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alternatif et solidaire
Obsession sécuritaire, traitement de la précarité et propagande médiatique
L’ASTI a 20 ans, par Jean-Pierre Perrin-Martin (déc. 2003)

Extrait de la Lettre d’attac 45 n°22, décembre 2003

Vingt ans : le bel âge ! Celui de l’autonomie, des prises de position courageuses, de la volonté d’aider à un monde plus juste, plus solidaire ; et l’âge, quelquefois, des ennemis acharnés et des embûches, y compris financières...


Préhistoire

En 1980 est apparu, aux Salmoneries, à St Jean-de-la-Ruelle, un « Comité Solidarité Immigrés », pour défendre Mustapha*, puis Kadour* menacés d’expulsion en double peine, puis Mohamed effectivement expulsé et dont il fallait obtenir le retour auprès de sa femme et de ses enfants, puis pour s’opposer à une rafle au foyer de la Mouchetière.
La régularisation exceptionnelle décrétée en 1981 mobilise les bénévoles du Comité, au 14, rue Ste Anne, déjà, à Orléans. Ils aident les candidats, beaucoup d’ouvriers agricoles, à préparer leurs demandes, et les accompagnent devant la commission qui siège en préfecture.

Histoire

En juin 1983, le Comité devient l’« Association de Solidarité avec les Travailleurs Immigrés », l’ASTI d’Orléans, affiliée à la FASTI.
Elle participe, en décembre 1983 à la marche des Beurs sur Paris, qui obtient la carte de dix ans ; en décembre 84, à la « Convergence » vers Paris : « La France est comme une mobylette ! Pour avancer, elle a besoin de mélange ! ». De son passage à Orléans est née « Convergence La Source ».
Et les actions de l’ASTI se multiplient : Manifestations culturelles : Festival des cultures immigrées au Carré St Vincent, Séances de Théâtre-Forum dans les quartiers, Fête Abracadabra, Argorythme, à l’Argonne, Miss-Terre au Campo Santo. Campagnes pour le Droit de vote des résidents étrangers aux élections locales. De là est né le « Collectif Egalité ». Alphabétisation et insertion sociale : Le premier stage en 1988.
Mais l’ASTI s’emploie en priorité à accueillir les étrangers et à défendre leurs droits au séjour, au travail, à la santé...

Des dates

En 1986, après une interpellation de Georgina Dufoix en campagne électorale à la Patinoire, deux familles pakistanaises obtiennent le regroupement familial*.
En 1990, après dix jours de grève de la faim, rue N.D. de Recouvrance à Orléans, Alumba, Zaïrois rejeté par l’OFPRA, est régularisé*.
En 1991, dans le narthex de la cathédrale, Turcs et Africains font 43 jours de grève de la faim. L’abbé Pierre vient les saluer. Dix-huit d’entre eux, laissés pour compte, reprennent la grève, en décembre, rue N.D. de Recouvrance. Tous sont enfin régularisés*.
Le 1er décembre 1993, nouvelle rafle à la Mouchetière. L’ASTI s’y oppose physiquement puis organise une manifestation de protestation.
Le 22 octobre 1994, Kondi, Zaïroise, est reconduite de force, en avion, bâillonnée, séparée de son mari et de ses quatre enfants. Mobilisations de solidarité à Fleury et dans toute l’agglomération. Chaque samedi, durant un an, rassemblement devant la préfecture pour exiger le retour.
1996, Retour de Kondi à la veille des fêtes de Jeanne d’Arc*. Le préfet pourra défiler tranquillement.
1998, Nouvelle grève de la faim de Sans-papiers, dans le narthex de la cathédrale puis au Théâtre d’Orléans. 124* sur 154 sont régularisés, en treize étapes. Par la suite, une dizaine d’autres ont aussi obtenu leurs papiers...
Et ce n’est pas fini ! Et combien de centaines d’autres ont été aidés par l’ASTI dans la rédaction de leurs demandes, et accompagnés à la préfecture ou devant le tribunal ?

Pas la vie facile

Au cours de ces vingt années, régulièrement, l’ASTI a été menacée et attaquée par le pouvoir en place. Aides financières réduites ou supprimées. Trois fois l’ASTI a été obligée de changer de local, avant de revenir 14, rue Ste Anne. Trois fois l’ASTI a été contrainte de licencier ses salariés...

Dernière Minute

Alors que la Mairie d’Orléans amalgamait allègrement demandeurs d’asile et délinquance dans un article récent de la presse locale, la Préfecture essayait d’interdire à l’ASTI d’exercer la domiciliation des demandeurs d’asile (Voir la République du Centre du 1er décembre 2003). Le tribunal administratif en a décidé autrement, et a condamné la Préfecture, le 26 novembre dernier, à prendre en compte ces domiciliations. En attendant le prochain épisode, qui ne saurait tarder... L’ASTI, martyr laïque !

En 1994, ses locaux ont été perquisitionnés, son président traduit en justice, accusé par Ch. Pasqua d’injures à la police. Il a finalement été relaxé en 1995.

Ajourd’hui

En 2003, l’ASTI en est à son 18ème stage d’Alpha et Insertion sociale.
Chaque semaine, elle accueille des dizaines de Sans-Papiers et d’étrangers en difficultés.
Elle a décidé d’offrir aux demandeurs d’asile la domiciliation postale, la boîte aux lettres dont ils ont besoin pour sortir de la clandestinité. Deux mille vingt, aujourd’hui, trouvent chez elle ce premier point d’appui.
L’ASTI demande, depuis vingt mois, que le gouvernement et les préfectures voisines créent, dans d’autres villes de la région, un service semblable. Aucun effort n’a été fait en ce sens. Mais, face à cet afflux, la préfecture et la mairie d’Orléans se dressent à nouveau contre l’ASTI. Et c’est encore une fois les calomnies et les menaces.

Soyez solidaires de l’ASTI !

*Cause gagnée

Jean-Pierre Perrin-Martin.
Contact : 14, rue Ste Anne 45000 ORLEANS - 02.38.52.93.16



Nous écrire : attac45@attac.org

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