciale pour les logements sociaux . Cela pourrait conduire, rien qu’en rénovation à la création d’environ 150 000 emplois
Les énergies renouvelables. Selon le scénario « Négawatts » 2006 , les énergies renouvelables à l’horion 2030 créeraient 200 000 emplois, à part égale entre l’éolien et le photovoltaïque.
S’agissant très majoritairement d’emplois à faible contenu en capital, leur pérennité serait assurée dans de bonnes conditions. De plus, ils offriraient une très grande diversité en termes de niveau de connaissance, de qualification et de contenu d’activité, autant d’éléments de solidarité et de complémentarité propres à renforcer la cohésion sociale
L’agriculture. En 2009 5% des exploitations agricoles françaises étaient « en bio ». D’après une étude britannique ce genre d’agriculture nécessite un tiers de main d’œuvre en plus que l’agriculture traditionnelle. La conversion totale en bio de l’agriculture française créerait théoriquement 100 000 emploi à terme.
Les transports, la collecte, le traitement et le recyclage des déchets la coopération dans tous ces domaines avec les pays en développement sont d’autres gisements potentiels d’emplois pour lesquels il est plus difficile de faire des estimations.

Les dépenses d’armement des Etats de l’Union Européenne représentent 4 à 5 fois celles de la France. A eux 4, la France, le Royaume Uni l’Allemagne et l’Italie réalisent près de 70% de ces dépenses et possèdent des industries d’armement importantes.

Créer les conditions politiques
La Convention pour l’abolition des armes nucléaires, soutenue par 125 Etats pourrait constituer une avancée capitale dans le sens du désarmement général. A l’ONU seuls les USA, la Russie, la France et le Royaume Uni s’y opposent. Ces gouvernements prennent position au nom de leurs peuples, contre l’avis de ceux-ci. Un sondage réalisé en 2008 dans 21 pays dans le monde a constaté que dans 20 pays une grande majorité des gens soutenait l’idée d’un accord international pour l’élimination de toutes les armes nucléaires. Ils étaient 77 % aux États-Unis, 69 % en Russie, 81 % au Royaume-Uni, et 87 % en France.

« La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics » dit la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 dans son article 21. Manifestement ça n’est pas toujours le cas. Il est nécessaire que, sur cette question du désarmement les peuples reprennent la parole.


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