Le Ptitgrain n° 443 Mardi 2 janvier 2018


Le Ptitgrain n° 443
Mardi 2 janvier 2018
Courriel : bordeaux@attac.org
Adresse postale : ATTAC33 - 8 rue de la Course - Bordeaux - 33000
web : http://www.local.attac.org/attac33

Local situé : 8 rue de la Course - Bordeaux - 33000
(Tram C, arrêt : Place Doumer) Tel : 05 56 44 08 05


INFORMATIONS


- CA ATTAC 33 LE JEUDI 11 JANVIER (19h au local 8 rue de la course, Bordeaux)


RENDEZ-VOUS




LE MOT DE LA SEMAINE

Macronie sans limites

Depuis quelque temps, la monarchie macronienne avait atteint son rythme de croisière.

Emmanuel, jeune roi « sorti de nulle part », recevait à Chambord, le pays était fier.

Le parlement, la justice, la police, étaient dans une main de fer,

Les godillots d’« En marche », confiés à Christophe Castaner.

Partout dans le pays régnait une même servitude volontaire,

Le grand ménage du mois de mai avait été salutaire.

Tous les pouvoirs se trouvaient confondus dans une belle fusion

Les médias ne posaient plus de méchantes questions,

Dépêchaient au château des journaleux paillassons,

Pour recueillir la parole officielle, rester à l’unisson.

Les ministres étaient aux ordres, ne décidaient de rien,

Mettaient juste en musique les plans jupitériens.

Des plaisirs philosophiques au souci du paraître,

Tout n’était que prétexte à glorifier le maître,

Tout n’était qu’imposture et perversion du verbe,

Tout était en place pour le dictateur en herbe.

Jupiter, régnait sans partage, étalait sa magnificence,

Concentrer les pouvoirs promettait une réelle efficience.

Désormais, le pays tout entier était voué au culte des milliardaires,

Et l’argent pour toutes choses devenait l’unique repère.

Les riches, gavés jusqu’à la gueule, pourraient enfin se montrer généreux,

étaler leur fortune sans aucune fausse honte,

créer de la richesse par des actions qui montent,

Et contribuer à la prospérité des pauvres par un ruissellement merveilleux.

Les premiers de cordée allaient tirer bien fort

Et mener, dans un grand projet, le pays à bon port.

Le travail ne serait plus entravé par des contraintes héritées d’un autre âge,

La France, libérée d’un étatisme étouffant, penserait un peu moins à la plage.

Des années socialistes, assurément, on ne trouverait plus trace,

Et les classes dangereuses seraient enfin touchées par la grâce.

Travaille, obéis, consomme, les consignes étaient claires,

Le peuple avait choisi son roi et n’avait plus qu’à se taire !

Le pays devait retrouver le chemin de la productivité,

Ne plus s’embarrasser de tous les inadaptés.

La France, terre de riches, n’accueillerait plus la misère en errance,

Les immigrés, triés à bac +7, seraient des bourgeois en puissance,

Et contribueraient enfin pleinement à la richesse nationale,

en chantant les louanges de la patrie des droits du capital.

L’écologie était sous contrôle,

Avec Hulot, c’était plutôt drôle,

Aux côtés de la finance, elle était bienveillante,

Et les abeilles mourraient de mort lente.

Les actionnaires étaient confiants, attendaient la croissance,

Les sondages remontaient, ça n’avait aucun sens,

Johnny était mort, paix à son compte en banque,

Les rues étaient calmes, peuplées d’individus en manque

Jean-Luc Gasnier

Et pour faire face à la Macronie, il faut vraiment nous souhaiter collectivement une bonne année militante !