« Tout va très bien ! » – Blanquer vs Education Nationale

Source Entre les lignes et les mots

Radar , la machine à Cash

le double scandale des radars

Reflets diffuse son premier documentaire d’investigation qui porte sur les marchés publics qui ont présidé et président à la mise en place de la sanction automatisée en matière de sécurité

produit par Extra Muros et Reflets.info.

http://extra-muros.info

interview des réalisateurs

Un régime de retraite «universel»… sauf pour les riches!

Dans un récent entretien donné à Libération *, Thomas Piketty a tenu des propos qui ont rapidement fait polémique. Et une certaine presse d’aussitôt dénoncer «l’arnaque» (Le Point, L’Opinion), la «boulette» (L’Express) de Piketty. J’ai voulu y voir de plus près.

Dans un récent entretien donné à Libération, Thomas Piketty a tenu des propos qui ont rapidement fait polémique. Et une certaine presse d’aussitôt dénoncer « l’arnaque » (Le Point, L’Opinion), la « boulette » (L’Express) de Piketty. J’ai voulu y voir de plus près.

Autant le dire d’entrée, ses propos ont effectivement été quelque peu approximatifs… Il reste que sur le fond, mais pour d’autres raisons que celles qu’il a avancées, sa conclusion est juste. C’est bien là l’important : Le régime universel que l’on veut nous vendre ne l’est pas, les riches en sont exemptés !

Pour l’essentiel, ce qui a fait débat  dans ses propos est cette affirmation : « Dans cette réforme, on a par ailleurs très peu parlé du système de financement qui est derrière. Un truc énorme, c’est que le gouvernement propose un taux global de cotisation de 28 % jusqu’à 120 000 euros de salaire annuel, mais ensuite ça plonge d’un seul coup à 2,8 % ! Par rapport au système actuel, c’est une énorme baisse de cotisation pour les salaires entre 120 000 et 250 000 euros. C’est le nouveau "super Macron des riches"

1.     Aujourd’hui : Un dispositif institutionnel compliqué.

Pour comprendre ce qui est en jeu, encore faut-il connaître la mécanique institutionnelle passablement complexe qui régit le financement actuel des retraites du secteur privé.

D’abord, le Régime général (RG), qui, via la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) gère les retraites de l’ensemble des salariés du privé (17,8 millions de cotisants, 14,1 millions de retraités) ne permet pas de s’assurer sur l’ensemble du salaire. Héritier en cela des Retraites Ouvrières et Paysannes de 1910, il a gardé de cette origine lointaine la notion de salaire plafond, à quoi la refondation de 1945 n’a rien changé.

Aujourd’hui encore, le RG ne liquide les retraites que dans le cadre de ce principe d’airain : une retraite « à taux plein » est calculée sur la base du salaire annuel moyen des 25 meilleures années, dans la limite de 50% du salaire plafond. Le salaire plafond 2020 vient tout juste d’être fixé : 3.428 €/mois, soit 41.136 €/an. Autant dire que, en conséquence, l’an prochain le Régime général ne versera en aucun cas de retraite supérieure à  3.428/2, soit 1714 €/mois.

Bien entendu une telle limitation est assez rapidement apparue insoutenable, et d’abord, bien sûr, pour les salaires les plus élevés. C’est pourquoi, dès 1947, les « partenaires sociaux » mirent en place de façon conventionnelle un dispositif de retraites complémentaires par points pour les cadres, l’AGIRC.  De même, mais bien plus tardivement, devant les insuffisances du système de base, les mêmes définirent un second régime complémentaire, par points lui aussi, pour les non-cadres, l’ARRCO. Depuis le 1er janvier 2019, l’AGIRC et l’ARRCO ont fusionné en un seul et même régime et les cotisations cadres et non-cadre sont inscrites dans un processus de convergence progressive qui n’est pas encore achevé.

C’est ainsi, que le dispositif comprend aujourd’hui un régime de base et un régime complémentaire qui vient s’y ajouter, chacun ayant ses modalités propres de financement, elles-mêmes organisées autour de la notion de salaire plafond ; c’est ce que le tableau ci-dessous s’efforce de synthétiser.

 Les taux de cotisation retraite des salariés du privé en 2019

tauxcotisation

Pour ce qui nous occupe ici,- la discussion de la position de Piketty-, on en retiendra deux choses :

  • D’abord que le Régime Général, régime « de base », qui n’assure donc que jusqu’au salaire plafond et ne fait pas cotiser au-delà, reçoit néanmoins une cotisation « déplafonnée », qui est perçue même jusqu’au-delà de cette limite. Elle est de 0,4 % + 1,9% = 2,3% du salaire brut total, quel que soit le montant de celui-ci. C’est assez dire que, au-delà du plafond, cette cotisation, qui n’est donc corrélative d’aucune acquisition de droit à retraite, est de pure solidarité. Elle permet ainsi d’assurer le financement de la partie du minimum vieillesse dite (à tort, techniquement) « minimum contributif », qui est financée par la CNAV.
  •  Ensuite, que si les retraites versées par le RG sont limitées par le salaire plafond, il en va de même pour les caisses complémentaires, mais selon des modalités spécifiques. D’abord, parce que l’ARRCO gérait un espace complémentaire lui-même borné au plafond et que l’AGIRC de son côté se limitait à huit fois le plafond et faisait donc cotiser jusqu’à ce montant. Bref, au-delà de 8 fois le plafond (soit, en arrondi, 330.000 € annuels, valeur 2020), pas de cotisation aux complémentaires et donc pas de droit à retraite, ni de base ni complémentaire, sur cette fraction de salaire. 

2.     D’aujourd’hui à demain : les effets de la réforme Macron.

La réforme Macron va venir profondément modifier le dispositif institutionnel des retraites. Un seul régime, supposé universel, et par points et donc « à cotisations définies » -on sait ce qu’on paie, mais on ne sait pas ce qu’on va toucher comme retraite-, va venir remplacer ce qui a été édifié jusqu’à présent. Tout cela on le sait et a été abondamment et à juste titre critiqué. On n’en parlera pas ici.

Ce qui, par contre, n’a pas été véritablement relevé et qui est pourtant central, c’est que cette réforme s’accompagne d’un rétrécissement radical et financièrement considérable du champ de l’assurance vieillesse.

Sur ce point, le rapport Delevoye est parfaitement explicite et sans ambiguïté aucune et néanmoins sans aucune justification présentée : « Le système universel garantira pour tous les assurés un très haut niveau de protection sociale, avec l’acquisition de droits sur la totalité de leurs revenus d’activité (dans la limite de 120 000 € bruts annuels, soit 3 fois le plafond actuel du régime de base de la sécurité sociale) ».

Derrière cette apparemment innocente, voire alléchante, formule, se cache en fait une redoutable régression. En effet, là où le dispositif actuel du Régime général et des complémentaires qui lui sont associées fait, comme on vient de le voir, cotiser dans un champ qui s’étend jusqu’à huit fois le salaire plafond, le futur dispositif est, quant à lui, prévu pour ne faire cotiser que jusqu’à trois fois le plafond. En chiffres (très) arrondis, là où l’on doit aujourd'hui cotiser jusqu’à un salaire de 330.000€/an (soit de l’ordre de 27.000 €/mois), cette obligation devrait demain être limitée aux salaires inférieurs ou égaux à 120.000 €/an (10.000 €/mois) et seule la cotisation déplafonnée serait perçue au-delà de 3 P. Ainsi, puisque le nouveau dispositif n’assure plus ces niveaux de salaire, les cotisations jusqu’à présent perçues par les complémentaires entre 3 fois et 8 fois le salaire plafond disparaissent purement et simplement du paysage. De là l’étonnement de Piketty dans son entretien à Libé : « le gouvernement propose un taux global de cotisation de 28 % jusqu’à 120 000 euros de salaire annuel, mais ensuite ça plonge d’un seul coup à 2,8 % ! Par rapport au système actuel, c’est une énorme baisse de cotisation pour les salaires entre 120 000 et 250 000 euros [Erreur de Piketty, il faut en fait lire 330.000 €] ». Ce n’est pas faux.

Sauf que le sujet n’est pas tant que les cotisations « plongent », comme il le dit, car elles le font d'ores et déjà, que le fait que cette disparition soit l’effet d’une constriction drastique et subreptice du champ jusqu’à présent couvert par l’assurance-vieillesse. Aujourd'hui, elles plongent au-delà de 8 fois le plafond; demain, ce sera à partir de 3 P seulement ! Les riches seront donc exemptés de la solidarité intergénérationnelle.

Comment ces actifs, salariés ou indépendants très favorisés mais hors champ de l’assurance-vieillesse, vont-ils demain pouvoir financer une retraite ? Sans malice excessive, le rapport Delevoye vend la mèche : « Les employeurs et les salariés, qui le souhaiteront, pourront compléter le niveau de retraite par la mise en place de dispositifs collectifs d’épargne retraite. Il en sera de même pour les indépendants ».

Comme l’a fort bien documenté un récent article de Martine Orange qui dévoile les coulisses de l’opération en cours, c’est un formidable espace qui va ainsi désormais s’ouvrir à « l’épargne retraite », nom euphémisé de la retraite par capitalisation. La retraite va ainsi s'engager résolument dans le monde de la financiarisation néo-libérale....

L’exclusion subreptice des salariés fortunés de l’assurance-vieillesse dont la réforme Macron se veut être l’occasion est ainsi le meilleur cheval de Troie pour la destruction programmée de la retraite par répartition… Une régression sociale majeure, une de plus !

  

* Thomas Piketty sur les retraites : c’est le nouveau «super Macron des riches», Libération, 11 septembre 2019.

source blog de jacques Rigaudiat

Vente d'Alstom à General Electric

 

Lorsque, le 24 avril 2014, une dé­pêche de l’agence Bloomberg annonce la vente des activités d’Alstom dans l’énergie à General Electric (GE), la surprise est totale. « Qu’est-ce que c’est ce bordel ? », lance au téléphone Arnaud Montebourg, alors ministre de l’éco­nomie, du redressement productif et du numérique, à l’un de ses conseillers lorsqu’il apprend la nouvelle, au saut du lit.

David Gendreau et Alexandre Leraître ont enquêté sur le passage sous pavillon américain de trois quarts de l’activité du fleuron industriel français. A la manière d’un polar, ils ponctuent le film de séquences dessinées en noir et blanc et plongent les téléspectateurs dans les coulisses de cette histoire digne d’un roman d’espionnage.

 

 
 

Notre-Dame-des-Landes : un chef d’entreprise pointe l’impact économique néfaste du futur aéroport

Le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes permettrait de libérer un espace pour l’expansion de la ville de Nantes ? Ou de diminuer le bruit généré par l’aéroport actuel, qui deviendra bientôt insupportable pour les riverains ? Des arguments démontés par un chef d’entreprise nantais, dans une lettre ouverte à Patrick Rimbert, maire de Nantes. Le PDG de Mécan’outil, une PME fabriquant des machines outils pour le BTP, pointe également l’impact économique néfaste du projet de Notre-Dame-des-Landes, avec l’explosion des taxes d’aéroport et des frais de transport. Un surcoût qui pourrait peser sur le contribuable nantais.

Lettre ouverte de M. Jean-Marie Ravier, chef d’entreprise, à M. Patrick Rimbert, maire de Nantes.

En pièce jointe

http://www.bastamag.net/Notre-Dame-des-Landes-un-chef-d

Retraites : pour un choc de répartition

 Par Jean-Marie Harribey, Pierre Khalfa et Christiane Marty (Membres d'Attac et de la Fondation Copernic)

Une nouvelle réforme, ou plutôt contre-réforme, des retraites est en préparation.
L'effet catastrophique des précédentes est connu. Une étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (http://www.drees.sante.gouv.fr/caliper-un-outil- de-simulation-pour-le-calcul-interregimes,11105.html) a calculé que si les réformes de 1993, 2003 et 2008 s'étaient appliquées aux affiliés de la CNAV (régime général des salariés du privé) et de la MSA salariés de la génération 1938, ceux-ci auraient eu des pensions de base réduites de 28 % en moyenne lors de la liquidation, et de 35 % sur l'ensemble de leur période de retraite.

 

Vivre, avec ou sans emploi

 Il y a une grande différence entre la Constitution française, son préambule de 1946, et la Charte des droits fondamentaux de l'UE.
Le préambule de la constitution française affirme que "Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi. "
Ce qui sous-entend que la nation doit lui fournir un emploi.
L'UE quant à elle reconnaît "le droit de travailler et d'exercer une profession librement choisie.." mais ne s'impose de droit aucune obligation pour fournir du travail à un demandeur.
Le fait que l'obligation française ne soit pas respectée ne doit pas nous amener à ignorer la différence profonde entre les deux formulations, et donc entre les deux philosophies sous-jacentes : dans un cas, la nation devrait garantir l'emploi, dans l'autre cas l’union européenne s’en contrefout.
C'est toute la différence entre la notion de réciprocité ( droit et devoir ) inscrite dans la constitution française, et la notion de libre-arbitre d’inspiration purement libérale de l’Union.

Donc, il est possible de revendiquer la garantie d’un revenu décent pour tous au nom de la Constitution française, certainement pas au nom de la Charte des droits fondamentaux de l’UE.

Quelques extraits ci-dessous

Lire la suite : Vivre, avec ou sans emploi

Un système de retraite éclaté et malade de ses mauvaises réformes ainsi que de la crise

Après son onzième rapport de décembre 2012 consacré aux hypothèses économiques et démographiques pour l’avenir , le Conseil d’orientation des retraites (COR) a publié en janvier 2013 son douzième rapport pour dresser un état des lieux du système de retraite français.

Jean Marie Harribey nous livre son analyse dans la pièce jointe ci dessous

niveau de vie moyen

cliquer pour agrandir

"Le bien commun"

L'assaut final des marchandiseurs du monde : l'eau, la santé, les gènes, les connaissances...

Ils veulent tirer de l’argent avec tout. Les biens communs doivent rester interdits aux marchés. Les rapaces financiers doivent dégager au loin.

Aprés le film de décembre au Thor , Patrick Sagon nous livre ses réflections (voir en pièces jointes)

Le protectionnisme, outil d’une politique sociale volontariste

La question de la démondialisation et du protectionnisme est en train de s’installer au cœur du débat politique français. Elle met très mal à l’aise les sociaux-libéraux, ainsi qu’une bonne partie de l’extrême-gauche qui, sans y avoir beaucoup réfléchi, confond volontiers le libre-échangisme et l’internationalisme.

 

Par Elie Lambert, Morvan Burel  |  5 janvier 2012

(Inspecteurs des Douanes, membre de Solidaires Douanes)

La défaite organisée de la santé publique

Sang contaminé, amiante, hormone de croissance, vache folle, Mediator et aujourd’hui prothèses PIP... avec des variantes mineures, ce drame en cinq actes décrit le déroulement de la plupart des scandales sanitaires survenus dans notre pays depuis deux décennies.

L'amnésie a rendu possible la catastrophe sanitaire du sang contaminé, la matrice des suivantes. Nous vivons aujourd’hui la répétition indéfinie de cette histoire de mensonge, d’oubli, d’intérêts mal compris, de conformisme et d’irresponsabilité.

Par Michel de Pracontal - Mediapart.fr

La fuite en avant s’est poursuivie depuis… Les ‘Trois offensives’ annoncées en février 2000, il y a douze ans, sont toutes accomplies ou en marche, y compris la ‘dernière’ …Continuons à nous informer et réagir ‘avant’ que nous soyons placés en situation ‘défensive’ devant les faits accomplis du capitalisme, bientôt il ne nous restera ‘rien’.La réforme dont personne ne parle pendant cette ‘campagne électorale’ et qui pourtant représentera la pire régression sociale de notre temps !« Le monde doit changer de base…. »

Avril 2012 JACQUES RICHAUD  (Praticien Hospitalier)

Destruction programmée du service public français de l’Education Nationale

Les deux dernières années sont marquées par l’attaque la plus violente qu’ait jamais subi notre service public de l’Education Nationale.
Disons, pour être plus précis, qu’il s’agit d’une entreprise délibérée de destruction systématique, d’autant plus meurtrière qu’elle s’est attaquée, simultanément à tous les niveaux d’enseignement, de la maternelle à l’université et ceci dans tous les domaines :
structures, programmes, formation-affectation-service des enseignants, vie des élèves, rôle des collectivités locales, attributions et coupes budgétaires...

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