Archives par catégorie : Collapsologie

Santé et démocratie: Quels sont les vrais risques du Covid

Une vidéo très intéressante, avec des réflexions sérieuses. Il n’ y a pas débat pour ou contre le vaccin, mais plus une analyse précise de ce que fait la gestion par le gouvernement de la crise sanitaire. Franchement, ça mérite  d’être  regardé.
 : Santé et démocratie: Quels sont les vrais risques du Covid avec Alice Desbiolles, épidemiologiste et Barbara  Stiegler.  (désolé le lien ne fonctionne pas, il faut le copier et le mettre dans le moteur de recherche )https://www.youtube.com/v/yl1W8q4LUII
Barbara Stiegler parle aussi de la pétition “Sortons du pass et de l’impasse sanitaire”
Notre objectif est d’atteindre 25 000 signatures et nous avons besoin de plus de soutiens. Pour en savoir plus et pour signer, c’est ici:

https://chng.it/jdMQLc92y9

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Appel à une campagne d’actions décentralisées contre Bayer-Monsanto

#CiaoMonsanto – Appel à une campagne d’actions décentralisées contre Bayer-Monsanto #ByeByeBayer Bonjour, Nous vous avons informé récemment du grand rendez-vous des Soulèvements de la Terre le 5 mars à Lyon pour y assiéger Bayer-Monsato.
Nous relayons aujourd’hui cet appel – reçu récemment – à une campagne d’actions décentralisée. Il nous a été transmis avec une carte et un descriptif des infrastructures (sièges, sites de productions, centres de recherche, de formation…) de Bayer-Monsato sur le territoire français. Nous encourageons à ;  publiciser largement cet appel. Nous ne pouvons que soutenir celles et ceux qui veulent se donner les moyens d’en finir avec les ravages infinis sur le vivant opérés par une des multinationales les plus infâmement écocide et notoirement meurtrière de l’histoire. Bayer-Monsato qui continue pourtant  d’accumuler les profits, de s’étendre parfois juste à côté de chez vous et qui prétend aujourd’hui à une nouvelle révolution technologique « verte ». Don’t Look up ! Act Now ! Si vous êtes informé d’actions qu’ils conviendrait de publiciser dans le cadre de cette campagne, vous pouvez envoyer des retours en texte et images (avec les précautions nécessaires pour ne mettre personne en danger) sur l’adresse presse-soulevements@riseup.net
ou sur les relais insta, fb et twitter des Soulèvements de la Terre #SoulevementsTerre.Pour plus d’infos sur la campagne d’actions décentralisées, la carte et le descriptif des infrastructures: https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/ciaomonsanto
#CiaoMonsanto #ByeByeBayerLe lien vers le teaser vidéo :  https://youtu.be/aRLXN_Sbp_g 
Pour plus d’infos sur le siège du siège de Bayer-Monsato le 5 mars à Lyon : https://lessoulevementsdelaterre.org/blog/assieger-bayer-monsanto-lyon
L’appel  4; une campagne d’actions décentralisées contre Bayer-Monsanto : À la faveur de la crise du COVID-19, le capitalisme opère une nouvelle mutation dont nous voyons se dessiner les contours : big Data, biotechs et technologies de ruptures. La foi dans l’innovation et la convergence des nouvelles technologies – pour sortir des errements de la précédente révolution < span class=”ox-2e8b01a59b-ox-32ecffc3dc-author-a-9sa5hz85zz65zaz75zz81zaz74zz69zecz72z” style=”margin: 0px; padding: 3px 0px; background-color: #e1e3f2; color: #222222;”>industrielle – sera la colonne vertébrale de la transition écologique.Décarbonner l’agriculture ? Vous prendrez bien un peu de drones pour surveiller les cultures, de tracteurs intelligents et autonomes, d’agriculture de précision pour continuer l’utilisation des pesticides, de robots capables d’arracher les mauvaises herbes… La question écologique est l’objet d’une lutte dans laquelle les multinationales de l’agro-industrie se sont engagées avec le soutien des gouvernants, trop content de relancer l’économie à grands coups d’investissements écologiques.Le monde qu’ils dessinent est aussi effrayant que cynique. Tout en promouvant la mort depuis soixante dix ans par la production toujours croissante d’herbicide, insecticides ou fongicides partout sur la plan& #232;te, ces mêmes entreprises se targuent d’œuvrer pour la santé humaine et végétale en nous faisant la promesse d’une “science for a better life.”Pourtant, c’est chaque jour que nous assistons à la sixième extinction de masse des êtres vivants, que nous constatons que 80% des rivières sont polluées, que les sols sont épuisés de manière critiques, que l es sécheresses, cyclones et inondations disputent l’actualité du désastre aux marées noires, accidents nucléaires et autres explosions de dépôt et d’usines d’engrais. Sans que le modèle actuel change radicalement.Parce que nous n’attendrons pas sagement que la terre soit complètement ravagée, que nous ne pouvons croire aux promesses de l’industrie qui a œuvr é à ce ravage, parce que ce complexe agro- industriel place ses billes pour un futur encore et toujours avec eux, nous pensons que c’est le moment de s’attaquer à lui. Nous appelons à une campagne d’actions décentralisées, d’ici au 5 Mars, pour en finir avec une des plus fameuses d’entre elle, Bayer-Monsanto. Nous appelons à désarmer cette entreprise sans oublier les autres acteurs de cette transition prétendument écologique.Montrons leur que nous ne voulons pas de leur industrie, ni ici ni ailleurs.


 —— https://pad.attac.org/p/ODJ_Bureau Pour faciliter la gestion des mails, les objets des mails devront indiquer (avant l’intitulé de l’objet en lui-même) ce qui est attendu des personnes le recevant à travers trois types d’objets : • [Pour info] • [Pour décision] • [Sauf avis cont raire] Vous recevez ce mail car vous êtes abonné⋅e à la liste bureau@list.attac.org Pour se désabonner de la liste, vous pouvez : * soit envoyer un courriel vide à l’adresse bureau-unsubscribe@list.attac.org * soit consulter : https://list.attac.org/wws/signoff/bureau

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Rapport d’Oxfam

Rapport d’Oxfam sur les inégalités : les chiffres-clés

  • La fortune des milliardaires dans le monde a plus augmenté en 19 mois de pandémie qu’au cours de la dernière décennie.
  • Depuis la pandémie, le monde compte un nouveau milliardaire toutes les 26 heures, alors que 160 millions de personnes sont tombées dans la pauvreté.
  • Avec les 236 milliards supplémentaires engrangés en 19 mois par les milliardaires français, on pourrait quadrupler le budget de l’hôpital public ou distribuer un chèque de 3500 euros à chaque Français-e.
  • Les 5 premières fortunes de France ont doublé leur richesse depuis le début de la pandémie. Elles possèdent à elles seules autant que les 40% les plus pauvres en France.

https://www.oxfamfrance.org/rapports/dans-le-monde-dapres-les-riches-font-secession/?utm_source=email+Collecte+DAVOS+&utm_medium=email&utm_campaign=collecte&utm_medium=email&utm_campaign=CM_Collecte%20DAVOS&utm_content=CM_Collecte%20DAVOS+Version+B+CID_11badd119fdcb4c19a4bd6dcd1f2e3e2&utm_source=Campaign%20Monitor&utm_term=Les%20ingalits%20tuent

Et puis comme il ne faut pas oublier, le lien pour adhérer ou ré-adhérer à Attac France :  https://france.attac.org/agir-avec-attac/adherer#sous

Et pour finir,  la dernière action d’Attac (avec Alternatiba et Extinction Rebellions) au Bourget (en lien avec le rapport d’Oxfam)
https://france.attac.org/actus-et-medias/salle-de-presse/article/au-bourget-alternatiba-attac-et-extinction-rebellion-denoncent-la

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Lecture : QR code et la vache au milieu du couloir

Bonsoir
vous avez peut-être déjà lu, mais sinon l’article de Reporterre sur les QR code est  aussi passionnant qu’inquiétant. https://reporterre.net/QR-code-toujours-sous-l-oeil-de-l-Etat
C’est aussi le cas du dernier Fakir (comme les autres d’ailleurs !) il faut vraiment lire et s’abonner là aussi, c’est vraiment excellent !

Jusqu'où s'arrêteront-ils ? L'édito du Boss - Fakir 101
La vache au milieu du couloir
La vache au milieu du couloir, ils ne veulent pas la voir. Ils font de leur mieux pour l’éviter, même. Pour, surtout, ne pas en parler.
Par François Ruffin
























Cet édito du boss est publié dans notre n°101, actuellement en kiosque. Il est mis en ligne en intégralité et gratuitement, sur notre site internet. Pour nous soutenir, abonnez-vous !












Vous connaissez le lipogramme ? Avec cette figure de style, on écrit tout un texte en bannissant une lettre, ou un mot. Ainsi de Georges Perec qui, dans son roman, La Disparition, n’utilise pas un « e », trois cents pages sans un « e ».
Le président, son gouvernement, en sont des champions, dans leur genre, des professionnels du « lipogramme ».
Qu’on prenne la crise de l’énergie, la flambée du pétrole avec, titre Les Échos, ce : « Record battu. Le litre de gazole n’a jamais été aussi cher en France. »
Les ronds-points se sont réveillés. Le Premier ministre, celui de l’Économie, tous les autres à la file, ont pris la parole. Ils ont même lâché cent euros aux Français. Mais sans jamais prononcer, pas une seule fois, le mot : « Total ».
Total qui, d’après la presse, « cartonne : bénéfice net multiplié par 23 ! » Total qui « profite à plein de la flambée historique des hydrocarbures. » Total, dont le cours de Bourse grimpe de 20 % en un mois. Total qui verse 8 milliards de dividendes à ses actionnaires – soit près de 300 € par foyer français. Bref, Total qui se gave. Mais à aucun moment, Macron, Castex, Le Maire etc. ne se sont dit : « on va taxer Total ». Ou : « Total doit baisser le prix de l’essence. » Ou : « Total va payer les trois milliards de chèque carburant. » Tout ça, ça ne leur vient pas à l’esprit. Ou alors, à l’esprit peut-être, mais pas jusqu’à la bouche, en tout cas, une bouche cousue. Silence, sur Total. Motus sur les firmes, sur leurs PDG. Les tireurs de ficelles doivent demeurer dans l’ombre.
De même, autre flambée, celle des fortunes.
En une année de crise sanitaire, alors que les étudiants faisaient la queue pour un colis alimentaire, alors que les soignants s’enroulaient dans des sacs plastiques, alors que les familles pleuraient leurs morts, en une année de crise sanitaire, donc, les milliardaires français ont vu leur fortune grimper de combien ? Vous le savez, maintenant, vous, lecteurs de Fakir, vous l’avez collé en gros sur votre frigo, vous avez diffusé l’info dans les vestiaires de votre club de foot, ou sur les tapis de la salle polyvalente où y a yoga : les milliardaires ont fait +68 %. +68 % en un an. 300 milliards de patrimoine en plus. Et le CAC qui atteint son Himalaya, au-delà des 7000 points.
Ont-ils proposé une fois, pour financer l’hôpital par exemple, pour le sauver, une taxe sur les profiteurs de cette crise ? Un impôt spécial Amazon ? Que les super-riches se vident un peu les poches ? Jamais. Mais ces mots, de « milliardaires », de « fortunes », de « riches », même d’« actionnaires », ces mots n’existent pas dans leur dictionnaire. Ils sont bannis. On risquerait de les fâcher, rien qu’à les nommer. Un peu comme Voldemort dans Harry Potter, Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom.
Ces 68 %, pourtant, ces 7000 points, c’est énorme, colossal, gigantesque. C’est gros comme une vache au milieu du couloir. Mais justement, ils ne veulent pas la voir.
Cet évitement vire parfois au comique. Un soir, en février dernier, en Commission, on auditionnait Bruno Le Maire, ministre de l’Economie. Mon collègue communiste Sébastien Jumel l’interroge alors sur – je le cite – « le scandale Open Lux. Comment 15 000 de nos concitoyens peuvent permettre à 4 % du PIB d’échapper à l’impôt en plaçant leurs actifs dans des sociétés offshores au Luxembourg ? Monsieur le ministre allez-vous mettre fin au scandale du Luxembourg ? »
Dans ses réponses groupées, le ministre « oublie » la question.
Alors, Sébastien insiste : « Mais sur le Luxembourg, monsieur le ministre ? »
Il lui répond : « Euh, vous pourriez me préciser la question… », genre Stéphanie de Monaco dans Les Inconnus, vraiment.
Sébastien répète donc, calmement.
Le ministre lâche juste : « Je vais vérifier toutes ces informations. Ça ne me pose pas de difficulté de les vérifier, mais là j’ai pas de réponse précise pour le moment, mais je prends note et je vérifierai tout cela, évidemment. »
C’est surréaliste.
Ce scandale, les OpenLux, s’étale à la Une de tous les journaux. Les grandes familles françaises, les Mulliez, les Arnault, les Hermès, sont cités. Notre pays est volé de 4 % de son PIB.
Seul un homme l’ignore, veut l’ignorer. Lui. Le ministre de l’Économie : « Ah bon, de la fraude fiscale, où ça ? » Et depuis ? Neuf mois se sont écoulés, a-t-il vérifié ces informations ? Devant ce braquage géant, quelles investigations a-t-il menées ? Combien de perquisitions, combien de gardes à vue ?
Il devrait être le chef de la police économique. Qu’il y ait des règles, des limites pour tous. Même pour les grandes familles, même pour leurs firmes. La vérité, c’est que, à la place de nous protéger, de protéger notre pays, ils en sont les complices, les complices de ces bandits en costume.
Notre boulot, à nous, ici, c’est de montrer la vache au milieu du couloir. Et notre combat, à vous aussi, avec vos copains vos cousins vos collègues, c’est de mettre cette vache au milieu du débat. Même si ça lasse, la vache. Parce qu’elle est là depuis un bail, la vache, qu’elle appartient au paysage, qu’on s’est habitués à elle, qu’elle ne suscite plus la colère, la révolte, bon bah d’accord, les riches sont de plus en plus hyper méga riches, ils ne partagent rien, ils tuent la planète, le bien commun, et alors ? Eh bien, face à cette résignation qui s’installe, face à cette indifférence qui nous-mêmes nous guette, il faut se retrousser l’imaginaire, inventer encore, des mots, des idées, des images, la montrer sous de nouvelles textures, eh, mais cette tache-là, vous ne l’aviez pas vue ?
Ajouter cela, peut-être, par les temps qui courent. Qu’en dix-huit mois de crise Covid, l’État s’est révélé tout-puissant, face aux citoyens : ils ont confiné, déconfiné, reconfiné, re-déconfiné à leur bon gré, avec des papiers à remplir pour sortir de chez soi, avec interdiction de pisser à plus d’un kilomètre. Ils ont instauré des couvre-feux, à 20 h, 21 h, 19 h, du jour au lendemain. Ils ont imposé un mètre de distance entre les gens. Et maintenant les QR codes à exhiber à l’entrée des restaus, des bistros.
Et dans le même temps, combien de lois sur les dividendes ? Aucune.
Combien sur les bénéfices ? Aucune.
Combien contre la fraude fiscale ? Aucune.
Là, ils ne veulent plus « imposer ».
Pour nous, c’est l’autorité.
Pour les firmes, c’est la liberté.
C’est un État fauve face aux citoyens, mais qui se fait carpette face aux firmes.
Il faut se convaincre, et convaincre de ça : que c’est possible, oui, c’est possible, un État fauve avec les firmes, qui les dompte, qui les ramène à leur juste place, et que c’en est fini, de l’humain et de la nature au service de leurs profits.
Face au “défi climatique”, que prône Macron ? Le tout-technologique. Les “innovations de rupture”. Qui sont la version moderne, scientiste, du deux ex machina de la tragédie antique…
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Un peu de lecture… pour avoir envie de Marcher pour le climat samedi

Quelques articles bien intéressants…. même s’il y en aurait beaucoup d’autres à envoyer !

https://basta.media/alerte-rouge-pour-la-terre-quatre-jeunes-femmes-interpellent-nos-dirigeants                        avec la pétition à signer, déjà plus d’1,55 millions de signatures !!!

https://basta.media/Climat-et-effondrement-Seule-une-insurrection-des-societes-civiles-peut-nous
https://basta.media/COP26-contenir-le-rechauffement-climatique
https://reporterre.net/Le-double-jeu-d-Emmanuel-Macron-sur-le-climat
et bien sûr à propos de Total : https://rapportsdeforce.fr/linternationale/les-opposants-de-total-en-ouganda-de-plus-en-plus-menaces-102611504
et en  ci dessous 1 article de Médiapart :
 – COP 26 l’engagement tout en parole du monde financier
Non tout n’est pas noir et il y a des raisons d’espérer, si la société civile se  réveille !

Mais de toutes façons, rdv à 14 h 30 samedi 6 novembre Square de la Paix avec vos

instruments de musique et vos pancartes !

COP26 : l’engagement tout en paroles du
monde financier
PAR MARTINE ORANGE
ARTICLE PUBLIÉ LE MERCREDI 3 NOVEMBRE 2021
Participants à la COP26 de Glasgow. © Oli SCARFF / AFP
Officiellement, le monde financier est prêt à apporter tout son soutien à la lutte contre les dérèglements climatiques. En pratique, les actions peinent à suivre.
Vertes à l’extérieur, les banques restent bien marron à l’intérieur.
Dans la lutte contre les dérèglements climatiques, les responsables internationaux attendent beaucoup de la finance. Pour bien témoigner combien les acteurs de
la finance ont une place à part, ils ont décidé de leur accorder une journée entière, mercredi 3 novembre, à la COP26 de Glasgow. Une journée au cours
de laquelle financiers et banquiers vont multiplier les déclarations de bonnes intentions, rappeler leurs engagements en faveur de la préservation de
l’environnement, mentionner leur code de bonne conduite et leur charte d’investisseurs responsables
afin de participer à la transition écologique en drainant les milliers de milliards de capitaux pour financer les technologies et les changements, comme les
gouvernements l’espèrent.

Avant même le sommet, la Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ) , qui regroupe quelque 295 groupes financiers dans quarante pays, a publié un
appel début octobre afin de presser les responsables politiques à prendre des décisions courageuses et urgentes en faveur de la lutte contre les dérèglements
climatiques. Elle demande notamment une régulation stable qui soutienne et encourage les investissements «verts». «Le secteur financier va jouer un rôle
clé pour accélérer la transition. En apportant les financements nécessaires, les banques et les marchés de capitaux vont permettre aux groupes d’investir
dans la transformation de leurs business models », déclarait alors Lavinia Bauerochse, responsable des investissements durables et responsables à la
Deutsche Bank. Une banque très présente, comme tous les grands groupes bancaires mondiaux, dans les secteurs les plus polluants.
Le filon des obligations vertes
Depuis quelques années, les investissements «verts» sont devenus très prisés dans le monde financier. Un filon à exploiter même. De plus en plus de fonds
cherchent à investir dans les projets écologiquement responsables. Ils sont même prêts à accepter des rendements inférieurs pour satisfaire ces conditions.
Preuve de cet engouement : les ventes d’obligations « vertes » atteignent quelque 250 milliards de dollars par an, contre 50 milliards de dollars en 2015, selon
la Climate Bonds Initiative, un club financier pour soutenir les émissions de dettes en faveur des projets environnementaux. Ce qui permet au passage aux
intermédiaires financiers d’engranger de généreuses commissions : cette année, la conception et la vente de ces émissions obligataires «vertes» ont rapporté 2,2
milliards de dollars aux banques, selon Bloomberg.
Mais dans le flot de ces capitaux, combien sert réellement à financer la transition écologique, à amorcer des projets en rupture réelle avec les
modèles anciens? Pas assez, à en croire Oxfam, Finance Watch, Reclaim Finance ou Corporate Europe Observatory, pour ne citer que quelques-unes des
ONG qui surveillent les pratiques bancaires. De rapport en rapport, toutes soulignent le double langage de la finance, verte en surface mais bien marron à
l’intérieur.
Le doute commence à s’insinuer bien au-delà. En Europe et aux États-Unis, les régulateurs regardent de plus près ces engagements durables qui sont
loin d’en être. Une étude de deux professeurs de Harvard menée auprès de cent signataires promettant de s’engager sur des investissements responsables
aboutit à la conclusion que tous ces engagements sont «pour le show». Pour la galerie.
Nés avec cette vague, des fonds qui se veulent responsables socialement et écologiquement se posent aussi des questions. Un d’entre eux, Aegon Asset
Management, vient ainsi de couper les ponts avec JPMorgan, une des premières banques du monde.
Censées financer la transition vers les énergies renouvelables et le développement de l’habitat durable, les obligations émises par la banque ont, selon
le fonds, de sérieuses allures de «greenwashing» (ou écoblanchiment). D’autant que, dans le même temps, la banque continue à financer à tour de bras tous les
géants mondiaux des énergies fossiles. «JPMorgan » est le plus grand financier de l’énergie dans le monde. Cela ne reflète pas vraiment le souci de
l’investissement durable», explique un des gérants de ce fonds cité par le Wall Street Journal.
Les actes peinent à suivre
Ce qui est vrai pour JPMorgan l’est tout autant pour Citigroup, BNP Paribas, Deutsche Bank et tant d’autres. En dépit de leurs déclarations, toutes
ces banques continuent à arroser, qui les activités minières, qui les centrales à charbon, qui l’exploration des sables bitumineux. Au-delà des discours, les actes
peinent à suivre.
L’ancien gouverneur de la Banque centrale d’Angleterre, Mark Carney, est en train de le mesurer.
Dans un discours d’anthologie sur «la tragédie des horizons» donné en 2015, il a été le premier banquier central au monde à mettre en exergue les risques
et les dangers que comportaient les changements climatiques, y compris pour la finance et la stabilité du système financier mondial. Par la suite, tous
les banquiers centraux, y compris la Banque des règlements internationaux– la banque centrale des banques centrales, si l’on peut dire–, lui ont emboîté le
pas, jugeant que le défi environnemental était sérieux et qu’il convenait de prendre des mesures au plus tôt.

À son départ de la Banque d’Angleterre en 2020, Mark Carney a tout de suite rejoint les Nations unies pour devenir envoyé spécial pour l’action climatique
et la finance. Sa mission ? Convaincre tous les grands banquiers et financiers du monde, qu’il connaît tous, de signer le protocole de quatorze pages élaboré par
le département environnement des Nations unies, afin d’inciter les banques à pousser leurs clients à changer leurs habitudes ou à les abandonner.
Le texte prévoit notamment de fixer des objectifs afin de les amener à moins prêter et investir dans les groupes fortement émetteurs de CO2, et à apporter plus
de soutien aux technologies et aux secteurs favorisant un développement durable. Il est souhaité que les signataires rendent compte de leur action chaque
année.
Dans un premier temps, les grandes banques de Wall Street, les assurances, les réassurances– ces dernières notamment commencent à mesurer
dans leurs comptes les dégâts provoqués par les dérèglements climatiques– ont toutes applaudi à l’initiative. Mais quand il s’est agi de s’engager, les
principales d’entre elles, à commencer par Goldman Sachs et JPMorgan, ont commencé à traîner les pieds, à se défiler et même à refuser de signer tout engagement contraignant.

Pour justifier leur refus, les banques invoquent les risques juridiques, les craintes de poursuites par leurs actionnaires, les distorsions de concurrence avec les établissements bancaires non soumis aux mêmes règles, notamment les banques chinoises ou russes. Elles invoquent aussi l’absence de régulation claire et stable en matière d’investissements environnementaux dans les différents pays. Une
absence qui les gêne dans leurs engagements,expliquent-elles.
Officiellement demandeur d’un cadre réglementaire, le monde financier, pourtant, se dérobe et cherche à l’éluder, même quand il est peu contraignant.
À partir de 2019, la Banque centrale européenne (BCE) a commencé à fixer quelques règles aux banques afin de les forcer à prendre la mesure des
risques climatiques inscrits dans leur bilan et de les inciter à modifier leurs comportements. Les règles se voulaient volontairement légères : la BCE demandait
aux établissements bancaires de mettre en place des systèmes internes d’évaluation de leurs risques, et de fixer de nouvelles règles en matière d’investissements
et de prêts à la lumière de la transition climatique.
Résultat ? 90 % des pratiques ne sont que partiellement ou pas du tout conformes aux attentes réglementaires de la BCE. Un quart seulement des établissements se
sont dotés d’indicateurs clés pour suivre et piloter la performance de leurs différents métiers, portefeuilles et produits, notamment pour évaluer leur exposition
aux groupes fortement émetteurs de CO2. Pas plus d’un cinquième des banques ont défini un indicateur clé pour les risques environnementaux. Et un certain
nombre n’ont rien fait du tout.
« Les banques ne peuvent plus simplement déclarer leur intention de se mettre en conformité avec l’accord de Paris d’ici à 2050. Elles doivent faire
des changements structurels dans leur façon de faire des affaires afin de s’assurer qu’elles atteignent effectivement cet objectif et éviter l’accumulation de
risques pour elles et pour tout le système financier »,
a tonné Frank Elderson, vice-président du conseil de la supervision de la BCE, en présentant ces résultats le 20 octobre.
La BCE a annoncé une série de tests de résistance face aux changements climatiques dans les principales banques européennes dans les prochains mois. Elle
pourrait obliger les établissements les plus exposés aux risques de pollution, d’émissions de CO2, à provisionner de façon plus importante. BNP Paribas,
la Société générale et le Crédit agricole figureraient dans cette liste.
Redoutant tout durcissement de la réglementation, les lobbies bancaires sont déjà partis en guerre contre le projet. Comme ils le rappelleront à Glasgow, ils sont
pour soutenir toutes les actions dans la lutte contre les dérèglements climatiques. Mais à condition qu’ils écrivent eux-mêmes les règles.

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ALERTE ! Montagne d’Or : 4 milliards euros réclamés à la France par des investisseurs Russes devant un tribunal d’arbitrage

Dans les traités de libre échanges (et ils continuent de se multiplier ) il est prévus les fameux tribunaux arbitraux (ISDS) sensés “protégés ” les investisseurs.Voilà un bel exemple de  ce que cela peut produire…
Ph F

———- Forwarded message ———
De : Maxime Combes <stoptafta-local@list.attac.org>
Date: lun. 25 oct. 2021 à 14:28
Subject: [stoptafta-local] ALERTE ! Montagne d’Or : 4 milliards euros réclamés à la France par des investisseurs Russes devant un tribunal d’arbitrage
To: <ale-discussion@list.attac.org>, Stoptafta Local <stoptafta-local@list.attac.org>

Bonjour
Le projet aurifère de la Montagne d’Or fait à nouveau parler de lui : l’entreprise Nordgold réclame 4 milliards € à la France en réparation de la décision du gouvernement français de ne pas prolonger la concession minière en question, décision fruit de la mobilisation citoyenne. C’est scandaleux et également le résultat des manquements des différents gouvernements, dont ceux d’Emmanuel Macron lui-même. 
A lire :

  • ci-dessous ou ici en ligne le communiqué de presse conjoint du collectif Stop CETA-MErcosur et du collectif Or de question 
  • ici un décryptage réalisé par l’Aitec et le T-lab : pourquoi ce contentieux ? d’où vient-il ? quelles sont les responsabilités des gouvernements successifs ? Que peut-il se passer ? Combien cela va-t-il coûter à la France ?

Pour relayer : 

Merci de nous aider à diffuser. 

Bonne lecture. Maxime

Le dossier de la Montagne d’Or n’est pas enterré !

Si vous ne parvenez pas à lire cet e-mail, cliquez ici

  Communiqué de presse des collectifs Stop CETA-MERCOSUR et Or de question
   🔴  Alerte Montagne d’or 🔴   Les investisseurs russes réclament 4 milliards € à la France devant un tribunal arbitral
Il est temps de mettre fin à ces tribunaux d’arbitrage
  (à lire ici sur notre site)     Le projet aurifère de la Montagne d’Or fait à nouveau parler de lui : l’entreprise Nordgold réclame 4 milliards € à la France en réparation de la décision du gouvernement français de ne pas prolonger la concession minière en question. Ce contentieux est ouvert devant un tribunal arbitral dans le cadre du Traité bilatéral de protection des investissements entre la France et la Russie qui est entré en vigueur en 1991. Les collectif Stop CETA-Mercosur et Or de Question apportent leur plein et entier soutien aux organisations et citoyens mobilisés depuis des années contre ce projet et renouvellent leur appel consistant à débrancher le plus rapidement possible ces mécanismes de protection des investisseurs (ISDS) qui font obstacle au pouvoir de réglementation des Etats.   Fruit de la mobilisation citoyenne en Guyane et en métropole, la décision du gouvernement français du printemps 2019 consistant à ne pas renouveler la concession minière sur laquelle est envisagé le projet industriel de la Montagne d’Or est désormais l’objet d’un contentieux arbitral enclenché par l’entreprise russe Nordgold et les deux holdings Severgroup et KN Holdings qui la possèdent, et qui sont elles-mêmes détenues par le même actionnaire Alexeï Mordachov. Ils réclament près de 4 milliards d’euros en réparation à l’annulation d’un projet dont elle espérait qu’il rapporterait au moins 3 milliards d’euros à terme, mais dont la première brique n’a jamais été posée.   Comme le montre une analyse détaillée produite par l’Aitec et le T-lab « Montagne d’Or : l’arbitrage d’investissement ausecours de Nordgold », ce cas illustre d’abord les errements et manquements des gouvernements français successifs, et particulièrement d’Emmanuel Macron, qui ont trop longtemps soutenu et encouragé ce projet d’exploitation aurifère en Guyane. Ce soutien inconditionnel affiché au moins jusqu’à l’automne 2018, offre un argument de taille aux investisseurs russes devant le tribunal arbitral : le gouvernement risque d’avoir le plus grand mal à expliquer comment Emmanuel Macron a pu présenter ce projet comme le porte drapeau du renouveau de la Mine en France – encourageant ainsi la poursuite des recherches et des travaux préparatoires-, puis considérer à partir de 2019 qu’il ne devait plus voir le jour.   Dès lors que les investisseurs l’ont demandé, cet arbitrage est inévitable. Il est d’autant plus regrettable qu’il s’appuie sur un traité de protection des investissements particulièrement favorable aux investisseurs : il ne comporte aucune disposition limitant leur accès à ce mécanisme, par exemple l’obligation d’attendre l’épuisement de tous les recours devant les tribunaux nationaux – ce qui est le cas de la Montagne d’Or puisque le Conseil d’Etat doit encore statuer sur une procédure en cours. Et il n’offre aucune exception particulière qui préserverait l’espace de réglementation nécessaire à la France et la Russie pour la protection de la santé publique, de l’environnement ou du climat. Sauf à ce que le panel estime que le contentieux est irrecevable, ou requiert d’attendre la décision du Conseil d’Etat avant d’engager la procédure, compte-tenu des éléments disponibles, la France joue gros : Paris ne pourra éviter le litige et le risque de dédommagements énormes qu’en négociant un arrangement financier. L’opinion publique en sera-t-elle informée ? Rien n’est moins sûr : en 2008, après l’abandon par Nicolas Sarkozy du projet minier de la compagnie canadienne Iamgold à Kaw, la Guyane avait déjà connu un chantage similaire. Ce cas qui avait été soldé par un arrangement politique et financier dont les citoyens n’ont jamais connu les détails.   Les errements d’un gouvernement désireux de relancer la filière aurifère quel qu’en soit le coût écologique pourraient conduire au gaspillage de centaines de millions d’euros en réparation de l’annulation d’un projet qui aurait dû être stoppé bien plus tôt. L’arbitrage Investisseur-Etat est particulièrement prisé dans l’industrie extractive, et a déjà donné lieu à des milliards de dommages accordés à des entreprises qui n’avaient même pas commencé à forer, au Pakistan ou en Colombie par exemple. Or compte-tenu de l’urgence climatique, des enjeux de protection de biodiversité, des besoins de services publics étendus, qui exigent tous bien souvent de remettre en cause les droits acquis des industriels privés (éliminer les énergies fossiles, restreindre les activités industrielles, socialiser des activités de services etc), ce genre de contentieux ne peut que se multiplier. Compte-tenu de l’appétit des entreprises minières en Guyane et dans les pays voisins, ce sont la survie de l’Amazonie et la préservation de la planète qui sont en jeu.   C’est d’ailleurs la tendance observée à l’échelle planétaire depuis une quinzaine d’années : du Chili aux Pays-Bas, de la Roumanie à la Slovénie, il y a de plus en plus d’Etats poursuivis par des multinationales suite à des mesures touchant aux ressources, au climat ou aux services publics. Le contentieux enclenché par Nordgold est le premier de cette nature à concerner la France : la réforme du code minier, extrêmement tardive et pas pleinement satisfaisante, n’aura pas permis d’empêcher un tel recours. Ce contentieux doit conduire le gouvernement français au sursaut : il est urgent de débrancher, le plus rapidement possible en raison des clauses de survie qu’ils contiennent, ces mécanismes de protection des investisseurs (ISDS) qui font obstacle au pouvoir de réglementation des Etats. A commencer par le Traité sur la charte de l’énergie et le CETA.   Pour aller plus loin : la note d’analyse juridique, économique et politique « Montagne d’Or : l’arbitrage d’investissement ausecours de Nordgold » publiée par l’Aitec et le T-lab (octobre 2021) la lettre ouverte à la Commission européenne et aux Etats-membres de l’UE : “Ne laissons pas les multinationales attaquer les mesures d’intérêt général devant les tribunaux privés (ISDS)” endossée par près de 700 organisations de la société civile, 23 juin 2020. l’exemple du Traité sur la charte de l’énergie : Pays-Bas – La sortie du charbon attaquée par la multinationale de l’énergie RWE via le Traité sur la charte de l’énergie. Les risques encourus avec le CETA, cet accord entre l’UE et le Canada : La Monumentale arnaque du CETA Alexeï Mordachov, actionnaire de NordGold, est la 93e fortune mondiale selon « Forbes ». Il possède d’autres mines en Russie, au Kazakhstan, en Guinée et au Burkina Faso, où les agissements de Nordgold ont fait l’objet d’un rapport, à l’initiative de l’ONG « Action de Carême », en février 2016, dans lequel sont mis en évidence des violations des droits humains et des dommages sur dommages environnementaux majeurs. Sur le cas Iamgold, voici quelques sources. Le Collectif “Or de Question Guyane”, apolitique et non-violent, composé de 33 organisations citoyennes, environnementales, syndicales et politiques, s’oppose avec opiniâtreté aux projets industriels d’exploitation minière en Guyane
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Pass sanitaire et agroécologie : 2 articles à lire !

Dans l’article dont je vous mets le lien, l’auteur explique que cette injonction du pass est illégale sur le plan des droits humains et de la liberté.
….. Le pass donne lieu à des sanctions sociales inédites qui sont un mélange de privation de liberté, de stigmatisation et d’incitation à l’humiliation publique……..

C’est la population elle-même — les cafetiers, les bibliothécaires, les gardiens de musée ou les employés des hôpitaux — qui applique la sanction…….

….Cela indique que le gouvernement est passé dans une logique de répression massive : comme il ne peut pas mettre un juge derrière chaque citoyen, il se repose sur la population et sur des moyens automatisés pour le faire. L’auteur du texte préconise de porter une requête à la cour européenne des droits de l’homme pour atteinte à la liberté et aux droits….
Lire ses arguments. Si les requêtes seront nombreuses, cette Cour devra répondre.

https://reporterre.net/Le-passe-sanitaire-est-un-moyen-extrajudiciaire-de-desactiver-socialement-les-gens?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=nl_quotidienne
– Et en PJ, un article de Médiapart sur l’agroécologie. Plusieurs ouvrages démontrent que  l’agriculture productiviste n’a pas réussi à nourrir l’humanité ( entre 800 millions et 1 milliard d’habitants de la terre souffre de la faim) mais que l’agroécologie peut réussir.  A lire !

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