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Dossier "Abeilles et multinationales de l’agrochimie", par Gilles Ferté et Rémi Daviau (avril-mai 2004).

Extrait de la Lettre d’Attac 45 n°24 (avr. 2004)

1/ Abeilles et multinationales de l’agrochimie : le pot de miel contre le pot de fer.


2/ Et si les abeilles n’étaient pas les plus touchées ?

3/ Petits maux de tête, pesticides et gaz toxiques : la success-story de BAYER

4/ Le rôle des pouvoirs publics : on se sent protégés

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1/ Abeilles et multinationales de l’agrochimie :le pot de miel contre le pot de fer

Retour en arrière : en l’été 1996, plusieurs apiculteurs du Loiret remarquent une diminution impordu nombre de butineuses et connaissent une chute de leur production de miel de tournesol, jusqu’à 40 % (comme à St-Benoît-sur-Loire chez Dominique Ronceray, que nous avons rencontré). L’été suivant, ce phénomène se répète, avec entre-temps une mortalité hivernale des abeilles bien plus forte qu’habituellement. Les apiculteurs se rendent alors compte que le problème existe déjà dans d’autres régions. En Vendée, leurs collègues connaissent le problème depuis 1994 (1) et en ont trouvé la cause probable : les traitements agricoles par le Gaucho, insecticide systémique fabriqué par Bayer et commercialisé pour le tournesol depuis cette année-là.

SCIENCE SANS CONSCIENCE, ETC.

Contrairement aux insecticides “classiques” pulvérisés sur les cultures, l’insecticide systémique appliqué sur les semences, les enrobe et libère ses principes actifs au fur et à mesure de la croissance de la plante. Pour la galerie, Bayer prétend par de tels produits diminuer la pollution agrochimique causée par les traitements massifs et aériens. Mais auprès de ses clients agriculteurs, l’accent est mis sur l’efficacité.

Ce qui permet d’ailleurs à la multinationale allemande de vendre son insecticide plus cher, le destinant de fait aux cultivateurs qui pratiquent une agriculture fortement intensive dégageant d’importantes marges : c’est ainsi que, pour la région Centre, les semences traitées au Gaucho ne concernent que certains territoires tels que la Beauce et la Champagne Berrichonne.

Dès 1998, des études dirigées par le professeur Bonmatin, du CNRS d’Orléans, mettent en exergue plusieurs effets de l’imidaclopride, molécule active du Gaucho, qui contredisent toutes les affirmations de Bayer sur la sécurité sanitaire de son produit. En premier lieu, la molécule migre dans toute la plante, donc en particulier dans les fleurs et le pollen, et persiste tout au long de la vie de la plante. Ensuite, elle est absorbée par le sol et y reste plusieurs années : les cultures postérieures, même non traitées, peuvent ainsi absorber l’imidaclopride résiduel des sols contaminés. Enfin, les abeilles sont extrêmement sensibles à ce produit, puisqu’il suffit d’une teneur de 3 ppb (2) en une seule prise pour provoquer en quatre jours une mortalité de 50 % des abeilles, et surtout de 0,1 ppb en plusieurs prises pour tuer en dix jours la moitié des abeilles, soit une quantité largement inférieure à celle contenue dans les fleurs, le pollen ou encore le sol même un an après traitement.

L’INERTIE COMPLAISANTE DES POUVOIRS PUBLICS

Face à la baisse de leur production, les apiculteurs se coordonnent et interpellent les pouvoirs publics. Lesquels, disposant pourtant des résultats scientifiques cités plus haut, tardent à réagir. En 1999, Jean Glavany, ministre de l’agriculture, décide un moratoire sur l’homologation du Gaucho, mais uniquement sur les semences de tournesol (3). Les abeilles sont sans doute priées d’arrêter de butiner maïs et colza, pour lesquelles l’utilisation de l’insecticide reste permise... C’est là que débute le 2e épisode, avec l’apparition de problèmes liés à un autre insecticide systémique : le Régent, produit par Aventis.

Si le Gaucho a bénéficié d’une autorisation de mise sur le marché pour les semences de betteraves, que Bayer a “étendue” aux autres semences (en clair, les tests permettant son homologation n’ont pas été effectués sur ces types de semences), le Régent ne l’a jamais obtenu ! Il est seulement commercialisé grâce à une « autorisation provisoire de vente », obtenue en 1996, valable quatre ans et renouvelable une seule fois pour deux années supplémentaires, et qui ne fait appel qu’à des tests sanitaires peu poussés. Comme quoi la précaution est encore vraiment à l’état de principe, et encore... Si on calcule bien, le Régent aurait dû être retiré de la vente en 2002. Pourtant, il n’en a rien été. Ce qui tend à suggérer des rapports « privilégiés » entre les multinationales agrochimiques et les pouvoirs publics.

LES MULTINATIONALES JOUENT LES CAÏDS

Outre les pressions sur les pouvoirs publics, Bayer et BASF (qui a racheté le Régent à Bayer, lequel acquis auprès d’Aventis) montrent leurs muscles aux apiculteurs qui osent critiquer l’utilisation de l’imidaclopride (Gaucho) et du fipronil (Régent) voire demander que la loi soit appliquée. Pour les géants de l’agrochimie, tous les coups sont permis : négation systématique des rapports scientifiques sur les dangers des deux molécules, publication de soi-disant études (dont l’origine est soit interne, soit d’organisations dont les recherches portent habituellement sur l’amélioration de la productivité des cultures (4) et donc en très bons termes avec les firmes agro-chimiques) qui nient toute pollution ; mise en cause des pratiques des apiculteurs, censés “mal faire leur travail”, et exploitation des surdosages accidentels d’origine agricole, montrés du doigt comme la cause principale des surmortalités d’abeilles - ce qui permet selon eux de blanchir leurs molécules ; enfin et surtout, intimidation par la voie judiciaire.

C’est ainsi que Maurice Mary, Henri Clément et Yves Guy Vedrenne, présidents ou vice-présidents de syndicats d’apiculteurs, sont assignés personnellement, et non en tant que dirigeants syndicalistes (comme nous le souligne Michel Trémeau, du syndicat des apiculteurs du Gâtinais et du Loiret), devant les tribunaux pour “dénigrement” de produit. Bayer a été débouté face à Maurice Mary mais compte faire appel, les deux autres jugements n’ont pas encore été prononcés. Dans le même esprit, près d’Angers, un huissier est intervenu à la fin d’une réunion organisée par un associaiton citoyenne sur les dangers du Gaucho et du Régent, comprenant la projection du film « Témoin gênant (5) » , afin d’en saisir la copie et et de relever l’identité des participants à la réunion. L’objectif est clair : clouer le bec de toute contestation des activités des deux multinationales. Il n’est pas dit qu’ils y arriveront.

LES APICULTEURS NE BAISSENT PAS LES BRAS

Les apiculteurs ne s’avouent pas vaincus : eux aussi, se mettent à utiliser la voie judiciaire, même si, les frais d’avocat coûtent cher aux syndicats apicoles (dont les membres connaissent en outre des pertes dues à la baisse de leur production). Le combat paraît disproportionné face aux multinationales, mais pourtant il commence à porter ses fruits. BASF Agro et ses dirigeants sont mis en examen et placés sous contrôle judiciaire, ceux de la division agrochimie de Bayer ont été convoqués devant la justice, Hervé Gaymard finit par suspendre la vente d’insecticides au fipronil - mais permet l’utilisation pour cette année des semences déjà enrobées (6), d’où il est prévisible que la mortalité des abeilles ne sera pas moindre ces deux prochaines années, compte tenu de la rémanence dans le sol - et le 31 mars, le Conseil d’Etat a condamné (y compris financièrement) le ministre de l’agriculture pour avoir reconduit l’autorisation d’emploi du Gaucho pour le maïs. La bataille est loin d’être achevée, mais les apiculteurs sont déterminés. Et de la détermination, il leur en faudra pour obtenir que Bayer et BASF arrêtent de commercialiser tout traitement systémique et, plus largement, pour freiner l’expansion de ces monstres financiers sans foi ni loi et mortifères que sont les multinationales de la manipulation du vivant.

Remerciements aux apiculteurs de la région Centre Maurice Mary (ancien vice-président de l’UNAF (7)), Dominique Ronceray (membre de la Confédération Paysanne et des Verts) et Michel Trémeau (président du syndicat des apiculteurs du Gâtinais et du Loiret, affilié au SNA (8) et à l’UNAF) ; ainsi qu’au Pr Jean-Marc Bonmatin (du CNRS d’Orléans).

Gilles Ferté et Rémi Daviau
Attac 45

1 Ce n’est donc pas un hasard si les apiculteurs locaux ont trouvé un soutien inattendu en la personne de Philippe de Villiers, la Vendée étant l’une des régions les plus touchées par le phénomène.

2 Particules par milliard, ou encore mg de produit par kilogramme de “nourriture” absorbée

3 Pour le tournesol, la teneur est de 3 ppb dans le pollen et de 2 ppb dans le nectar

4 Par exemple le CETIOM (Centre Technique Interprofessionnel des Oléagineux Métropolitains) qui précise sur son site que “son premier objectif est d’améliorer la compétitivité économique des cultures oléagineuses”

5 Pourtant diffusé quelques semaines auparavant sur France 3 Ouest et Planète Future... Et bientôt dans votre ville !

6 Ainsi que l’écoulement des stocks - il suffit de regarder le rayon jardinage de votre plus proche supermarché (on a testé pour vous) pour trouver des produits antifourmis,... contenant du fipronil.

7 Union Nationale des Apiculteurs de France

8 Syndicat National des Apiculteurs

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2/ Et si les abeilles n’étaient pas les plus touchées ?(1)

Si les dangers des molécules d’imidaclopride et de fipronil sur les abeilles sont maintenant connus, on commence aussi à s’interroger sur leurs effets sur l’homme. Les premiers touchés sont évidemment apiculteurs et agriculteurs. Certains se sont retrouvés couverts de boutons, avec des œdèmes, voire des problèmes neuromusculaires et digestifs. Dans la région lyonnaise, un agriculteur est devenu invalide à 100 % (2). Et les témoignages affluent. La MSA (Mutulité Sociale Agricole) vient d’ouvrir un numéro vert (3) afin de recenser les maux qui seraient dûs aux produits phytosanitaires. En 1999, elle évaluait déjà à 20 % le taux d’agriculteurs ayant des pathologies liées aux pesticides, mais on pense que ces chiffres sont sans doute sous-estimés (4). Un apiculteur vient par ailleurs de créer une Association des victimes de pesticides agricoles.

Si les résultats des recherches sur les effets de l’imidaclopride et du fipronil ne sont pas encore complètement connus, les soupçons existent. Le fipronil, en particulier, présente une forte affinité pour les matières grasses, et pourrait donc se retrouver en quantité non négligeable dans le lait des vaches consommant du maïs traité. Compte-tenu de ces fortes présomptions, l’instruction judiciaire visant le Régent a inclu, parmi ses chefs de mise en examen, celui de "mise en vente de produits agricoles toxiques pour la santé de l’homme et de l’animal".

Le fond du problème, c’est que l’imidaclopride et le fipronil sont utilisés dans plus d’une centaine de types de cultures (sans compter les traitements anti-puces pour les chiens et chats ! ). L’homme en consomme forcément, à petites doses (5) pour chaque aliment, doses qui s’additionnent et finissent par devenir relativement importantes. D’autre part, comme aucune étude de toxicité à long terme n’a été faite, même les fabricants ne connaissent pas les effets de leurs molécules sur une ou plusieurs années.

Tant qu’à se faire peur, précisons que les pesticides sont souvent des molécules cancérigènes, contaminant l’eau les fruits et légumes, le lait et la viande (6). Selon des études menées au CHU de Montpellier, ils seraient aussi à l’origine de malformations génitales à la naissance. Et avec 100 000 tonnes répandues en France (7), c’est une bombe à retardement que les géants de l’agrochimie posent en quasi-impunité.

Gilles Ferté,
Attac 45

1 Conditionnel, guillemets et circonvolutions diverses sont ici de rigueur, tant nos amis de l’agrochimie et du phyto-sanitaire ont le procès et l’huissier faciles...

2 Témoignages cités dans le dossier de Libération du 24/02/2004.

3 : 0800 887 887

4 A cause de la difficulté d’évaluer le nombre de personnes touchées mais qui ne vont pas voir leur médecin.

5 Le terme "petit" est relatif : une pomme traitée à l’imidaclopride peut en contenir jusqu’à 200 ppb - à comparer avec les doses mortelles pour les abeilles.

6 Ce sujet est développé dans Ces maladies créées par l’homme, du Pr Belpomme (Albin Michel, 2004).

7 Chiffres 2002.

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3/ Petits maux de tête, pesticides et gaz toxiques :la success-story de BAYER

Certes, Bayer est surtout connu comme l’inventeur de l’aspirine. Mais depuis un siècle*, l’entreprise allemande s’est surtout spécialisée dans le nettoyage, en fabriquant des gaz militaires pendant la guerre et des pesticides quand c’est plus calme. Comme tout mérite est récompensé, elle sera intégrée par le 3ème Reich au conglomérat IG Farben, célèbre entre autres pour son usine dans le camp d’Auschwitz, ou encore la spécialité d’une de ses filiales : le zyklon B, utilisé dans les chambres à gaz. Au procès de Nuremberg, certains dirigeants d’IG Farben seront reconnus comme criminels de guerre... Ce qui n’empêche pas la société de continuer tranquillement ses recherches par la suite.

Ces vingt dernières années, on ne peut pas dire que Bayer se soit complètement assagi. Tirons donc de l’oubli l’exportation, en 84-85, de plasma sanguin non chauffé et contaminé par le virus du SIDA en Asie et en Amérique du sud, alors que ce procédé de fabrication n’avait plus cours dans les pays riches depuis plus d’un an (l’administration a préféré arranger discrètement l’affaire avec Bayer, sans publicité ; merci l’Etat américain) ; la mise sur le marché, en 1997, d’un anticholestérol pendant même la phase d’essai de ce produit, qui a provoqué plus d’une centaine de morts dans le monde (depuis, il s’est avéré que Bayer était parfaitement au courant d’effets secondaires, mais n’en avait pas tenu compte) ; un procès intenté aux mêmes en 2001, au Pérou, pour empoisonnement d’enfants par ingestion d’un pesticide qui avait été mis sur le marché sans précaution (lors du procès, le ministère de l’agriculture a également été cité pour ne pas avoir appliqué les lois de vente sur les pesticides ; merci l’Etat péruvien). Ajoutons aussi, car il n’y a pas de petits profits, une condamnation en 2003, pour surfacturation de médicaments au système de santé américain.

Comme, selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), 200 000 personnes meurent chaque année d’intoxication due à des pesticides, et que les choses commencent à se savoir, il est important de soigner l’image de l’entreprise : ainsi le patronage bruyant par Bayer du fameux "Global Compact", sponsoring new-look de l’ONU par des géants privés, marché de dupes censé responsabiliser les exploiteurs-empoisonneurs transnationaux en échange de l’attribution d’un label écolo-social. Pendant ce temps, dans les coulisses, là où ça se passe, et de même que toute multinationale qui se respecte, Bayer (120 000 salariés, chiffres de vente annuel de 28 milliards de $) fait le forcing auprès des acteurs du pouvoir mondial : financement des campagnes électorales de Bush, lobbying international intensif (Commission européenne, etc). Autant dire qu’on n’a pas fini d’entendre parler d’eux ; ne serait-ce que parce que Bayer est une des cinq multinationales qui contrôlent le marché des OGM...

Rémi Daviau
Attac 45

* Merci à CBG, association allemande consacrée à l’étude des méfaits de Bayer.
(www.cbgnetwork.org)

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4/ Le rôle des pouvoirs publics : on se sent protégés

Question naïve : faut-il attendre probité et sens civique d’une multinationale ? Dans ses défenses, Bayer comme les autres a beau jeu de reporter la responsabilité sur les pouvoirs publics, qui délivrent les autorisations (et accessoirement sur ces buses d’utilisateurs, qui ne savent pas comment se servir correctement des produits toxiques). Car dans chacun de ces cas, comme dans beaucoup d’autres, les pouvoirs publics à chaque fois temporisent et composent, au mépris de la santé publique (1).

En France, dans le cas du Régent-fipronil, c’est le même attentisme que l’on retrouve une fois de plus, quand une autorisation de vente est abusivement attribuée trois fois de suite à ce produit hautement toxique, commercialisé sans même l’obligatoire arrêté interministériel, alors que les apiculteurs protestent depuis 1994. Et malgré des études scientifiques démontrant le caractère toxique des produits incriminés, le ministère, en janvier 99, continue à permettre le traitement du Gaucho sur maïs, puis crée en février 2001 une "étude multifactorielle des troubles de l’abeille" (c’est-à-dire plein d’entrées, plein de sorties, et entre les deux, on a largement le temps d’oublier) suivi, tant qu’on y est, de zones d’observation en novembre 2003 (même jeu, version centre aéré ! ) d’une durée de deux ans, afin de voir comment meurt l’abeille, et surtout comment se noie le poisson...

Une autre preuve du volontarisme des pouvoirs publics ? En juin 2003, le responsable du service concerné au Ministère de l’agriculture en vient, devant le juge, à dénoncer la conséquence de ses maigres effectifs (trois personnes noyées sous 20 000 demandes d’homologation par an pour ce genre de produits) : "en matière d’évaluation des risques, le domaine des résidus de pesticides dans les aliments est insuffisamment couvert" ; heureusement qu’il y a un sérieux coup de main, grâce à "une cogestion de l’évaluation des risques avec les industriels" ! (le Point 21/11/03)

Illégalité et laxisme sur toute la ligne, donc, à propos d’un produit-phare, fabriqué par une entreprise à l’époque française (2) (Rhône-Poulenc), qui sera racheté par Bayer avant d’être revendu, déjà suite à une plainte des apiculteurs, pour cause d’entorse à la concurrence à BASF. La raison de la distraction du ministère, c’est peut-être les 440 millions de dollars de chiffre d’affaire pour le fipronil l’année du rachat : pourquoi, au moment de se séparer d’une entreprise d’Etat, se priver d’une si belle dot ?

En fait, le problème de toujours est structurel : c’est celui de la collusion permanente entre puissance privée et pouvoir public, par le biais des nombreuses passerelles qui existent entre les deux. Témoin le président de l’UNAF (3) : "il y a une omniprésence des firmes à toutes les étapes de l’homologation des produits". (Libé 20/02/04). Et les syndicats ne pointent pas autre chose, quand ils demandent la révision des protocoles d’homologation des produits et leur attribution par un organisme compétent et impartial...

Rémi Daviau
Attac 45

1 Voir texte sur Bayer.

2 Et même publique avant 1993, donc pendant la phase de recherche du Régent.

3 Union Nationale des Apiculteurs de France.



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