Le P’tit Grain n°490 mardi 5 février 2019

INFORMATIONS


Pétition en ligne au 22 janvier 2019 :
SUPPRIMONS les DÉPASSEMENTS d’HONORAIRES MÉDICAUX,
« Taxes Santé » scandaleuses !

Le lien pour signer est : http://chng.it/wcNvz5XX
En 2018, le renoncement aux soins (durable ou transitoire) pour raison financière
atteint plus d’un quart de nos concitoyens de France.
Parmi les différents obstacles expliquant cette situation de plus en plus préoccupante, les dépassements d’honoraires médicaux sont en première ligne (avec les franchises diverses, le forfait hospitalier qui vient d’augmenter, les déremboursements multiples, les nouveaux frais de dossier, les forfaits à payer sur les actes lourds qui viennent de passer de 18 à 24€, l’augmentation des tarifs des complémentaires santé…etc…).
Ces dépassements d’honoraires très rares avant 1980, sont en augmentation régulière depuis, malgré les alternances politiques accompagnées de promesses multiformes prétendant les supprimer, les limiter, les freiner…etc…
Ils représentent en 2018 14% de l’ensemble des honoraires médicaux sur une année (plus de 3 milliards d’euros, ils avaient franchi la barre des 10% en 2006). Ils concernent des actes lourds (interventions chirurgicales et explorations endoscopiques avec anesthésie générale et bilan anatomo-pathologique par exemple) mais également des pratiques plus anodines (radiographies
diverses, bilans gynécologiques…etc….).
Ils peuvent se cumuler pour une même personne, à l’occasion de la même affection.
Ils frappent bien sûr les plus gros consommateurs de soins que sont « nos grands
malades » et « nos anciens » et leur occasionnent une double peine inacceptable au regard de notre Solidarité et du principe fondamental de Notre Sécurité Sociale :
« Contribution en fonction des revenus, prestations en fonction des besoins ».
Nous ne rapporterons pas ici les témoignages multiples, de plus en plus fréquents, recueillis depuis une dizaine d’années dans le cadre de l’association LaSantéUnDroitPourTous oeuvrant principalement en Gironde.
Mais, au moment où nous sommes 84% de la population à dire que ces dépassements sont injustifiés (cf étude de la DREES d’octobre 2017, confirmée depuis par plusieurs sondages) nous souhaitons par la présente pétition interpeller les différents responsables (Gouvernement, Sécurité Sociale, Agences Régionales de Santé, Dirigeants politiques et autres Acteurs ) avec une pensée particulière pour Mme Agnès BUZYN, Ministre de La Santé et des Solidarités. Elle disait antérieurement avoir « horreur des dépassements d’honoraires » (cf interview dans le journal Libération du 29-11-2011). Etonnamment, depuis 19 mois, elle nous parle régulièrement d’accès aux soins pour tous mais reste muette dans ce dossier…et « tape en touche » quand nous la sollicitons.
Nous demandons à tous ces responsables :
- la suppression de cette taxation de nos parcours de santé qui devient un authentique problème de santé publique ;
- le retour à la situation que nous avons connue entre 1970 et 1980 avec un secteur conventionnel unique pour les médecins, (pratiquant des tarifs clairement annoncés et remboursés), qui gardent la liberté de se situer hors convention s’ils le souhaitent. Ceci mettra fin à la véritable « usine à gaz tarifaire » actuelle.
Dans le même temps nous nous adressons aux médecins dépasseurs, minoritaires pour l’instant. Alors que les revenus nets des médecins avant impôt s’élèvent à environ 6.000 € mensuels pour les généralistes et 9.000€ pour les spécialistes (non dépasseurs), nous les invitons à :
- préciser publiquement leurs prétentions financières ;
- situer la défense de leurs pratiques médicales et de leurs revenus dans le cadre de notre Solidarité Nationale et de notre Cohésion Sociale.
Toutes et tous, ensemble contre l’injustice sociale, faisons nous entendre !
la SANTE un DROIT pour TOUS 6 Rue de Balaclava 33800 Bordeaux - 0614555478
santedroitpourtous33@gmail.com sante33.fr
Membre de la COORDINATION NATIONALE des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité


RENDEZ-VOUS


vendredi 8 février 2019 à 18h30

Lieu : Saint-Médard-en-Jalles

Le Carré : Place de la République, 33160 Saint-Médard-en-Jalles Conférence participative - Mascarades environnementales : comment s’en sortir ?

Conférence participative - Les mascarades environnementales : comment s’en sortir ?

Une conférence où votre participation est requise !

L’Université Populaire de Bordeaux vient interroger les rouages d’un système géopolitique qui entravent la prise de décisions collectives à l’échelle mondiale grâce à la parole de personnes « du dedans » qui pourront nous éclairer par leur vécu sur l’ensemble des tractations qui s’opèrent et empêchent la machine d’avancer.

En lien avec le spectacle Frédéric Ferrer dans une période toute propice à une prise de conscience écologique, la COP24 vient de se terminer sur un bilan très mitigé en Pologne, le réchauffement climatique se fait de plus en plus sentir, les catastrophes environnementales s’enchaînent, les espèces animales disparaissent à une vitesse fulgurante bref, il semblerait que la barque prenne l’eau de toutes parts. Mais comment s’en sortir ?

Fidèle aux valeurs et aux méthodes de l’éducation populaire, l’intervention s’inspirera d’expériences vécues pour nous transmettre un savoir certes, mais sans monopoliser pas la parole ! C’est une conférence participative, ainsi le public sera acteur de la conférence grâce à différents outils qui viendront le rendre actif en suscitant sa réflexion, sa prise de position et le mouvement, qu’il soit citoyen-ne ou collectif.

Gratuit sur inscription à l’adresse suivante : u niversitepo p ulaireborde a ux@gmail.co m Source : https://upbordeaux.fr/evenements/les-mascarad…


samedi 9 février 2019 à 15h

Lieu : Bordeaux (Bacalan)

Salle du Point du Jour-Pierre Tachou
44, rue Joseph Brunet
33300 Bordeaux (Bacalan)
[tram B - arrêt Claveau] L’AVENIR DE LA PALESTINE FACE À L’APARTHEID

Le comité Palestine 33 organise le 9 février 2019 "6 heures pour la Palestine.

6 heures pour nous rencontrer, échanger autour de la Palestine...
6 heures pour envisager un avenir possible et faire le point sur notre rôle ici, en France...

Deux invités nous feront l’honneur d’être présents :
Bertrand Heilbronn , président de l’AFPS (Association France Palestine Solidarité) et Ofra Yeshua Lyth , écrivaine israélienne, autour de son livre "Pourquoi un État juif n’est pas une bonne idée"

Vous pourrez également découvrir un atelier de calligraphie, l’exposition de la Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine "La Palestine en dessins", des stands associatifs, un stand librairie et un stand d’artisanat et de produits palestiniens.

La journée se terminera par un buffet dînatoire.

VENEZ NOMBREUX !


LE MOT DE LA SEMAINE

Après les grues, les gilets jaunes

La période de chasse aux gilets jaunes vient d’être prolongée par le Conseil d’Etat : des policiers en arme pourront donc continuer à dézinguer allègrement un gibier du week-end que des escadrons de rabatteurs s’emploient à rassembler et à nasser pour offrir ainsi aux tireurs d’élite des cibles de choix.
La plus haute juridiction de l’ordre administratif a tranché : circulez, il n’y a rien à déclarer au sujet de l’usage illégitime de la force par les policiers, circulez, il n’y a rien à voir en matière “d’atteinte grave à la vision” de manifestants (selon les mots provocateurs du ministre Castaner), circulez, brave gens, nous sommes en république et en démocratie, nous sommes dans un état de droit. Et le Conseil d’Etat se contente de dire le droit : la loi prévoit l’usage des grenades de désencerclement et des LBD, la loi prévoit un encadrement de l’usage de ces armes de guerre, et la guerre contre des populations désarmées qui manifestent sera donc menée conformément à la loi, de façon civilisée, avec des codes et des usages réglementés. Pour le pouvoir et tous ses relais, les éborgnés et les mutilés de ces deux derniers mois n’existent pas puisque la loi prévoit qu’un manifestant ne peut être mutilé intentionnellement par la police. L’intention ne peut exister dans un corps d’Etat par
essence si respectueux des lois et donc, par voie de conséquence, les victimes n’existent pas. A l’heure où de simples lunettes de protection et du sérum physiologique sont bientôt perçus comme des armes par destination en ce qu’elles révèlent le caractère volontairement belliqueux de ceux qui en usent, le lanceur de balle LBD ou la grenade de désencerclement perdent automatiquement toute dangerosité dès l’instant qu’ils se trouvent entre les mains de policiers républicains.
La loi encadre l’usage des flash ball et la population serait ainsi protégée de son usage abusif contre toute évidence. En d’autres termes, Il n’est pas question d’interdire l’usage d’armes létales puisque le code de déontologie policière prévoit leurs conditions
d’utilisation, c’est un peu comme si le Code de la route interdisait toute limitation de vitesse au motif qu’il ne saurait exister de conducteur malveillant.
De quelque côté que l’on se tourne, les institutions censées représenter des voies de
recours possibles contre les décisions arbitraires de l’Etat ou de grandes entreprises se dérobent, s’évanouissent, et ne font désormais qu’ ânonner un droit taillé pour les puissants.
Au large des côtes guyanaises, les forages offshore de Total vont pouvoir continuer en toute légalité. Le tribunal administratif de Cergy vient de rejeter les recours déposés par des associations de défense de l’environnement arguant du fait que la Commission nationale du débat public n’avait pas été saisie.
L’incongruité d’une telle question n’a évidemment pas échappé au tribunal.Ne
débattons-nous pas suffisamment en France de la réduction ou de la suppression des
services publics ou de la nécessité de réduire le nombre de députés sans qu’il soit en plus nécessaire de s’interroger sur l’opportunité de forages en mer en bordure d’une réserve naturelle ? Il n’y a vraiment pas lieu de prendre en considération ce type d’arguments et du reste, qui pourrait imaginer qu’une grande société comme Total, d’excellente réputation, soit suffisamment inconséquente pour provoquer par négligence ou défaillance une marée noire au large de la Guyane ?
Le danger là non plus n’existe pas, il ne saurait de toutes façons exister de société pétrolière négligeant les procédures de sécurité pour forer dans de meilleures conditions de rentabilité et de profit.
Aujourd’hui, sous le régime autoritaire macroniste, les institutions de l’Etat basculent du côté des puissants, elles n’offrent plus d’appui à la résistance citoyenne non-violente. La population est désormais confrontée à un droit qui opprime et la devise de la république n’est plus qu’un cache misère destinée à masquer la dérive monarchique et totalitaire du pouvoir. Nous sommes en démocratie, nous sommes en république nous sommes au pays des droits de l’homme, il faut s’en gargariser, qui pourrait croire le contraire ?
Les actes ne prouvent rien et puis, après tout, le peuple est constitué de “gens qui ne sont rien”. Les gilets jaunes ne valent guère mieux que les oies cendrées dont la chasse vient d’être prolongée d’un mois.

Jean-Luc Gasnier