Archives par auteur : attac-macon

Sortir du nucléaire – les infos du mois

    La construction de 6 EPR est déjà actée ! Sans aucune décision démocratique, le gouvernement a donné à EDF une lettre de mission pour poursuivre sa fuite en avant Le lundi 14 octobre, Le Monde a rendu publique l’existence d’un courrier adressé à EDF par les ministres de la Transition écologique et solidaire et de l’Économie et des Finances. Il en ressort que la décision du gouvernement concernant la construction de nouveaux réacteurs est déjà prise, et que les ministres demandent à EDF de fournir des gages en vue de la construction de 6 EPR ! Nous dénonçons cette fuite en avant absurde et suicidaire, qui met en danger à la fois l’environnement, les alternatives énergétiques et les finances publiques. > En savoir plus  
 
 
    Rapport d’audit sur l’EPR : une mise en scène pour masquer la poursuite de la fuite en avant ? Le lundi 28 octobre, Jean-Martin Folz, ancien PDG de PSA, a remis à Bruno Le Maire un rapport d’audit sur l’EPR de Flamanville. La conférence de presse à laquelle ont participé Bruno Le Maire, Jean-Bernard Lévy et Elisabeth Borne, a donné lieu à une démonstration flagrante (et malheureusement prévisible) d’hypocrisie : malgré le constat d’échec, la fuite en avant continue grâce à une hypothétique remobilisation de la filière ! > En savoir plus  
 
 
    Série noire à Cattenom : 5 événements significatifs pour la sûreté déclarés en 3 semaines… Série noire à Cattenom (Moselle). Entre le 10 septembre et le 2 octobre 2019, la centrale nucléaire a déclaré 5 évènements significatifs pour la sûreté. Tous classés au niveau 1. En à peine 3 semaines. Quasiment tous ont pour origine des erreurs commises passées inaperçues. Le réacteur 3 est tout particulièrement concerné, avec pas moins de 3 déclarations d’évènement significatif pour la sûreté en 3 jours. > En savoir plus  
 
 
    Appel à actions : nucléaire fais-moi peur ! Alors que l’industrie nucléaire est en pleine déroute, elle profite des mobilisations sur le climat et des distributions de pastilles d’iode pour mener une vaste campagne de communication mensongère. Nous vous invitons à profiter de la période d’Halloween pour vous mobiliser contre cette industrie et la dénoncer d’une manière ludique : déambulations macabres, déguisements “liquidateurs” ou “zombies” ou encore distributions de comprimés d’iode factices façon « des bonbons ou un sort »… > Rejoignez la mobilisation  
 
 
    Pétition le nucléaire n’est pas notre avenir : aidez-nous à franchir le cap des 30 000 signatures Au printemps dernier, nous avons lancé une pétition pour refuser la prolongation du parc nucléaire français. Notre pétition a déjà recueilli près de 30 000 signatures, aidez-nous à franchir ce cap en la signant si ce n’est pas déjà fait et en la transmettant à vos proches. > Signez la pétition  
 
 
    Retour à la normale : un docu-fiction qui imagine les conséquences d’une catastrophe nucléaire en France Pour interpeller l’opinion publique, le Réseau “Sortir du nucléaire“ est partenaire du film Retour à la normale. Ce documentaire d’anticipation plonge le spectateur dans les conséquences d’un accident nucléaire à la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme). Après une tournée en Auvergne Rhône-Alpes au printemps dernier, une nouvelle séquence élargie à toute la France est en train de se mettre en place. N’hésitez plus, vous aussi organisez une projection-débat autour de ce film. > En savoir plus  
 
 
    Soutenez notre action pour un monde sans risques nucléaires Le Réseau “Sortir du nucléaire” est un véritable contre-pouvoir citoyen. Totalement indépendants de l’État, c’est grâce à votre soutien financier que nous mettons tout en œuvre pour offrir aux générations futures l’espoir d’un avenir sans risques nucléaires. Aidez-nous en faisant un don avant la fin de l’année. > Faire un don au Réseau  
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POUR UNE RÉGION BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ SANS CENTER PARCS



Jeudi 14 novembre à Mâcon
, MJC Héritan à 18 h 30, conférence d’Agnès Sinaï “La fin de notre monde est-elle pour (après) demain ?”

Vendredi 15 novembre à Dijon : Manifestation citoyenne « POUR UNE RÉGION BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ SANS CENTER PARCS ». L’association Le Pic Noir de Poligny appelle tous les opposants aux Center parcs à se rassembler devant le siège du Conseil régional de Dijon, 17 Bd. de la Trémouille, de 8h30 à 11h00, pour demander l’abandon de ces projets. Ce que Macron a fait pour Notre-Dame-des-Landes et maintenant Europacity, Marie-Guite Dufay, présidente de région, peut le faire pour les Center parcs !

Samedi 16 novembre à Mâcon : les Gilets Jaunes donnent rendez-vous à 10 h  sur les ronds-points Nord et Sud.

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Campagne ADP : nouveau site de la coordination nationale + état des lieux des mobilisations des comités locaux

Campagne ADP : nouveau site de la coordination nationale + état des lieux des mobilisations des comités locaux     Communiqué 25 octobre 2019
    Vous recevez ce message en tant que correspondant-e de votre comité local : merci de faire en sorte qu’il soit pris en charge collectivement.     Mise en ligne d’un site spécifique pour la campagne unitaire Le site de la coordination nationale est enfin disponible ! Il est ici : http://privatisercestvoler.fr
Vous y retrouverez : > Le décompte des signatures > La présentation et les arguments de la campagne pour obtenir un référendum > Le kit de mobilisation Il sera enrichi au fur et à mesure.
Il permet de diffuser du matériel militant, des outils de mobilisation, des argumentaires.
Pour nourrir ce site, nous avons besoin des infos locales et des contacts des collectifs locaux (ou contacts de militant-e-s qui mènent la campagne ADP), qu’il s’agisse des collectifs unitaires ou des collectifs Attac ; vous pouvez envoyer toutes les infos à contact-mob-adp@attac.org   Mener la campagne : matériel et échéances Retrouvez ici le tract national qui peut être utilisé comme bon vous semble.
D’autres tracts et visuels sont toujours disponibles sur cette même page. Et toutes les infos Attac pour mener la campagne sont à retrouver sur Vie interne. Une info envoyée par Bernard (Paris 12) : le CA de la convergence des services publics va proposer à ses comités et ses partenaires de faire de la période du 18 au 28 novembre une semaine de mobilisation sur ADP avec un point fort le 27 novembre. Pour demander votre inscription à la liste de discussion ADP-Attac, écrivez à admin-mob-adp@attac.org
Si vous avez des remarques, des demandes, des questions sur cette campagne, si vous ne savez pas avec qui agir près de chez vous, vous pouvez écrire à contact-mob-adp@attac.org Un état des lieux des mobilisations des comités locaux Le 10 octobre dernier, nous vous avions sollicité pour partager quelles étaient vos mobilisations locales. Nous remercions les comités locaux qui ont pris le temps de répondre ; si vous n’avez pas encore répondu, il est encore temps de le faire. Pour contacter un comité local, c’est ici. Malgré la faiblesse de la campagne au niveau national (avec un rythme de signatures ralenti) et le silence médiatique total, on se rend compte que la campagne est active dans de nombreux endroits et qu’elle est en train de démarrer dans plusieurs villes. Voici donc les retours que vous nous avez faits (il s’agit de vos réponses au questionnaire). 03 – Moulins Pas de travail unitaire. Prise de contacts à gauche est en cours.
Activation du réseau de sympathisants, voire connaissances, pour les inciter, grâce au lien adéquat, à signer cette pétition et à vérifier qu’ils sont bien pris en compte. 13 – Aix-en-Provence Envoi à tous les contacts de la pétition ; tractage lors de la maison des associations. Signatures pendant l’AG locale. La FI a voulu lancer un collectif, mais en cours de constitution. Attac veut proposer à la LDH et aux GJ de faire un collectif pour signatures ; la LDH est très active sur ADP. Tout est en construction. 14 – Calvados Collectif unitaire avec Collectif Droits des femmes, LDH, Attac, Alternatiba, Gilets jaunes de Vire, CGT, Solidaires, FSU, Jeunes communistes, La France insoumise Hérouville-st-Clair, Nouveau parti anticapitaliste, Ensemble, Génération.s, Europe Ecologie Les Verts, PCF ; mais seuls une petite dizaine de militants-tes sont réellement actifs-ves dans le cadre de ce collectif.
Essentiellement « stands de signature » avec affiches, ordinateurs et « tractage » autour. On souhaiterait tenir davantage de stands…
On vient de créer une page Facebook « Référendum ADP 14 » : https://www.facebook.com/pg/collectif14ADP/posts/?ref=page_internal 21 – Dijon Invitation d’Attac à la création d’un collectif unitaire -> réponses de la France Insoumise et Solidaires.
L’ass pop de DIJON (gilets jaunes) organise une université populaire le 20 octobre , il est prévu ce jour là des ordinateurs pour permettre aux participantes et participants de s’inscrire sur le site gouvernemental.
D’autre part, nous avons également décidé de contacter les Maires des communes afin de voir avec eux comment organiser l’information. Un des Maires déjà rencontrés nous propose un affichage dans les lieux municipaux pour informer les habitants. 22 – Guingamp Collectif unitaire avec GJ – Attac22 Lannion – UL Solidaires Trégor-Argoat – FI. 22 – Lannion Deux collectifs (non tagué) : un FI et un GJ.
Celui de la FI fonctionne très bien, avec membre de la FI seul et il est équipé d’un stand avec PC portable, imprimante, batterie de voiture 12V et connexion internet via téléphone portable. Démarré avant les vacances d’été, fonctionne chaque samedi sur les marchés et pour tous les événements du week-end tel « Forum des associations » qui s’est tenu début septembre. 29 – Concarneau Attac a lancé en octobre une campagne d’inscription sur place du public pendant le marché bio hebdomadaire de Trégunc, avec connexion et ordinateur. 30 – Nîmes Collectif unitaire créé en juin avec comme premier signataires EELV Nîmes, France insoumise GA Lami Nîmes, PCF Nîmes, PG Nîmes + citoyens individuels 30 – Uzège Collectif unitaire avec citoyens, CGT, PC, AGIR, Attac, Insoumis, Gilets Jaunes.
Signatures en ligne à la Fête des Possibles dans le cadre du collectif d’associations locales ainsi qu’à celle de la Conf’. Réunions d’information publiques à venir. 34 – Montpellier Collectif unitaire large avec Attac, Fakir, LDH + partis politiques. Voir tract : https://attac-montpellier.ouvaton.org/
Voir exemple d’action du collectif « Nous signons 34 » : http://www.resistons.net/index.php/node/7507 (Reportage de France3)
Tract sous forme d’avion. 35 – Pays malouin – Jersey Collectif unitaire avec Attac, EELV, Femmes solidaires de la Côte d’Emeraude, FSU, Générations.s, La France Insoumise, Le Mouvement de la paix, NPA, Parti Socialiste, PCF, Place Publique, Union Démocratique Bretonne, Union Syndicale Solidaires
Rédaction d’un tract commun (tiré à 6000 exemplaires)
Permanences pour tractage et signature en ligne sur les marchés, lieux de passage…
Communiqués réguliers à la Presse locale
Lettre aux 26 maires de la Côte d’Émeraude
Présence à la journée de la Fête des mobilisations le 13 octobre (organisée par le comité local et qui rassemble une quinzaine d’organisations (partis et associations) 44 – Nantes Campagne commencée en juin avec venue de F. Ruffin. S’est créé un collectif d’action au sien d’un collectif unitaire. Beaucoup d’actions menées tout l’été : stands avec ordi dans des bars, lors d’événements publics…, collages… Le cadre unitaire est justice sociale et climatique (une vingtaine d’orgas avec syndicats, tous les partis à gauche du PS et qques assos) où Attac est moteur. + liens avec les GJ. 45 – Orléans Pas de travail unitaire
Comité Fakir s’est constitué et réuni une fois en juin avec distribution de leur matériel. Pas d’autres initiatives depuis. Attac prévoit courant novembre de lancer un appel pour la constitution d’un collectif et relancer la campagne. 51 – Reims Pas de travail unitaire
Des tractages ou des stands pour informer et/ou signer ont été à plusieurs reprises effectués par des partisans de la France Insoumise, rejoins par des militants d’Attac. Présence d’Attac avec ordinateur lors d’un forum. En vue : stand lors des marchés le vendredi. 56 – Centre-Bretagne Pas de travail unitaire
Réunion de lancement d’un collectif prévu le 4 novembre 59 – Valenciennois Pas de collectif unitaire.
Distribution de tracts d’Attac + Projet d’aide à la signature sur le marché de Valenciennes mais autorisation refusée par la Mairie. Autres contacts à venir… 61 – Alençon Ça démarre très lentement. Contacts avec GJ qui ont commencé à faire signer, mais sinon pas grand-chose. 64 – Béarn Collectif unitaire avec Attac, le collectif réunit les Gilets Jaunes, Ensemble, la GDS, le PS, le PC, la Conf’, le SNES, le NPA, Nouvelle Donne … mais à des degrés divers !
Présence, sur les marchés (10 fois), et une fois devant le cinéma qui projetait « Nous, le peuple » pour proposer la signature. Nous voulons aussi profiter d’un salon organisé autour de l’écologie (salon Asphodèle) à Pau, en Décembre. 67 – Strasbourg Collectif unitaire lancé en octobre. Réunion publique prévue le 13 novembre 69 – Tarare l’Arbresle Collectif unitaire qui fonctionne, autour de la France Insoumise et Gilets jaunes, sans le comité local Attac de Tarare mais qui cependant veut recevoir et relayer les informations/actions de collectif. Des militant.e.s d’Attac agissent en tant que citoyens au sein du collectif, qui par ailleurs, n’affiche pas les orgas participantes.
Réunions publiques, rédaction de tracts et distributions sur des marchés, aux portes d’entreprises. Campagnes de signature sur des événements et aux marchés. Contact en cours avec des mairies pour co-organiser des campagnes de signatures. 73 – Savoie Pas de travail unitaire. Chaque orga (PCF, FI, Attac…) mène sa campagne, installe un stand sur le marché pour faire signer tous les samedis matins
Attac Savoie expose et distribue des tracts et des cerfa sur chaque stand tenu (au moins un tous les week-ends depuis un mois et demi !). Il y avait un stand lors des 20 ans d’Attac à Montmélian. 75 – Paris 12e Bonne dynamique depuis le mois de juin, avec création d’un collectif : Attac, CGT, LDH, PCF, FI, NPA, EELV, PS… Intervention sur 3 marchés, avec ordinateurs. Intervention au forum des associations, pendant les brocantes, les vide-greniers. Tout le monde est bien motivé. Ouverture de permanences partout où on a pu trouver des locaux : permanences des partis politiques, des syndicats, dans des locaux associatifs : information sur ces permanences avec une affiche. 75 – Paris 15 Collectif unitaire qui fonctionne, avec Attac P15, LDH P15, PC 15, LFI 15, Génération. s 15, Sud, citoyen.ne.s
Signatures (ordi, tablettes, smartphones), tractage et distribution tracts propres ADP, mode d’emploi signature en ligne, CERFA, animation saynète ADP et autres animations (militants Attac), dans la rue en fin d’après-midi.
Autres activités à venir. 75 – Paris Nord-Ouest Marchés dans le 18e avant les vacances, avec des ordinateurs portables + CERFA. Rien depuis la rentrée, mais c’est en train de repartir. 75 – Paris 19-20 Existence d’un collectif unitaire. Mis en place en octobre, 45 personnes à la première réunion. Groupes communication, actions auprès des maires, actions… 76 – Le Havre Lancement en septembre d’une coordination citoyenne havraise contre la privatisation d’ADP soutenue par Cgt, Fsu, Solidaires, Attac, Ahseti, LDH, PC, Ensemble !, FI, PS, NPA. GJ 78 Nord Pas de travail unitaire
Réunion publique Attac prévue. Diffusion de tract. Signature possible sur place. 86 – Vienne Lancement de l’idée d’une « Coordination 86 pour le référendum ADP » fin juin à Poitiers qui a réuni très vite une trentaine d’organisations locales à l’initiative d’Attac 86 ; se réunit tous les mois. Tous ceux qui ont appelé ne sont pas actifs, la mobilisation locale s’articulant pour l’essentiel autour de quelques personnes qui sont présentes à titre individuel et les organisations suivantes : Alternatiba Poitiers, ANV-COP 21, Attac 86, CGT86, EELV86, Ensemble86, FSU86, Greenpeace Poitiers, Gilets jaunes Châtellerault, Gilets jaunes 86, LFI, PCF86, NPA86.
Présence chaque samedi et dimanche sur les deux principaux marchés de Poitiers depuis fin juin avec une bonne participation du public qui vient souvent spontanément nous demander de l’info et signer en ligne. Nous avons souvent 3 voire 4 ordinateurs connectés simultanément.
Permanences de signatures sur d’autres marchés de l’agglomération de Poitiers (au moins deux voire trois chaque samedi et dimanche)
Présence à l’occasion de moments culturels, de manifestations diverses, etc.
Appel d’élu.e.s de la Vienne pour signer pour le référendum qui sera bientôt diffusé avec conférence de presse pour le faire connaître,
Une page Facebook a été créée pour faire circuler l’info https://www.facebook.com/referendumADP86, ainsi qu’une adresse mél : contact.adp86@laposte.net
D’après le site « adprip » la Vienne ne se débrouille pas trop mal quant à l’évolution du nombre de signatures, avec bien sûr une évolution significative sur la ville de Poitiers (près de 5 % de votes) et sur l’agglo, Nos principaux soucis : > Manque de bras pour être plus présent dans l’ENSEMBLE du département, (avec l’absence de présence effective de certains mouvements signataires mais qui ne participent pas aux activités locales) > Absence de médiatisation qui pèse également beaucoup dans l’avancée (trop lente) du nombre de signataires > Peu de réactivité de la coordination nationale qui ne fait pas grand-chose pour aider à développer la mobilisation : on se demande bien à quoi elle sert ! > Pas beaucoup d’aide des municipalités pour faire connaître le référendum : ne parlons même pas des documents papier CERFA que ne connaissent pas les personnels des mairies chargés de les collecter, n’ayant eux-mêmes souvent pas été informés de la démarche à mettre en place ! Samedi 26 octobre un ADP-THON pour « faire décoller le référendum » et pour chaque personne qui a signé, nous envoyons le mél ci-dessous pour aider à faire connaître la procédure référendaire. Bonjour,
Vous avez voté pour obtenir l’organisation d’un référendum en 2020 sur une Proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris.
Vous pouvez nous aider à faire connaître cette proposition de loi en invitant vos proches à se rendre sur : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1
Vous pouvez suivre l’évolution des signatures sur https://www.adprip.fr/
Pour que le referendum ait une chance de pouvoir être mis en place, il faut une très forte mobilisation citoyenne, à défaut d’informations dans les grands médias.
A vous de faire signer à votre tour un maximum de personnes de votre entourage, par exemple en relayant ce message le plus largement possible.
Vous pouvez également signaler à vos proches l’organisation de « l’ADPTHON » de samedi 26 octobre dont le but est de faire « décoller le référendum ! » (voir ci-dessous)
Pour bien comprendre les enjeux de cette action, nous recommandons de : > Lire l’exposé des motifs du projet de loi référendaire : http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/propositions/pion1867.pdf > Prendre le temps (18’40″ mais ça en vaut vraiment la peine !) de regarder cette video : https://www.youtube.com/watch?time_continue=1&v=IehYhLkjSow
Pour la “coordination 86 pour le référendum ADP » 87 – Haute-Vienne Collectif unitaire qui fonctionne avec Attac, CGT, PCF, Ensemble, PS, FI
Tenue de permanences
Tractage et stand de signatures sur les marchés 91 – Nord-Essonne Collectif unitaire RIP ADP : Attac Nord-Essonne, associations locales (Aggl’Eau Paris-Saclay, Buressois Unis et Solidaires, Citoyens Écologistes et Solidaires), partis politiques (PCF, LFI, Génération’S, plus timidement PS) et des citoyen-nes.
Tables d’informations et de signatures avec ordinateurs portables sur les marchés et lieux publics (rendez-vous avec inscriptions via Framadate). Contacts avec les Maires pour qu’ils diffusent l’information dans leur commune via leurs newsletters ou magazines municipaux (qui a montré l’efficacité). Pas de réunion publique pour l’instant, mais mobilisation des forces sur les marchés et lieux publics. 91 – Centre-Essonne Pas de travail unitaire. Campagne avec adhérents et sympathisants Attac, soutien modeste du PCF. Distribution d’un flyer sur un marché et recueil de signature via un PC et une liaison 4G. 92 – Colombes Pas de collectif unitaire de façon formelle, mais travail commun ou partagé tracts, pétitions, discussions avec le public, etc.
Action prévue pour Colombes et environs :
Réunion-débats, échanges avec la salle, aides matérielles pour participer, via internet, à la pétition exigeant un référendum (RIP) sur la privatisation de A.D.P. le 14 Novembre 2019
Avec la participation de différents partis politiques (PCF, PS, EELV, etc.) et de plusieurs syndicats et associations (CGT ADP, Attac 92, La ligue des Droits Humains (LDH)…) et d’autres structures qui n’ont pas encore confirmé leur présence. 974 – La Réunion Collectif unitaire qui fonctionne, avec Attac, FI, Gilets jaunes.
Avec 4 ou 5 tablettes, smart-phones ou ordinateur couplé avec smart-phones 4G sur un ou le plus souvent 2 stands à chaque bout du marché. Nous sommes au minimum une dizaine et au maximum une vingtaine. Plus nous sommes nombreux mieux c’est, car il s’agit pour les rabatteurs de fournir les tablettes au stand le plus possible ! Quand les gens n’ont pas leur carte d’identité ou qu’il sont pressés, nous leur demandons leur adresse e-mail pour avoir une chance supplémentaire de récupérer des signatures. Au début nous avions des CERFA à remplir, mais nous avons abandonné. Ensuite on leur envoie ça avec un tuto (PJ) : Bonjour,
Nous nous sommes rencontré samedi matin au marché de St Paul. Nous vous avons incité, s’il le fallait, à aider le peuple français à réussir à obtenir le nombre de citoyen-nes nécessaire pour « Déposer un soutien à une proposition de loi référendaire » selon les termes officiels. Ce nombre est de 4,7 millions de soutiens ! Voici le lien du « Formulaire de soutien » : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-2
Selon d’autres « consultations publiques » comme l’ ICE ( initiative citoyenne européenne ) lancée par la Commission européenne, qui ressemble à celle-ci, puisqu’il faut donner son N° de carte d’identité ou passeport sont très faciles à utiliser et ne bug pas, mais n’ont aucun caractère impératif ! Avec celle-ci nous avons, dont moi-même, connus quelques problèmes qui nous font penser que le gouvernement ne souhaite pas que l’on réussisse à aboutir. Le défi du peuple est de réussir malgré les bâtons dans les roues ! J’ajoute un tuto en ’Pièce Jointe’ qui peut vous aider ! Une fois que vous l’avez fais pour vous, faites -le avec votre famille et autres amis. Nous souhaitons avoir un retour de votre signature : en un mot « j’ai signé » ! de façon à nous compter et/ou pour qu’on garde ou modifie notre approche des citoyen-nes.
Si vous êtes bloqués, n’hésitez pas à me contacter car j’ai déjà, avec la communauté engagée démocratiquement, réussi à dénouer certains problèmes ! (c’est arrivé trois fois !)
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Vendredi noir pour Amazon

29 novembre : Vendredi noir pour Amazon Campagne 28 octobre 2019
Vous recevez ce message en tant que correspondant-e de votre Comité local. Merci de faire en sorte qu’il soit pris en charge collectivement. Après l’encourageant bilan des actions du 12 octobre, une nouvelle phase de la campagne « Stop Impunité » est lancée, il s’agit cette fois de cibler Amazon et son monde : ce monde dont nous ne voulons pas. Le premier temps fort d’action se concentrera sur la période du Black Friday, vendredi 29 novembre, sommet de l’hystérie du clic consommatoire. Le 29 novembre 2019 correspond de plus à deux évènements : d’une part aux 20 ans du contre-sommet de Seattle et aux débuts de l’altermondialisme (Seattle est par ailleurs le siège d’Amazon), et d’autre part à une nouvelle journée de mobilisation climat. En France, Attac a pour objectif de faire irruption dans le débat public pour montrer que le monde selon Amazon n’est pas compatible avec le monde que nous voulons en termes de droits sociaux et humains, de préservation des écosystèmes ou de justice fiscale. Ensemble, nous pouvons affronter la plus grande multinationale au monde en perturbant le plus possible ses activités. Voici les premières informations pour vous permettre de mener campagne localement. Merci d’en discuter dans votre comité local. Trois types d’actions 1/ Partout en France : > Actions “Hors Service” sur les Amazon Lockers, en utilisant le même matériel et méthodologie que le 12 octobre. > Actions “Amazon m’a tuer”, en reproduisant l’action menée par Attac Nimes le 12 octobre : cela consiste à coller sur les commerces vides des centre-villes des affiches “Amazon m’a tuer” et “1 emploi créé par Amazon = 2 emplois détruits” (matériel à imprimer ici). > Actions avec le bon de réduction Amazon.
Ces 3 premières actions peuvent être menées par les comités locaux là où il n’y a pas d’entrepôt Amazon et là où les CLs ne se sentent pas assez expérimentés pour mener une action de blocage. Elles peuvent aussi être réalisées par des individus isolés. 2/ Actions ciblant les “sites” d’Amazon > Nous appelons à organiser des actions de perturbation de sites d’Amazon partout en France. > Les comités locaux concernés du fait de leur localisation (voir ici) vont recevoir un message spécifique d’Alexis et Adeline (au siège) qui vous proposeront des modes de communication sécurisés, compte-tenu des risques juridiques spécifiques à ce mode d’action.
Si vous avez déjà prévu, ou que vous souhaitez organiser une action de ce type, merci de nous adresser un courriel à vendredinoir@attac.org. Attention : pour des raisons de sécurité merci de ne pas nous communiquer d’informations sensibles par courriel (détails sur l’action envisagée, date, lieu, horaires, identité des organisateurs·rices, …). 3/ Toutes ces actions peuvent s’accompagner de distribution de bons de réduction, de réalisation de saynètes dans l’espace public, de jeux pour dénoncer ludiquement l’impunité des multinationales (voir ici l’action « Chamboule les multinationales » d’Attac Paris 19-20), d’agitation locale de toute sorte pour faire passer notre message et créer de l’interaction et du débat avec les passant·e·s. Pour toutes ces actions, et en particulier celles de blocage, nous avons engagé des discussions avec, d’une part, les syndicats de salariés d’Amazon, et d’autre part, des organisations proches susceptibles de participer avec vous à ces actions. Nous vous invitons, d’ores et déjà, à contacter leurs représentants locaux : ANV COP-21/Alternatiba, Amis de la Terre, CGT, Extinction Rebellion, Gilets jaunes, Solidaires, Youth for climate,… Vous pouvez également vous associer aux autres partenaires avec lesquels vous avez l’habitude de vous mobiliser. Deux Form’Attac en ligne pour se préparer : mardi 5 et jeudi 14 novembre Une session de formation en ligne aura lieu mardi 5 novembre de 20h à 21h30. Pour celles et ceux qui ne seraient pas disponibles, une deuxième session sera proposée jeudi 14 novembre, à la même heure. Il serait idéal que chaque comité local puisse être représenté à l’une ou l’autre des sessions de formation. Pour participer, merci de vous inscrire ici.
Un nouveau kit action est en cours de finalisation et sera présenté lors des webinaires. Nous vous l’enverrons dans un prochain message. Récupérez du matériel à la CNCL La CNCL des 16 et 17 novembre vous permettra de reconstituer vos stocks concernant le matériel lié à la campagne Stop Impunité : > Prévoyez d’ores et déjà d’envoyer au moins un·e membre de votre Comité local à la CNCL (inscription ici) > Informez-nous ici du matériel que vous voudrez récupérer à cette occasion.
Si vous ne pouvez pas venir, vous pouvez imprimer vous-mêmes du matériel, ou commander (sous réserve de stocks). Petit guide et dossier Enfin, nous vous signalons des documents utiles pour travailler l’argumentaire et diffuser de l’information sur cette campagne : > le dossier « Le monde selon Amazon » du dernier Lignes d’Attac ; > la fiche d’analyse sur Amazon avec ses sources ; > le petit guide pour comprendre et combattre l’impunité des multinationales ; > Un rapport complet sur Amazon sortira peu avant le Black Friday, il sera co-signé par les Amis de la Terre, Solidaires et Attac, nous vous l’enverrons dès sa sortie. A bientôt, l’équipe de campagne « Stop à l’impunité des multinationales ». Pour vos questions, contactez-nous à stop-impunite-attac@attac.org
Attac France — 2019
Vie Interne d’Attac France

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interview du maire de Budapest le courrier de l’europe centrale

Gergely Karácsony : « En tant que maire, je veux que Budapest devienne plus solidaire et écologique »

19 octobre 2019 par Ludovic Lepeltier-Kutasi | Pays : Hongrie

Cinq jours après une victoire majeure de l’opposition contre le Fidesz de Viktor Orbán à Budapest, son maire élu, Gergely Karácsony, a reçu Le Courrier d’Europe centrale pour un entretien exclusif. Propos recueillis par Ludovic Lepeltier-Kutasi.

À l’occasion des élections municipales, dimanche 13 octobre, Gergely Karácsony a battu le candidat du pouvoir, le maire sortant István Tarlós. Ce sociologue de 44 ans, chef de file du petit parti écologiste de gauche « Párbeszéd » et maire du quatorzième arrondissement de la capitale, a pris officiellement ses fonctions de maire de la capitale pour les cinq prochaines années. Quelles ont été les conditions de sa victoire ? Quel espoir fait-elle naître pour les opposants à Viktor Orbán ? Que compte-t-il faire pour Budapest ? La nouvelle figure de proue de l’opposition hongroise a répondu à nos questions lors d’un entretien d’une demi-heure, vendredi après-midi dans un café du treizième arrondissement.

Vous venez de remporter les élections municipales dans la ville de Budapest, tenue depuis 9 ans par le Fidesz. Ce résultat vous a-t-il surpris ?

Gergely Karácsony : Le résultat a surpris beaucoup de monde, y compris les instituts de sondage. Dimanche soir, j’étais à la fois fier d’avoir gagné les élections, mais aussi fier d’avoir bien anticipé la tendance. Il se trouve que j’ai moi-même longtemps travaillé dans le domaine des études d’opinion, et le dimanche du vote, après avoir mangé un morceau avec mon équipe dans une pizzeria, j’ai écrit sur une serviette que nous serions devant avec 49%. Finalement nous l’avons été avec 51%.

Même si j’étais convaincu que nous aurions la majorité au sein du conseil métropolitain, il y a des victoires qui m’ont surpris dans certains arrondissements. Je pense au huitième, où il s’est passé quelque chose d’assez fantastique : une équipe de campagne animée par des militants issus du monde associatif est parvenue à battre nettement le Fidesz dans un de ses bastions.

Votre élection survient dans le sillage de fortes mobilisations, de mouvements comme Nolimpia, ou les manifestations de l’hiver dernier. Pensez-vous que c’est l’aboutissement d’un processus, le résultat d’un mouvement plus profond ?

Ces facteurs ont tous contribué de manière importante à cette victoire. La société hongroise fonctionne par à-coups, par de soudaines prises de conscience collectives. Les manifestations de l’hiver dernier contre la « loi esclavagiste » en font indéniablement partie, car l’opposition a réalisé qu’elle pouvait rassembler ses forces autour d’un objectif commun. Si cette prise de conscience a été une étape indispensable sur le chemin du changement, elle n’était pourtant pas suffisante.

« La société hongroise fonctionne par à-coups, par de soudaines prises de conscience collectives. »

Pour que l’opposition gagne, il a fallu que nous changions notre façon de faire de la politique, en étant plus proches des gens. C’est pourquoi nous avons organisé des primaires citoyennes, lesquelles ont permis de donner un nouveau cadre pour les débats qui animent l’opposition, mais aussi de construire des ponts entre les formations politiques et les électeurs, dans un contexte de défiance électorale croissante.

Le troisième élément que j’aimerais ajouter, et qui est lié à ce que je viens de dire, c’est que les primaires n’ont pas seulement permis d’afficher notre unité, mais aussi de discuter en détail des programmes politiques, de confronter nos différentes orientations, et de faire émerger des propositions pouvant mobiliser les électeurs. Le fait que nous nous sommes présentés devant les citoyens en relayant leurs aspirations a fortement crédibilisé cet exercice démocratique.

Quelles sont les thématiques qui sont apparues au cours des débats ?

Lorsque l’opposition cherche le débat, il est très difficile de parler du contenu, parce que le Fidesz en est devenu incapable. Leur position consiste désormais à « troller » les campagnes électorales et il est impossible d’avoir des débats de fond avec eux.

« Nous avons permis à la politique de reprendre sa place dans la vie des citoyens. »

Tout le processus de la primaire entre les candidats d’opposition a permis de montrer aux électeurs que nous portions une vision de l’avenir et que le fait d’avoir des débats entre nous n’empêchait pas de nous mettre d’accord sur un programme commun. Pour le dire autrement, nous avons permis à la politique de reprendre sa place dans la vie des citoyens et nous avons fait la démonstration que si nous avons des différences, nous sommes capables d’apprendre les uns des autres. Me concernant, le programme que j’ai porté devant les Budapestois reprenait de nombreuses propositions de mes rivaux de la primaire.

Ce qui a frappé l’observateur, c’est la forte mobilisation de l’opposition sur le terrain. Avez-vous aussi changé votre façon de mener campagne ?

Vous avez raison, et je crois que la campagne qui a été menée dans le huitième arrondissement illustre bien les choses. Encore une fois, personne ne s’attendait – y compris dans nos rêves les plus fous – à ce que nous gagnions à Józsefváros. Moi-même, je me disais que ce serait une réelle joie si cela se produisait, mais je misais davantage sur un score suffisamment bon pour permettre à l’opposition de se structurer pour le coup d’après, à savoir les élections de 2024. Or nous avons gagné !

Le secret de ce succès, c’est que c’est là-bas que nous avions davantage de militants bénévoles et qu’ils étaient les mieux formés. Il y a très beau proverbe hongrois qui dit qu’il faut trouver le bon dans les mauvaises situations. Les moyens disproportionnés du candidat du Fidesz dans l’arrondissement ainsi que l’encadrement très strict du déroulement de la campagne ont poussé l’opposition à imaginer des modes d’action que le pouvoir ne pouvait pas empêcher. Je pense au porte-à-porte ou à la très forte présence de militants sur le terrain.

Si ces modes d’action ont été les plus visibles dans le huitième arrondissement, nous avons cherché partout ailleurs à discuter directement avec les gens. Nous avons également réussi à faire une très forte campagne téléphonique, en appelant 200 000 électeurs – je rappelle que nous avons fait 350 000 voix.

L’opposition n’avait jamais été capable par le passé de mener ce genre de campagne. C’est le rassemblement des moyens financiers et humains, ainsi que la coordination entre les partis d’opposition qui ont permis cela.

Le Fidesz, ainsi que certains articles de la presse internationale, pointent le fait que Budapest a été gagnée par l’opposition au prix d’une alliance entre la gauche et l’extrême-droite. Cela vise évidemment le Jobbik, avec qui il y a eu des accords de désistement dans certains arrondissements.

Je pense qu’on ne peut plus sérieusement qualifier le Jobbik de parti d’extrême droite. Ses racines sont évidemment celles d’une formation de la droite radicale, mais la condition sine qua non de la coordination des partis d’opposition, a été que le Jobbik rompe avec son discours extrémiste et qu’il y ait des gestes concrets envers les différents groupes qu’il a pu blesser par le passé, notamment les juifs et la communauté rom de Hongrie.

« À l’heure actuelle, le Jobbik est un parti de centre-droit, avec un passé d’extrême-droite »

À Budapest, nous avons décidé de soutenir quelques candidats du Jobbik à l’échelle des arrondissements, uniquement si ces derniers n’avaient pas tenu de propos racistes par le passé. Je peux même dire que je regrette que le candidat que nous avons soutenu dans le vingt-troisième arrondissement n’ait pas gagné.

L’intérêt du pays, comme celui de la capitale, c’est que le recentrage du Jobbik ne se réduise pas à une contingence stratégique, mais que ce soit un processus que nous puissions ancrer et renforcer. A l’heure actuelle, le Jobbik est un parti de centre-droit, avec un passé d’extrême-droite. Dans la perspective de la construction d’une alternance à Viktor Orbán, il s’agit d’une nouvelle donne à la fois positive sur le plan moral, mais aussi nécessaire.

Pour que les lecteurs comprennent bien de quoi il s’agit, est-ce qu’on peut faire, selon vous, l’analogie entre la coordination électorale actuelle et la « Table ronde » de l’opposition à la fin du communisme ?

Il y a malheureusement beaucoup de ressemblances entre la situation actuelle et le régime de parti unique de la période communiste. Parmi celles-ci figure effectivement la nécessité pour l’opposition d’alors de rendre possible la transition politique. Et c’est effectivement le processus en cours.

La victoire de dimanche donne une très forte légitimité à cette stratégie politique. Il est évident qu’on va assister à une rivalité croissante entre les partis d’opposition, mais je suis persuadé que ces formations ne pourront pas sauter du train en marche, pour la simple et bonne raison qu’elle seraient fortement sanctionnées par leurs électeurs.

Revenons sur la campagne qui vient de se dérouler. Elle a été dure, violente, agressive. Est-ce que vous vous attendiez à une joute électorale d’une telle intensité ?

Nous savions que la campagne serait difficile. Il y a plusieurs choses sur lesquelles j’aimerais insister. En trente ans de démocratie, c’est la première fois que la police organise une descente dans un QG de l’opposition, avec un motif risible, et la reconnaissance a posteriori qu’aucune infraction n’avait pu être constatée. C’est la première fois que les réunions de la direction d’un parti d’opposition sont mises sur écoute au sein même de l’enceinte parlementaire.

Lors des dernières élections municipales à Moscou, tous les moyens ont été employés pour intimider les candidats d’opposition et je crois qu’on en a un peu senti la réplique à Budapest. Bien sûr, la Hongrie étant membre de l’Union européenne, nous n’avons pas été confrontés à des menaces directes, mais le pouvoir a cherché à utiliser les moyens à sa disposition pour faire pression sur les électeurs.

Le paradoxe, c’est que ces tentatives se sont complètement retournées contre leurs instigateurs. Lorsqu’il y a eu la perquisition dans le huitième arrondissement, je me suis rendu sur place pour soutenir notre candidat et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à me dire que nous pouvions aussi gagner là-bas. Concrètement, le pouvoir a joué les pompiers pyromanes en employant de telles méthodes.

« Le fait qu’un tiers des Hongrois vive désormais dans une municipalité d’opposition représente une garantie forte car le Fidesz n’est pas suffisamment stupide pour sanctionner un tiers de sa population »

Viktor Orbán et vous-même avez exprimé la volonté d’entretenir des rapports constructifs et apaisés. En entendant ce que vous énumérez ici, comment croire en la sincérité du premier ministre ?

Je crois que la plupart des dirigeants du Fidesz n’assument pas complètement les méthodes qui ont été employées durant la campagne. Ces derniers, notamment le vice-premier ministre de Viktor Orbán, avaient par exemple menacé les électeurs de mesures de rétorsion s’ils votaient mal, et ils sont tous revenus sur leurs propos.

Je ne suis pas naïf au point de croire que le gouvernement Fidesz est heureux des résultats de dimanche dernier et qu’il ne tentera aucune manœuvre politique. Mais le simple fait qu’un tiers des Hongrois vive désormais dans une municipalité d’opposition représente une garantie forte car le Fidesz n’est pas suffisamment stupide pour sanctionner un tiers de sa population, y compris dans son propre intérêt. Le risque serait trop grand pour lui de braquer ses propres électeurs dans la perspective des élections législatives de 2022.

Mais tout porte à penser que le pouvoir central continuera de vouloir mettre au pas les collectivités locales, comme il l’a fait jusqu’à présent, y compris avec les municipalités Fidesz. Budapest en a d’ailleurs largement fait les frais, alors que son maire était du même bord politique. Mais je ne crois pas qu’ils iront au-delà de ce qu’ils ont fait jusqu’à présent.

Gergely Karácsony.

Vous écartez donc l’hypothèse d’une réforme institutionnelle, qui pourrait réduire les compétences des collectivités locales ?

Je ne pense pas qu’il y ait une telle réforme à court terme. Effectivement je ne peux pas complètement exclure ce genre de mesures, car depuis 2010, tous les gouvernements Orbán ont cherché à affaiblir les contre-pouvoirs. J’estime néanmoins qu’une telle manœuvre serait risquée, car cela créerait une forme de surenchère qui braquerait encore plus les électeurs, notamment dans les localités aux mains de l’opposition, qui sont désormais nombreuses.

On connaît vos relations tumultueuses avec les socialistes à l’échelle de votre arrondissement, Zugló. On a vu certains militants du MSzP y déchirer vos affiches. Est-ce qu’on ne peut s’attendre à une adversité venant de vos propres alliés ?

Non. La campagne, le scrutin et les résultats ont permis aux différents partis de se fondre dans une seule équipe. Les tractations et négociations qui ont suivi les élections de dimanche me rendent optimiste quant au fait que cette unité ne se fissure pas durant les cinq prochaines années.

Comment expliquez-vous la défaite de votre adversaire István Tarlós ?

István Tarlós a été maire durant deux mandats, et il faut voir que le bilan de son premier mandat était bien meilleur que celui du second. Ces cinq dernières années, le maire sortant a eu à s’opposer à son propre gouvernement et il a perdu la plupart de ses bras de fer. Cela l’a fragilisé à la fois auprès du Fidesz et auprès des électeurs.

La principale raison de sa défaite réside dans le fait qu’on a constaté qu’il y avait une majorité d’électeurs non-Fidesz lors des derniers scrutins. Nous n’avons pas fait autre chose que de mobiliser ces électeurs grâce à la coordination de l’opposition, et aussi grâce à une bonne campagne. Tandis qu’en face, on a senti une campagne un peu fainéante. J’ai même eu le sentiment que le Fidesz manquait de souffle, un peu comme un athlète qui se mettait à grossir à mesure qu’il gagne des courses, et qui finit par courir de moins en moins vite.

Le parti n’avait pas d’idées, il s’est limité à mettre des grandes affiches partout, peu importe ce qui est écrit dessus, et il n’a pas réussi à mobiliser ses propres électeurs, il ne s’est pas adressé à eux. Les maires sortants Fidesz n’ont jamais voulu parler aux électeurs non-Fidesz durant la campagne et leur base n’a pas senti que ce scrutin avait un enjeu particulier.

L’affaire Borkai, c’est d’une part un scandale mêlant sexe et corruption, mais c’est aussi quelque chose qui a nui à l’image de la Hongrie, et je crois que beaucoup d’électeurs Fidesz ont ressenti suffisamment de honte pour ne pas se déplacer dimanche dernier. Pour la première fois depuis de longues années, il y a plus d’électeurs d’opposition qui se sont mobilisés que d’électeurs du Fidesz.

Parlons désormais de ce que vous allez faire, étant désormais officiellement maire de la ville. Quelles vont être vos premières décisions ?

Bien sûr, les premières décisions que je vais prendre ont soit une portée symbolique évidente, soit seront simples à mettre en œuvre. Il y a d’abord l’adoption du « paquet anti-corruption » et une série de mesures portant sur la transparence de la politique municipale, la proclamation de l’état d’urgence climatique à Budapest, la mise à l’arrêt des grands projets urbains, l’élargissement des publics éligibles aux tarifs réduits sur les transports en commun, ou encore la non-application de la « loi esclavagiste » dans l’administration municipale ainsi que dans les régies et entreprises contrôlées par la ville. Cette dernière mesure est une façon de rappeler l’importance des manifestations de l’hiver dernier dans la coordination et le succès de l’opposition.

Aujourd’hui, j’ai également suspendu toutes les procédures d’expulsion de locataires habitant dans des logements détenus par la ville. C’est une décision qui rompt avec la pratique qui voulait que les municipalités se débarrassent des locataires ayant des arriérés de loyers, une fois les élections passées et en anticipation de la trêve hivernale durant laquelle aucune expulsion n’est possible. Je pense même qu’il faut des moyens supplémentaires pour empêcher que ces gens, souvent endettés, se retrouvent à la rue.

À quoi va ressembler Budapest dans cinq ans ? Comment voyez-vous les cinq prochaines années ?

La mise en œuvre de mon programme ne dépend pas que de moi, mais aussi de la qualité de la coopération avec le gouvernement et, nous concernant, nous allons tout faire pour que cela fonctionne. J’ai aussi conscience que cinq ans c’est très peu pour changer le visage d’une ville, et qu’il faut dès lors une vision à long terme des changements à mettre en œuvre.

Ce que j’aimerais durant les temps à venir, c’est de réussir à réduire le sans-abrisme et la pauvreté, d’augmenter véritablement les espaces verts, d’améliorer et de rendre plus accessible le réseau de transports publics, de trouver des solutions pour déjouer la crise du logement en construisant des logements neufs et en rénovant, y compris énergétiquement, le parc municipal existant. Partant de là, j’espère que dans cinq ans, Budapest soit une ville un peu plus solidaire et écologique.

Avez-vous reçu des messages des maires d’autres capitales européennes ?

J’ai justement reçu aujourd’hui une lettre de félicitations du président de Varsovie, qui m’a particulièrement fait plaisir, parce que même si nous avions suivi de près sa campagne dans la capitale polonaise, je n’ai réalisé que très récemment que nous avions eu exactement le même slogan. Rafał Trzaskowski avait milité pour une « Varsovie pour tous », alors que le titre de mon programme était « Budapest pour tous ».

« Alors qu’en Europe centrale, les gouvernements éloignent leurs pays de l’Europe, les capitales cherchent à les y arrimer »

Les stratégies politiques des deux villes sont très similaires, tout comme le contexte politique. Alors qu’en Europe centrale, les gouvernements éloignent leurs pays de l’Europe, les capitales cherchent à les y arrimer. C’est un très important signe des temps. De ce point de vue, Varsovie, Bratislava, Prague, Budapest – mais aussi Istanbul – forment une très belle équipe.

Alors que les quatre pays du groupe de Visegrád cherchent à coopérer en affaiblissant l’unité européenne, nous pouvons imaginer une coalition des capitales d’Europe centrale pour renforcer nos liens avec l’UE.

On peut imaginer que les résultats de ces élections municipales constituent une rampe de lancement pour l’opposition vers les élections législatives de 2022. Comptez-vous faire de Budapest un laboratoire de cette opposition ? Quel rôle imaginez-vous jouer en 2022 ?

Je crois que les Budapestois ne veulent pas vivre dans un laboratoire, mais dans une ville plus agréable. C’est pourquoi je n’aime pas beaucoup cette idée qui consiste à limiter les enjeux de ce scrutin à un tour de chauffe de l’opposition avant 2022. Si l’opposition veut capitaliser sur ces résultats, il faut qu’elle démontre qu’elle fait mieux que le Fidesz à la tête de ces collectivités et surtout qu’elle retrouve la confiance qu’elle a perdu auprès de ses électeurs, dont certains ont encore une mauvaise mémoire de l’expérience de la gauche au pouvoir avant 2010.

Me concernant, la manière la plus conséquente d’agir comme figure de l’opposition, ce sera de ne pas jouer avec les règles du jeu du pouvoir, en m’adressant par exemple à tous les électeurs, y compris ceux du Fidesz, en ne faisant pas de ma ville un terrain de guerre. Et après la campagne que nous venons de vivre, je crois que beaucoup de Budapest veulent retrouver une forme de paix.

Ludovic Lepeltier-Kutasi

Directeur de la publication du Courrier d’Europe centrale, Doctorant en géographie (Université François-Rabelais, UMR CITERES/associé au Centre de recherches en sciences sociales (CEFRES) de Prague).

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