Archives par auteur : attac-macon

Video d’Anne-Cécile Robert sur le referendum pour ADP

> Une courte video d’Anne-Cécile Robert qui rappelle l’importance du recueil des voix pour le referendum sur la privatisation d’ADP.

> Elle rappelle qu’en démocratie le titulaire de la souveraineté, c’est le peuple, et qu’il n’est donc pas anormal qu’il l’exerce, au grand dam de Castaner et de Macron.

C’est là :  https://www.pouruneconstituante.fr/spip.php?article1650

Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter

arrêt immédiat du nucléaire techniquement possible à l’échelle européenne

Bonjour,
vous trouverez ci-joint une étude, réalisée par des militants anti-nucléaires qui sont aussi professionnels de l’énergie, qui me parait fort intéressante à plusieurs titres :
c’est la première fois qu’on ose affirmer, chiffres à l’appui, qu’on peut se passer du nucléaire sans “revenir à la bougie”
et surtout, une telle affirmation devrait permettre d’engager un réel dialogue entre le monde militant des anti-nucléaires et celui des défenseurs du climat : en effet, le dérèglement climatique ET “l’insécurité” nucléaire sont des produits d’un même système libéral, autoritaire et guerrier que nous devons combattre. Combattre ces deux catastrophes, ce n’est pas les combattre l’une contre l’autre, mais bien l’une et aussi l’autre sans qu’il y ait de priorité à y mettre.
L’arrêt immédiat du nucléaire ne nécessitera pas de remettre en route des centrales thermiques que ce soit à charbon ou à gaz.
Mais, il nous incitera encore davantage à exiger très rapidement que des décisions contraignantes soient prises pour des réductions drastiques de production et de consommation indispensables à une planète vivable pour tout le vivant.
bonne lecture
Jacqueline Balvet

Voici leur conclusion :
“A partir des différentes données disponibles et du graphique établi pour la France on peut faire les observations suivantes :
– le nucléaire pourrait être complètement et immédiatement arrêté, sans risque de black-out, à la condition de mobiliser tous les moyens techniques disponibles (notamment les importations et les effacements diffus),

– l’absence de vent au moment le plus froid de l’année (donc en période de pointe) rendrait nécessaires des effacements accrus mais techniquement accessibles du fait de la forte proportion de chauffage électrique,
– la défaillance d’un des moyens techniques utilisés (production, interconnexion, effacement), pourrait cependant nécessiter des délestages.
L’arrêt de l’industrie nucléaire et de ses consommations d’électricité(2), directes et indirectes, est une source potentielle de reconstitution des marges de sécurité permettant d’éviter les délestages.”

Liste d’échange entre les comités locaux.

Pour toute demande de désinscription, merci d’envoyer un courriel à <attac.technique@attac.org>.

Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter

En Grèce, dans une usine autogérée, le travail devient un « lieu de solidarité et de liberté »

En Grèce, dans une usine autogérée, le travail devient un « lieu de solidarité et de liberté »

Ils ont repris leur usine en faillite suite à la crise financière, réorienté la production, plus « écologique », sauvegardé une vingtaine d’emplois, créé un réseau de distribution pour vendre leurs produits.

« Au début, ça a été un choc culturel. On n’avait plus à prendre les ordres de personne ! »

« Pour nous, ici, c’est bien plus qu’une usine : c’est un espace social, un lieu de solidarité et de liberté. »

À l’entrée, de grandes tables et d’imposants barbecues accueillent des banquets réguliers.

Juste à côté, une « clinique sociale et solidaire  » a ouvert en 2015 dans un ancien bureau.

Le matériel a été donné par des soutiens en France et en Allemagne, et une dizaine de médecins bénévoles s’y relaient pour des consultations gratuites tous les mercredis à destination des ouvriers et de quelques personnes du mouvement de solidarité.

Un peu plus loin, une scène de palette attend son heure.

Une compagnie de Thessalonique y jouait sa dernière pièce la semaine précédente.

« Des rappeurs ont aussi tourné un clip il y a quelques mois », ajoute fièrement le travailleur.

Au fond du hangar, à côté d’immenses sacs de colle et de vieilles machines assoupies, des vêtements et du matériel de soutien pour les réfugiés attendent de partir vers les « points chauds ».


>
« Notre usine, c’est un outil de lutte. »

« Même s’ils arrivent à vendre l’usine, ça ne va pas stopper la lutte »

http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article5090

Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter

INFOS AMIANTE : Rapport de Santé Publique France sur le bilan de 20 ans de surveillance du mésothéliome – Marseille – Repérage de l’amiante avant travaux – Bergerac – Baccarat

Voici les dernières “INFOS AMIANTE”

(revue de la presse écrite et autres médias)

Bonne lecture

Alain Bobbio   


Pour en savoir davantage sur la vie des associations de l’Andeva et leurs mobilisations.

http://andeva.over-blog.com/

Pour accéder au site Internet de l’Andeva

http://andeva.fr/

LIBERATION

27 juin 2019 

Les cancers de l’amiante vont continuer à augmenter au moins pendant deux décennies


>
Par Anaïs Moran


> Des ouvriers aux Ateliers des Chantiers du Havre en 1999. Depuis les années 80, c’est essentiellement parmi les travailleurs, notamment dans la réparation navale, réalisant des travaux d’intervention sur des matériaux contenant des mésothéliomes que le nombre de victimes est le plus haut. 


> Santé publique France, une agence de veille et surveillance épidémiologiques placée sous la tutelle du ministère de la Santé, a rendu ce jeudi un rapport d’évaluation sur les cancers liés à l’utilisation de ce matériau interdit depuis 1997.


>   Les cancers de l’amiante vont continuer à augmenter au moins pendant deux décennies
> Vingt ans d’enquête pour éclaircir le scandale sanitaire de l’amiante. Ce jeudi, Santé publique France a dévoilé son plus gros bilan sur les effets encourus depuis deux décennies par ce matériau isolant et bon marché. Abondamment utilisée dans l’industrie et la construction jusqu’à son interdiction complète en 1997, l’amiante est aujourd’hui considéré comme un «cancérigène avéré, responsable d’environ 2 600 à 6 500 morts chaque année» depuis la fin de son utilisation. L’exposition à ses fibres est responsable d’un certain nombre de cancers des poumons, des ovaires ou du larynx, mais surtout de 83% des mésothéliomes (un cancer de la plèvre), dont Santé publique France estime que plus de 1 100 nouveaux cas sont détectés chaque année.
>
> «Du fait de l’effet différé de trente à quarante ans entre la première exposition à l’amiante et la survenue d’un mésothéliome, l’augmentation de la fréquence de ce cancer devrait se poursuivre au moins pendant deux décennies», alerte Dorothée Grange, épidémiologiste pour l’agence nationale. Qui sont les personnes les plus touchées ? Quels lieux sont les plus exposés ? Par le biais de son programme national de surveillance du mésothéliome pleural (PNSM), Santé Publique France a décrypté les points essentiels autour de l’amiante et de cette maladie.
>
> 1/ 93% des hommes atteints du cancer de la plèvre ont été exposés à l’amiante au travail. La durée moyenne d’exposition les concernant a été de vingt-sept ans («même s’il suffit de l’inhalation d’une fibre d’amiante», précise Anabelle Gilg Soit Ilg, également scientifique à Santé publique France) et l’âge moyen de leur première exposition se situe aux alentours des vingt-et-un ans. Selon les chiffres publiés par le PNSM, les autorités sanitaires détecteraient 800 nouveaux cas «exposés professionnellement à l’amiante» chaque année (contre 600 à la fin des années 90). Pour les 7% restant, il s’agit majoritairement d’expositions dues à des activités de bricolage (perçage, ponçage, découpe, friction…).
>
> 2/ Le nombre de cancers a doublé chez les femmes, passant de 175 cas annuels en 1998 à 311 en 2017. Cette évolution est à prendre avec des pincettes : pour l’heure, il est impossible d’affirmer quelques potentielles raisons de cette augmentation très marquée. Selon les deux expertes de Santé publique France, plusieurs hypothèses sont aujourd’hui crédibles. «Au début des années 2000, le corps médical avait encore pour réflexe d’associer le mésothéliome aux hommes. Ils ne diagnostiquaient que très peu les femmes pour cette maladie. De plus, il arrivait qu’on confonde ce cancer avec des tumeurs secondaires. Le nombre de victimes a probablement été sous-évalué», éclaire Dorothée Grange. «On ne peut pas non plus exclure les facteurs environnementaux. Il est possible qu’une exposition contemporaine et inconnue des scientifiques touche plus spécifiquement les femmes», rajoute Anabelle Gilg Soit Ilg.
>
> 3/ Les professions les plus exposées ont évolué au cours du temps. Dans les années 60, ce sont les travailleurs directement incorporés à l’industrie de l’amiante qui étaient logiquement les plus touchés par les mésothéliomes (en Corse notamment, où le site Canari produisait jusqu’à 28 000 tonnes de minerai par jour). Depuis les années 80, c’est essentiellement parmi les travailleurs réalisant des travaux d’intervention sur des matériaux contenant ces fibres que le nombre de victimes est le plus haut. Réparation navale, construction de matériel ferroviaire, chaudronnerie-tuyauterie… et bien sûr industrie du bâtiment. Dans ce secteur, «la proportion des personnes atteintes de mésothéliome pleural ayant exercé est en augmentation constante depuis 1998 pour atteindre 50% en 2016», peut-on lire dans le rapport.
>
> 4/ La problématique de l’amiante touche aussi le secteur extra-professionel. Et 34% des femmes atteintes d’un mésothéliome sont concernées. Exposition via des bâtiments composés d’amiante en voie de délabrement (les établissements scolaires par exemple), par le biais d’une proximité avec des sites industriels ayant manipulé les fibres ou d’un membre de la famille qui travaille dans un environnement lui-même impacté par l’amiante… «Il ne faut pas négliger cette exposition secondaire, rappelle Dorothée Grange. Le levier de prévention et de lutte contre les effets de l’amiante doit aujourd’hui s’opérer dans l’extra-professionnel.»
>
> Anaïs Moran


LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ANDEVA

Vincennes, 27 juin 2018


> 20 ANS DE SURVEILLANCE DU MÉSOTHELIOME !


>
Un problème majeur de santé publique !
>
> Santé publique France vient de publier le bilan du programme national de surveillance du mésothéliome (PNSM) de 1998 à 2017. Les données publiées sur ce redoutable cancer de la plèvre, maladie spécifique de l’amiante, devraient alerter les pouvoirs publics et les inciter à agir.


> Le nombre annuel de nouveaux cas continue à croître. Chez les femmes, il a doublé. Le pronostic du mésothéliome reste sombre, malgré les promesses de l’immunothérapie. 


> 22 ans après l’interdiction, le risque est toujours actuel pour les salariés intervenant au contact de l’amiante en place. Une victime de cette maladie sur deux a travaillé au moins une fois dans le BTP.


> Le rapport estime par projection que 60 cas environ par an ont exercé un emploi dans l’Éducation nationale dont 20 ont été exposés professionnellement dans ce secteur.

La sous-déclaration de cette pathologie à la Sécurité sociale et au Fiva prive des victimes et des familles de leurs droits. C’est d’autant plus inacceptable que le mésothéliome est une maladie spécifique de l’amiante dont le diagnostic vaut preuve d’exposition pour le Fiva et que les médecins ont obligation de déclarer aux autorités sanitaires.


> L’Andeva demande aux pouvoirs de fixer quatre priorités


> 1) Financer la recherche sur cette terrible maladie. Il n’est pas acceptable que des chercheurs passent presque autant de temps à mendier des crédits qu’à faire leur travail.
>
> 2) Lutter contre la sous-déclaration des mésothéliomes à la Sécurité sociale et au Fiva
> Informer les personnes concernées sur leurs droits et les professionnels de Santé sur leurs devoirs.
>
> 3) Développer le suivi médical post-professionnel des personnes exposées à l’amiante
> La plupart des retraités et chômeurs ignorent qu’ils ont droit à des examens gratuits.
>
> 4) Le problème n’est pas « d’apprendre à vivre avec l’amiante », mais d’engager une politique systématique d’éradication de l’amiante en place, avec priorité aux bâtiments recevant du public et notamment aux écoles.
>
> Il est grand temps que les décideurs de ce pays prennent la mesure de la gravité de la situation.


LES DOCUMENTS SUR LE SITE DE SANTE PUBLIQUE FRANCE

– un communiqué officiel de Santé publique France (2 pages)

– la synthèse (14 pages) 

– le rapport (104 pages) 


LE COMMUNIQUE DE L’ASSOCIATION  “URGENCE-AMIANTE-ECOLE”

27.06.2019 

Un recensement officiel des malades de l’amiante dans les écoles !
>
> Santé publique France publie aujourd’hui un rapport avec de nouveaux chiffres sur les
>
conséquences de l’exposition à l’amiante intitulé « Exposition à l’amiante et mésothéliome
>
pleural. Retour sur 20 ans de surveillance. »


> Depuis 1998, 400 enseignants et personnels de l’éducation nationale ont contracté
> un mésothéliome pleural, cancer de l’amiante qui réduit l’espérance de vie à 12 mois après
> diagnostic.


> Par ailleurs, 1 230 autres personnes ont contracté un mésothéliome après avoir exercé
> au moins une fois dans leur carrière une profession dans le milieu de l’enseignement.


> La publication de tels chiffres est indédite en France. Fait remarquable, ces données
> recensent les mésothéliomes mais ne concernent pas les épanchement pleuraux ou autres
> maladies de l’amiante.


> Suite à cet état des lieux alarmant le rapport plaide « en faveur d’un renforcement
> nécessaire de la prévention du risque amiante et de l’information sur les possibilités de
> recours aux dispositifs de reconnaissance médico-sociaux existants », concernant plus
> spécifiquement la prévention dans les établissements publics.


> Ces conclusions rejoignent les demandes répétées de l’association Urgence Amiantes
> Écoles qui réclame la transparence et la publication des données amiante dans les
> établissements scolaires ainsi que la mise à jour de tous les DTA (dossiers techniques amiante)
> afin de prévenir le risque.


> Un tel état des lieux est intolérable ! Nous demandons au ministère de l’Education
> Nationale, en charge de la santé et de la sécurité des personnels, d’agir en urgence et de
> lancer un grand plan de prévention et de désamiantage des écoles.

Quelques chiffres sur l’amiante dans les écoles :


> En 2016, un rapport de l’ONS (Observatoire National de la Sécurité des
> établissements scolaire) rappelait que l’amiante est présent dans bon nombre d’établissements
> scolaires, dont 85% ont été construits avant 1997, la date d’interdiction de ce matériau
> cancérigène.


> 1/3 des écoles primaires et maternelles construites avant 1997 (soit 15.000
> établissements) n’ont pas réalisé le diagnostic pourtant obligatoire pour détecter la présence
> d’amiante.


LE FIGARO

Un rapport de Santé publique France montre que le nombre de cancers de la plèvre ne cesse d’augmenter depuis vingt ans.
>
> Trente à quarante ans. C’est le délai moyen entre une première exposition à l’amiante et l’apparition d’un mésothéliome pleural, cancer particulièrement meurtrier qui touche la membrane entourant les poumons (la plèvre). Une bombe à retardement qui explique que, plus de vingt ans après son interdiction en janvier 1997, l’amiante continue de tuer. Et ces dernières années, les fibres assassines ont même accéléré la cadence.
>
> C’est ce que révèle un rapport de Santé publique France rendu public ce jeudi, qui s’appuie sur vingt années de surveillance sanitaire. Désormais, 1100 nouveaux cas de mésothéliome pleural sont diagnostiqués chaque année dans l’Hexagone, contre 800 à la fin des années 1990. Chez les femmes, le nombre de malades a même doublé pour atteindre 310 cas annuels. «Actuellement, beaucoup de cancers peuvent être traités, pas celui-ci. Le mésothéliome conduit au décès dans l’année qui suit le diagnostic», rappelle Jean-Claude Desenclos, directeur scientifique de Santé publique France. Le rapport fait également état d’importantes disparités géographiques: les régions du Nord, Nord-Ouest et Sud-Est sont davantage touchées. Un témoin de la présence passée de secteurs d’activités en lien avec l’amiante. Car c’est bien l’exposition professionnelle qui est la plus à blâmer.
>
> Le BTP est particulièrement concerné : la moitié des hommes malades ont travaillé dans ce secteur
>
> Ainsi, 90 % des hommes atteints d’un mésothéliome pleural ont été en contact avec de l’amiante au cours de leur vie professionnelle. «La durée moyenne d’exposition est de vingt-sept ans», indique Dorothée Grange, épidémiologiste à Santé publique France. Le BTP est particulièrement concerné: la moitié des hommes malades ont travaillé dans ce secteur. Pour les femmes, en revanche, un cas sur trois est lié à une autre source d’exposition. Il peut s’agir d’amiante présent au domicile ou dans l’électroménager, de contact lors de bricolage ou de mécanique ou encore de la proximité avec des sources industrielles ou naturelles. «Le contact avec un proche exposé peut aussi être en cause. Il suffit qu’il rapporte des fibres sur son vêtement de travail», souligne Dorothée Grange, épidémiologiste à Santé publique France. «Il n’y a pas de seuil pour déclarer un mésothéliome: une seule fibre suffit», complète Anabelle Gilg Soit Ilg. Et ce n’est pas le seul cancer que l’amiante peut provoquer. Chaque année, entre 1600 et 4500 cas de cancer du poumon lui sont imputables.
>
> Amiante: « Les autorités sanitaires ne jouent pas leur rôle de prévention »
> Roger Lenglet, philosophe et journaliste d’investigation, auteur de « Le livre noir de l’amiante. 50 000 procès gagnés… mais le scandale continue» (l’Archipel), regrette que la santé publique en France passe après les considérations économiques.
>
>  Encore aujourd’hui, l’amiante est omniprésent. «Non seulement nous n’avons pas fini de constater ses effets provoqués avant 1997, mais en plus, les matériaux en place aujourd’hui continuent de se dégrader», déplore Anabelle Gilg Soit Ilg. «Aujourd’hui, 85 % des écoles sont susceptibles de contenir de l’amiante, tempête Alain Bobbio, secrétaire de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante. Pourtant, un tiers des écoles n’ont pas de dossier technique. Cela signifie qu’on ne sait pas s’il y a de l’amiante.»
>
> Si des mesures ont été prises pour limiter l’exposition, notamment en milieu professionnel, aucune campagne d’information à destination du public n’a jamais été mise en œuvre. Les fibres invisibles continuent donc leur dessein destructeur.


LA DEPECHE.FR

 27/06/2019 

Amiante : 1 100 nouveaux cas de mésothéliome par an en France
>
> Interdite depuis 1997, l’utilisation de l’amiante continue de faire des ravages. Un rapport de Santé publique France révèle de nouveaux chiffres concernant les mésothéliomes pleuraux engendrés par une exposition à ce produit isolant. Le nombre de ces cancers a doublé chez les femmes en 20 ans et les indemnisations restent insuffisantes.
>
> En cause dans la survenue du l’amiante a été interdite en 1997. Depuis lors, le programme national de surveillance des mésothéliomes pleuraux (PNSM) recense le nombre de cancers liés à l’amiante. Santé publique France publie ce 27 juin un rapport inédit sur 20 années de veille (1998-2017).
>
> Le constat est amer. L’impact sanitaire continuera d’être lourd pour encore de nombreuses années. Pour cause, les effets de l’isolant sur la santé peuvent apparaître jusqu’à 30 à 40 ans après la première exposition. Le rapport révèle ainsi que les mésothéliomes pleuraux sont toujours plus nombreux. Dans le détail, 1 100 nouveaux cas surviennent annuellement en France. Et ce sont les femmes qui subissent l’augmentation la plus marquée. Pour elles, le rapport souligne un doublement des cas en 20 ans, atteignant désormais 310 cas par an.
>
> Autre révélation : de très fortes disparités régionales avec une incidence particulièrement élevée dans les régions du Nord, Nord Ouest et Sud Est.
>
> Une maladie largement professionnelle
>
> Parmi les personnes atteintes de mésothéliome, le rapport souligne « une prédominance forte des expositions professionnelles chez l’homme avec plus de 9 hommes exposés sur 10 concernés ». Chez les femmes, la situation est moins évidente. « Une exposition est retrouvée en dehors du lieu de travail pour 1 femme sur 3. »
>
> En matière de secteur d’activité, le BTP, reste largement concerné. Ainsi, « la proportion des personnes atteintes de mésothéliome pleural ayant exercé dans ce secteur est en augmentation constante depuis 1998 pour atteindre 50% en 2016 », indique le rapport.
>
> Recours à l’indemnisation insuffisant
>
> « Les maladies générées par l’exposition professionnelle à l’amiante sont inscrites aux tableaux des maladies professionnelles du régime d’Assurance-maladie des salariés et des exploitants agricoles », rappelle Santé publique France. Et depuis 2002, toute victime des effets de l’amiante peut obtenir une indemnisation auprès du Fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva). Pourtant, le rapport révèle que le « recours à ces dispositifs est encore insuffisant ». En effet, « entre 2005 et 2017, plus d’1 personne sur 4 atteinte de mésothéliome et affiliée au régime général de sécurité sociale n’avait entrepris aucune démarche de reconnaissance en maladie professionnelle, ni n’avait sollicité le Fiva ».


LE MONITEUR (site web)

27 juin 2019


> Vingt-deux ans après, l’amiante provoque 1100 cancers mortels par an
>
> Selon un rapport de l’Agence nationale de santé publique, la part des personnes atteintes de mésothéliome pleural ayant exercé au moins un emploi dans le BTP ne cesse d’augmenter pour atteindre 50% en 2016. La hausse est plus sensible chez les femmes grâce à l’amélioration des moyens de diagnostics.
>
> Dans le BTP, les nouveaux cas de cancers mortels liés à une exposition à l’amiante augmentent de plus en plus. C’est l’une des conclusions alarmantes de l’Agence nationale de santé publique qui a publié un rapport, le jeudi 27 juin 2019, intitulé « 20 années de surveillances (1998-2017) des cas de mésothéliome, de leurs expositions et des processus d’indemnisation » . « Beaucoup de cancers sont traitables et guérissables, ce n’est pas le cas pour le mésothéliome, concède Jean-Claude Desenclos, directeur scientifique chez Santé publique France. « C’est un lourd fardeau pour notre société qui doit poursuivre ses efforts de prévention » .
>
> Malgré l’interdiction de l’usage de l’amiante en 1997, le nombre de cas de mésothéliome pleural- cancer de la plèvre survenant après une exposition à l’amiante- continue d’augmenter. Entre 2015 et 2016, 1100 nouveaux cas ont été recensés, contre 800 en 1998 lors de la création du programme national de surveillance des mésothéliomes pleuraux* (PNSM). Ce résultat s’explique par un temps de latence très long, de 30 à 40 ans, entre la première exposition et l’apparition d’un mésothéliome. Une grande majorité des personnes diagnostiquées ont exercé dans les années 80-90, une période où l’amiante a été largement utilisé comme matériau isolant dans les secteurs du BTP et de l’industrie.
>
> Le BTP contaminé
>
> Dans le BTP, les résultats se révèlent particulièrement préoccupants. La part des personnes atteintes de mésothéliome pleural ayant exercé au moins un emploi dans la construction s’élevait à 50% en 2016 (vs 40% en 1998). Il s’agit principalement des professionnels ayant exercé dans la chaudronnerie, les réseaux d’eau et de gaz, les équipements thermiques et les travaux d’isolation.
>
> Les expositions les plus élevées à l’amiante concernent les tuyauteurs (98% d’hommes exposés), les chaudronniers (98%), les plombiers/chauffagiste (97%) et les maçons. « Le seul secteur où l’exposition à l’amiante diminue est la construction de maisons individuelles, avec 95,4% d’hommes exposés sur la période d’incidence 1998-2002 contre 71,4% sur la période 2013-2017 », note le rapport. L’âge moyen du diagnostic est de 70,4 ans. De très fortes disparités régionales subsistent : les régions du Nord, Nord-ouest et du Sud-est affichent des taux très élevés.
>
> Des femmes plus exposées
>
> Le rapport d’une centaine de pages observe également une hausse plus marquée chez femmes, avec un doublement des cas en 20 ans pour atteindre 310 cas annuels. « A la fin des années 90, étant donné que le mésothéliome était dû à des expositions professionnelles à l’amiante, les professionnels de santé ne pensaient pas à chercher ce diagnostic chez les femmes », suppose Anabelle Gilg Soit Ilg, chargée de projet mésothéliomes à la direciton santé environnement du travail. « Et dans le même temps, les moyens de diagnostic se sont amélioré » .
>
> Alors que plus de 90% des hommes ont été contaminés au cours de leur activité professionnelle, la proportion passe à 40% chez les femmes. Un gros tiers d’entre elles (35%) ont respiré des particulières d’amiante en dehors de leur lieu de travail. Les sources y sont multiples : des fibres d’amiante sur le vêtement de travail de son conjoint, activité domestique (bricolage) ou proximité de l’habitation à un site industriel ou naturel.
>
> Les deux professions qui ont été les plus exposées sont les conductrices de machines textiles, y compris le textile amiante, et les ouvrières non qualifiées de l’électricité et de l’électronique, avec plus de 50% des femmes contaminées lors de l’exercice de leur métier.
>
> Des demandes d’indemnisation insuffisantes
>
> Les experts du PNMS se sont également intéressés à l’évolution des demandes de reconnaissance médico-sociale. Sur la période 2005-2016, parmi les cas relevant du régime général de la sécurité sociale, 58% ont effectué une demande de reconnaissance en maladie professionnelle (DMP) et 58% ont fait une demande d’indemnisation auprès du fonds d’indemnisation des victimes de l’amiante (Fiva). « Le nombre de recours insuffisant, regrette Anabelle Gilg Soit Ilg, chargée de projet mésothéliomes à la direction santé environnement du travail. « Plus d’un quart des personnes atteintes de mésothéliome n’ont effectué aucune démarche » . L’absence d’informations, l’âge des malades (> à 70 ans) ou la peur de dénoncer son employeur sont autant de raisons qui peuvent expliquer ces inactions.
>
> Les experts préconisent de mieux informer les professionnels de santé et leurs patients sur les possibilités en termes d’indemnisation.
>
> Sur la base de ses résultats, l’agence nationale de santé publique recommande de ne pas relâcher les efforts d’information et de sensibilisation auprès des personnes exposées à l’amiante (professionnels, civils, femmes). Dans le BTP, l’organisation salue le travail de l’INRS et de l’OPPBTP pour diffuser les bonnes pratiques.
>
> Pour renforcer l’efficacité de son action, l’agence a annoncé le lancement d’un nouveau dispositif national de surveillance du mésothéliome destiné à améliorer la couverture nationale. « Nous allons augmenter la réactivité du système par la mise en place d’un système d’information centralisée et partagée avec nos partenaires, précise Jean Claude Desenclos, directeur scientifique Santé publique France. « Nous allons surveiller toutes les zones touchées par un mésothéliome et non plus à la plèvre. Ce dispositif permettra également de répondre aux besoins d’améliorer les connaissances sur les facteurs de risque environnementaux » .
>
> *Un an après l’interdiction de l’amiante en 1997, la direction générale du travail (DGT) et la direction générale de la santé (DGS) ont demandé à l’institut de veille sanitaire, remplacé en 2016 par l’Agence nationale de santé publique, de créer un programme national de surveillance du mésothéliome pleural (PNSM). L’objectif de ce programme est de mesurer les effets de ce cancer mortel sur la santé, d’identifier les professions et les secteurs d’activités les plus touchés, d’analyser les processus d’indemnisation et de formuler des préconisations.


LUTTE OUVRIERE

19 juin 2019  

Écoles de Marseille : danger amiante
>
> Mercredi 12 juin à Marseille, des enseignants présentaient leur association l’Avalé 13 (Association de défense des victimes de l’amiante dans l’Éducation nationale des Bouches-du-Rhône) destinée à combattre la présence, en abondance, d’amiante dans les écoles.

>
> Ils ont été alertés en particulier par une enseignante de l’école de la Savine, dans les quartiers Nord de Marseille, atteinte d’un cancer dû à l’amiante, qui dénonce l’état de délabrement de son école.
>
> Toutes les écoles construites avant l’interdiction de l’usage de l’amiante en 1997 en contiennent dans les murs et les faux plafonds. Mais la mairie ne met pas à disposition, comme elle est tenue de le faire, les dossiers technique amiante, les DTA. Ainsi l’inventaire de la présence de ce matériau, s’il a été réalisé, n’est pas consultable.
>
> Cela met en danger des enfants, des enseignants, voire le voisinage. Mais ce problème de l’amiante est traité bien à la légère par les autorités. Ainsi, lors de l’incendie dans l’école Saint-André-La Castellane, tous les gravats ont été ramenés dans un coin et simplement recouverts d’une bâche. On les voit moins, mais cela n’empêche pas qu’ils contiennent de l’amiante que tous, enseignants, élèves, personnel, peuvent respirer à pleins poumons, puisque toute l’école contient cette poussière d’amiante.
>
> De même le collège Versailles, situé dans un des quartiers les plus pauvres de Marseille, doit être reconstruit. Il est situé sous l’autoroute et voisin d’une déchetterie. Selon la mairie, la reconstruction se fera sans déménagement, c’est-à-dire que les cours continueront sur place, au milieu des travaux de destruction et donc forcément de dispersion de poussière d’amiante. Et pourtant, dans le quartier, les locaux vides tels que la caserne du Muy existent bien.
>
> La mairie élude ce problème et, de son côté, le ministère de l’Éducation nationale tarde à le prendre en compte. Alors qu’il avait été interpellé en octobre 2018 à ce sujet, il annonce que la cellule sur le bâti scolaire sera opérationnelle pour la rentrée 2019.
>
> Des réactions plus vives ont lieu. Ainsi à Rognes, dans le département, des parents d’élèves ont tiqué quand ils ont découvert les 350 000 euros dépensés pour installer un portique et des caméras de surveillance à l’entrée du collège, alors que depuis des années ils réclament des travaux pour changer par précaution les dalles de lino abîmées qui contiennent, elles, de la colle amiantée.
>
> Dans la plupart des écoles, l’amiante est omniprésent. En effet, pour planter le moindre clou, percer le moindre trou afin d’y rajouter une cheville, il faut d’abord l’autorisation d’un expert. Si cela n’est pas significatif, que dire ?
>
> Les travaux de désamiantage, quand ils sont effectués, le sont a minima. Comme le précisait un professionnel : « Si on appliquait toutes les prescriptions, cela coûterait très, très cher ! »
>
> L’association se donne donc pour but de recenser les problèmes liés à l’amiante, d’inventorier les cas de maladie, de regrouper les enseignants et le personnel touchés, d’informer et surtout d’obtenir enfin un plan de désamiantage des bâtiments qui en contiennent.
>
> Correspondant LO


LE PARISIEN (Essonne) 

25 juin 2019 


> Alerte à l’amiante dans les écoles
>
> Des traces ont été décelées dans la colle qui fixe les dalles de certains établissements. Des parents d’élèves tirent la sonnette d’alarme.

>
> Par Julien Muller
>
> au coeur de certaines écoles de Yerres, il y a encore de l’amiante qui dort. Face à l’inquiétude que cela pourrait susciter, la mairie assure qu’élèves et enseignants des établissements concernés ne sont pas en danger. Du côté de l’opposition, on s’indigne malgré tout, pointant notamment du doigt un manque de surveillance de la ville pour ces écoles, dont les derniers suivis écrits remontent à 2003.
>
> « Avec tout ce qu’on entend depuis des années sur l’amiante et ses effets sur la santé, on ne peut qu’être inquiets », réagit un parent à la sortie de la maternelle Brossolette, où les sols contiennent de l’amiante. « Ce n’est présent que dans la colle qui fixe les dalles au sol, et n’est pas dégradée. Elle n’est pas dangereuse », avance Gaëlle Bougerol, adjointe en charge des affaires scolaires.
>
> une surveillance est assurée, selon le maire
>
> « A Yerres, les diagnostics techniques amiante (DTA) font état de présence du minéral dans la plupart des établissements scolaires de la ville. Sans compter que les derniers DTA en date remontent à novembre 2003. C’est intolérable. Depuis, les décrets ont changé », fustige Jérôme Rittling, élu (ex-PS) d’opposition. « On parle notamment de maternelles, où les enfants passent la majeure partie de leur temps au sol », complète Fabienne Gabbanelli, également conseillère municipale (EELV) d’opposition.
>
> Ces derniers dénoncent également l’absence de toute trace écrite concernant la révision de ces établissements scolaires. « C’est silence radio depuis 2003 ! », enchérit Jérôme Rittling. « L’amiante présent est solide et non volatile, donc inerte et inoffensif. Les agents des services techniques veillent de manière régulière à la bonne conservation du matériau, et alertent en cas de dégradation », se défend le maire (SE), Olivier Clodong.
>
> « J’en ai entendu parler, et à vrai dire, ça ne me rassure pas vraiment. Est-on vraiment sûr que c’est sans aucun danger pour nos enfants ? J’en doute… », s’alarme Olivier, un papa. « Ça ne m’inquiète pas vraiment. Je sais que certains élus ont aussi leurs enfants scolarisés à Yerres. Je doute que s’il y avait un quelconque risque, ils laisseraient les écoles ouvertes », ajoute Cynthia, venue chercher son enfant.


LA PROVENCE

27 juin 2019
>
> La colère des parents et des professeurs gronde toujours au collège Versailles
>
> Florence Cottin


> La santé des enfants passe avant tout. Ce n’est certainement pas un thermomètre dépassant les 35 °C qui arrêtera les parents d’élèves et les professeurs du collège Versailles (Marseille 3e). Et le démarrage, dans quelques jours, des travaux de reconstruction et de rénovation programmés au sein de l’établissement, situé dans le 3e arrondissement, attise toujours leur colère. Si tout le monde s’accorde sur l’urgence des travaux sur des bâtiments vétustes, en revanche, la présence des enfants sur le site, pendant la durée du chantier, ne passe pas.
>
> Déjà fin février, le collectif des parents d’élèves avait bloqué l’établissement pendant trois semaines. Une manifestation d’enseignants, de parents et d’élèves s’est terminée au Conseil départemental. Hier, ils étaient rassemblés devant la préfecture pour se faire entendre. ” C’est impensable , s’indigne Nadia Dhahri, représentante du collectif des parents d’élèves. Même si ma fille quitte l’établissement l’an prochain, je continue à me battre pour tous les autres enfants. On ne peut pas accepter que le Département et le Rectorat nous imposent de laisser plus de 500 élèves au milieu des travaux. On nous dit que ce ne sera pas la première fois que des travaux auront lieu sur un site occupé. Justement, les retours ne sont pas bons. Certaines personnes qui ont vécu cela nous ont assuré que ces élèves étaient une génération perdue. On veut juste que nos enfants suivent une scolarité normale dans un environnement décent. “
>
> Dans ce dossier brûlant, il y a aussi ces bâtiments ” pleins d’amiante “. ” Les élèves vont respirer ces poussières durant toute leur scolarité ? “, s’interroge toujours cette maman.
>
> ” On nous assure que l’on ne risque rien selon un diagnostic récent , souffle cette enseignante. Mais il y a des irrégularités. Pour le responsable de l’Association nationale des victimes d’amiante (Andeva) à qui on a fait lire le rapport, le risque de laisser des enfants à côté d’un désamiantage est grand. “
>
> D’autres dénoncent l’attitude des pouvoirs publics. ” Quand on va voir le Rectorat, on nous dit ‘c’est le Département’. Quand on va voir le Département, on nous dit que ce sont les autres. Chacun se refile le problème. “
>
> Sollicité, le Conseil départemental n’a pas souhaité répondre. Au Rectorat, on affirme que toutes les solutions ont été étudiées.
>
> ” On ne baisse pas les bras. On est même de plus en plus motivé , reprend Nadia Dhahri. Si on ne nous prend pas en considération, on bloquera le collège. “
>
> Dès le 1er juillet, jour de démarrage des travaux et jour du brevet ou à la rentrée ?


ACTU-ENVIRONNEMENT.COM

27 juin 2019  

Amiante : l’arrêté encadrant le repérage avant travaux dans les navires est paru

 

L’arrêté interministériel qui encadre les opérations de repérage de l’amiante avant travaux dans les bateaux est paru au Journal officiel du 27 juin 2019. L’entrée en vigueur de cette obligation pour ces engins est prévue le 1er janvier 2020 conformément au nouveau calendrier fixé en mars dernier, suite au report de l’échéance initiale.

Le texte précise les conditions dans lesquelles doit être conduite la mission de repérage de l’amiante avant certaines opérations réalisées dans les navires, bateaux et engins flottants conformément au décret du 9 mai 2017. Cette mission doit être réalisée en suivant la norme NF X 46-101 – janvier 2019 – « Repérage amiante – repérage des matériaux et produits contenant de l’amiante dans les navires, bateaux et autres constructions flottantes – Mission et méthodologie ».

Le donneur d’ordre, le maître d’ouvrage ou le propriétaire du navire doit faire rechercher la présence d’amiante préalablement à toute opération comportant des risques d’exposition des travailleurs à la fibre cancérogène, rappelle le ministère du Travail. Le donneur d’ordre doit procéder au marquage réglementaire des matériaux et produits en contenant. Cette obligation doit permettre à l’entreprise intervenante de procéder à son évaluation des risques professionnels, d’ajuster les mesures à mettre en œuvre pour assurer la protection collective et individuelle de ses salariés, et de prévenir la dispersion des fibres d’amiante. L’arrêté précise également les mesures de protection des travailleurs et des passagers que l’entreprise doit prévoir en cas d’impossibilité de réaliser tout ou partie du repérage.

Sur les  navires relevant du décret du 3 octobre 2017 relatif à la prévention des risques liés à l’amiante à bord des navires, la mission de recherche doit être confiée à un organisme d’inspection accrédité. Ce dernier doit désigner un opérateur de repérage disposant des compétences précisées dans les annexes de l’arrêté.

Laurent Radisson


 27/06/2019  

Bergerac : l’étude sur un centre de traitement de l’amiante financée

Daniel Bozec.
>
> 65.000 euros, notamment abondés par les collectivités, ont été réunis pour l’étude du “modèle économique” d’un site pilote.
>
> Tombé dans l’oubli, le projet de centre pilote de destruction des déchets d’amiante à Bergerac (Dordogne) ? Pas du tout, à voir la toute dernière délibération votée en Conseil communautaire de la Communauté d’agglomération bergeracoise (CAB), mercredi 26 juin, portant sur le co-financement d’une étude.
>
> En intervenant à hauteur de 6 500 euros, la CAB participe au tour de table réunissant le Grand Périgueux (la même somme, 6 500 euros), la Somez, une société montpelliéraine impliquée dans le projet (13 000 euros) et surtout le Conseil régional (39 000 euros), soit un total de 65 000 euros nécessaire à l’étude du “modèle économique” d’un site pilote présenté comme une alternative à l’enfouissement des déchets de l’amiante.
>
> La fin de non-recevoir d’Eurenco
> Partie prenante incontournable dans la création d’un site pilote, fort d’une pétition de 3 000 signatures et de motions adoptées dans nombre de collectivités, le Collectif pour l’élimination rapide de l’amiante et la défense des exposés aux risques (Cerader) milite pour l’installation d’un tel site dans les murs de l’ex-Poudrerie, classée en zone Seveso 2.
>
> La direction d’Eurenco avait opposé l’an dernier une fin de non-recevoir. “Ils marquent des réticences fortes, il faut qu’on ait une discussion avec eux. Au pire, on pourrait s’installer sur le site qui est en face. Mais le plus important, c’est le concours des différentes collectivités”, relève Frédéric Delmarès.
>
> “On tient le bon bout”, se félicite René Vincent, président du Cerader, présent dans l’assistance du Conseil communautaire, rappelant les ravages de l’amiante : “10 000 morts d’ici 2050”, selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).


L’EST RÉPUBLICAIN
> 27 juin 2019


> Ouvrier tué par l’amiante : sa famille attaque la cristallerie
>
> La famille d’un tourneur de la cristallerie mort des suites d’un cancer lié à l’amiante, réclame la reconnaissance de la faute inexcusable de l’employeur. L’affaire a été plaidée ce mercredi devant le tribunal de Nancy. Jugement le 6 septembre.
>
> « Mon père prenait toutes les poussières d’amiante dans la figure. C’est ce qu’il m’a toujours raconté lorsqu’il me parlait de son travail », confie Doris Henry. Le père de la jeune femme, Gilbert, était tourneur à la cristallerie de Baccarat. Il est décédé le 12 octobre 2017 des suites d’un cancer du poumon lié à l’amiante.
>
> De son vivant, il s’était lancé dans un long combat judiciaire contre son employeur. Sa famille a pris le relais avec le soutien de l’association ADDEVA 54. Sa veuve a déjà réussi à obtenir en justice 40. 000 € d’indemnité et ses deux filles 12. 000 € chacune. Mais ce n’est pas terminé.
>
> Toutes les trois se sont de nouveau retrouvées, ce mercredi, dans une salle d’audience. Celle du pôle social du tribunal de Nancy.
>
> Leur avocat, Me de Romanet, a plaidé pour que soit reconnue la faute inexcusable de la cristallerie : « De 1974 jusqu’à 1985 au minimum, Gilbert Henry a tourné les matériaux les plus sales. Sans aucune mesure de protection individuelle ou collective dans l’entreprise ».
>
> « Cela ne ramènera pas mon mari »
>
> L’ouvrier usinait des pièces d’amiante sans lunette, sans masque et sans système d’aspiration des poussières. Est-ce que cela constitue une faute inexcusable ? Le tribunal de Nancy a déjà répondu oui, en avril dernier, pour un autre salarié de Baccarat mort d’un cancer. Une première qui devrait faire jurisprudence.
>
> Cela n’a pas empêché l’avocat de la cristallerie de contester à nouveau, mercredi, la responsabilité de l’entreprise : « La société a pris des mesures. Puisque dès 1977, soit 19 ans avant l’interdiction de l’amiante, elle a lancé une campagne de substitution pour trouver d’autres matériaux à utiliser ».
>
> Le jugement tombera le 6 septembre. Si la faute inexcusable est reconnue, cela permettra à la veuve de Gilbert Henry d’obtenir une rente à 100 %. « Mais cela ne ramènera pas mon mari », soupire-t-elle. « Symboliquement, ce serait quand même un soulagement d’entendre ces mots : faute inexcusable de l’employeur », conclut sa fille Doris.


ALL AFRICA (Site Web)

lundi 24 juin 2019


> L’amiante dans l’environnement naturel – A quel point est-ce dangereux ? [communiqué de presse]
>
> L’exposition à l’amiante est un problème de longue date, elle présente un danger pour la santé de l’environnement et de la population humaine depuis des siècles. Des centaines de millions de personnes sont exposées à cette toxine dans le monde chaque année, malgré ses risques connus pour la santé.
>
> Une étude (en anglais) de la Revue internationale de la recherche environnementale et de la santé publique estime qu’environ 250 000 personnes meurent chaque année des suites de l’exposition à l’amiante.
>
> Le mois de mai était le mois national de l’air pur, insistant sur l’importance de connaître les substances présentes dans l’air que nous respirons tous les jours. En juin, la Journée mondiale de l’environnement a été consacrée aux actions à mener pour #CombattreLaPollutionDelAir.
>
> L’amiante est un minéral naturellement présent dans l’atmosphère et ne constitue pas une menace tant que ses fibres ne sont pas remuées ou brisées.
>
> Malheureusement, le matériau a été exploité et utilisé pour la première fois il y a des milliers d’années, il est commun dans l’environnement naturel et bâti. Une fois libérée dans l’air, la toxine devient extrêmement nocive pour l’homme lorsqu’elle est ingérée ou inhalée.
>
> Ses effets néfastes sur la santé sont connus depuis près de 100 ans, mais la toxine a continué d’être utilisée de diverses manières et ses conséquences se sont étendues à l’échelle mondiale.
>
> Le Bureau des mines des États-Unis a affirmé être conscient de l’impact négatif de l’amiante dès 1932, déclarant dans une lettre adressée à un fabricant d’amiante : « Nous savons maintenant que la poussière d’amiante est l’une des poussières les plus dangereuses auxquelles l’homme est exposé. »
>
> Il a été prouvé que Swift Creek, l’affluent qui se jette dans la rivière Sumas à Everson, dans l’État de Washington, contient des niveaux dangereux d’amiante.
>
> Une série d’études réalisées par l’Agence pour la protection de l’environnement des États-Unis ayant débuté en 2006 a révélé la présence d’amiante dans la rivière et ses affluents environnants. Les niveaux d’amiante varient tout au long du ruisseau, certains échantillons sec contenant jusqu’à 43% (en anglais) de l’agent cancérigène.
>
> Selon l’Agence pour la protection de l’environnement des États-Unis (en anglais), la présence d’amiante, ainsi que de nickel, de manganèse, de cobalt, de chrome et de magnésium, est « suffisamment toxique pour empêcher la végétation de se développer sur le matériau ». Le rapport de l’Agence pour la protection de l’environnement des États-Unis déclare que Swift Creek « ne compte pas de poisson résidant » et son débit dans la rivière Sumas a été lié à des problèmes de qualité de l’eau.
>
> Malgré ses effets sur la santé des êtres humains et de la faune, il reste encore beaucoup à faire avant que ce minéral dangereux ne soit interdit dans le monde entier. « De nombreux types d’amiante, mais pas tous, ont été interdits ou strictement réglementés dans plusieurs pays pour des raisons environnementales ou sanitaires, et sont énumérés dans la Convention de Rotterdam, qui requiert un consentement préalable en connaissance de cause lorsque des produits chimiques dangereux font l’objet d’un commerce international », affirme Kei Ohno Woodall du Secrétariat des Conventions de Bâle, de Rotterdam et de Stockholm.
>
> En plus de sa présence naturelle dans l’environnement, l’utilisation à grande échelle de l’amiante par les êtres humains a conduit à la découverte de cette particule dangereuse dans nos sources d’air et d’eau.
>
> Bien que l’Organisation mondiale de la santé (rapport en anglais) déclare qu’il n’y a pas suffisamment de preuves démontrant que l’ingestion d’amiante dans l’eau potable entraînera une maladie à long terme, il est important de prendre conscience de la menace constante d’exposition.
>
> Symptômes associés à l’exposition
>
> Les symptômes associés à l’exposition à l’amiante peuvent prendre jusqu’à un demi-siècle et la majorité des cas liés à ces maladies se développent à la suite d’une exposition professionnelle : près de 125 millions de personnes exposées chaque année.nt
>
> Les être humains peuvent également y être exposés dans l’environnement, par le biais de produits de consommation ou chez eux. Le mésothéliome malin est la maladie la plus répandue, suivi de près par le cancer du poumon et l’asbestose.
>
> Les faibles niveaux d’exposition sont moins susceptibles de provoquer ces maladies graves et le simple fait d’être conscient de la menace pourrait considérablement réduire le risque de contact.
>
> Atténuer les risques d’exposition personnelle
>
> Si l’amiante dans l’environnement est une préoccupation dans votre région, il est important de prendre activement des mesures de prévention de l’exposition, qui peuvent consister simplement à vous renseigner et à bien comprendre le lieu où cette toxine pourrait être cachée.
>
> Pour votre sécurité et celle de vos proches, vous pouvez commencer par vous renseigner sur les ingrédients des produits et des sols, humidifier tout terrain pouvant contenir de l’amiante avant de travailler dans le jardin ou permettre aux enfants de jouer à l’extérieur, en optant pour des sentiers pavés. sur les éventuels sols contenant de l’amiante et sur la réglementation de l’amiante.=


Les articles ci-dessus sont communiqués pour information. Ils ne reflètent pas nécessairement le point de vue de l’Andeva.

Pour ceux qui ne souhaitent plus recevoir ces envois, le signaler à :
>
alain.bobbio@gmail.com


Pour en savoir davantage sur la vie des associations de l’Andeva et leurs mobilisations.

http://andeva.over-blog.com/

Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter

ADP et chantier retraite

la section PCF considère que ces deux bagarres à mener dans les mois à venir sont prioritaires. Plutôt que d’y aller en ordre dispersé la section propose que le CASC soit le creuset de l’action collective sur les deux sujets.C’est pourquoi je propose une réunion du CASC fin août début septembre. En partant des nos disponibilités (déjà réduites du fait de notre propre activité et des dates déjà posées pour la campagne des municipales de Maconcitoyens2020 ) je propose une série de soirées pour cette rencontreSondage ici: https://framadate.org/7tgspfhInwBaCGhc

Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter

Ne les laissons pas voter la “loi climat énergie” sans agir

Urgent // Ne les laissons pas voter
la “loi énergie climat” sans agir
 
À partir d’aujourd’hui et jusqu’au vendredi 28 juin, la “loi énergie climat“ concoctée par le gouvernement pro-nucléaire d’Edouard Philippe (ancien lobbyiste d’Areva), est débattue à l’Assemblée Nationale. Son article 1 prévoit de décaler de 10 ans, de 2025 à 2035, l’échéance pour atteindre 50% de nucléaire dans la production électrique.
Pourtant le parc nucléaire français vieillit et il est nécessaire de fermer des réacteurs en urgence.
Si elle est votée, cette mesure inacceptable augmentera considérablement le risque nucléaire en France. La trajectoire énergétique ainsi définie signifierait la prolongation du fonctionnement de la quasi-totalité du parc nucléaire. En 2035, l’âge moyen des réacteurs français serait alors de 49 ans, dépassant dangereusement leur durée de fonctionnement initialement prévue !
Le 12 juin 2019, nous avons envoyé un courrier aux 577 député·es pour les interpeller sur ce projet de loi. Nous avons mis en place un outil pour qu’à votre tour, vous interpelliez les député·es. Dites-leur que vous ne voulez pas de cette prolongation du risque nucléaire ! > J’interpelle

Pour vos actions ou pour soutenir la campagne :

Commandez nos produits dédiés sur notre boutique en ligne. Autocollants, affiches, carte de France, t-shirts… autant de choix pour afficher vos convictions antinucléaires.

Et si vous n’avez pas encore signé la pétition, vous pouvez encore le faire !
>Je signe
Déjà parmi les 27 000 signataires de cette pétition ? Aidez-nous à la diffuser en envoyant ce lien https://www.sortirdunucleaire.org/petition2019
à vos ami·es !
Ni prolongation, ni nouvelle installation : le nucléaire n’est pas notre avenir, arrêtons-le !
Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter

INFOS AMIANTE : Saint-Gobain Thourotte – Tripode – Marins – Guyane – Rosny-sous-Bois – Guadeloupe – Faute inexcusable – Direccte Franche-Comté – Givors – Déchets – Mine de Salau – Baccarat – Livre – Belgique – Suisse

Voici les dernières “INFOS AMIANTE”

(revue de la presse écrite et autres dias)

Bonne lecture

Alain Bobbio   


Pour en savoir davantage sur la vie des associations de l’Andeva et leurs mobilisations.

http://andeva.over-blog.com/

Pour accéder au site Internet de l’Andeva

http://andeva.fr/


AFP

 03 juin 2019  

Oise : Saint-Gobain condamné à dédommager une centaine de salariés exposés à l’amiante

L’entreprise a été condamnée par les prud’hommes, qui ont reconnu un préjudice “moral” pour des salariés exposés à l’ambiante.

Les prud’hommes de Compiègne ont condamné lundi l’entreprise Saint-Gobain à dédommager une centaine de salariés de l’usine de Thourotte, dans l’Oise, spécialisée dans la fabrication et la transformation du verre, pour “préjudice moral”, reconnaissant leur exposition à l’amiante. Saint-Gobain a ainsi été condamné “à payer à chaque salarié la somme de 20.000 euros en réparation de leur préjudice moral”.

Le conseil des prud’hommes a en effet jugé que ces salariés et anciens salariés avaient “bien été exposés à l’inhalation de fibres d’amiante” dans des conditions “consécutives d’un manquement à l’obligation contractuelle de sécurité de résultat de leur employeur” et qu’ils subissaient des “préjudices” qu’il “convient de réparer”, ont indiqué les prud’hommes à l’AFP.


“Une grande satisfaction”
“C’est une très bonne décision. Les salariés ont été exposés de façon importante à l’amiante, ils sont maintenant soumis à un suivi médical renforcé qui est anxiogène, ils voient leurs collègues de travail décéder… C’est une grande satisfaction d’obtenir réparation de ce préjudice”, a réagi auprès de l’AFP l’avocate des salariés, Me Élisabeth Leroux. Le 5 avril, la Cour de cassation a ouvert la voie à l’indemnisation du préjudice d’anxiété pour tous les travailleurs exposés à l’amiante.

Ce préjudice, consacré en 2010 par cette Cour, permet l’indemnisation de personnes qui ne sont pas malades, mais qui s’inquiètent de pouvoir le devenir à tout moment. S’agissant de l’amiante, la Cour de cassation restreignait jusqu’ici ce mécanisme aux seuls salariés dont l’établissement est inscrit sur des listes ouvrant droit à la “préretraite amiante” : les travailleurs de la transformation de l’amiante ou de la construction et de la réparation navale.


LE PARISIEN

4 juin 2019

« La grande victoire » des 128 amiantés de Saint-Gobain

L’usine va devoir indemniser ses anciens et actuels salariés exposés aux fibres cancérogènes à hauteur de 20 000 €. Le tribunal a reconnu hier leur « préjudice d’anxiété ».


Thourotte

Par Alexis Bisson

Dans la salle du tribunal des prud’hommes de Compiègne, les mines graves laissent peu à peu place à des sourires satisfaits. Quelques applaudissements retentissent. Cette fois, les salariés de Saint-Gobain ont été entendus. Et leur « préjudice d’anxiété » lié à l’exposition à l’amiante reconnu.

Le tribunal a condamné hier la société implantée à Thourotte à indemniser les employés au titre de la violation de l’obligation de sécurité. 128 ex et actuels salariés doivent désormais percevoir une indemnisation de 20 000 € chacun. Soit le montant réclamé lors d’une audience en janvier.

Une « grande victoire » pour ces salariés exposés pendant des années aux fibres cancérogènes de l’amiante. « On a gagné, souffle Jean-Claude Patron, ancien syndicaliste de Saint-Gobain, fer de lance de ce combat entamé il y a dix ans. On ne pouvait pas espérer plus. » « Ce qui compte, c’est que nous sommes enfin reconnus comme malades, apprécie Jacques*, toujours salarié de Saint-Gobain. Et puis, les veuves et veufs ne sont pas oubliés. » Cinq d’entre eux avaient constitué un dossier.

« C’est une grande victoire, au-delà de nos attentes, apprécie M e Elisabeth Leroux, avocate des salariés de Saint-Gobain. L’indemnisation est la même pour tous et le tribunal n’a pas fait de distinction dans la nature de l’exposition à l’amiante. » Une victoire d’autant plus importante que la reconnaissance du « préjudice d’anxiété » était loin d’être acquise pour ces salariés.

Jusqu’ici, il n’était reconnu qu’aux employés travaillant dans un établissement « classé amiante ». Avant que la Cour de cassation ne se prononce, en avril, pour l’élargissement à tous les travailleurs de l’amiante. « Un revirement qui ouvre la voie à d’autres condamnations », souligne l’avocate, à l’origine de ce concept de préjudice. Saint-Gobain a désormais un mois pour faire appel de la décision.


LA CROIX

5 juin 2019

Les prud’hommes élargissent le préjudice d’anxiété lié à l’amiante

Le conseil de prud’hommes de Compiègne a donné raison à des salariés du groupe industriel Saint-Gobain qui faisaient valoir un préjudice d’anxiété après avoir été exposés à l’amiante. C’est le premier jugement de ce genre depuis l’élargissement du préjudice à tous les travailleurs de l’amiante.

DUFOUR Audrey

Qu’ont décidé les prud’hommes de Compiègne?

Après des années de procédure, 130 salariés et anciens salariés des filiales verre de Saint-Gobain ont obtenu gain de cause. Lundi 3 juin, les prud’hommes de Compiègne ont condamné le groupe français à verser 20 000 € par personne en réparation d’un « préjudice moral » d’anxiété. Chez Saint-Gobain, on indique ne pas avoir eu notification de cette décision pour l’instant. L’entreprise disposera d’un mois pour faire appel.

Tous ont été exposés à l’amiante alors qu’ils travaillaient dans les usines du groupe dans l’Oise. Depuis le début de la procédure en 2013, le collectif a perdu cinq membres, décédés de maladies liées à l’amiante.

Les survivants sont soulagés de la décision, une première depuis l’extension du préjudice d’anxiété à tous les travailleurs en contact avec l’amiante. « La cour a reconnu que Saint-Gobain avait manqué à son obligation de sécurité , commente leur avocate, Élisabeth Leroux. Pour les salariés, cette condamnation est plus importante que la réparation. C’est aussi un signal important pour les autres entreprises. »

Qu’est-ce que le préjudice d’anxiété?

Il faut d’abord comprendre les risques liés à l’amiante, interdit depuis le 1er janvier 1997 en France. Ces fibres de silicates sont des centaines de fois plus fines qu’un cheveu. En manipulant des matériaux à base d’amiante, les travailleurs ont inhalé une partie de ces fibres, qui sont venues se loger dans leurs poumons. L’amiante peut alors provoquer des maladies respiratoires: pleurésies, asbestoses, mésothéliome (une forme rare et grave de cancer) et cancers du poumon…

Avoir été exposé à l’amiante multiplie par cinq le risque de cancer bronchopulmonaire estime l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Et selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), 85 % des mésothéliomes signalés en France sont dus à ce matériau.

Les travailleurs craignent de développer ces cancers, angoisse renforcée par les décès successifs autour d’eux. « À force d’accompagner régulièrement des collègues au cimetière, on n’a plus la même vie, c’est une épée de Damoclès en permanence au-dessus de la tête » , décrit Alain Bobbio, secrétaire général de l’Association nationale de défense des victimes de l’amiante.
Depuis 2010, les travailleurs de l’amiante peuvent faire valoir leur « préjudice d’anxiété » , qui permet l’indemnisation de personnes non malades mais qui s’inquiètent de pouvoir le devenir à tout moment, au point que cela handicape leur vie quotidienne.
En quoi cette condamnation est-elle importante?
Jusqu’à présent, seuls certains travailleurs spécifiques pouvaient prétendre au préjudice d’anxiété dans le cadre de l’amiante. Il fallait que l’entreprise visée fasse partie de celles ouvrant droit à l’allocation de cessation anticipée d’activité des travailleurs de l’amiante (Acaata). Autrement dit que le salarié puisse bénéficier d’une « préretraite amiante » . N’étaient concernés dans le texte de loi que les établissements de transformation directe de l’amiante et les chantiers navals.

Mais début avril, la Cour de cassation a finalement ouvert le préjudice d’anxiété à tous les travailleurs au contact de l’amiante. « Le jugement de Compiègne n’aurait pas pu aboutir sans cette décision , estime Alain Bobbio. C’est une avancée qui permet de tenir compte des catégories professionnelles exposées au sein d’entreprises dont ce n’était pas le coeur d’activité: les dockers qui déchargeaient ce matériau, les travailleurs du BTP qui ont démoli des immeubles isolés à l’amiante, etc. »


OUEST FRANCE

06/06/2019

Nantes : une première victoire pour les agents du Tripode

À Nantes, le Tripode, où ont travaillé 1 800 fonctionnaires, a été démoli en 2005. 
Ils ont gagné. La Cour d’appel de Nantes a reconnu le préjudice d’anxiété d’une ancienne fonctionnaire du Tripode, immeuble bourré d’amiante. Et condamne l’État à l’indemniser.

Elle a bossé vingt et un an dans les bureaux du Tripode, inhalé de la poussière toxique et vu certains de ses collègues mourir d’une maladie de l’amiante. Une étude épidémiologique a démontré en 2016 une surmortalité chez ces agents.

Ce jeudi 6 juin, elle a enfin obtenu une reconnaissance de son préjudice d’anxiété. Une première très attendue. La cour administrative d’appel a condamné l’État à réparer ce préjudice, en versant 9 000,00 € à l’ancienne fonctionnaire.

« Double faute de l’État »
« La Cour administrative d’appel de Nantes a retenu la double faute de l’État en tant qu’employeur public comme de législateur à l’égard de ses salariés agents de l’État », souligne dans un communiqué l’intersyndicale.

Cette décision judiciaire est très importante, car ils sont 170 à avoir lancé une procédure similaire.
Dans cet immeuble truffé d’amiante, travaillaient des agents des affaires étrangères, du Trésor public et de l’Insee. Il a été évacué en 1993 et démoli en 2005


PRESSE OCEAN  (site web)

6 juin 2019

Nantes. Amiante : la Justice valide le préjudice d’anxiété pour une fonctionnaire du Tripode
La cour administrative d’appel de Nantes a condamné l’État à verser 9 000 € de dommages et intérêts à une fonctionnaire du ministère des affaires étrangères qui a travaillé 21 ans dans le bâtiment amianté Le Tripode sur l’île de Nantes.
L’arrêt de la cour administrative d’appel de Nantes est tombé ce jeudi 6 juin 2019 à 16 heures. Il reconnaît qu’il y a bien eu préjudice d’anxiété pour une ancienne employée du ministère des affaires étrangères. Durant sa carrière, de 1972 à 1993, cette fonctionnaire d’État a été exposée à l’inhalation de poussières d’amiante. L’État devra lui verser la somme de 9 000 € de dommage et intérêts.
« Beaucoup d’émotion » « C’est beaucoup d’émotion après toutes ces années de lutte »
C’est beaucoup d’émotion après toutes ces années de lutte, a réagi Francis Judas de l’intersyndicale des personnels amiantés du Tripode. Des années pour faire reconnaître ce préjudice alors qu’en 2016, une étude épidémiologique préconisée par la Haute autorité de santé et l’Institut national de veille sanitaire, avait montré que les employés confrontés à une présence d’amiante floqué dégradé dans la tour Tripode, mouraient en moyenne six ans plus tôt que des collègues non exposés sur la même période.
180 demandes en attente
Cette décision de la cour administrative d’appel concerne une personne. Quatorze autres demandes de reconnaissance de préjudice d’anxiété peuvent désormais être validées. Et plus encore puisque nous totalisons 180 demandes de préjudice d’anxiété, souligne Francis Judas qui cite l’avocat de l’intersyndicale : Le jugement semble de portée générale.
« La Justice a rétabli la vérité »

Une victoire pour ces hommes et ses femmes qui va bien au-delà de la compensation financière. Francis Judas parle même « d’affront » quand il évoque le refus de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) en 2018 de classer le Tripode en site amianté. La Justice a rétabli la vérité en reconnaissant l’État responsable, résume-t-il. Le rapport de l’Igas était truffé d’erreurs. Il sous-estimait honteusement le risque lié à l’amiante.


OUEST FRANCE

23/05/2019 

Amiante : 50 anciens de la Marine nationale demandent à être indemnisés
Angélique CLÉRET.

Ce jeudi, devant le tribunal administratif de Rennes, 50 militaires ont demandé à l’État de les indemniser de leur préjudice d’anxiété. C’est la première fois, en Bretagne, que d’anciens officiers de la Marine nationale demandent à être indemnisés à la suite de leur exposition à l’amiante.

Ils ne souffrent pas de maladies de l’amiante, mais savent que les plaques pleurales, l’asbestose ou le mésothéliome peuvent apparaître après plusieurs années. Devant le tribunal administratif de Rennes, 51 anciens officiers mariniers de la Marine nationale basés à Brest et exposés à l’amiante sur les navires, entre 1950 et 2000, demandent la condamnation de l’État, pour ne pas avoir mis en œuvre les mesures d’hygiène et de sécurité suffisantes.

« Ils sollicitent d’abord que soit reconnue la faute du ministère des Armées, qui les a exposés à l’inhalation de poussières d’amiante, sans les protéger, ni même les informer », explique Me Frédéric Quinquis, avocat au barreau de Paris.

Sur des bateaux entre 1950 et 2000
Ces ex-officiers mariniers réclament l’indemnisation du préjudice moral qui en découle, le « préjudice d’anxiété ». « Tous les embarqués ont été exposés massivement aux poussières d’amiante. Les pathologies apparaissent 20, 30 ou 40 après la fin de l’exposition. »

Ces anciens mécaniciens, électrotechniciens navals, manœuvriers… demandent le même traitement que pour les civils, ouvriers de l’État, en contact avec l’amiante.
Les indemnités demandées s’élèvent à « 27 000 € par militaire. Ce sont les premiers dossiers engagés par l’association du Nord Finistère des officiers mariniers en retraite et veuves (AOMR 29N) », indique l’avocat de 45 demandeurs, qui attire l’attention du tribunal sur une étude récente publiée dans la revue de pneumologie clinique de 2018 : « Cette étude relève que parmi le personnel de la défense nationale victime de l’amiante, 94 % sont issus des rangs de la Marine nationale. »

Un second avocat, Me Jean-Louis Macouillard représente six autres victimes. Le rapporteur public a rejeté leur requête, parce qu’ils n’ont pas formé de recours préalable devant la commission des recours des militaires (CRM), l’organisme chargé du précontentieux pour les militaires.

« La carence fautive de l’État »
Les 45 autres sont recevables et le rapporteur public reconnaît « la carence fautive de l’État ». Exposant son opinion, en droit, il rappelle qu’une réglementation prescrivant l’usage de l’amiante date de 1977 et que depuis 1996, « les notes du ministère montrent qu’il y a une prise de conscience et un désamiantage, mais très progressif ». L’année suivante vient une surveillance médicale effective. Mais ces mesures sont « insuffisantes ».

Selon ce rapporteur public, le préjudice d’anxiété existe. Il en fixe les indemnités de 3 000 € à 10 000 € par militaire, suivant la durée à laquelle ils ont été exposés aux poussières d’amiante.

Le tribunal rendra sa décision au cours du mois prochain. Elle devrait intéresser des centaines d’autres retraités de la Marine nationale.

Reportage de T. Bréhier et L. Bonis avec une interview de Frédéric Quinquis


FRANCEGUYANE.FR


>Amiante au TGI : l’intersyndicale ne désarme pas


Les organisations syndicales des fonctionnaires UTG–CGT-CSJ, CFDT Interco justice, Unsa SJ, FO-greffiers de France, C-justice, Unité magistrature et Syndicat de la magistrature vont de nouveau manifester cette semaine devant le palais de justice de Cayenne pour dénoncer le scandale sanitaire suite à la découverte d’amiante dans les bâtiments du tribunal. Ils réclament une contre-expertise.

En organisant une manifestation hebdomadaire devant le tribunal, les organisations syndicales cherchent à faire du bruit pour que les chefs de cour et de juridictions portent plus d’attention au dossier de l’amiante. « Les manifestations sont là pour qu’on n’oublie pas. 


LE PARISIEN

27 mai 2019,  

Rosny-sous-Bois : de l’amiante à l’école, les parents manifestent

Rosny, ce lundi 27 mai. Des parents d’élèves de l’école d’Henri-Mondor et Pré-Gentil se sont rassemblés devant l’hôtel de ville pour protester contre la gestion de la municipalité concernant la découverte d’amiante dans l’école.


> Ils protestent contre le manque d’informations données par la municipalité sur la présence de poussière d’amiante à la maternelle du Pré-Gentil.
> « Amiante + moisi = enfants en danger. » Une petite cinquantaine de parents se sont rassemblés devant la mairie de Rosny-sous-Bois ce lundi soir. Au cœur de leurs inquiétudes : la présence d’amiante dans un bâtiment – surnommé « le chalet » – de l’école maternelle du Pré-Gentil. Mais aussi de moisissures et d’un état de vétusté avancé, selon leurs dires.

La récente découverte de poussières d’amiante a été « la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ».

De la poussière d’amiante derrière des étagères
« Avant les vacances de Pâques, des agents ont détaché des étagères et un tableau dans une salle. L’enseignante est revenue le lendemain et a vu de la poussière d’amiante au sol. Elle a refusé de faire cours, racontent Raja et Nisaf. Elle a fait ce qu’il fallait, elle a demandé à changer de salle. »

Cela a d’abord été accepté avant que, la semaine dernière, on demande à l’institutrice d’y retourner. « Il y a juste eu un nettoyage par les femmes de ménage », s’indignent les parents.

Ils demandent la démolition du « chalet »
« On demande que les écoliers du Pré-Gentil soient aussi bien accueillis que les autres », réclame Magali Thibault, élue d’opposition Rosny écologique et solidaire, présente au rassemblement. Elle dit « appuyer les revendications » des parents.

À savoir : qu’une société extérieure vienne nettoyer les lieux et que le fameux « chalet » soit démoli au profit d’un bâtiment neuf et donc sans amiante. Un blocage de l’école est d’ores et déjà prévu ce mardi.

Du côté de la mairie, on se dit « conscient que ce bâtiment dit le chalet est ancien ». « Les parents nous ont demandé tous les documents, les rapports, les diagnostics. Nous allons leur fournir dans les plus brefs délais », assure l’adjoint délégué à l’éducation Patrick Capillon.

Pas avant un ou deux ans et si nécessaire selon la mairie
Concernant la revendication principale, celle de fermer le chalet, il est moins affirmatif. « Je ne vois pas comment trouver cinq volumes de classe d’ici demain matin (NDLR : ce mardi), explique-t-il. Je leur apporterai une réponse d’ici le début de semaine prochaine. »

L’élu assure ne pas être hostile à une démolition du chalet si les experts le lui recommandent. Mais sur une échéance d’un ou deux ans, pas avant.
Et de rappeler que, pour l’ensemble du groupe scolaire, plus de 3 M€ seront investis sur deux ans pour la maternelle du Pré-Gentil et l’élémentaire Henri-Mondor.


FA Guadeloupe

POINTE-À-PITRE


> La peur de l’amiante à l’école de Lauricisque

Les enseignants du groupe scolaire de Lauricisque ont observé leur droit de retrait hier privant ainsi de cours les élèves de la maternelle et du primaire, au motif que des enseignants et enfants auraient des sensations de picotement, avant même que le désamiantage des tours Gabarre, situées à proximité de l’école, soit entamé.

Les enseignants du groupe scolaire de Lauricisque ont fait valoir leur droit de retrait hier. Ils exigeaient des garanties sanitaires à propos des travaux de désamiantage dans les tours Gabarre, proches de l’école, et voulaient plus d’informations sur le transfert de l’établissement vers le collège de Front de Mer à la rentrée en vue de la démolition des tours. Une délégation s’est rendue sur place pour apporter des explications.


FRANCE CULTURE

Une émission sur la faute inexcusable de l’employeur

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/fautes-inexcusables

Avec la présence de cédric de Romanet du cabinet TTLA


DIRECCTE FRANCHE COMTÉ

24 mai 2019 

Réduire les risques d’exposition à l’amiante dans les interventions de la sous-section 4

La fabrication et l’utilisation des produits contenant de l’amiante sont interdits depuis le 31/12/1996 mais l’amiante en place continue d’exposer les salariés qui sont employés à son retrait ou à intervenir sur ces matériaux.

Si les expositions des salariés des entreprises de désamiantage (sous-section 3) ont été fortement réduites par la mise en œuvre d’une réglementation très protectrice, ce sont aujourd’hui les salariés chargés des interventions et des réparations qui se retrouvent les plus exposés (salariés de la sous-section 4).

En cause, un repérage le plus souvent absent ou incomplet qui pénalise les entreprises chargées de mettre en œuvre les bonnes pratiques et moyens de protection dont le but est de :

Réduire le niveau d’empoussièrement dans la zone de travail,
Fournir les moyens de protection adéquats aux salariés,
Limiter la pollution dans l’environnement du chantier.
Afin d’harmoniser leurs recommandations pour la mise en œuvre de ces bonnes pratiques, la Direccte BFC, la Carsat, l’OPPBTP et les services de santé au travail du bâtiment de la région ont conçu un document pratico-pratique pour aider les entreprises de la sous-section 4 à préparer et réaliser au mieux ces opérations.

Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter

France Culture Sur le mouvement social dans les hôpitaux…

Pour info, une émission de France Culture

Sur le mouvement social dans les hôpitaux…et le lien avec les gilets jaune.

Une émission à écouter, à réécouter, à faire écouter…

Source : France Culture

Hôpital : poussée de fièvre ou maladie chronique ?

Pour analyser la situation actuelle des hôpitaux publics en France, nous accueillons Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, délégué national CGT santé, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes de France

Nous serons également par téléphone avec Nelly Ygouf aide-soignante de nuit au Service d’accueil et de traitement des urgences de l’hôpital de Creil dans l’Oise, et gréviste depuis mars.

Rejoints en deuxième partie par Pierre-André Juven, sociologue, chargé de recherche au CNRS, spécialiste des politiques de santé, coauteur de La casse du siècle : À propos des réformes de l’hôpital public, écrit avec Frédéric Pierru et Fanny Vincent, et publié aux éditions Raisons d’agir.

http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article5064
Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter

Urgence chanson de lutte et plus

Bonjour,

Un lien sur une belle chanson de lutte…et sur un article  de Basta (via « On vaulx mieux que ça »

Bonne journée

Jean

Conflit aux urgences : « Nous ne nous arrêterons que lorsque nous aurons obtenu ce que nous voulons »

Parti de la base, des aides-soignants et des infirmières, le mouvement des urgences n’a cessé de s’étendre depuis trois mois, avec plus de 120 services concernés.

« La crise des urgences est aussi un symptôme de la désorganisation de l’amont et de l’aval de l’hôpital. En amont, développe-t-il, une frange de la population est chassée de la médecine de ville. En aval, il n’y a plus assez de lits, notamment pour les personnes âgées.

Le gouvernement ?

« C’est du théâtre, ils se moquent de nous »

http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article5070

Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter

Rejet du Conseil d’Etat

Le Conseil d’État rejette le pourvoi des verriers de Givors exposés à l’amiante.

Au printemps 2009, les verriers de Givors ont réalisé dans leurs rangs une enquête de santé. Ils ont constaté, sur 208 questionnaires rendus, 20 cancers des poumons et 14 insuffisances respiratoires. Depuis, la situation ne s’est pas améliorée. A tel point que la Sécurité sociale a dû reconnaître huit maladies professionnelles aux tableaux 30 et 30 bis, liées à des plaques pleurales et des cancers broncho-pulmonaires. En outre deux cancers des voies aérodigestives supérieures ont été reconnues devant les tribunaux, consécutives à l’exposition à l’amiante, aux hydrocarbures et solvants. O.I.-Manufacturing l’employeur qui se refusait à l’admettre a été débouté en Cour de Cassation. En outre, l’employeur qui a repris la verrerie de Givors a déjà été condamné trois fois pour faute inexcusable pour ces cancers reconnus.

L’arrêt de la Cour administrative d’appel de Lyon du 8 octobre 2018, porté par l’association des anciens verriers devant le Conseil d’Etat appuyait sa décision de rejet de la demande d’inscription du site de la verrerie de Givors sur la liste des sites amiantés du ministère du travail, sur les seuls documents de la direction. En omettant de rappeler les conditions dans lesquelles avait été réalisées ces fiches en janvier-mars 2003, alors que le personnel était licencié en janvier. Documents minimisant le risque et minorant le nombre de salariés exposés. Ignorant les appréciations de l’inspecteur du travail dans un rapport à la direction générale du travail : « cette verrerie a effectivement recours à l’amiante (Asbestex, Isolex, carton d’amiante, gants, laine de verre amiantée, calorifugeage, toiture, faux-plafonds…). Des déclaration de maladies ont été faites ». L’inspectrice concluait son courrier : « Il n’y a aucun doute quant à l’exposition des salariés au risque amiante ».

La cour administrative d’appel avait rejeté l’argumentation des verriers, pour la raison qu’ils n’étaient pas en mesure d’établir la proportion de salariés affectés aux opérations de calorifugeage à l’amiante au sein de l’établissement en cause. Evidemment, quand on ne prend pas en compte l’ensemble des éléments fournis par les victimes, c’est la parole de l’entreprise qui a gain de cause. C’est pourquoi les verriers s’étaient portés devant le Conseil d’État, en tenant compte que quatre verreries semblables à celle de Givors, ont été inscrites sur la liste des sites amiantés, sur la base – à chaque fois – de décisions de justice. Car le ministère n’inscrit jamais d’entreprise sur cette liste spontanément.

Le Conseil d’État rejette le recours des verriers de Givors. Ceux qui travaillent encore, ne pourront pas bénéficier de la législation Acaata qui permet aux salariés exposés à l’amiante de partir en préretraite. Mais le combat continue pour voir reconnaître les droits aux suivis médicaux post-professionnels, malgré les obstructions de la Sécurité sociale. L’action se poursuit pour l’aboutissement des dossiers de reconnaissance en maladie professionnelle. Une procédure est en cours devant la Cour d’appel de Lyon pour l’obtention des attestations d’exposition à l’amiante et aux produits toxiques, selon les obligations du code du travail, et l’indemnisation du préjudice d’anxiété. Comme la Cour de Cassation vient d’en reconnaître le droit aux ouvriers exposés à l’amiante.

Association des anciens verriers, Givors le 6 juin 2019, www.verriers-givors.com.

Partagez...Share on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
« Articles plus anciens