le Ciné marivaux projettera DEBOUT de Clémentine Célarié, au profit de la recherche sur la SLA, lundi 30 mai à 20h,

    Le Printemps du Handicap et le collectif mâconnais d’accueil de  la Longue Route des malades de SLA présentent

DEBOUT

Film documentaire de Clémentine Célarié
avec Clémentine Célarié, Thierry Monfray

Durée : 1h30

au CINÉMARIVAUX Mâcon le LUNDI 30 MAI à 20h

Débat avec Nadine Gonin et Patrick Halet association Espoir Charcot

                                                                                         Projection au profit de la fondation Thierry Latran pour la recherche sur la SLA

Sclérose Latérale Amyotrophique ou maladie de Charcot.

 

 

Clémentine Célarié

Actrice, écrivain, chanteuse française, Clémentine Célarié est avant tout une femme engagée qui porte à l’écran des valeurs humaines.
En 2013, elle décide à nouveau de s’installer derrière une caméra pour suivre le combat poignant de son ami comédien Thierry Monfray, atteint de la Sclérose Latérale Amyotrophique.

“DEBOUT n’est pas un film sur une maladie” explique la comédienne, “mais un témoignage  sur le comportement d’un héros humain dont l’attitude, vis-à-vis de quelque chose qui le tue, est exemplaire et donne une immense énergie” .

Thierry Monfray 

Né à Jassans, Thierry Monfray fait ses premiers pas sur scènes à Villefranche-sur-Saône, tout en étudiant la communication à l’ISCPA de Lyon. Il travaille également un temps comme journaliste au quotidien Lyon Matin. Il part ensuite à Paris où il enchaîne les pièces de théâtre et les comédies musicales.

En 2007, il fait partie de la distribution originale de la comédie musicale Le Roi lion au Théâtre Mogador, où il incarne le personnage de Zazu. C’est au cours d’une des répétions qu’il ressent les premiers symptômes de ce qui sera diagnostiqué comme étant une sclérose latérale amyotrophique (ou maladie de Charcot), et est alors forcé de quitter la production.

Son combat contre la maladie est le sujet du documentaire Debout (2013) réalisé par son amie, l’actrice Clémentine Célarié.

Thierry Monfray s’’est envolé le  1O JANVIER 2015.

 

En 2013 Clémentine Célarié présentait ainsi son projet de film :

Le film que je veux réaliser sur mon ami Thierry Monfray atteint de la SLA s’appelle “DEBOUT” parce que, malgré cette maladie qui s’attaque à ses muscles volontaires et qui fait que son corps l’abandonne irrémédiablement, Thierry, même s’il est en fauteuil, est toujours debout.

 

 
Le grand paradoxe de la maladie de Thierry c’est que par sa fulgurance et sa menace grandissante, elle nous fait vivre à tous les deux des choses hors du commun. Cela peut sembler étrange de considérer une maladie comme l’occasion d’événements, et de l’associer à quelque chose de positif, mais en réalité c’est Thierry qui fédère ce sentiment.
Après nous être rencontrés dans la pièce de Goldoni, La serva amorosa, alors que Thierry marchait, nous avons continué à travailler ensemble, en lisant des nouvelles de Maupassant. Thierry était en fauteuil, mais quand il était sur scène personne ne s’en doutait et ne savait qu’il était malade.
Je veux montrer les images de ces lectures-spectacles, extrêmement vivantes, en costumes, je veux montrer les avant et après de ces moments, et toutes les complications grandissantes auxquelles Thierry doit faire face pour se déplacer, en voiture, en train, dans les hôtels qui doivent avoir telle et telle adaptation sinon il ne peut pas y aller.
Aujourd’hui nous ne pouvons plus lire comme nous le faisions car Thierry ne pourrait pas tenir une heure, c’est trop fatiguant et il a maintenant des problèmes respiratoires. La maladie avance. Mais nous avons d’autres projets. J’aurai toujours des projets avec Thierry. Son corps diminue mais son esprit grandit, et être son amie est une chance, parce que sa vision des choses est un enseignement passionnant.
Thierry ne se plaint jamais, son grand mot c’est « oui parfois c’est un peu compliqué », alors que sa maladie est un véritable drame quotidien qui l’affaiblit de jour en jour, qui grandit dans son corps et le ronge implacablement. Il ne peut plus sortir de chez lui, et doit être accompagné les trois quarts de la journée. Il ne peut plus manger, ni boire, et je me fais une joie de le « nourrir » et on en rigole.  On rigole beaucoup.
Malgré tout un tas de détails qui sont bien sûr évoqués dans le film, la joie est une compagne essentielle et fidèle qui ne nous lâche jamais et c’est véritablement magique. C’est Thierry qui génère cette joie, qui nous fait toujours penser que de toute façon la vie est belle.
Le film que je veux faire sur mon ami Thierry n’est pas un film sur une maladie, mais un témoignage sur le comportement d’un héros humain, dont l’attitude vis- à- vis de quelque chose qui le tue, est exemplaire et donne une immense énergie. Il m’apprend sans cesse, parce que j’essaye d’appliquer sa joie de vivre, sa douceur, sa patience, son écoute, son sens du moment, et je n’y arrive pas toujours. Thierry ne considère jamais qu’il est victime.
Si soudain il ne peut plus lever la main pour porter une tasse de café et la boire, il ne va jamais laisser paraître la moindre tristesse, il va être conquérant et se dire « bon, alors, comment je vais faire, il faut que je trouve un moyen … » et il va réfléchir, et s’adapter immédiatement, sans jamais s’abandonner à la tristesse, alors qu’en réalité ce qu’il vit est très grave.
Thierry me donne une force incroyable. Nous avons voyagé ensemble, malgré les complications matérielles pour lui, il m’a accompagnée à Avignon où nous avons fait le spectacle, il est venu en Bretagne, nous avons été en Normandie, lire dans une église, nous avons aussi fait le spectacle au Petit Hébertot, et Thierry s’est récemment prêté à faire un duo improvisé avec un danseur Hip hop près de chez lui, dans la rue, pour le film, dans le froid.
Le film que je veux faire sur Thierry est le morceau de vie d’un homme que je considère comme un véritable trésor de vie et d’intelligence. Il nous fait oublier qu’il est en fauteuil, dans la vie et sur scène, il nous fait oublier qu’il est très malade, il nous fait oublier que son corps et ses muscles l’abandonnent de jour en jour, parce qu’on ne voit que la vie qu’il y a en lui, la joie, l’humour, le talent d’homme et d’acteur, et que finalement il est toujours debout, et ne cessera jamais de l’être.

Télécharger (PDF, Inconnu)

 

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