Trois idées reçues sur la crise grecque

   
Bobards médiatiques sur la Grèce  

Les Grecs...
1) ne travaillent pas
2) ne payent pas d’impôt
3) se sont gavés avec les plans d’aide européens

 
 
 
 

Annuler la dette grecque couterait 636 euros par francais :

 
 
 
   
   

les privatisations sont sans effet sur la dette en Grèce

C'était l'objectif affiché dès 2010 : il fallait privatiser à tout-va pour faire baisser l'endettement de la Grèce. Alors qu'Athènes prend la présidence de l'UE, le bilan est sans appel. Les privatisations n'ont eu aucun effet sur la réduction de la dette qui dépasse les 300 milliards d'euros.

Depuis 2010, la Troïka n'a cessé de revoir ses ambitions à la baisse en matière de privatisations. En 2011, elle tablait sur des recettes cumulées de 50 milliards d'euros pour les caisses de l'État, d'ici à la fin 2015. La prévision chutait à 19 milliards dès l'année suivante. Elle n'est plus que de 8,7 milliards, dans un rapport publié en juillet 2013

Voir l'article de Médiapart du 08 janvier 2014 ici

Plans de sauvetage de la Grèce : 77 % des fonds sont allés à la finance

Une étude d’ Attac montre que les «plans de sauvetage» mis en œuvre par les institutions de l'Union européenne et les gouvernements européens sauvent les banques, pas la population.

Depuis mars 2010, l’Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI) ont attribué 23 tranches de financement au prétendu « sauvetage de la Grèce », pour un total de 206,9 milliards d’Euros. Ils n’ont cependant fourni presque aucune précision sur l’utilisation exacte de ces énormes sommes, provenant de fonds publics. C’est pourquoi Attac Autriche a entrepris une étude sur cette question : au moins 77% de l’argent du plan de sauvetage ont bénéficié directement ou indirectement au secteur de la finance.

La suite , en pièce jointe

Chroniques d'un hiver européen ( de Etienne Haug )

ATHÈNES

Après la victoire du parti ND, l’été 2011s’est passé dans une résignation silencieuse. Le nouveau gouvernement a pris ses marques en promettant au peuple de tenir tête autant que possible à la Troïka dans les nouvelles négociations budgétaires. Mais en pratique, en octobre 2012, la préparation du budget 2013 impose une nouvelle série de mesures d’austérité s’ajoutant à la liste sans fin déjà en place. Au cours des derniers mois, on a pourtant entendu un changement de ton dans les déclarations officielles des représentants de la Troïka : de la compassion, de la compréhension, et parfois même l’aveu d’avoir fait des erreurs. Mais en pratique, il ne semble y avoir absolument aucun changement dans la politique menée en Grèce et ailleurs en Europe. De nouvelles baisses des salaires, baisses des allocations, augmentation du temps de travail, augmentation de l’âge de départ à la retraite : l’acceptation de ce nouveau paquet d’austérité ne sera pas facile. La population est maintenant complètement à bout, autant psychologiquement que physiquement. Sans rapide prise de conscience européenne, le « cobaye » grec risque de très mal réagir.

 

 Les deux premiers textes ont été enregistrés à Athènes en décembre 2011 et réalisés entre janvier et avril 2012.

En novembre 2012, presque un an plus tard, nous revenons sur la situation pour faire le bilan.

Trois articles successifs proposent de retracer les faits marquants de l’année 2012, de prendre la mesure de la gravité de la situation et de réfléchir à la suite du projet.

1 : L’expérience grecque a un précédent (et pas des moindres)

2 : Grèce : un an de plus et rien de nouveau

3 : Les nouvelles (à venir)

Grèce : un crime se commet sous nos yeux

grece 

Par Jacques Sapir
Économiste, Directeur d’études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales

L’agence de statistique de la Grèce vient de publier ses dernières données ( Grèce PIB trimestriel), et elles s’inscrivent en faux par rapport aux « observateurs » qui croyaient en une amélioration de la situation dans ce malheureux pays. En fait, l’économie continue de s’effondrer et ce sur une pente désormais rapide. En valeur constante le Produit Intérieur Brut est passé de 211 milliards d’euros à 171 milliards, soit une chute cumulée de 19% depuis le premier trimestre de 2009. C’est bien à un véritable désastre que nous assistons.

Appel à l’opinion publique internationale

Mikis THEODORAKIS

Un complot international est en cours, visant à mener à terme la destruction de mon pays. Les assaillants ont commencé en 1975, avec comme cible la culture grecque moderne, puis ils ont poursuivi la décomposition de notre histoire récente et de notre identité nationale et aujourd’hui ils essaient de nous exterminer physiquement par le chômage, la famine et la misère. Si le peuple grec ne se soulève pas pour les arrêter, le risque de disparition de la Grèce est bien réel. Je la vois arriver dans les dix prochaines années. Le seul élément qui va survivre de notre pays sera la mémoire de notre civilisation et de nos luttes pour la liberté.

Jusqu’en 2009, la situation économique de la Grèce n’avait rien de très grave. Les grandes plaies de notre économie étaient les dépenses immodérées pour l’achat du matériel de guerre et la corruption d’une partie du monde politique, financier et médiatique. Mais une part de responsabilité appartient aussi aux Etats étrangers, parmi eux l’Allemagne, la France, L’Angleterre et les Etats-Unis qui gagnaient des milliards d’euros au dépens de notre richesse nationale par la vente annuelle de matériel de guerre. Ce saignement constant nous a écrasés et ne nous permettait plus d’aller de l’avant, alors qu’il était la source d’enrichissement d’autres pays. On peut dire la même chose pour le problème de la corruption. Par exemple, l’entreprise allemande Siemens avait une branche spéciale pour corrompre des Grecs, afin de mieux placer ses produits sur le marché grec. Ainsi le peuple grec a été victime de ce duo des prédateurs allemands et grecs qui s’enrichissaient au dépens de la Grèce.

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Le CADTM dénonce la campagne de désinformation sur la dette grecque et le plan de sauvetage des créanciers privés

athenesPlus de 85% des créanciers privés (banques, assurances, fonds de pension…) ont accepté jeudi soir de participer à la restructuration de la dette grecque en effaçant 107 milliards d’euros.

Sur le papier, ces créanciers renoncent ainsi à 53,5% de leurs créances.
Mais contrairement aux apparences, le CADTM affirme que cette opération est surtout une bonne nouvelle pour les banques grecques et européennes (principalement françaises et allemandes), pas pour le peuple grec à qui on promet de nouvelles détériorations de ses conditions de vie

Les leçons de la crise grecque

La crise grecquathenese est loin d’être terminée. Il est néanmoins possible de tirer un bilan provisoire sous forme de 6 leçons. Cet article, paru dans la revue Démocratie&Socialisme n°192 (février 2012), a été réactualisé pour cette lettre de D&S.

Par  Jean-Jacques Chavigné

La Grèce : laboratoire d'expérimentation pour l'Europe ?

La crise actuelle n'est évidemment pas une crise grecque ou qui serait née en Grèce et qui se serait propagée ensuite à la zone Euro que la Grèce aurait en quelque sorte contaminée (on parle souvent de contagion).

C'est une crise mondiale, européenne, grecque.

La crise comporte des traits communs à l'ensemble des pays.

C'est aussi une crise transversale : la crise d'un système : celui du capitalisme financiarisé. Chaque pays, bien sûr, subit ses crises en fonction de son histoire, ses institutions.

Crise humanitaire sans précédent en Grèce

Ce discours de Sonia Mitralia, membre du Comité grec contre la dette et du CADTM international, a été prononcé devant la Commission Sociale de l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe qui s'est tenue le 24 janvier 2012 à Strasbourg sur le thème : « Les mesures d'austérité - un danger pour la démocratie et les droits sociaux".
 
Presque deux ans après le début du traitement de choc imposé par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le Fonds monétaire international à la Grèce, son bilan est catastrophique, révoltant et inhumain.

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