En Grèce, dans une usine autogérée, le travail devient un « lieu de solidarité et de liberté »

En Grèce, dans une usine autogérée, le travail devient un « lieu de solidarité et de liberté »

Ils ont repris leur usine en faillite suite à la crise financière, réorienté la production, plus « écologique », sauvegardé une vingtaine d’emplois, créé un réseau de distribution pour vendre leurs produits.

« Au début, ça a été un choc culturel. On n’avait plus à prendre les ordres de personne ! »

« Pour nous, ici, c’est bien plus qu’une usine : c’est un espace social, un lieu de solidarité et de liberté. »

À l’entrée, de grandes tables et d’imposants barbecues accueillent des banquets réguliers.

Juste à côté, une « clinique sociale et solidaire  » a ouvert en 2015 dans un ancien bureau.

Le matériel a été donné par des soutiens en France et en Allemagne, et une dizaine de médecins bénévoles s’y relaient pour des consultations gratuites tous les mercredis à destination des ouvriers et de quelques personnes du mouvement de solidarité.

Un peu plus loin, une scène de palette attend son heure.

Une compagnie de Thessalonique y jouait sa dernière pièce la semaine précédente.

« Des rappeurs ont aussi tourné un clip il y a quelques mois », ajoute fièrement le travailleur.

Au fond du hangar, à côté d’immenses sacs de colle et de vieilles machines assoupies, des vêtements et du matériel de soutien pour les réfugiés attendent de partir vers les « points chauds ».


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« Notre usine, c’est un outil de lutte. »

« Même s’ils arrivent à vendre l’usine, ça ne va pas stopper la lutte »

http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article5090

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