Nouvelle Fabrique de l’Histoire : histoire du syndicalisme

, par  attac92clamart , popularité : 46%

A l’automne 2009, nous ferons une soirée sur le syndicalisme dans l’entreprise, pour clore notre cycle sur la souffrance au travail.

La nouvelle fabrique de l’histoire a consacré trois émissions au syndicalisme dans l’entreprise.

le site internet de l’émission : http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/

le podcast : http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_10076.xml

 

 

 

Histoire du syndicalisme 1/3

le 18/05 : http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-18.05.2009-ITEMA_20181440-0.mp3

ou bien : http://attac92clamart.free.fr/autre/IMG/mp3/FranceCulture_NouvelleFabriqueHistoire_histoire_du_syndicalisme_1sur3-20090518.mp3

 


 
   © VO éditions

Pour ouvrir cette semaine consacrée en quatre temps à l’histoire du syndicalisme, Séverine Liatard s’entretient aujourd’hui avec Elyane Bressol , qui fut membre de la commission exécutive de la CGT, et ancienne rédactrice en chef des magazines de la CGT « Antoinette », puis la « Vie ouvrière ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 

 

Histoire du syndicalisme 2/3

le 19/05 : http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-19.05.2009-ITEMA_20181622-0.mp3

ou bien : http://attac92clamart.free.fr/autre/IMG/mp3/FranceCulture_NouvelleFabriqueHistoire_histoire_du_syndicalisme_2sur3-20090519.mp3

« Notre santé n’est pas à vendre » : les grèves des travailleurs immigrés du trust Penarroya, un documentaire de Séverine Liatard, réalisé par Marie-Christine Clauzet.
En 1971, puis en 1972, les ouvriers de la Société minière et métallurgique de Penarroya installée à Saint-Denis et à Lyon Gerland se mettent en grève pour réclamer de meilleurs salaires et surtout des conditions de travail décentes. Le trust Nickel-Penarroya-Mockta est le premier producteur de plomb. Présent dans 28 pays, son chiffre d’affaire s’élève à 2,5 milliards de francs au début des années 1970. Dans ces usines françaises de retraitement du plomb récupéré à partir de batteries de voitures, les travailleurs immigrés pour la plupart originaires du Maroc, d’Algérie et de Tunisie dénoncent leur pénible condition de travail, l’insalubrité de l’usine, l’impossibilité d’évoluer professionnellement et la toxicité du plomb.
Les ouvriers de Saint-Denis désormais encadrés par l’Union locale CGT occupent l’entreprise en janvier 1971. Après 17 jours de grève et l’obtention de la plupart de leurs revendications, le syndicat incite fermement les travailleurs à cesser le mouvement. Pourtant, trois semaines plus tard, les anciens grévistes adressent une lettre collective, en arabe et en français, aux autres ouvriers du trust afin de les informer et d’élaborer une enquête sur les conditions de travail. La rédaction et la diffusion de cette lettre bénéficient de l’appui des Cahiers de mai - un groupe-journal né en 1968 - qui entend mettre en valeur le visage ouvrier du mouvement de Mai en soutenant de nouvelles formes de luttes et d’organisations inventés par les masses populaires elles-mêmes. Des réunions collectives entre ouvriers des différentes usines de Penarroya sont organisées pendant un an et aboutissent au dépôt d’un Cahier de revendications communes.
Face au refus de la direction de négocier, une grève conjointe est finalement déclenchée le 9 février. En amont de celle-ci, un film conçu comme un outil au service de la mobilisation, Dossier Penarroya : les deux visages du trust, est fabriqué et une section syndicale CFDT est créée à l’usine de Lyon-Gerland. Dès les premiers jours du mouvement, les habitants du quartier de Gerland sont informés, un comité de soutien est mis en place, un collectif de médecins s’organisent pour démontrer les niveaux d’intoxication saturnine. Alors que le travail reprend rapidement à Saint-Denis parce que la CGT désavoue la grève, elle se poursuit pendant plus d’un mois à Lyon jusqu’au 12 mars 1972.
Après 33 jours de grève un certain nombre de revendications sont satisfaites mais sur le front de la santé au travail la bataille se poursuit pour dénoncer les visites truquées de l’Inspection du travail et la « médecine patronale ». Surtout, grâce à l’action conjointe de certains médecins et des ouvriers, la maladie professionnelle du plomb va enfin être reconnue par la Sécurité sociale, puis en 1977, un décret va modifier la définition de la maladie saturnine pour aboutir enfin au décret « plomb » de février 1988 relatif à la prévention et à la surveillance médicale des travailleurs exposés au plomb.
Avec les témoignages d’Amor Boughamni, Michel Leclercq, Bernard Loup, Bernard Fromentin, Gérard Bendrihem, Tewfik Allal et Jean Bellanger.

 

Histoire du syndicalisme 3/3

le 19/05 : http://media.radiofrance-podcast.net/podcast09/10076-20.05.2009-ITEMA_20181751-0.mp3

ou bien : http://attac92clamart.free.fr/autre/IMG/mp3/FranceCulture_NouvelleFabriqueHistoire_histoire_du_syndicalisme_3sur3-20090520.mp3

On continue notre série de la semaine par un débat historiographique consacré aux recherches actuelles sur le syndicalisme.

Michel Pigenet.  Il est historien à l’Université Paris 1, Centre d’histoire sociale du XXème siècle.

Sylvain Boulouque.  Il est enseignant-chercheur à l’Université de Reims, membre du comité de rédaction de la revue universitaire Communisme.

René Mouriaux. Docteur d’État en science politique, directeur de recherche honoraire de la Fondation nationale des sciences politiques (Paris), il est spécialiste de l’histoire des idées politiques et du syndicalisme.

Miguel Chueca.  Il est maître de conférences en langue et civilisation hispanique à l’Université de Paris 10-Nanterre.



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