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L’eau : bien commun et service public
Sur la journée de l’eau à Orléans du 22 mars 2002 (mars 2002)

Extrait de la Lettre d’attac 45 n°13, avril 2002


L’EAU À ORLÉANS : UNE JOURNÉE RÉUSSIE

L’essentiel de cette journée, c’est
qu’elle a permis une meilleure compréhension
de la problématique de
l’eau en vue d’opter pour les actions
les plus pertinentes. La démarche
d’organisation de la journée a eu un
autre avantage : elle permet des prolongements
pour travailler en réseau
et pour que la cause que nous défendons
bénéficie de cette synergie. Les
ingrédients de la réussite ont été de
deux natures :

Le choix d’associer dès la mise en
route de la démarche toutes les parties
prenantes localement présentes
dans la lutte contre la
marchandisation de l’eau (syndicats,
associations de défense de l’environnement
et des consommateurs, ONG
de défense des Droits de l’Homme) et
d’élargir le public de Mohamed Larbi
Bouguerra en proposant une conférence
au Lycée Pothier dans la journée.

L’appui de Danielle Mitterrand à
cette initiative.
Danielle Mitterrand,
Présidente de l’ACME, a été invitée
par Attac 45 à présenter la journée
mondiale de l’eau dans une conférence
de presse qui a réuni les principaux
médias locaux et régionaux. Nul
doute que sa participation a permis
l’émergence de dossiers de presse
qui, autrement,
auraient semblé
moins prioritaires.
Cette convergence
a permis d’accueillir
un public
nombreux (220 à
250 personnes) à la
conférence du soir
au
Muséum « l’eau,
bien commun de
l’humanité ».

Par contre, la conférence
de Bernard
Rousseau, Président
de France Nature
Environnement, le
lundi 25 « l’eau,
après la directive, la
loi ? » n’a été suivie
que par un nombre
restreint de militants.
C’est pourquoi
le compte rendu
de son intervention est donné
de façon plus détaillée.

I Intervention de Danielle Mitterrand :

Elle ne soutient aucun candidat et
déplore que la question de l’eau n’apparaisse
dans aucun programme électoral.
Elle rejette la proposition
écologiste du projet Voynet « pollueurs-
payeurs ». Pour elle, c’est :
« pollueurs, cessez de polluer », car
payer des sanctions n’est pas remplir
son rôle.

II Intervention de Mohamed Larbi
Bouguerra :

On meurt pour l’eau : 30 000
morts par jour = combien de Twin
Towers par an ? Qui s’en émeut ?

La demande est accrue et déséquilibrée
 : pour une population multipliée
par 3, l’irrigation l’est par 6 et la
consommation par 7. On en fait une
utilisation marchande et cynique incompatible
avec ce bien commun de
l’humanité.

A ce rythme, en 2025, 44% de l’humanité
sera en manque physique
d’eau pour sa survie immédiate et
pour 26% l’eau sera devenue une rareté
économique telle que tout espoir
de développement sera exclu.

III Intervention de Jean-Luc Touly :

L’accent est mis sur l’habileté des
délégataires à adapter leur langage
aux préoccupations du
temps (considérations écologiques et
sociales) avec les nuances suffisantes
pour rassurer le consommateur
tout en poursuivant ou perfectionnant
des pratiques commerciales génératrices
d’importants bénéfices.

Des risques mais aussi des avancées :

IV Intervention de Bernard Rousseau
(lundi 25 mars ) :

Pour comprendre les enjeux du
projet de loi, il faut établir d’abord
un « état des lieux » et observer les
évolutions en cours.

Le problème ne porte pas sur la
quantité mais sur la qualité de l’eau.

L’évolution de la pollution n’est pas
la même suivant les 3 types d’usagers
 : de 1970 à 1992, grâce aux efforts d’assainissement
collectifs ou individuels,

La France est le 2ème exportateur
agricole mondial avec un excédent de
balance de 60 milliards assortis de
70 milliards d’aide. Elle est au
1er rang mondial pour l’industrie
alimentaire. L’agriculture
française se place immédiatement
après celle des Etats-Unis dans l’utilisation
des produits phytosanitaires.
Le maintien de cette pratique est
donc également un gage de prospérité
pour l’industrie chimique. Pour
une quantité de pesticide déterminée
0,3% est utile à la plante et 99,7%
se disperse dans l’environnement

Il en va de même quant à la surutilisation
de l’eau : le prix en est
bradé et la pollution n’en est pas sanctionnée,
du moins pas à un niveau suffisant
pour que ce soit dissuasif. Les aides sont maximales et
les redevances minimales.

En conclusion, la question de l’eau
est une question économique et culturelle
si forte qu’une modification
significative de la loi entraînerait des
modifications dans bien d’autres domaines.
Cela supposerait l’abandon
du système de compétition
productiviste face aux Etats-Unis et
de subventions dans la PAC, c’est-à-dire
un changement politique (au
sens large du terme) radical.

Marie-Claire Cazeneuve, Attac 45.



Nous écrire : attac45@attac.org

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