ATTAC 91

Contre la précarité, comment éradiquer le chômage

le 28 novembre 2013 avec Bernard Friot et Cédric Durand
jeudi 26 mars 2015 par Comité Centre Essonne

Le débat est présenté par Xavier Sanchez, enseignant-chercheur et syndicaliste de l’université d’Évry et Didier Brisebourg, coordinateur du Comité local ATTAC-Centre-Essonne.
Il y a eu un exposé préliminaire de Cédric Durand et Bernard Friot puis des séances de questions et réponses. Cédric Durand est parti prématurément pour honorer une autre réunion. Les propos de chacun des intervenants sont regroupés.

Cédric Durand présente le concept d’EDR (État comme employeur en dernier ressort). Il commence par un constat. La crise actuelle qui a démarré en 2007-2008 a fortement augmenté le chômage. Ce chômage est un gigantesque gâchis de ressources. Les jeunes arrivent sur le marché du travail avec un potentiel très fort, ils viennent d’être formés, ils sont à jour de la technologie ("up to date" en Anglais). S’ils subissent une période de chômage, leurs compétences s’usent très vite. On peut dire que le chômage des jeunes est un énorme gâchis de la formation.
Cédric Durand s’appuie sur un article de 1973 de Hyman Minsky expliquant comment atteindre le plein emploi. Minsky est un post-keynésien qui donne une dimension historique à la crise : lorsque l’on s’éloigne d’une crise, on l’oublie... et une autre crise arrive.
Actuellement, pour créer des emplois, les libéraux préconisent de favoriser l’investissement privé en baissant les salaires, les cotisations et les impôts. Pour les keynésiens, c’est l’investissement public qui est préconisé. Dans les deux cas, il faut qu’il y ait espérance de profit pour embaucher. Minsky propose une troisième voie pour résoudre le chômage, même sans croissance. De toute façon, la croissance a de gros défauts, elle détruit l’environnement, elle accroît les inégalités, elle augmente l’importance du capital. La solution est l’État employeur en dernier ressort (EDR).
Qu’est ce que l’EDR ? L’EDR est une politique d’emploi. Il faut prendre les chômeurs tels qu’ils sont et leur donner des emplois. Tout le monde aurait droit à un emploi. L’État et les Collectivités publiques ouvriraient des emplois au salaire minimum dans les domaines de la santé, de l’environnement, du para-scolaire, etc. Aujourd’hui, ces emplois ne sont pas pourvus parce qu’on ne peut y dégager que de faibles gains de productivité. L’EDR n’a pas une stratégie orientée vers la profitabilité mais vers la valeur d’usage. L’EDR s’oppose à la logique de compétitivité. L’EDR supprime l’armée de réserve des chômeurs. L’EDR suppose qu’on taxe fortement les revenus du capital. L’EDR est incompatible avec le libre échange à cause des déficits commerciaux et est incompatible avec la liberté de circulation des capitaux. La question de l’environnement international se pose. La rupture avec l’Union Européenne est inévitable.
Le traitement actuel du chômage coûte 4,5 points de PIB. L’EDR coûterait la même chose.
Et l’EDR est la proposition institutionnelle minimum pour détecter une politique progressiste. Le reste, c’est du replâtrage.
En conclusion, le chômage n’est pas une fatalité, il y a une solution.

Bernard Friot explique que Cédric Durand vient de présenter le droit à l’emploi et que lui, il va présenter le droit au salaire.
Pour éradiquer le chômage et, en plus, dynamiser le travail, la solution c’est d’éradiquer l’emploi. L’emploi c’est la conséquence de l’existence du marché du travail et de l’existence de propriétaires de l’outil de production. L’emploi, c’est affecter le salaire à un poste de travail. C’est l’emploi qui est payé, pas le travailleur.
À l’inverse, le fonctionnaire a un salaire à vie, un salaire lié à sa personne, lié à son grade. L’invention de la Fonction publique est formidable car elle délivre le travailleur du marché du travail, de l’emploi. Il faut généraliser le fonctionnariat.
Le marché du travail est une broyeuse car il est supposé que c’est le poste de travail qui crée la richesse.
En finir avec le marché du travail, c’est en finir avec la précarité. Or le capitalisme suppose la précarité du marché du travail pour fonctionner et maximiser les profits. C’est pourquoi on assiste à une attaque systématique contre la Fonction publique.
Les retraités aussi sont libérés du marché du travail. Les libéraux disent que les retraités ne travaillent pas et qu’ils relèvent de la solidarité intergénérationnelle. Mais c’est faux, la retraite, ce n’est pas la fin du travail, c’est la libération de l’emploi.
Toutes les revendications du plein emploi échouent. Il faut, pour tout le monde, le salaire à vie des fonctionnaires ou le salaire continué des retraités.
Propositions : un salaire à vie dès l’âge de 18 ans, le salaire est inconditionnel, c’est un droit politique comme le droit de vote. Ce salaire à vie est un droit du sol (non lié à la nationalité). Il y a 4 niveaux de salaires correspondant à 4 niveaux de qualification. Le 1er niveau de qualification donne droit à un salaire de 1500€ mensuel, il est attribué sans condition à partir de 18 ans. Le 2e niveau de qualification est obtenu comme une VAE (validation des acquis de l’expérience) concernant un travail concret passé. Le salaire correspondant est de 2500€. Pour les 3e et 4e niveau à 3000 et 6000€, il y a une épreuve de qualification basée sur l’évaluation du passé. L’évaluation porte toujours sur le passé, jamais sur le présent (l’évaluation du travail présent est une aberration)
Chiffrage : le salaire moyen actuel est de 2100€ ce qui correspond à 2700€ actuels puisqu’il n’y aura plus d’impôt, plus de TVA. (idem pour les 1500€ qui correspondant à 1800€ actuel et 6000€ qui correspondent à 8500€ actuels).
Salaire à vie pour 50 millions de personnes = 2100€ * 50 millions * 12 = 1260 milliards d’€ = 60% du PIB. C’est donc possible.
L’entreprise cotise 60% de sa valeur ajoutée pour les salaires, 30% d’investissement (15% d’autofinancement, 15% en cotisations), 10% pour financer la gratuité.
Cette proposition sous-entend la suppression de la propriété lucrative de l’outil de production. Chacun devient copropriétaire des lieux d’usage de production.
Ça solutionne l’échec patent du capitalisme à produire de la valeur soutenable (sustenable en Anglais, compatible avec l’avenir écologique). Ça permet de changer la nature du travail, on assistera à une multiplication des inventions.
Il y a une valeur anthropologique du travail, une nécessité d’altérité, il ne faut pas s’inquiéter de l’objection qu’un salaire à vie détournera les salariés du travail. Ceux qui disent qu’ils resteront sous la couette ou iront vivre à Marrakech avec leurs 1500€, c’est qu’ils se sont déjà heurtés durement au marché de l’emploi.
Il faut bien faire la différence entre les deux valeurs du travail, sa valeur d’usage et sa valeur économique. Lorsque l’on accompagne son enfant à l’école, on produit une valeur d’usage mais pas de valeur économique. Si c’est une assistante maternelle qui accompagne l’enfant, c’est la même valeur d’usage qui est produite mais il y a aussi production d’une valeur économique.
Le diplôme est une reconnaissance de la capacité à produire de la valeur d’usage. La qualification est la reconnaissance de la capacité à produire de la valeur économique.
Il n’y a pas d’exemple de société organisée autour de la production de la valeur d’usage. (objection dans la salle avec l’exemple des sociétés touaregs).
La coordination marchande fonctionne pour la pâtisserie mais serait catastrophique pour le logement, le transport, etc. Il faut une coordination par tiers avec les copropriétaires des entreprises, une coordination par conflits entre les entreprises et les caisses. Le conflit est parfaitement démocratique.
Le crédit est totalement supprimé. L’impôt disparaît. il n’y a plus de TVA. L’impôt a été une avancée déocratique, certes, mais actuellement, l’impôt est utilisé par les libéraux contre la cotisation, l’impôt est une arme des libéraux. CQFD. (Et message au Front de Gauche et sa révolution fiscale.) Il ne faut pas revendiquer la taxation du capital car c’est le légitimer, il faut supprimer le dividende, pas le taxer.
45% du salaire est déjà cotisé. Elle sera généralisée à 100%. ce n’est pas de l’utopie, c’est la continuation de ce qui a existé et existe encore, c’est le développement de cette invention géniale qu’est la cotisation. De 1947 à 1961, la Sécu, l’équivalent du budget de l’État a été géré par des élus des salariés. Ça a fonctionné. Ce n’est pas une utopie. Il ne faut pas faire que du mémoriel, il faut être activement continuateur du CNR.
En augmentant les cotisations (comme l’a fait Croizat en 1947 avec les Allocations Familiales), les prix augmentent, il y a création de monnaie, il y a valorisation de la valeur produite (par les familles), il y a augmentation du PIB. Donc l’augmentation des cotisations augmentent mécaniquement la richesse constatée par le PIB. (idem pour la Sécu, les retraites).
La lutte des classes porte sur la définition de la valeur économique. La valeur économique, c’est l’expression de la violence capitaliste. Les propriétaires accaparent 35% de la valeur produite dont 15% pour rémunérer le capital (sur les 2000 milliards d’€ produits, 700 milliards d’€ vont aux propriétaires qui en remettent 400 milliards en investissements et gardent 300 milliards de profits). C’est du parasitisme social. Il faut être candidat au remplacement de la bourgeoisie pour la définition de la valeur économique. Le salariat est une classe révolutionnaire à constituer. Penser le 20e siècle, c’est honorer les luttes ouvrières. Le capitalisme n’est pas dépassable, il est supprimable.
En conclusion, il faut libérer le travail en le libérant de l’emploi.

Voici la conférence en fichiers audio avec le repérage temporel des différents thèmes abordés :
Introduction Xavier Sanchez
Introduction Didier Brisebourg
Cédric Durand 1
00:00:50 La crise 2007-2008
00:01:10 Taux de chômage aux E.-U.
00:01:30 Taux de chômage en Europe
00:01:55 Le scandale du chômage : le gâchis du chômage des jeunes
00:03:30 Minsky
00:03:40 Minsky donne une histoire de la crise
00:05:10 Minsky et le chômage, article de 1973
00:05:50 Solution par l’investissement, solutions libérale et keynésienne
00:07:00 Autre solution proposée par Minsky
00:08:30 L’État employeur en dernier ressort (EDR)
00:10:20 L’EDR pourvoit les emplois à bonne valeur d’usage et à faible gain de productivité
00:11:40 Avec l’EDR, le capital n’est plus utile, on peut le taxer énormément
00:12:30 L’EDR est incompatible avec le libre échange
00:13:30 Le chômage n’est pas une fatalité
Bernard Friot 1
00:00:00 Le droit à l’emploi et le droit au salaire
00:01:00 Il faut supprimer l’emploi pour dynamiser le travail
00:01:40 Définition de l’emploi, de la rémunération de l’emploi
00:02:50 Différence entre fonctionnaire et CDI
00:03:40 L’invention de la Fonction Publique est formidable
00:04:30 Le marché du travail est une broyeuse
00:05:10 Le capitalisme rémunère les postes de travail, pas les personnes => précarité
00:06:30 L’anticipation que représentent les fonctionnaires doit être généralisée
00:06:40 Les retraités sont aussi payés à vie
00:07:00 Les libéraux prétendent que les fonctionnaires et retraités ne travaillent pas
00:09:10 La retraite n’est pas la fin du travail, c’est la fin de l’emploi
00:10:20 Le salaire à vie à partir de 18 ans comme droit politique
00:11:20 Droit à une carrière salariale : 4 niveaux avec salaires de 1500€ à 6000€
00:13:30 Devenir copropriétaires des lieux d’usage de production
00:14:50 Participation à la gestion des caisses de salaires
00:15:50 Multiplication des inventions
Questions 1
00:00:20 Qu’est-ce que ça coûte ? Comment le faire dans la période actuelle
00:01:10 Comment attribuer les grades ? Le bac ?
00:01:45 Retraite chapeau de Varin, d’accord avec le constat sur les salons de l’emploi
00:02:40 Responsabilité collective versus intérêt particulier
00:03:35 Avec 1500€, je reste sous la couette ou je vais à Marrakech
Cédric Durand 2
00:00:15 Le coût de l’EDR
00:00:40 La suppression du chômage change le rapport de force entre les classes sociales
00:01:20 Poids du marketing (exemple de la lessive)
00:02:35 L’EDR fait basculer la consommation vers de l’utile
00:03:05 Question de l’insertion de l’EDR à l’international. Rupture avec l’UE
Bernard Friot 2
00:00:10 Pourquoi produirions-nous moins ? (gâchis de la jeunesse)
00:00:45 La valeur anthropologique du travail
00:01:50 Le salaire à vie, c’est mieux que le SMIC au chômage
00:02:30 Pourquoi il faut des grades
00:03:15 Différences entre le diplôme et la qualification
00:04:00 La valeur économique est l’enjeu de la lutte des classes
00:05:00 Il faut être candidat à remplacer la bourgeoisie
00:05:50 Le fondement du salaire est la valeur économique, pas la valeur sociale
00:06:45 L’enjeu du salaire, c’est la valeur économique, pas la valeur d’usage
Cédric Durand 3
00:00:00 D’accord avec Friot. Problème de temporalité. L’EDR est un formulaire d’inscription.
00:01:15 Même Attali a cautionné fugacement cette idée
00:02:05 Coût du chômage : 4,5 pts de PIB
00:02:30 L’EDR est une politique d’emploi
Questions 2
00:00:20 Les vieux et les jeunes : même chômeurs
00:00:50 La question de la valeur, travail anthropologique ou capitaliste ?
00:05:55 Comment attribuer les salaires
00:06:35 Est-ce que se débarrasser du capitalisme suffira pour libérer le travail ?
00:07:40 Quels échos institutionnels ?
00:08:15 Quel avenir face au capitalisme mondial ?
00:09:00 Est-ce que l’État peut pourvoir 5 millions d’emplois ?
Cédric Durand 4
00:00:20 Relais institutionnel : ça s’est déjà fait dans l’histoire
00:02:00 Le but est l’internationalisation de l’EDR
00:02:30 La confrontation avec le capital est inévitable
00:03:10 Les métiers dévalorisés trouveront des avantages (Bogdanoff)
00:04:30 Cédric Durand part à Poitiers
Bernard Friot 3
00:00:00 2 dimensions du travail : valeur d’usage et valeur économique (exemples)
00:02:15 Pas d’exemple de société organisée autour de la valeur d’usage
00:02:45 Objections : les Touaregs
00:04:00 Les anthropologues constatent qu’il y a toujours un clan dominant
00:06:00 Faire société, c’est affronter la violence économique
00:07:15 La hiérarchie des salaires maintient le salariat comme rapport
00:07:30 La violence capitaliste
00:08:00 35 % de la production va à des parasites sociaux : les propriétaires
00:09:30 Suppression de la propriété lucrative et du marché du travail 
00:10:00 La violence économique subsistera après la violence capitaliste
00:11:45 La propriété des lieux de travail
00:13:45 Les jours heureux de Gilles Perret
00:14:30 Application du programme du CNR en 1945
00:15:00 Est-ce que nous croyons au bonheur ?
00:15:30 Un salaire doit être irrévocable pour être un droit politique
00:16:00 Le coût du capital
00:16:45 Il n’y aura jamais les conditions idéales
00:17:10 Il faut sortir du désespoir collectif
00:17:35 Niveaux de salaires, explications de la validation de qualification
00:19:10 L’évaluation sur le présent est une absurdité
00:20:10 Les effets pervers : la bibliométrie
00:21:55 Il n’y a pas besoin de salariants pour avoir des salariés.
00:22:15 Le salariat est une classe révolutionnaire à constituer
00:22:40 Organisation de la production
00:23:30 Coordination marchande
00:24:45 Coordination par conflits
00:25:15 Suppression du crédit
00:25:30 Investissements
00:26:40 Les caisses d’investissement créent de la monnaie
00:27:45 Le temps de travail
00:28:15 Les contrats de travail
Questions 3
00:00:10 Les impôts ?
00:00:50 Le langage du capitalisme : travail, entrepreneur, etc. Révolution du langage
00:03:30 Notion de non-travail
00:04:50 La propriété de sa propre valeur économique, plafonnement des revenus
00:06:20 Évaluation de l’activité
00:06:45 Le grand soir ? Comment faire ?
00:09:55 Un peu de Socrate
00:10:15 Niveau de salaire déconnecté de la valeur sociale produite ?
Bernard Friot 4
00:00:10 L’impôt est une arme de nos adversaires. Vive la cotisation.
00:01:10 Chiffrage du salaire à vie. 1500€ = 1800€ actuels
00:03:15 La caisse qui paie les salaires. Ça existe déjà pour 45 % du salaire (Sécu, retraites)
00:04:45 Ce n’est pas une utopie
00:05:45 Cotisations pour l’investissement et la gratuité
00:06:40 Honorer les batailles ouvrières du 20e siècle avec la cotisation généralisée
00:07:50 Qui gère ? Comme de 1947 à 1967 par les élus salariés
00:09:15 L’histoire du CNR
00:09:50 Être activement successeur
00:10:50 Les 150 hauts salaires de la SNCF, très récents et pas probants
00:11:30 L’activité qui échappe à l’échange
00:12:10 Contre Stiglist et Viveret, lisez Harribey
00:12:50 Comment on mesure la valeur produite par les fonctionnaires en Compta Nationale
00:13:50 Comment on mesure la valeur produite par les retraités en Compta Nationale
00:14:45 Contre Furet, Rosenvallon et Picketty qui nous empêchent de penser le 20e s
00:15:40 Le combat ouvrier pas pour répartir la valeur mais pour la définir
00:16:15 Il y a déjà un déjà-là révolutionnaire
00:17:00 Contre Jappe
00:17:30 Ambroise Croizat double le taux de cotisation en 1946
00:18:15 L’augmentation des cotisations augmente le PIB
00:20:00 L’emploi n’est pas la seule matrice du travail
00:22:45 Quelle connerie que la manif pour une révolution fiscale. Vive la cotisation
00:23:15 Retraite à 55 ans
00:24:00 Les retraités ont un rapport très bon au travail
00:24:40 En finir avec Furet, Rosenvallon et Picketty
00:25:30 Le chômage est un droit au salaire, pas à l’emploi. Contre la CFDT
00:26:10 Ceux qui s’organisent pour échapper à l’emploi
00:27:15 Retraite 55 ans avec 100 % du dernier salaire net
00:28:50 La taxation du capital est une revendication réactionnaire
00:30:00 Digression sur les livres comme subversion intellectuelle. Contre Internet
00:32:00 Augmentation de 4 % en 1947 à 35 % en 1995
00:33:45 Supprimer les dividendes, pas les taxer
00:34:20 C’est faire de la politique
00:35:15 Taxer le capital est aussi utopique que le supprimer
00:35:45 La CFDT est un adversaire décisif. Elle nous a engluer dans la carrière
00:37:30 Faire des tracts radicaux pour pouvoir parler politique
Daniel Bachet
00:00:05 Résumé de la pensée et des propositions de Bernard Friot
00:02:55 Il faut une convergence macro-économique et micro-économique
00:03:30 Les institutions macro-sociales sont déjà disponibles
Questions 4
00:00:15 Changement dans la Comptabilité Nationale ?
00:01:15 Réponse de B. Friot. Il faut travailler sur l’environnement international
00:02:15 Contexte autarcique ? Lien entre salaires et prix
Bernard Friot 5
00:00:00 Le salaire dépendra de la valeur produite
00:00:20 Ça ne se fera pas par le Grand Soir
00:01:20 Le salariat assume pour-soi l’en-soi révolutionnaire
00:02:10 Il ne faut pas attendre le salut de la catastrophe
00:02:15 Nous sortons du capitalisme depuis un siècle. Contre Bourdieu
00:03:20 Il n’y a que chez Marx qu’on trouve la pensée de la contradiction
00:04:30 Il faut épier les signes d’émancipation
00:04:50 Il faut que nous soyons tous fonctionnaires. B. Friot 12 ans pour élaborer sa pensée
00:05:30 S’accaparer les mots de salaire et de retraite. Les mots
00:07:45 Le capitalisme n’est pas dépassable, il est supprimable
00:08:15 Si nous sortons du marasme, nous avons tous les atouts
00:09:00 Question : le salaire des fonctionnaires n’était-il pas dans la VA des entreprises ?
00:09:30 La valeur du travail des fonctionnaires et retraités est dans le prix de la marchandise
Bernard Friot 6
00:00:00 Question : abolition du salariat dans les statuts de la CGT
00:00:55 Le salariat comme classe sociale. Une seule classe ? Plus de lutte éponyme ?
00:01:55 Lutte de classe autour de la hiérarchie des salaires
00:02:30 Explication de la reprise du mot salariat
00:04:30 Remerciements : B.Friot a bien mérité son salaire à vie

J’ai trouvé Cédric Durand très intéressant et Bernard Friot passionnant, et surtout très pédagogue, très convainquant...
Regardez le spectre de leur voix respective :


de 08 : à 23 :, c’est Cédric Durand qui parle, de 23 : à 40 :, c’est Bernard Friot.
La pédagogie de Friot est sans doute pour partie dans ses silences...


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