interview du maire de Budapest le courrier de l’europe centrale

Gergely Karácsony : « En tant que maire, je veux que Budapest devienne plus solidaire et écologique »

19 octobre 2019 par Ludovic Lepeltier-Kutasi | Pays : Hongrie

Cinq jours après une victoire majeure de l’opposition contre le Fidesz de Viktor Orbán à Budapest, son maire élu, Gergely Karácsony, a reçu Le Courrier d’Europe centrale pour un entretien exclusif. Propos recueillis par Ludovic Lepeltier-Kutasi.

À l’occasion des élections municipales, dimanche 13 octobre, Gergely Karácsony a battu le candidat du pouvoir, le maire sortant István Tarlós. Ce sociologue de 44 ans, chef de file du petit parti écologiste de gauche « Párbeszéd » et maire du quatorzième arrondissement de la capitale, a pris officiellement ses fonctions de maire de la capitale pour les cinq prochaines années. Quelles ont été les conditions de sa victoire ? Quel espoir fait-elle naître pour les opposants à Viktor Orbán ? Que compte-t-il faire pour Budapest ? La nouvelle figure de proue de l’opposition hongroise a répondu à nos questions lors d’un entretien d’une demi-heure, vendredi après-midi dans un café du treizième arrondissement.

Vous venez de remporter les élections municipales dans la ville de Budapest, tenue depuis 9 ans par le Fidesz. Ce résultat vous a-t-il surpris ?

Gergely Karácsony : Le résultat a surpris beaucoup de monde, y compris les instituts de sondage. Dimanche soir, j’étais à la fois fier d’avoir gagné les élections, mais aussi fier d’avoir bien anticipé la tendance. Il se trouve que j’ai moi-même longtemps travaillé dans le domaine des études d’opinion, et le dimanche du vote, après avoir mangé un morceau avec mon équipe dans une pizzeria, j’ai écrit sur une serviette que nous serions devant avec 49%. Finalement nous l’avons été avec 51%.

Même si j’étais convaincu que nous aurions la majorité au sein du conseil métropolitain, il y a des victoires qui m’ont surpris dans certains arrondissements. Je pense au huitième, où il s’est passé quelque chose d’assez fantastique : une équipe de campagne animée par des militants issus du monde associatif est parvenue à battre nettement le Fidesz dans un de ses bastions.

Votre élection survient dans le sillage de fortes mobilisations, de mouvements comme Nolimpia, ou les manifestations de l’hiver dernier. Pensez-vous que c’est l’aboutissement d’un processus, le résultat d’un mouvement plus profond ?

Ces facteurs ont tous contribué de manière importante à cette victoire. La société hongroise fonctionne par à-coups, par de soudaines prises de conscience collectives. Les manifestations de l’hiver dernier contre la « loi esclavagiste » en font indéniablement partie, car l’opposition a réalisé qu’elle pouvait rassembler ses forces autour d’un objectif commun. Si cette prise de conscience a été une étape indispensable sur le chemin du changement, elle n’était pourtant pas suffisante.

« La société hongroise fonctionne par à-coups, par de soudaines prises de conscience collectives. »

Pour que l’opposition gagne, il a fallu que nous changions notre façon de faire de la politique, en étant plus proches des gens. C’est pourquoi nous avons organisé des primaires citoyennes, lesquelles ont permis de donner un nouveau cadre pour les débats qui animent l’opposition, mais aussi de construire des ponts entre les formations politiques et les électeurs, dans un contexte de défiance électorale croissante.

Le troisième élément que j’aimerais ajouter, et qui est lié à ce que je viens de dire, c’est que les primaires n’ont pas seulement permis d’afficher notre unité, mais aussi de discuter en détail des programmes politiques, de confronter nos différentes orientations, et de faire émerger des propositions pouvant mobiliser les électeurs. Le fait que nous nous sommes présentés devant les citoyens en relayant leurs aspirations a fortement crédibilisé cet exercice démocratique.

Quelles sont les thématiques qui sont apparues au cours des débats ?

Lorsque l’opposition cherche le débat, il est très difficile de parler du contenu, parce que le Fidesz en est devenu incapable. Leur position consiste désormais à « troller » les campagnes électorales et il est impossible d’avoir des débats de fond avec eux.

« Nous avons permis à la politique de reprendre sa place dans la vie des citoyens. »

Tout le processus de la primaire entre les candidats d’opposition a permis de montrer aux électeurs que nous portions une vision de l’avenir et que le fait d’avoir des débats entre nous n’empêchait pas de nous mettre d’accord sur un programme commun. Pour le dire autrement, nous avons permis à la politique de reprendre sa place dans la vie des citoyens et nous avons fait la démonstration que si nous avons des différences, nous sommes capables d’apprendre les uns des autres. Me concernant, le programme que j’ai porté devant les Budapestois reprenait de nombreuses propositions de mes rivaux de la primaire.

Ce qui a frappé l’observateur, c’est la forte mobilisation de l’opposition sur le terrain. Avez-vous aussi changé votre façon de mener campagne ?

Vous avez raison, et je crois que la campagne qui a été menée dans le huitième arrondissement illustre bien les choses. Encore une fois, personne ne s’attendait – y compris dans nos rêves les plus fous – à ce que nous gagnions à Józsefváros. Moi-même, je me disais que ce serait une réelle joie si cela se produisait, mais je misais davantage sur un score suffisamment bon pour permettre à l’opposition de se structurer pour le coup d’après, à savoir les élections de 2024. Or nous avons gagné !

Le secret de ce succès, c’est que c’est là-bas que nous avions davantage de militants bénévoles et qu’ils étaient les mieux formés. Il y a très beau proverbe hongrois qui dit qu’il faut trouver le bon dans les mauvaises situations. Les moyens disproportionnés du candidat du Fidesz dans l’arrondissement ainsi que l’encadrement très strict du déroulement de la campagne ont poussé l’opposition à imaginer des modes d’action que le pouvoir ne pouvait pas empêcher. Je pense au porte-à-porte ou à la très forte présence de militants sur le terrain.

Si ces modes d’action ont été les plus visibles dans le huitième arrondissement, nous avons cherché partout ailleurs à discuter directement avec les gens. Nous avons également réussi à faire une très forte campagne téléphonique, en appelant 200 000 électeurs – je rappelle que nous avons fait 350 000 voix.

L’opposition n’avait jamais été capable par le passé de mener ce genre de campagne. C’est le rassemblement des moyens financiers et humains, ainsi que la coordination entre les partis d’opposition qui ont permis cela.

Le Fidesz, ainsi que certains articles de la presse internationale, pointent le fait que Budapest a été gagnée par l’opposition au prix d’une alliance entre la gauche et l’extrême-droite. Cela vise évidemment le Jobbik, avec qui il y a eu des accords de désistement dans certains arrondissements.

Je pense qu’on ne peut plus sérieusement qualifier le Jobbik de parti d’extrême droite. Ses racines sont évidemment celles d’une formation de la droite radicale, mais la condition sine qua non de la coordination des partis d’opposition, a été que le Jobbik rompe avec son discours extrémiste et qu’il y ait des gestes concrets envers les différents groupes qu’il a pu blesser par le passé, notamment les juifs et la communauté rom de Hongrie.

« À l’heure actuelle, le Jobbik est un parti de centre-droit, avec un passé d’extrême-droite »

À Budapest, nous avons décidé de soutenir quelques candidats du Jobbik à l’échelle des arrondissements, uniquement si ces derniers n’avaient pas tenu de propos racistes par le passé. Je peux même dire que je regrette que le candidat que nous avons soutenu dans le vingt-troisième arrondissement n’ait pas gagné.

L’intérêt du pays, comme celui de la capitale, c’est que le recentrage du Jobbik ne se réduise pas à une contingence stratégique, mais que ce soit un processus que nous puissions ancrer et renforcer. A l’heure actuelle, le Jobbik est un parti de centre-droit, avec un passé d’extrême-droite. Dans la perspective de la construction d’une alternance à Viktor Orbán, il s’agit d’une nouvelle donne à la fois positive sur le plan moral, mais aussi nécessaire.

Pour que les lecteurs comprennent bien de quoi il s’agit, est-ce qu’on peut faire, selon vous, l’analogie entre la coordination électorale actuelle et la « Table ronde » de l’opposition à la fin du communisme ?

Il y a malheureusement beaucoup de ressemblances entre la situation actuelle et le régime de parti unique de la période communiste. Parmi celles-ci figure effectivement la nécessité pour l’opposition d’alors de rendre possible la transition politique. Et c’est effectivement le processus en cours.

La victoire de dimanche donne une très forte légitimité à cette stratégie politique. Il est évident qu’on va assister à une rivalité croissante entre les partis d’opposition, mais je suis persuadé que ces formations ne pourront pas sauter du train en marche, pour la simple et bonne raison qu’elle seraient fortement sanctionnées par leurs électeurs.

Revenons sur la campagne qui vient de se dérouler. Elle a été dure, violente, agressive. Est-ce que vous vous attendiez à une joute électorale d’une telle intensité ?

Nous savions que la campagne serait difficile. Il y a plusieurs choses sur lesquelles j’aimerais insister. En trente ans de démocratie, c’est la première fois que la police organise une descente dans un QG de l’opposition, avec un motif risible, et la reconnaissance a posteriori qu’aucune infraction n’avait pu être constatée. C’est la première fois que les réunions de la direction d’un parti d’opposition sont mises sur écoute au sein même de l’enceinte parlementaire.

Lors des dernières élections municipales à Moscou, tous les moyens ont été employés pour intimider les candidats d’opposition et je crois qu’on en a un peu senti la réplique à Budapest. Bien sûr, la Hongrie étant membre de l’Union européenne, nous n’avons pas été confrontés à des menaces directes, mais le pouvoir a cherché à utiliser les moyens à sa disposition pour faire pression sur les électeurs.

Le paradoxe, c’est que ces tentatives se sont complètement retournées contre leurs instigateurs. Lorsqu’il y a eu la perquisition dans le huitième arrondissement, je me suis rendu sur place pour soutenir notre candidat et c’est à ce moment-là que j’ai commencé à me dire que nous pouvions aussi gagner là-bas. Concrètement, le pouvoir a joué les pompiers pyromanes en employant de telles méthodes.

« Le fait qu’un tiers des Hongrois vive désormais dans une municipalité d’opposition représente une garantie forte car le Fidesz n’est pas suffisamment stupide pour sanctionner un tiers de sa population »

Viktor Orbán et vous-même avez exprimé la volonté d’entretenir des rapports constructifs et apaisés. En entendant ce que vous énumérez ici, comment croire en la sincérité du premier ministre ?

Je crois que la plupart des dirigeants du Fidesz n’assument pas complètement les méthodes qui ont été employées durant la campagne. Ces derniers, notamment le vice-premier ministre de Viktor Orbán, avaient par exemple menacé les électeurs de mesures de rétorsion s’ils votaient mal, et ils sont tous revenus sur leurs propos.

Je ne suis pas naïf au point de croire que le gouvernement Fidesz est heureux des résultats de dimanche dernier et qu’il ne tentera aucune manœuvre politique. Mais le simple fait qu’un tiers des Hongrois vive désormais dans une municipalité d’opposition représente une garantie forte car le Fidesz n’est pas suffisamment stupide pour sanctionner un tiers de sa population, y compris dans son propre intérêt. Le risque serait trop grand pour lui de braquer ses propres électeurs dans la perspective des élections législatives de 2022.

Mais tout porte à penser que le pouvoir central continuera de vouloir mettre au pas les collectivités locales, comme il l’a fait jusqu’à présent, y compris avec les municipalités Fidesz. Budapest en a d’ailleurs largement fait les frais, alors que son maire était du même bord politique. Mais je ne crois pas qu’ils iront au-delà de ce qu’ils ont fait jusqu’à présent.

Gergely Karácsony.

Vous écartez donc l’hypothèse d’une réforme institutionnelle, qui pourrait réduire les compétences des collectivités locales ?

Je ne pense pas qu’il y ait une telle réforme à court terme. Effectivement je ne peux pas complètement exclure ce genre de mesures, car depuis 2010, tous les gouvernements Orbán ont cherché à affaiblir les contre-pouvoirs. J’estime néanmoins qu’une telle manœuvre serait risquée, car cela créerait une forme de surenchère qui braquerait encore plus les électeurs, notamment dans les localités aux mains de l’opposition, qui sont désormais nombreuses.

On connaît vos relations tumultueuses avec les socialistes à l’échelle de votre arrondissement, Zugló. On a vu certains militants du MSzP y déchirer vos affiches. Est-ce qu’on ne peut s’attendre à une adversité venant de vos propres alliés ?

Non. La campagne, le scrutin et les résultats ont permis aux différents partis de se fondre dans une seule équipe. Les tractations et négociations qui ont suivi les élections de dimanche me rendent optimiste quant au fait que cette unité ne se fissure pas durant les cinq prochaines années.

Comment expliquez-vous la défaite de votre adversaire István Tarlós ?

István Tarlós a été maire durant deux mandats, et il faut voir que le bilan de son premier mandat était bien meilleur que celui du second. Ces cinq dernières années, le maire sortant a eu à s’opposer à son propre gouvernement et il a perdu la plupart de ses bras de fer. Cela l’a fragilisé à la fois auprès du Fidesz et auprès des électeurs.

La principale raison de sa défaite réside dans le fait qu’on a constaté qu’il y avait une majorité d’électeurs non-Fidesz lors des derniers scrutins. Nous n’avons pas fait autre chose que de mobiliser ces électeurs grâce à la coordination de l’opposition, et aussi grâce à une bonne campagne. Tandis qu’en face, on a senti une campagne un peu fainéante. J’ai même eu le sentiment que le Fidesz manquait de souffle, un peu comme un athlète qui se mettait à grossir à mesure qu’il gagne des courses, et qui finit par courir de moins en moins vite.

Le parti n’avait pas d’idées, il s’est limité à mettre des grandes affiches partout, peu importe ce qui est écrit dessus, et il n’a pas réussi à mobiliser ses propres électeurs, il ne s’est pas adressé à eux. Les maires sortants Fidesz n’ont jamais voulu parler aux électeurs non-Fidesz durant la campagne et leur base n’a pas senti que ce scrutin avait un enjeu particulier.

L’affaire Borkai, c’est d’une part un scandale mêlant sexe et corruption, mais c’est aussi quelque chose qui a nui à l’image de la Hongrie, et je crois que beaucoup d’électeurs Fidesz ont ressenti suffisamment de honte pour ne pas se déplacer dimanche dernier. Pour la première fois depuis de longues années, il y a plus d’électeurs d’opposition qui se sont mobilisés que d’électeurs du Fidesz.

Parlons désormais de ce que vous allez faire, étant désormais officiellement maire de la ville. Quelles vont être vos premières décisions ?

Bien sûr, les premières décisions que je vais prendre ont soit une portée symbolique évidente, soit seront simples à mettre en œuvre. Il y a d’abord l’adoption du « paquet anti-corruption » et une série de mesures portant sur la transparence de la politique municipale, la proclamation de l’état d’urgence climatique à Budapest, la mise à l’arrêt des grands projets urbains, l’élargissement des publics éligibles aux tarifs réduits sur les transports en commun, ou encore la non-application de la « loi esclavagiste » dans l’administration municipale ainsi que dans les régies et entreprises contrôlées par la ville. Cette dernière mesure est une façon de rappeler l’importance des manifestations de l’hiver dernier dans la coordination et le succès de l’opposition.

Aujourd’hui, j’ai également suspendu toutes les procédures d’expulsion de locataires habitant dans des logements détenus par la ville. C’est une décision qui rompt avec la pratique qui voulait que les municipalités se débarrassent des locataires ayant des arriérés de loyers, une fois les élections passées et en anticipation de la trêve hivernale durant laquelle aucune expulsion n’est possible. Je pense même qu’il faut des moyens supplémentaires pour empêcher que ces gens, souvent endettés, se retrouvent à la rue.

À quoi va ressembler Budapest dans cinq ans ? Comment voyez-vous les cinq prochaines années ?

La mise en œuvre de mon programme ne dépend pas que de moi, mais aussi de la qualité de la coopération avec le gouvernement et, nous concernant, nous allons tout faire pour que cela fonctionne. J’ai aussi conscience que cinq ans c’est très peu pour changer le visage d’une ville, et qu’il faut dès lors une vision à long terme des changements à mettre en œuvre.

Ce que j’aimerais durant les temps à venir, c’est de réussir à réduire le sans-abrisme et la pauvreté, d’augmenter véritablement les espaces verts, d’améliorer et de rendre plus accessible le réseau de transports publics, de trouver des solutions pour déjouer la crise du logement en construisant des logements neufs et en rénovant, y compris énergétiquement, le parc municipal existant. Partant de là, j’espère que dans cinq ans, Budapest soit une ville un peu plus solidaire et écologique.

Avez-vous reçu des messages des maires d’autres capitales européennes ?

J’ai justement reçu aujourd’hui une lettre de félicitations du président de Varsovie, qui m’a particulièrement fait plaisir, parce que même si nous avions suivi de près sa campagne dans la capitale polonaise, je n’ai réalisé que très récemment que nous avions eu exactement le même slogan. Rafał Trzaskowski avait milité pour une « Varsovie pour tous », alors que le titre de mon programme était « Budapest pour tous ».

« Alors qu’en Europe centrale, les gouvernements éloignent leurs pays de l’Europe, les capitales cherchent à les y arrimer »

Les stratégies politiques des deux villes sont très similaires, tout comme le contexte politique. Alors qu’en Europe centrale, les gouvernements éloignent leurs pays de l’Europe, les capitales cherchent à les y arrimer. C’est un très important signe des temps. De ce point de vue, Varsovie, Bratislava, Prague, Budapest – mais aussi Istanbul – forment une très belle équipe.

Alors que les quatre pays du groupe de Visegrád cherchent à coopérer en affaiblissant l’unité européenne, nous pouvons imaginer une coalition des capitales d’Europe centrale pour renforcer nos liens avec l’UE.

On peut imaginer que les résultats de ces élections municipales constituent une rampe de lancement pour l’opposition vers les élections législatives de 2022. Comptez-vous faire de Budapest un laboratoire de cette opposition ? Quel rôle imaginez-vous jouer en 2022 ?

Je crois que les Budapestois ne veulent pas vivre dans un laboratoire, mais dans une ville plus agréable. C’est pourquoi je n’aime pas beaucoup cette idée qui consiste à limiter les enjeux de ce scrutin à un tour de chauffe de l’opposition avant 2022. Si l’opposition veut capitaliser sur ces résultats, il faut qu’elle démontre qu’elle fait mieux que le Fidesz à la tête de ces collectivités et surtout qu’elle retrouve la confiance qu’elle a perdu auprès de ses électeurs, dont certains ont encore une mauvaise mémoire de l’expérience de la gauche au pouvoir avant 2010.

Me concernant, la manière la plus conséquente d’agir comme figure de l’opposition, ce sera de ne pas jouer avec les règles du jeu du pouvoir, en m’adressant par exemple à tous les électeurs, y compris ceux du Fidesz, en ne faisant pas de ma ville un terrain de guerre. Et après la campagne que nous venons de vivre, je crois que beaucoup de Budapest veulent retrouver une forme de paix.

Ludovic Lepeltier-Kutasi

Directeur de la publication du Courrier d’Europe centrale, Doctorant en géographie (Université François-Rabelais, UMR CITERES/associé au Centre de recherches en sciences sociales (CEFRES) de Prague).

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