Danièle Mitterand au siège de Veolia (vidéo Le Parisien)

, par  attac92clamart , popularité : 13%

Danielle Mitterrand vendredi lors d’une manifestation à Paris devant le siège de Veolia. (Maxppp)

"On me dit trop radicale, mais aujourd’hui, on a besoin de radicalité. Besoin d’appeler un chat, un chat." Ainsi parle Danielle Mitterrand. L’ancienne première dame de France a beau avoir 85 ans, elle n’a rien perdu de sa passion. Résistante elle était, résistante elle veut être. Et aujourd’hui, elle s’élève contre les multinationales de l’eau. "Un milliard de personnes n’ont pas l’eau potable. Je me bats pour que l’accès soit un droit, garanti dans la Constitution. Nos gouvernements ne veulent pas le faire. Certains Etats l’ont fait, comme la Bolivie, l’Equateur ou l’Afrique du Sud."

Vendredi matin, [elle] bravait le mauvais temps pour manifester devant le siège de Veolia Environnement. "Je m’insurge contre un système qui nous gouverne. Les hommes qui servent ce système, je m’en soucie peu, plaide-t-elle. Ils sont dans la légalité, mais quand une loi ne répond pas à l’intérêt général, on peut la critiquer ! Les multinationales se rendent compte qu’elles sont observées, critiquées, et s’en inquiètent. Parfois je me retrouve à la tribune à côté d’un de leurs représentants, on emploie des mots similaires mais on n’y met pas le même sens. Quand ils disent “eau pour tous”, c’est pour tous ceux qui peuvent payer. C’est leur logique, pas la mienne."

"Il y a une droite et une gauche, la droite défend un capitalisme pur et dur qui oublie l’intérêt général, la gauche est plus attentive à la population, c’est vrai. Mais aujourd’hui, le système est si fort qu’il a fini par convaincre des gens qui normalement devraient s’y opposer. Le libéralisme a trompé son monde, avec ce mot qui ressemble tant à celui de liberté."

Au congrès des maires de France, en novembre dernier, elle a distribué son appel aux « porteurs d’eau » sous la pluie. Les élus étaient surpris de voir l’épouse de l’ancien président, ils ne se sont pas laissé convaincre pour autant : "Individuellement, des élus nous soutiennent, mais dans les appareils non. Au gouvernement, non plus, je n’ai pas de soutien. On a eu une rencontre avec Chantal Jouanno, elle peut entendre, mais ça s’arrête là."

La bataille contre les multinationales de l’eau fait plus clivage : "C’est plus facile de se battre contre un dictateur que contre une dictature mondiale. Au début, il y a treize ans, il y avait dix ou vingt personnes aux conférences, on passait pour des illuminés. Aujourd’hui, on bénéficie d’une grande écoute, des politiques locaux viennent, des municipalités de droite et de gauche veulent retrouver une gestion publique de l’eau, Paris vient de le faire." Danielle Mitterrand est optimiste : "L’argument qui convainc le plus est celui du prix, moins élevé avec une gestion publique." Pour parvenir à ses fins, elle utilise l’argument du coût. Danielle Mitterrand se veut radicale, elle sait aussi être pragmatique.

La video est en lien-joint (à télécharger ou lire en streaming ...)

 

et aussi :

 

 


Occupation du siège de Veolia par les Désobéissants
par
rue89



Le coup de force de Danielle Mitterrand devant Veolia Avec l’aide des « Désobéissants », un groupe d’agitateurs spécialisés dans les actions non violentes, la fondation « France Libertés » - emmenée par Danielle Mitterrand, sa présidente - a tenté sans succès de pénétrer à l’intérieur du siège de Veolia pour dénoncer « la marchandisation de l’eau », alors que la polémique sur le salaire d’Henri Proglio ne faiblit pas. Une trentaine de militants venus des quatre coins du monde ont toutefois provoqué un gros remue-ménage sur l’avenue Kléber à Paris.

Voir en ligne : vidéo Le Parisien : Danièle Mitterand au siège de Veolia

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