Orano/Areva va raser une forêt protégée

On en apprend plus sur les raisons de la visite de Bruno Le Maire au Kazakhstan en juillet dernier.

Selon le service de presse d’Orano (ex-Areva) contacté par Novastan, la visite du ministre français des Finances à Nur-Sultan le 30 juillet dernier a servi à conforter l’avenir de l’approvisionnement d’uranium pour les réacteurs nucléaires français depuis le Kazakhstan.

De fait, les autorités kazakhes ont publié le 31 juillet dernier un décret autorisant l’extraction sur une nouvelle zone de la licence minière d’Orano.

Pour exploiter ce gisement, le géant français du nucléaire doit couper une forêt de 366 hectares de saxaoul, une plante endémique menacée et qui fait l’objet d’une interdiction de coupe au Kazakhstan. La visite du ministre français a permis d’obtenir, moyennant compensation, l’autorisation de « nettoyage » de la forêt. Selon les sources au gouvernement français du Figaro, la visite de Bruno Le Maire a permis de faire signer et publier ce décret en réglant des « tracasseries administratives ».

Ce décret, qui permet in fine l’approvisionnement en uranium de la France tout en assurant la santé économique d’Orano dans les décennies à venir, semble avoir été la motivation première de la visite du ministre français. Peu importe qu’il faille pour cela couper une forêt d’une plante en danger.

Un gisement à la place d’une forêt protégée

Cette opposition entre plante protégée et exploitation d’uranium est à l’origine de ces « tracasseries administratives ». De fait, le gisement qu’Orano a souhaité mettre en production est situé sur une « zone forestière », qui était sous la protection de l’entreprise publique régionale en charge des forêts du district de Suzak, dans le sud du Kazakhstan. Alors que le service de presse d’Orano a mentionné un « permis foncier » à Novastan, le décret du gouvernement kazakh signé et publié le 31 juillet dernier porte sur le « déclassement de parcelles du fond forestier (…) pour l’extraction d’uranium ».

Les quelques 366 hectares de forêts qui vont être « nettoyés » sont situés sur la parcelle de Mouyounkoum (Muyunkum), situé dans le désert éponyme du sud du Kazakhstan. Une région boisée d’un arbre en disparition dans le pays. La parcelle est exploitée par Orano à travers une co-entreprise avec l’entreprise nationale kazakhe Kazatomprom, KATCO. Orano en possède 51% contre 49% pour Kazatomprom.

Dans les faits, la multinationale française avait déjà obtenu le droit d’exploiter ce gisement par un décret daté d’octobre 2018, mais celui-ci précisait la nécessité de conserver la forêt de saxaoul, empêchant la mise en exploitation.

Comme l’a précisé Orano à Novastan, bien que la méthode d’extraction de lixiviation in situ utilisée sur ce site ne nécessite pas de créer une mine à ciel ouvert, « il est nécessaire d’entreprendre des travaux de nivellement qui impliquent de couper les saxaouls ». La technique d’extraction par lixiviation in situ est controversée notamment aux Etats-Unis, polluant les nappes phréatiques et délaissant de nombreuses boues toxiques difficilement nettoyables. De son côté, Orano a affirmé à Novastan que cette technique « présente des avantages environnementaux par rapport aux méthodes traditionnelles ». Selon le site web d’Orano, cette technique est surtout très "économique"

Orano a également confirmé à Novastan que le décret prévoit le versement d’une compensation financière à la destruction de la zone forestière, et qu’Orano s’était engagé à la revégétalisation à la fin des opérations en replantant les saxaouls. Orano n’a pas précisé le montant réglé. Les administrations kazakhes en charge des forêts n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Le saxaoul : le seul arbre du désert

Depuis 2015, il est interdit de couper des saxaouls au Kazakhstan. « Le saxaoul est le seul arbre qui pousse dans les déserts kazakhs et qui ne demande pas des apport en eau et en nutriments spécifiques », a affirmé le chef des gardes-forestiers de la région kazakhe de Kyzylorda, Rau Aralbaïev, cité par le journal kazakh Kursiv.kz. « Le couper, c’est endommager l’environnement de notre région » poursuit-il, expliquant que sa disparition actuelle est due « à la demande forte pour l’utiliser comme bois de chauffage, ou de cuisine ». Les forêts de saxaouls sont également menacées par les nombreux feux dans la steppe dus aux températures élevées et à la sécheresse durant l’été, mais surtout à l’activité humaine.

Le saxaoul est un arbre qui fait entre deux et neuf mètres de haut. Extrêmement résistant au chaud comme au froid, il peut également, grâce à ses racines qui peuvent atteindre jusqu’à 30 mètres de profondeur, capter des eaux des nappes phréatiques. Dans le même temps, le saxaoul fixe les dunes de sable, évitant érosion et surtout tempêtes de sable, deux problèmes de plus en plus pressants dans cette partie désertique d’Asie centrale.

Mise en exploitation du site de Kanjugan

Peu importe l’importance de la conservation du saxaoul, l’exploitation d’uranium est prioritaire. Ce « permis foncier », comme l’appelle le service de communication d’Orano, ou plutôt cette autorisation de coupe d’une forêt protégée, permet la mise en exploitation du gisement de Kanjugan, au sein de la licence minière de Muyunkum.

Selon Orano, ce permis va permettre au groupe nucléaire d’assurer une « part significative » de sa production d’uranium pour les prochaines années, en attendant la mise en exploitation d’un troisième site. De fait, selon la revue générale nucléaire, l’entreprise française extrait déjà près de la moitié de sa production mondiale au Kazakhstan, soit « entre 3 200 et 4 000 tonnes d’uranium par an ».

Encore un gisement à mettre en exploitation

Ce permis obtenu, il reste encore un gisement à Orano à mettre en exploitation au Kazakhstan. Ce troisième site minier, South Tortkuduk, sera le plus important pour la multinationale française dans le pays. Une licence d’exploitation minière pour cette nouvelle parcelle a été attribuée à KATCO en janvier 2018 selon le site d’Orano.

Selon Orano, les géologues de KATCO ont découvert cette parcelle à haut potentiel en termes de ressources il y a quelques années, à proximité de deux sites miniers déjà exploités par l’entreprise. Ces nouvelles réserves devraient couvrir plus de 10 ans de production pour KATCO. Le développement du gisement est en cours et un lancement de l’exploitation et de la mise en service du site devrait être finalisé d’ici 2020 et représenter la majeure partie de la production de KATCO en 2022.

Pour faire avancer et inaugurer la mine, le président français pourrait se rendre au Kazakhstan. Le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a déjà annoncé qu’il l’attendait. Le Kazakhstan est en effet devenu un passage obligé pour les présidents français, tant le pays est devenu stratégique pour l’Hexagone.

L’uranium kazakh : une nécessité stratégique pour la France

Alors que la production d’uranium kazakh devenait prépondérante pour Orano, le Kazakhstan est devenu depuis 2008 incontournable pour la France puisque le pays est devenu le premier fournisseur d’uranium de l’hexagone. Le fait que le ministre des Finances doive se déplacer à Nur-Sultan pour régler des « tracasseries administratives » souligne l’importance stratégique du Kazakhstan et de son uranium pour la France.

De fait, le Kazakhstan est le premier fournisseur d’uranium de la France, qui dépend à plus de 70% de ce combustible pour produire son électricité. Les gisements qu’y exploite Orano sont parmi les plus rentables du groupe français, comme l’entreprise l’annonce sur son site : « Katco exploite la plus grande mine d’uranium ISR au monde. [Elle] représente 15% de la production d’uranium annuelle du Kazakhstan et 7% de la production mondiale. » Le tout pour une seule co-entreprise.

Le Kazakhstan est depuis 2009 le premier producteur du monde avec 41% de la production mondiale en 2018, dont 22% pour Kazatomprom, juste devant Orano (11%), seconde entreprise productrice mondiale. Kazatomprom, détenue à 85% par l’Etat kazakh, prend en charge l’intégralité de cette production, en plus de toutes les activités liées au nucléaire. Kazatomprom est entrée en Bourse (à Astana et Londres) en novembre 2018 en vendant près de 15% de son capital, et se préparerait à vendre bientôt plus d’actions sur les marchés.

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Vers un rejet de l’eau contaminée dans l’environnement !

Catastrophe nucléaire de Fukushima

Après avoir exclu un stockage de longue durée de l’eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, les experts estiment que le rejet dans l’environnement (mer ou air) reste l’unique option, ont précisé les autorités japonaises, ce mardi.

« L’option d’un simple stockage à long terme n’est plus envisagée », a déclaré un fonctionnaire d’Etat souhaitant garder l’anonymat. Le gouvernement a également précisé qu’une fois les réacteurs démolis et le site nettoyé, il ne devra rien rester, donc pas de citernes d’eau contenant encore au moins du tritium.

La dilution en mer, l’option privilégiée

Une quantité massive d’eau contaminée est stockée dans l’enceinte de ce site ravagé par le tsunami de mars 2011. Elle provient de la pluie, des nappes souterraines ou d’injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs entrés en fusion. Filtréà plue sieurs reprises, elle sera à terme débarrassée d’une grande quantité de radionucléides, sauf le tritium, considéré comme moins dangereux pour l’environnement et les êtres vivants.

Le stockage durable, que recommandaient des organisations écologistes comme Greenpeace, n’étant plus d’actualité, restent trois options jugées les plus faisables, d’un point de vue technique et économique : la dilution en mer, l’évaporation dans l’air ou une combinaison des deux. Des experts, dont ceux de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), poussent depuis des années pour la dilution en mer.

Colère de la Corée du Sud

Mais ce n’est pas faisable pour le moment car, comme l’a reconnu la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), une grande partie de cette eau est encore lourdement chargée en éléments radioactifs dangereux pour la chaîne alimentaire. Tepco estime cependant que les citernes seront pleines en 2022. Une décision finale ne devrait pas être prise avant les Jeux olympiques de Tokyo à l’été 2020, compte tenu du risque diplomatique.

Une sous-commission gouvernementale chargée du dossier étudie ainsi non seulement les implications techniques, mais aussi les potentiels dégâts sur l’image du pays à l’étranger. Le Japon devrait en effet rencontrer une forte opposition, qui s’exprime déjà, des pêcheurs et agriculteurs de la région, ainsi que des groupes de défense de l’environnement et de pays voisins, à commencer par la Corée du Sud. Séoul n’a pas digéré une précédente décision de rejeter en mer des paquets d’eau radioactive juste après l’accident de Fukushima, sans lui avoir demandé son avis.

 

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Le nucléaire, une option de plus en plus fumeuse contre le réchauffement

Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, a beau répéter à tout va que le nucléaire est une «énergie neutre en carbone», qui joue «pleinement son rôle dans la lutte contre le changement climatique». Le président Macron a beau faire le VRP de l’atome à Bruxelles, en le présentant comme une énergie «verte» et en faisant en sorte qu’elle soit reconnue par l’UE comme un moyen d’atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Rien n’y fait : non, l’énergie nucléaire n’est pas la panacée pour lutter contre le changement climatique. C’est l’une des principales conclusions de l’édition 2019 du World Nuclear Industry Status Report, présenté mardi à Paris par son coordinateur, le consultant indépendant Mycle Schneider, dont la réputation de sérieux n’est plus à faire dans les milieux «pro» comme «anti».

«Urgente»

En plus de son traditionnel état des lieux de l’industrie nucléaire dans le monde, ce document de 323 pages, établi par huit experts interdisciplinaires de six pays en coopération avec la fondation Heinrich-Böll, un organisme proche des Verts allemands, consacre pour la première fois un chapitre à l’évaluation de l’option nucléaire comme moyen de combattre l’urgence climatique. Et sa conclusion est sans appel : «Les options non nucléaires permettent d’économiser plus de carbone par dollar […] et par an» que l’atome. En effet, «dans de nombreux pays nucléaires, les nouvelles [énergies] renouvelables peuvent désormais concurrencer le nucléaire existant», indique le rapport. Entre 2009 et 2018, les coûts du solaire commercial ont baissé de 88 % et ceux de l’éolien de 69 %, alors que dans le même temps, ceux du nucléaire augmentaient de 23 %, calcule celui-ci.

Par ailleurs, la construction de nouveaux réacteurs «prend cinq à dix-sept ans de plus que pour le solaire ou l’éolien terrestre commerciaux ; ainsi, en attendant leur remplacement par l’option nucléaire, les centrales thermiques fossiles continuent à générer des émissions pendant de longues périodes. La stabilisation du climat est urgente, le nucléaire est lent». Pour Mycle Schneider, «on ne peut dépenser un euro, un dollar ou un yuan qu’une fois : l’urgence climatique exige que les décisions d’investissement favorisent impérativement les stratégies de réponse les moins onéreuses et les plus rapides. L’option nucléaire s’est constamment révélée comme la plus chère et la plus lente». Voilà qui est on ne peut plus clair.

D’autant que le nucléaire est à la peine partout dans le monde. L’an dernier, en présentant son rapport, Mycle Schneider avait lancé : «L’atome n’est plus compétitif et ne le sera plus jamais.» Sa prédiction ne s’est pas démentie depuis. Certes, le nombre de réacteurs en fonctionnement sur la planète a augmenté de quatre unités au cours du premier semestre 2019, pour atteindre 417 «tranches» dans 31 pays. Merci la Chine, qui a mis en service deux réacteurs EPR à Taishan, réussissant là où EDF a jusque-là échoué à Flamanville. Mais ce chiffre «reste bien en dessous de la pointe historique de 438 tranches en 2002», note le rapport. Et la construction de nouvelles installations nucléaires est «en déclin pour la sixième année consécutive», avec 46 chantiers en cours au 1er juillet, contre 68 tranches en 2013 et 234 en 1979. Au total, au moins 27 réacteurs, soit 59 % de ce parc en construction, sont concernés par des retards. En France, la mise en service de l’EPR de Flamanville a été repoussée à la fin 2022, au mieux.

«Déclin»

Le nombre de mises en construction est passé de 15 en 2010, juste avant la catastrophe de Fukushima, au Japon, à 5 en 2018 et seulement 2 en 2019. La pointe historique remonte à… 1976 : cette année-là, pas moins de 44 chantiers démarraient, soit plus que le total des sept années passées. «Il n’y a aucun doute, le taux de renouvellement est trop bas pour garantir la survie de la technologie. Nous sommes face à une sorte de sortie du nucléaire "organique" non déclarée», tacle Mycle Schneider. Résultat, la moyenne d’âge du parc nucléaire mondial dépasse désormais les 30 ans, pour la première fois.

Les énergies renouvelables «continuent à devancer le nucléaire dans quasiment toutes les catégories», assure le rapport. Une capacité record de 165 gigawatts de renouvelables a été raccordée aux réseaux dans le monde en 2018, alors que la capacité nucléaire en exploitation n’augmentait que de 9 gigawatts. La production d’électricité éolienne a augmenté de 29 % en 2018 et celle du solaire de 13 %, contre 2,4 % pour celle du nucléaire, imputable pour les trois quarts à un seul pays, la Chine. Mais aucun réacteur commercial chinois n’a été mis en construction depuis décembre 2016. Et la part de l’atome dans la production d’électricité dans le monde «poursuit son lent déclin», passant d’un record historique de 17,5 % en 1996 à 10,15 % en 2018.

liberation    

 

AREVA

 

La Commission des Finances de l'Assemblée Nationale dresse un bilan catastrophique de Areva.

C'est un amoncellement de gabegie financière, technique, technologique, commerciale, organisationnelle, prospective que la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale, réunie le 8 juillet, vient de révéler dans un rapport. Il confirme en tout point qu'il faut mettre un terme immédiat au nucléaire et ne plus s'entêter avec cette industrie mortifère. __

Ils n'en reviennent pas, tant ils avaient soutenus pour la plupart, l'obsession nucléaire. Les rapporteurs de la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale sont groggy au vu du désastre d'Areva. De l'UMP-LR au PS c'est le désenchantement des pro-nucléaires même si ils continuent dans le déni de réalité, encore incapables de tourner la page de leur amour perdu.

Les constats de la gabegie du "leader de la destruction atomique" ne sont pas le fait des antinucléaires. Ils sont dressés sous la houlette de la présidente de la commission, la députée UMP-Les Republicains Marie-Christine Dalloz (conseillère en gestion de patrimoine, chef d'entreprise) avec comme rapporteurs spéciaux Hervé Mariton  (Ingénieur en chef des mines et député UMP-Les Republicains de la Drôme), le socialiste Marc Goua (député de Maine et Loire) et comme rapporteure générale la députée socialiste du Tarn-et-Garonne Valérie Rabault (ingénieure).

Présents et intervenants à cette réunion une belle brochette de député-es sur les dents et juges lucides et intransigeants : le Magistrat à la Cour des comptes et conseiller référendaire Charles de Courson (UDI), le chef d'entreprise Alain Fauré (PS),  le chef d'entreprise Jérôme Chartier (UMP-Les Republicains), le médecin Éric Alauzet (EELV),  l'enseignant retraité Jean-Louis Dumont (PS), le kinesithérapeute Jean-François Lamour (UMP-Les Republicains).

Fausses prévisions, sur-coûts, retards de réalisation, défaut de fabrication, investissements ruineux, complicité de caste et entre-soi, omerta, incompétences techniques, stratégie inadaptée à la réalité du monde, entêtement malgré les catastrophes nucléaires de Tchernobyl et de Fukushima, versements de dividendes exorbitants, commissions suspectes, procédures judiciaires, projets irréalistes, annonces de contrats folkloriques, aveuglement des gouvernements successifs,... : le florilège mis à jour par la commission révèle le "pourrissement" du nucléaire. Et personne ici n'évoque pourtant les morts et malades du nucléaire, les contaminations et irradiations sur toute la planète, ni les territoires rayés définitivement de la carte de vie en Europe comme en Asie ou comme en Polynésie et en Afrique.

 les débats en intégralité 1H35  
 

 

La transition énergétique allemande...

La sortie du nucléaire ruinerait l’Allemagne, ferait exploser les émissions de gaz à effet de serre, serait amèrement regrettée par les citoyens… Telles sont les idées reçues qu’on entend fréquemment dans les médias français. Mais qu’en est-il en réalité ? Pour en savoir plus, c'est ici

Non, l’Allemagne n’a pas été contrainte d’importer plus de courant de France pour compenser l’arrêt des réacteurs !

Non, l’Allemagne n’a pas massivement développé le charbon pour sortir du nucléaire !

Non, l’Allemagne ne subit pas une augmentation massive de ses émissions de gaz à effet de serre du fait de la sortie du nucléaire !

Non, les citoyens allemands ne regrettent pas la décision de transition énergétique !

Non, les énergies renouvelables ne sont pas un fardeau économique pour l’Allemagne !

Non, la transition énergétique ne mine pas la compétitivité de l’Allemagne !

 

Pour plus d'information vous trouverez ici les cahiers de "Global Chance" sur la comparaison énergétique de la France et de l'Allemagne

En pièce jointe le dossier complet et argumenté sur L’énergie en Allemagne et en France : une comparaison instructive

C’est reparti pour la filière nucléaire française.

Un accord a été récemment présenté à Londres pour la construction de deux EPR en Grande-Bretagne, un type de réacteur jamais entré en service dans le monde, ce qui indépendamment de toute position idéologique sur le sujet, représente un nouveau défi industriel.

La Grande-Bretagne n'a pas construit de centrales nucléaires depuis vingt ans et les compétences dans ce domaine se sont perdues avec le temps. La France a donc joué sur des avantages notoires pour afficher sa crédibilité sur un tel marché, ceux de la maîtrise technique, de la connaissance, du savoir-faire, car elle a maintenu ces dernières années suffisamment d’activités dans ce secteur pour conserver et peut-être améliorer ses champs de compétences.

Est-ce le signe que le nucléaire, après la « pause Fukushima », est à nouveau à la mode ? Que penser de cette reprise et de la pertinence de construire des centrales gigantesques pour répondre à des besoins énergétiques toujours grandissants ?

http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/le-nucleaire-les-probabilites-et-143159

 

Accord nucléaire EDF/Londres :

Des réacteurs ultra-subventionnés……mais qui ne verront jamais le jour

le nucléaire est tellement déficitaire qu'il nécessite de lourdes subventions publiques…- … qui vont assurément être annulées par Bruxelles : l'accord EDF/Londres n'est qu'un coup de bluff

http://observ.nucleaire.free.fr/accord-edf-londres.htm

AJOUT de SUBSTANCES RADIOACTIVES dans les BIENS DE CONSOMMATION

La CRIIRAD demande l’abrogation de l’arrêté du 5 mai 2009 et la modification du Code de la Santé Publique

LES MENACES RADIOACTIVES

En 2002, deux garanties essentielles pour la protection du public contre les dangers des rayonnements ionisants ont été inscrites dans le code de la santé publique (CSP) :
1. l’interdiction d’ajouter délibérément des substances radioactives dans les aliments, les biens de consommation et les produits de construction (cf. article R.1333-2) ;
2. l’interdiction d’utiliser des matériaux et des déchets provenant d'une activité nucléaire – et qui sont contaminés ou susceptibles de l’être – pour la fabrication de biens de consommation et de produits de construction (cf. article R.1333-3).
Les articles R. 1333-4 et R.133-5 de ce même code ouvraient cependant la porte à la mise en place d’un dispositif de dérogation. Ce risque est resté virtuel pendant plus de 6 ans mais a fini par se concrétiser avec la publication de l’arrêté du 5 mai 2009. Ce texte a rendu possible le contournement des interdictions et sur des bases particulièrement laxistes. Il a d’ailleurs été publié en dépit d’un avis défavorable de l’Autorité de Sûreté Nucléaire.

 Cinq produits seulement sont exclus des dérogations et donc protégés de tout ajout délibéré de radioactivité :

  • les aliments
  • les produits cosmétiques
  • les parures
  • les jouets
  • les matériaux en contact avec les aliments et les eaux.

L’interdiction de délivrer des dérogations permettant d’ajouter des substances radioactives aux aliments, aux produits cosmétiques et aux matériaux en contact avec les aliments et les eaux, participent de la même logique : éviter l’incorporation des substances radioactives

En effet, les denrées alimentaires ont vocation à être ingérées ; les produits cosmétiques sont absorbés par la peau ; et, dans le cas des matériaux en contact avec les aliments (couverts, casseroles, emballages…), il peut y avoir des phénomènes de transfert du conteneur au contenu.

Rapport officiel sur l’accident nucléaire de Fukushima

Rapport officiel de la Commission d’enquête indépendante sur l’accident nucléaire de Fukushima

Cette édition française se place dans l’esprit qui a prévalu à la rédaction du rapport original, à savoir la diffusion des résultats d’une enquête indépendante des lobbys industriels ou des pressions politiques, avec une grande exigence de transparence et une volonté de diffusion internationale.   La traduction complète du résumé du rapport est disponible en format pdf en pièce jointe ci dessous.

Ce rapport d’enquête, commandé par la Diète Nationale du Japon, révèle entre autres que :

- la catastrophe nucléaire de Fukushima est d’origine humaine, alors que TEPCO et toutes les autorités l’attribuaient au tsunami,

- la résistance des réacteurs au séisme était inadéquate,  

- il n’existait pas de réponse adaptée aux tsunamis,  

- les contre-mesures aux accidents graves étaient non conformes aux standards internationaux,  

- l’alimentation électrique externe était très vulnérable,  

- les bureaucraties complices ont rendu la catastrophe inévitable,  

- l’évacuation des résidents s’est faite dans une extrême confusion,  

- la catastrophe aurait pu être encore plus grave.

Il faut bien évidemment lire ce document avec l’idée de ce qui pourrait se passer si une telle catastrophe survenait en France.

Et sa lecture provoque de saines questions :

- pourquoi le gouvernement français a-t-il martelé que la catastrophe nucléaire de Fukushima était due au tsunami ?  

- pourquoi les centrales nucléaires françaises sont-elles souvent construites sur des failles et que des minimisations de risques sismiques sont avérées sur certaines d’entre elles ?  

- pourquoi l’évacuation des habitants est-elle prévue sur un rayon de 5 km autour d’une centrale accidentée alors qu’à Fukushima l’évacuation a été jusqu’à 30 km ?  

- comment concrètement les pastilles d’iode seraient-elles distribuées à toute la population dans un rayon de 30 km autour d’une centrale si un accident arrivait ?  

- pourquoi dit-on à la population française depuis plus de 30 ans que le nucléaire est sûr alors qu’aucune centrale nucléaire française ne possède de récupérateur de corium ?  

- pourquoi les stress-tests effectués sur les centrales nucléaires françaises ont-ils été pointés du doigt par la commission européenne?  

- pourquoi le gouvernement français accepte-t-il encore le risque d’un accident grave  et de la disparition d’une région entière de France en cas de contamination qui nécessiterait l’évacuation définitive de ses habitants ?  

La lecture du rapport de la NAIIC vous donnera également des éléments de réponse à vos propres interrogations.

Appel urgent pour éviter une nouvelle catastrophe nucléaire mondiale

Il aura fallu plus de 15 mois pour « digérer » Fukushima. 15 mois de trop car la situation est gravissime depuis cette semaine de mars 2011 où 4 unités nucléaires ont explosé sur le même site. 15 mois pour analyser, décortiquer, comprendre, réaliser ce qui s’était produit. Passé ce choc, cette collision inimaginable, il nous faut reprendre nos esprits et résister à la tentation d’oublier. Car le danger est toujours là, de plus en plus menaçant au fur et à mesure que le temps passe.

Ce sont encore et toujours les Japonais qui nous le rappellent. Non seulement ils ne désarment pas face à leur gouvernement qui a choisi de redémarrer les réacteurs nucléaires d’Ôi alors que ceux-ci sont situés près d’une faille active, mais ils se mobilisent aussi de manière forte en s’adressant directement au secrétaire général de l’ONU afin d’essayer d’éviter le pire : la perte de contrôle du refroidissement des 264 tonnes de combustible entreposés dans la piscine de l’unité 4 de Fukushima Daiichi. Cet évènement possible n’est absolument pas anodin, car il signerait l’évacuation d’une grande partie du Japon, et il polluerait le monde entier de manière irréversible pour des milliers d’années.

Tout cela, on le sait depuis 15 mois, mais la prise de conscience de l’urgence de régler ce problème majeur n’est jamais allée au-delà des bonnes intentions. Aujourd’hui, après la stupeur et la souffrance de la catastrophe en cours, de plus en plus de monde semble enfin comprendre qu’il est encore possible d’agir, des voix éclairées se lèvent dans tous les pays : il est réellement temps de faire quelque chose avant qu’il ne soit trop tard !

Rapport OMS-FUKUSHIMA2012

A l'heure où l'écrivain Shin Ichi Sano soutient après bien d'autres — dans l'ignorance et l'indifférence générale en France, y compris dans les cercles de l'écologie "politique" officielle — que ce qui se joue sur le site de Fukushima daiichi n'est pas seulement la fin du Japon, mais le début de la fin du monde, vous trouverez en pièce jointe le récent texte d'analyse d'Yves Lenoir.(Chercheur et professeur à la Faculté d'éducation de l'Université de Sherbrooke. Il est également titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l'intervention éducative.)

Fukushima zéro morts etc.

Un an après la catastrophe, la désinformation bat son plein !

centrale

Courrier International a publié récemment la traduction d’un article du Daily Telegraph intitulé « Tsunami : 20 000 morts - Fukushima Daiichi : zéro mort », repris par de nombreux sites. Cet article est choquant : d’une part c’est faux, il n’y a pas eu zéro mort à Fukushima, d’autre part c’est insultant vis-à-vis des familles des victimes japonaises.

Lire la suite : Fukushima zéro morts etc.

Centrales nucléaires et leucémies infantiles

La revue Journal International du Cancer vient de publier dans son numéro de janvier une étude scientifique établissant une corrélation très claire entre la fréquence des leucémies infantiles aigües et la proximité des centrales nucléaires .

Cette étude épidémiologique rigoureuse, menée par une équipe de l’INSERM , de l’IRSN , ainsi que le Registre National des maladies hématologiques de l’enfant de Villejuif, démontre pour la période 2002-2007 en France un doublement de la fréquence d’apparition des leucémies infantiles : l’augmentation va jusqu’à 2,2 chez les enfants de moins de 5 ans.

Elle confirme ainsi l’étude menée en Allemagne par le Registre des Cancers de Mayence en 2008 (4), qui avait abouti à la même conclusion. La recherche de l’INSERM, intitulée Géocap, inclut les 2 753 cas diagnostiqués dans toute la France entre 2002 et 2007 à partir d’adresses géocodées et situées autour des 19 centrales françaises.

Energie Nucléaire PPI

La France 1er pays nucléarisé au monde...58 réacteurs en fonctionnement..
Des dizaines d'installations civiles et militaires...
Pour protéger la population en cas d'accident nucléaire, l'Etat a mis en place des PPI: Plans Particuliers d'Intervention
A 2km vous serez évacués, à 10km vous serez confinés...
Et pourtant après Tchernobyl Fukushima il s'est avéré que la zone s'étend de 100 à 300km.

Accéder à la Carte des Risques

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  1. Analyse Tsunamis au Japon

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