Intervention d’Eric Toussaint

 

Intervention d’Eric Toussaint à Athènes le 17 juin 2015

 

 

La Commission pour la vérité sur la dette publique grecque présente ses premières conclusions. C’est dans ce cadre qu’Eric Toussaint, qui coordonne les travaux est intervenu aujourd’hui au Parlement hellénique. Le rapport conclut que la dette grecque est en grande partie illégale, illégitime et odieuse.

Ce rapport préliminaire présente une cartographie des problèmes et des questions clés liées à la dette publique grecque, et fait état des violations juridiques associées ; il retrace également les fondements juridiques sur lesquels peut se fonder la suspension unilatérale des paiements de la dette.
 

 

 

La France populaire décroche, qui s’en soucie ?

Un changement social inédit

Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

 

mercredi 28 mai 2014

 

Depuis 2008, le niveau de vie des plus démunis diminue. Une crise qui alimente les tensions sociales, mais n’inquiète pas plus que ça les couches favorisées, dont les revenus continuent à augmenter. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

La France populaire décroche, qui s’en soucie ?

 

+ 1 800 euros annuels pour les 10 % les plus riches,

- 400 euros pour les 10 % les plus pauvres.

Le bilan de l’évolution des revenus sur la période 2008-2011 est sombre pour les milieux populaires. La « baisse généralisée du pouvoir d’achat » , tant médiatisée, est une imposture : le pouvoir d’achat augmente pour les plus riches et diminue pour les plus pauvres.

Bien des catégories sont à l’abri de la crise. Elle ne frappe qu’une partie de la population : les plus modestes, déjà fragilisés par des décennies de chômage. Les jeunes, les ouvriers et les employés, la main d’œuvre peu qualifiée travaillant dans les petites entreprises du secteur privé et les immigrés sont en première ligne. Et pourtant, on entend essentiellement le bruit des couches aisées qui continuent d’oser se plaindre d’être matraquées par les impôts. Le gouvernement, dont l’action est formatée par les sondages, a entendu le "ras-le-bol-fiscal". Il a perdu le sens de la réalité sociale. Les politiques mises en œuvre sont totalement décalées par rapport à la hauteur de l’enjeu.

 

 

La « success story » irlandaise est une escroquerie, champagne pour les banques !

Le 15 Décembre 2013, l'Irlande est devenue le premier pays à sortir d'un programme de «sauvetage» de la Troïka - Commission européenne, Banque centrale européenne et FMI. Au moment où les élites politiques européennes sablent le champagne en l'honneur du « succès » irlandais, Attac publie une étude inédite à partir de chiffres officiels jusqu'ici dispersés.

Alors que l'Irlande a reçu 67,5 milliards € de prêts pour son renflouement depuis la fin de 2010, le pays a transféré un montant total de 89,5 milliards € à son secteur financier au cours de la même période. 55,8 de ces milliards sont tombés dans les poches des banques créancières, toutes étrangères et certaines françaises.

L'étude confirme que la situation économique et sociale de l'Irlande demeure désastreuse: ces milliards n'ont en rien profité aux Irlandais, broyés par la politique d'austérité infligée à leur pays pour payer ces dettes illégitimes.

L'étude publiée aujourd'hui par le réseau des Attac d'Europe a été coordonnée par Attac Autriche et Attac Irlande. Les résultats en détail:

- 18,1 milliards ont été utilisés pour recapitaliser directement les banques irlandaises .

- 55,8 milliards sont allés aux créanciers de l'Etat irlandais . € 37,5 milliards ont servi à rembourser des obligations gouvernementales à échéance et € 18,3 milliards pour payer les intérêts sur les obligations en circulation .
- 1,6 milliards ont été dépensés par la National Asset Management Agency (NAMA ), une structure de défaisance garantie par l'Etat , pour acheter les mauvais actifs immobiliers détenus par les banques irlandaises .
- 14 milliards ont été utilisés jusqu'à présent pour la liquidation de la Compagnie de liquidation des banques irlandaises ( IBCR ) , la fusion de deux banques nationalisées en faillite. 12,9 milliards entre eux ont été utilisés par l'AMNA pour acheter le reste des actifs de l'IBCR . Un autre 1,1 milliard a été versé aux créanciers de la banque à la suite d' une garantie du gouvernement .

" Au cours de son soi-disant sauvetage, l'Irlande a mis plus d'argent dans le secteur financier qu'elle n'a reçu de prêts pour son renflouement " , note Dominique Plihon, porte-parole d'Attac France : " la population irlandaise s'est lourdement endettée pour sauver le secteur bancaire européen".

Ces chiffres, qui concernent l'un des plus petits pays de la zone euro, confirment le caractère dérisoire de l'Union bancaire européenne et de son fonds de résolution récemment annoncé, qui atteindra à peine 60 milliards d'euros dans dix ans. Cinq ans après la faillite de Lehman Brothers et des banques irlandaises, les spéculateurs et les banques tiennent plus que jamais le haut du pavé. "Nous espérons que 2014 marque en Europe le début de la fin de leur arrogante domination, grâce notamment à l'instauration, enfin, d'une véritable taxation des transactions financières; pour notre part, en 2014, nous allons plus particulièrement cibler deux requins de la finance, BNP Paribas et la Société Générale, pour qu'elles cessent  de trafiquer dans les paradis fiscaux et de financer des projets destructeurs de la planète ", conclut Dominique Plihon.

En pièce-jointe, l'étude complète.

Il faut prendre du recul pour voir qu’un autre monde est en train de naître

Vivons-nous une simple crise passagère ou une profonde mutation du système ? Pour l’économiste René Passet, face à un pouvoir financier qui impose son tempo, les gouvernements font fausse route en raisonnant à court terme. Il n’est pas plus tendre avec les économistes, incapables d’analyser le monde autrement que par le prisme des marchés, un peu comme l’homme des cavernes ne concevait l’univers autrement que magique. Sa solution :
une « bioéconomie », seul remède à la crise de civilisation. Entretien en pièce jointe

 

 (René Passet, économiste spécialiste du développement et professeur émérite à la Sorbonne, a été membre du Groupe des Dix,  au sein duquel il a travaillé avec des biologistes, des physiciens, des sociologues, des anthropologues, des informaticiens. Il a été le premier président du Conseil scientifique de l’association Attac.)

Ascension et chute de l’État-Providence

Entretien avec Asbjørn Wahl  réalisé par Vladimir Simovic et Darko Vesic (Centre des politiques d'émancipation
(CPE) de Serbie).

 

La crise est utilisée comme prétexte pour concentrer le pouvoir dans les mains de la classe dominante ?

- Oui, c'est clair. Je vois que beaucoup d'hommes politiques et de syndicalistes, également à gauche, disent aujourd'hui que la politique d'austérité (...) est une erreur, parce qu'elle freine la croissance économique et la création d'emplois.
      Ils cherchent donc à convaincre les responsables de l'UE et la Troïka de changer de politique.
Je pense que c'est une mauvaise interprétation de la situation.
 L'objectif à court terme de la Troïka n'est pas la croissance économique et l'emploi, il s'agit en fait d'abolir l'Etat-providence et de vaincre le mouvement syndical. C'est tout au moins ce qui se passe.

 

L'entretien se trouve en pièce jointe

Islande, premier pays européen touché par la crise en 2008

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-chape-de-plomb-recouvre-la-131727
Morosité persistante dans la zone euro, embellie confirmée de l’Islande ont eu raison de l'arrogance de nos élites. L'Islande, premier pays européen touché par la crise en 2008, a retrouvé le chemin de la prospérité : croissance de 2,5% du PIB, un chômage de 5%, excédents du commerce extérieur et des comptes publics. Les choix de politique économique de ce petit pays se retrouvent projetés sous la lumière de l’oligarchie. Dans les hautes sphères des centres de décision, les masques tombent, les certitudes se lézardent, les dogmes s’effondrent.
 
La dernière visite d’une délégation officielle de l’Islande remonte à 1983. Qui serait assez crédule pour croire que le calendrier retenu pour la fin février 2013 est une pure coïncidence ? A l’aune d’une zone euro enlisée dans une crise profonde, voyons un peu ce que peut ressentir l' oligarchie aux affaires en France notamment, en apprenant que l’île vient de réaliser deux années consécutives de croissance positive supérieures à 2% du PIB quand ce même PIB était en recul de 6,6 % en 2009 ; que le déficit budgétaire annuel de cet Etat providence est maintenant résorbé quand il était de 13.5% en 2008 ; que le chômage approche les 5% de la population active quand il était monté à 8% en 2010 ; qu’il faut se faire à l’idée que le pays a gagné son bras de fer juridique contre la technocratie de Bruxelles et la finance internationale ; que le prêt de 2.1 milliards d’euros du FMI fut remboursé dans les meilleurs délais ; qu’en dévaluant brièvement la couronne jusqu’à 70%, le pays a pu réinvestir dans l'économie nationale et créer un cercle vertueux pour la relance des investissements. [1]

Lire la suite : Islande, premier pays européen touché par la crise en 2008

L’austérité n’est pas une fatalité

Les marchés financiers ont accordé un répit précaire à la zone euro. Les taux d’intérêt sur les dettes publiques se sont détendus, même s’ils restent insupportables pour des pays comme le Portugal ou l’Espagne. Pourtant, les politiques d’austérité continuent d’étouffer les peuples et provoquent de terribles dégâts sociaux : la Grèce connaît même un risque d’effondrement sanitaire. Les vices de construction de l’euro n’ont pas été réparés, la recherche effrénée de compétitivité par la baisse des salaires et des dépenses enfonce la zone dans la dépression. A l’instar de ses voisins, le gouvernement français inscrit sa politique économique dans la stricte orthodoxie voulue par les marchés. La crise va continuer à  s’aggraver et le chômage à progresser.

La suite en pièce jointe ci dessous

L'Islande est devenue symbolique des débats sur la souveraineté populaire

Dernièrement, le 28 janvier 2013, le tribunal de l'Association européenne de libre échange (AELE) a donné gain de cause à Reykjavik dans le contentieux qui l'opposait à la Commission européenne.

Celle-ci poursuivait l'Islande, estimant que lors de la faillite de Landsbanki, la plus importante banque privée du pays, en 2008, le gouvernement n'aurait pas dû refuser de rembourser les comptes des clients néerlandais et britanniques d'Icesave, une filiale en ligne de Landsbanki implantée aux Pays-Bas et au Royaume-Uni

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Florange : la trahison du « socialisme » compassionnel

Article de Jacques Sapir le 2 décembre 2012

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 La « solution » dont les négociations entre le gouvernement français et ArcelorMittal ont accouché le 30 novembre dernier est probablement l’une des plus mauvaises qui soient.

Elle revient à faire confiance à ce groupe pour investir 180 millions d’euros sur une période de 5 ans, alors qu’il n’a pas exactement bonne réputation sur ce point. Par ailleurs, Mittal s’engage à reclasser les salariés de la « partie chaude » du site de Florange et à développer la « partie froide », ainsi que ses installations de Dunkerque. De fait, le gouvernement français a très peu obtenu de Mittal qui va pouvoir continuer de se désengager de son activité de production d’acier afin de diminuer son endettement et continuer de se tourner soit vers l’amont (les mines) soit vers l’aval (l’utilisation des métaux).

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A qui profite la dette

 Un dessin animé pour comprendre la dette publique belge en 4 mn, avec les voix bien connues de Frédéric Jannin et Stefan Liberski.
 contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
 Le site Web Collectif pour un Audit Citoyen

 La FGTB wallonne, la FGTB Bruxelles, le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM) et le Centre d’éducation populaire André Genot (CEPAG) s’associent pour mener une grande campagne de sensibilisation sur la dette publique belge. Nous voulons lever l’écran de fumée sur la dette. Nous voulons tordre le cou aux idées reçues sur la dette et les politiques d’austérité que l’on nous présente comme inévitables.

En finir avec la compétitivité

Analyse d'ATTAC et de la Fondation COPERNIC

Le thème de la compétitivité est un marronnier des débats de politique économique. c’est une obsession tenace malgré la difficulté à en proposer une définition claire et admise par tous, sinon sous une forme tellement vague qu’elle se prête à toutes les interprétations : « la définition généralement retenue de la compétitivité d’une nation est la capacité à améliorer durablement le niveau de vie de ses habitants et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de cohésion sociale », nous dit le CAE(conseil d'analye économique) . les auteurs ne cachent pas « les réserves méthodologiques que le concept suscite» et ils rapportent même le propos de paul Krugman « contre la “dangereuse obsession” de compétitivité de l’administration clinton et de l’Union européenne » car « la compétitivité est un mot vide de sens lorsqu’il est appliqué aux économies nationales »3.vide de sens, mais symbolisant très
bien les stratégies patronales de pousser encore plus avant la libéralisation de l’économie et du « marché » du travail
en particulier, malgré « l’inscription de la cohésion sociale dans les politiques de compétitivité »4 affirmée par la Stratégie de lisbonne.

Intervention d' Aurélie Trouvé Sur Europe1

La compétitivité, ou la loi des multinationales

Après avoir annoncé un nécessaire « choc de compétitivité » appelé des vœux de la droite et du MEDEF, le gouvernement souhaite désormais construire un « pacte de compétitivité » sur l’ensemble du quinquennat de François Hollande. Une préoccupation bien ancrée dans l’air du temps : la « compétitivité » est désormais sur toutes les lèvres, omniprésente dans le débat public. Sans qu’on se donne la peine de se demander : la compétitivité, c’est quoi au juste ?

30 octobre2012

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Conférence de Raoul Marc Jennar - MES TSCG de quoi s'agit-il ?

Prenez 9 minutes pour écouter cette conclusion, toute la conférence est disponible en vidéo

Conclusion autour de l'austérité et la réorientation de l'Europe, quoi faire ?

La Coordination du Vaucluse contre le traité européen a organisé cette conférence de Raoul Marc Jennar, membre du conseil scientifique d'Attac, essayiste

sur le MES : Mécanisme européen de stabilité et le TSCG : Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance.

Après les traités européens qui ont dépouillé les états de leur politique monétaire, le TSCG vient couronner le tout en les privant de leur politique budgétaire.

S'agit-il d'un pas de plus vers le fédéralisme, comme nous le présentent les médias, ou de la mise en place d'un directoire au service du capital financier mondialisé, comme d'autres voix le prétendent ?

Le MES est présenté comme un fonds de solidarité destiné à aider les pays de la zone euro en difficulté.

  • Comment va-t-il fonctionner ?
  • Peut-il atteindre son objectif de solidarité ?
  • Pour pouvoir bénéficier du MES, les états auront dû ratifier le TSCG.

François Hollande s'était engagé à renégocier ce traité, appelé aussi pacte budgétaire, il n'en est rien ! Les mesures d'austérité permanente et de liquidation des droits des travailleurs sont entièrement maintenues.

Ce traité est une remise en cause de toute souveraineté nationale pour l'ensemble des pays de l'Union Européenne.

 voir les vidéos de la conférence
en pièces jpintes les diaporamas de la conférence en ppt et en pdf

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