Notes de lecture n°14 - Les chiffres 2013 L’économie et la société en 30 thèmes et 290 graphiques

vendredi 26 octobre 2012
par  Jean-Paul Allétru
popularité : 17%

Les
« Notes de lecture » sont une publication apériodique.

Les
chiffres 2013

L’économie
et la société

en 30 thèmes et 290
graphiques

Numéro
hors-série d’Alternatives économiques

(notes
de lecture de J-P Allétru
)

Les
hors-série d’Alternatives économiques consacrés à l’économie
sont toujours de précieuses mines d’information, ainsi que de
stimulantes incitations à la réflexion sur
notre
monde qui change à très grande vitesse
.
Ils n’abordent plus seulement l’économie, mais aussi, comme le
titre l’indique, la société, et, comme il n’indique pas ,
l’écologie.

J’avais
déjà consacré en octobre 2007 des notes de lecture(celles-ci
n’étaient pas encore numérotées) au hors-série d’Alternatives
économiques sur « les chiffres de l’économie 2008 ».

Les
présentes « notes de lecture » ne visent pas à résumer
le numéro hors-série : l’information y est déjà très
synthétique. Mais plutôt, en y grappillant ça et là des
informations qui m’ont surpris ou donné à réfléchir, à inciter
à s’y reporter.

La
zone euro et les « marchés ».

L’état
des finances publiques de la zone euro, prise comme un ensemble, est
plutôt plus sain que celui des Etats-Unis et du Japon. Tant la dette
que le déficit extérieur y sont inférieurs. Mais le problème est
que la zone euro, en tant que telle, n’a pas de finances publiques.
Ce qui est en cause dans la crise actuelle,
c’est
justement la
pérennité d’une union monétaire sans fédéralisme budgétaire.

Car dès lors qu’un pays ne peut plus dévaluer sa monnaie pour
relancer son économie, il devrait pouvoir compter sur les transferts
budgétaires du reste de la zone. Or, le budget européen redistribue
entre les 27 (et non entre les membres de la zone euro) à peine 1%
du PIB communautaire, contre 63 % pour le budget fédéral américain.

Contrairement
aux banques centrales britannique et américaine, qui détiennent
désormais une part importante de la dette publique de leur pays,
la
BCE n’a jusqu’à présent prêté aux Etats qu’au
compte-gouttes et à reculons.

Les
Européens ont brisé un premier tabou en se décidant finalement, de
concert avec le FMI, à prêter aux pays en crise aiguë. Mais ils
l’ont fait in extremis, et en échange d’une rigueur drastique
qui a pour effet d’étouffer encore plus l’activité dans les
pays en difficulté (d’autant que la rigueur est générale en
Europe avec l’objectif de ramener tous les déficits publics sous
les 3 % en 2013 et à l’équilibre en 2016).

La
BCE a brisé une 2ème tabou en se déclarant prête à acheter sans
limite les titres publics des Etats sous programme afin de désamorcer
la spéculation.

Une
jeunesse en manque d’horizon.

Pourtant,
contrairement à ce qu’on nous a longtemps rabâché,
le
niveau
(scolaire) monte.
En France, la part des diplômés du
supérieur est de 42,9 % pour les 25-34 ans, à comparer à 18,3 %
pour les 55-64 ans
(chiffres
de 2010). On est cependant encore loin du

Japon, où elle est de
56,7 %, et plus encore de la Corée (65 %), toujours pour les 25-34
ans !

Avoir
un diplôme du supérieur reste le meilleur moyen d’échapper aux
affres de la précarité. Sauf cependant dans les pays les plus en
difficulté, où les diplômés du supérieur n’échappent plus à
la galère.

Les
obstacles que les jeunes rencontrent sur le marché du travail ont au
moins deux conséquences : tout d’abord, une plus forte
exposition que leurs aînés au risque de pauvreté. Notamment en
France, où
les jeunes ne sont pas éligibles
aux minima sociaux avant 25 ans
, sauf s’ils
remplissent des conditions drastiques. Ensuite, l’obligation pour
une part non négligeable d’entre eux
(34
% des 18-34 ans en France)
de rester vivre sous
le toit de leurs parents, faute de moyens pour financer leur propre
logement.

Face
à un avenir bouché,
de plus en plus de
jeunes vont tenter leur chance ailleurs
. En
Irlande, en Grèce, en Espagne et au Portugal, la mort dans l’âme,
les jeunes de 20 à 29 ans font leurs valise.
Cela
se perçoit dans les statistiques : entre 2007 et 2011, la
population âgée de 20 à 29 ans a diminué d’environ 10 % au
Portugal et en Grèce, de 13 % en Espagne et de 19 % en Irlande
(l’Irlande, où il n’
y a pas si longtemps, les prophètes libéraux nous conseillaient
vivement d’aller faire fortune…)

Le
chômage atteint en France un niveau record

Près
de 5,1 millions de chômeurs inscrits à Pôle emploi, toutes
catégories confondues.

Une
des causes est à chercher dans les politiques à contre-courant
menées ces dernières années : exonération de cotisations
sociales sur les heures supplémentaires, réduction du nombre de
contrats aidés, report de l’âge de départ à la retraite… Face
à cette dégradation, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault veut
relancer les emplois aidés, avec notamment la création de 100 000
emplois d’avenir pour les 16-25 ans dès 2013. Il souhaite aussi
donner plus de moyens à Pôle emploi : 2000 embauches en CDI
ont été annoncées pour 2012. Une banque publique d’investissement
devrait voir le jour pour soutenir les PME, et des postes de
« délégués au redressement productif » ont été créés
en régions pour animer la politique industrielle. Mais avec une
croissance du PIB quasi nulle et la multiplication des plans sociaux,
l’avenir reste plus qu’incertain.

320 000
emplois industriels ont été perdus entre 2008 et 2012. L’industrie
manufacturière ne représente plus que 10,7 % du PIB,
la
France figure désormais parmi les pays les plus désindustrialisés
du monde.

Si
les produits industriels représentent encore les ¾ des exportations
de la France, la dégradation des échanges industriels est
impressionnante, malgré des salariés très productifs et une
évolution salariale modérée.
Contrairement
à ce que nous serinent la droite et le patronat (qui ne cessent
d’accuser « les 35 heures »),

le temps de travail est en moyenne en France (35,3 heures par
semaine) supérieur à celui de la zone euro et de la plupart des
pays présentés comme des modèles (35,0 au Royaume-Uni, 34,6 en
Allemagne, 30,5 aux Pays-Bas). Le coût d’une heure de travail (40
$) est inférieur à celui des Pays-Bas, de la Suède, de
l’Allemagne, de la Belgique et de la Suisse.

Il
y a donc un vrai problème de compétitivité. En cause notamment, un
euro fort. Il faudrait que la baisse de l’euro se prolonge et
s’accentue encore.
[
Mais ne faut-il pas surtout mettre en cause l’absence de politique
industrielle, l’abandon de la planification ? N’est-il pas
encore temps de soutenir la production d’éoliennes, d’équipements
photovoltaïques, de matériels de transport en commun…]

L’Europe
de l’énergie en panne

Avec
19,9 % d’électricité renouvelable dans la production électrique
totale en 2010, l’Union européenne a presque atteint l’objectif
qu’elle s’était fixé en 2001 (21 %). Un résultat obtenu grâce
aux Etats ayant dépassé leurs obligations (Allemagne, Espagne,
Danemark, …), compensant ainsi les mauvaises performances des
autres (France, Royaume-Uni, Italie, …). Aujourd’hui, à cause
des restrictions budgétaires, l’ objectif consistant à faire
passer à 20 % en 2020 la part des énergies renouvelables dans la
consommation énergétique finale semble hors de portée. Utiliser
la
fiscalité sur l’énergie
pour inciter à des comportements plus vertueux et dégager des
moyens supplémentaires pour financer la politique énergétique
n’est hélas
pas à l’ordre du jour
.

La
hausse sur cinq ans de la facture énergétique, dont profitent les
producteurs d’hydrocarbures, représente 1,2 % du PIB européen. Si
un montant du même ordre de grandeur était investi dans les
économies d’énergie et l’accroissement de la production
d’origine renouvelable, cela permettrait non seulement à l’Europe
d’être en phase avec ses ambitions climatiques (une division par 4
de ses émissions à l’horizon 2050) et de faire chuter sa facture
énergétique, mais aussi de
développer des
secteurs d’activité
pour lesquelles les
besoins de main d’œuvre sont immenses
 :
isolation des bâtiments anciens, construction et installation
d’équipements photovoltaïques ou éoliens…

Pendant
ce temps, la Chine
met la main sur les
énergies vertes. Le volontarisme du gouvernement chinois a fait
émerger en quelques années des géants mondiaux dans le
photovoltaïque et l’éolien. La Chine est déjà devenue la
première puissance hydraulique mondiale et le plus grand marché
éolien de la planète. A l’horizon 2020, elle devrait disposer
d’une capacité installée dans les renouvelables deux à trois
fois supérieure à celles des Etats-Unis et de l’Europe. Les
industriels chinois ont initié en 2011 une guerre des prix : le
prix des modules photovoltaïques a ainsi été divisé par deux,
acculant nombre d’industriels occidentaux à la faillite.
SolarWorld, le leader allemand de la production photovoltaïque, a
demandé avec d’autres industriels à la Commission européenne
d’ouvrir une enquête antidumping contre les fabricants chinois.

La
société française souffre

Les
inégalités s’accroissent.
Entre 1999 et
2009, la masse globale des revenus distribués a progressé de 231
milliards d’euros, inflation déduite. Les 10 % les plus riches en
ont capté 63 milliards, soit plus du quart ! les 10 % les plus
pauvres n’ont perçu que 6 milliards, soit dix fois moins.

Les
inégalités de patrimoine sont encore plus fortes. Les 5 % les plus
riches des Français détiennent à eux seuls près de la moitié (49
%) du patrimoine total.

La
fiscalité ne corrige pas ces inégalités.

L’impôt progressif sur le revenu, dont ce devrait être une des
finalités, occupe en France une place très faible (il n’y a qu’en
Grèce et au Portugal qu’elle est moindre).

Les
jeunes adultes conjuguent leur vie plus tard. L’âge moyen du
premier enfant pour une femme a dépassé 30 ans depuis 2009. Plus de
la moitié des enfants (54,1 %) naissent hors mariage, on compte
130 000 divorces pour 250 000 mariages.

La
France est parmi les pays développés l’ un de ceux qui consacrent
le
moins de ressources à l’école
élémentaire
 : 6 373 $ en 2009,
loin derrière la moyenne OCDE (7 719) ou les Etats-Unis
(11 109). Le nombre moyen d’enfants par enseignant (19,7), y
est l’un des plus élevés (16 pour la moyenne OCDE). Le taux de
scolarisation à deux ans a chuté (de 35,3 % en 2000, il est passé
à 11,6 % en 2011). Une évolution préoccupante, car le destin des
élèves se joue dès le plus jeune âge.

Alors
que l’espérance de vie continue de progresser,
l’âge
jusqu’auquel on peut espérer vivre sans incapacité physique ou
mentale est en recul.
En 2010, il était de
61,9 ans pour les hommes et 63,5 ans pour les femmes. L’utilisation
de matériaux polluants dans le bâtiment et l’accroissement du
parc automobile ont augmenté de manière significative la proportion
de microparticules dans l’air, particulièrement néfastes pour la
santé. Ces particules microscopiques rejetées notamment par les
moteurs diesel, que la France continue de favoriser par une politique
de prix avantageuse, entraînent nombre de pathologies (accidents
vasculaires cérébraux, maladies respiratoires, etc.). Les Français
ont grossi d’un peu plus de 3 kg en moyenne depuis 1997. Le
surpoids et l’obésité concernent presque la moitié de la
population et cette proportion ne cesse d’augmenter.
Soutenir
une alimentation de qualité, dénuée de pesticides, ou encore
diminuer les pollutions de l’air, par exemple, devraient être
considérées comme des priorités sanitaires autant qu’écologiques
.

L’évolution
du comportement alimentaire des Français est paradoxale : la
consommation de fruits et légumes augmente
(même
si, avec 235 g par personne en 2008, elle est encore loin des 400 g
recommandés par le Programme national nutrition santé) 
 ;
mais celle de produits industriels salés et sucrés, comme les
snacks et sodas, s’accroît. Cependant, le modèle alimentaire
français, basé sur des repas structurés, pris à des horaires
réguliers et partagés à plusieurs, se perpétue et contribue à
limiter l’épidémie d’obésité dans la population. Ainsi, les
Français passent 2 h15 quotidiennement à table contre 1 h 45 pour
les Allemands et 1 h 25 pour les Britanniques. Et la consommation de
produits bio augmente : entre 2010 et 2011, elle s’est accrue
de 11 % pour atteindre environ 4 milliards d’euros, soit près de 2
% du marché alimentaire total.

La
mondialisation est-elle irréversible ?

Après
la croissance soutenue des années 2004-2007, le monde a enregistré
une récession historique en 2009, suivie d’un rebond en 2010 puis
d’un nouveau ralentissement en 2011-2012. Si les relations
économiques
Sud-Sud
continuent à progresser (surtout les échanges entre pays
asiatiques), certains facteurs structurels pourraient limiter l’envie
ou la possibilité des grandes firmes mondiales de poursuivre la
dynamique qu’elles ont entamée depuis les années 1950. La
difficulté à trouver du personnel qualifié est l’un de ces
facteurs.

Un
autre de ces facteurs est que
les écarts de
coûts se réduisent.
La différence de coût
entre une production sur le sol chinois et celle dans un pays
industrialisé ne devrait plus être que de 16 % en 2013, ce qui
correspond au seuil en deçà duquel les multinationales envisagent
de relocaliser leur production au Nord.

La
hausse des salaires en Chine est rapide
(13 %
en 2010, 15 % en 2011). Les bas salaires augmentent encore plus vite,
ce qui devrait commencer à corriger les inégalités massives qui
caractérisent la société chinoise (les 20 % les plus riches
détiennent 48 % du revenu national, les 20 % les plus défavorisés,
6 % seulement).

Les
salaires devraient continuer à progresser, car la population active
se tasse.
Dès 2015, le nombre des 15-64 ans
diminuera.

Le
taux d’épargne reste très élevé : plus de 50 % du PIB
contre 17,5 % en France. Pour favoriser la consommation, le
gouvernement essaie de développer la protection sociale. Ainsi, 95 %
de la population a désormais une couverture santé.

La
Chine (1,3 milliard d’habitants) dépasse désormais les Etats-Unis
pour les émissions de CO2, pour les exportations de marchandises,
mais aussi les dépenses militaires. Mais en 2010, 312 millions
d’Etats-uniens consommaient (en dollars) cinq fois plus que 1,3
milliard de Chinois.

Aux
Etats-Unis aussi, les
inégalités se sont fortement accrues (en 2009, les 20 % les plus
riches détenaient 50 % des revenus et 87 % du patrimoine national),
et le vieillissement de la population menace de déséquilibrer, à
partir de 2020, les régimes de retraite et de santé, ce qui
hypothéquerait le désendettement (la dette fédérale atteint 104,8
% du PIB, bien plus que celle de la France, ou de la zone euro). La
légère amélioration que connaît l’économie états-unienne est
due à l’exploitation des gaz de schiste
[fuite
en avant, au risque de graves dommages sur les nappes phréatiques et
l’environnement ].

Avec
une croissance moyenne de plus de 5% depuis dix ans,
l’Afrique
se porte mieux. Mais l’Afrique subsaharienne reste, devant l’Asie
du Sud, la région du monde la plus touchée par la faim. Et elle est
encore en phase de transition démographique. La population africaine
devrait compter 500 millions d’habitants de plus en 2030, et
doubler au cours du siècle. Le défi alimentaire est donc
gigantesque. Les matières premières, encore abondantes, génèrent
au final peu d’emplois et beaucoup d’effets pervers :
corruption, inégalités, dommages environnementaux… Et une part
importante de cette rente s’évapore dans les paradis fiscaux…

Il
ne faut pas exagérer la contribution de la mondialisation des
échanges au
changement climatique :
le transport maritime international ne représente que 7,8 % des
émissions totales de
CO2
liées au transport (ou encore 2 % des émissions totales de CO
2
dues à la combustion des hydrocarbures). Le transport maritime d’un
conteneur entre Shanghaï et Marseille (16 218 km) émet 133 kg
de CO
2, quand le
transport par camion de Marseille à Lyon (317 km) du même conteneur
émet 33 kg de
CO2  :
ce sont les derniers kilomètres qui pèsent
le plus
(or,
la part du ferroviaire et du fluvial dans le transport intérieur de
marchandises, en France, ne cesse de baisser
au
profit de la route : ils représentent 11,7 % du fret total en
2011, l’objectif du Grenelle de l’environnement était de 15,75
en 2012 et 25 % en 2022).

Etonnant,
quand le prix du pétrole monte : le tourisme international et
les transports aériens s’en sortent bien. Soutenu par la demande
des classes aisées, dont les rangs augmentent rapidement dans les
pays émergents, le taux de croissance de ces deux secteurs a dépassé
en 2011 celui des exportations globales de services et de
marchandises. Jamais avant 2011, les deux constructeurs aéronautiques
Boeing et Airbus n’avaient eu autant d’appareils en commande.

La
bataille climatique risque d’être perdue.

Depuis
le Sommet de la Terre à Rio en 1992, les émissions mondiales de gaz
à effet de serre ont crû de 49 %. Les principaux Etats émetteurs
n’ont pu s’entendre sur des engagements internationaux
contraignants et chacun a annoncé unilatéralement ses propres
objectifs de sobriété. Hélas, même s’ils tenaient leurs
promesses,
la température moyenne
augmenterait d’au moins 3,5 °C à l’horizon 2100, avec des
conséquences terribles 
 : déplacement
des populations côtières, multiplication des chocs climatiques
extrêmes, chute de la biodiversité ou encore recul des rendements
agricoles.

Aussi,
ce qui pouvait paraître comme une boutade est une triste réalité :
le drame n’est pas que nous allons manquer de charbon, de gaz ou de
pétrole, mais plutôt que nous en avons encore à foison ! Le
gaz de schiste fournit à présent un tiers de la production
américaine et les ressources sont considérables. A l’échelle
mondiale, les réserves connues de gaz non conventionnels,
c’est-à-dire piégés dans des roches profondes ou dans le charbon
représentent la moitié des réserves mondiales. Une part
considérable des récoltes agricoles finit dans les moteurs :
12 % de la récolte mondiale de maïs, 29 % de la production d’huile
de colza. La concurrence avec les usages alimentaires n’est plus
une inquiétude, c’est une réalité. L’agence internationale de
l’énergie prévoit une hausse importante des consommations
d’énergies fossiles d’ici à 2035. Les Etats, surtout dans les
pays en développement, financent toujours plus le recours aux
énergies fossiles, qu’il s’agisse d’aides à la production ou
à la consommation.

Courrier
des lecteurs

LG.
(
En marge des notes de
lecture 13 relatives à l’ouvrage
d’Alexandra
Bidet
« L’engagement dans le
travail, qu’est-ce que le vrai boulot ? »
ouvrage
qui s’appuyait sur l’observation des équipes chargées de la
supervision du trafic chez un opérateur téléphonique

)

Superviser
le trafic, c’est un métier qui n’existait quasiment pas en 1980 et
qui après n’a pas dû occuper plus de quelques dizaines de personnes

A
côté de cela, les commutants dans les centraux se comptaient par
centaines et c’est un métier qui a quasiment disparu, au fil des
renouvellements de générations techniques

Ne
parlons pas des lignards qui se comptaient par milliers et qui ont
été quasi tous reconvertis, vers la vente pour les plus chanceux,
dans des plateformes d’appels pour la majorité, avec à la clé des
déménagements forcés puisqu’on en trouvait dans toute la France
profonde.

Et
ce sont ces derniers qui ont le plus vécu l’abandon du travail bien
fait pour le débrouillez-vous à vendre n’importe quoi, soutirez de
l’argent et basta.

Alors
quand on me parle de problèmes sociaux, c’est plutôt de ce côté-là
que j’aurais tendance à regarder.

Je
suis parti du CNET en 1980 pour des postes n’ayant rien à voir avec
mes activités antérieures ; j’ai souvenir d’avoir vu au moins un
superviseur, et c’était donc avant mon départ. Où, en quelle
occasion ? Je ne saurais le dire. Par contre d’apprendre que dix ans
plus tard on y travaillait encore confirme les lenteurs congénitales
des développements dans cette maison (j’ai eu plus tard à y faire
face pour le RI). A ma connaissance le record de lenteurs a dû être
atteint par Mirabel.


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